AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Partagez | 
 

 don't stop me now (thaddeus)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eustache W. Heddington

avatar
- Husky Docile -
❧ Boucle Temporelle : Londres 1941
❧ Particularité : Se métamorphose en toutou bienveillant aux yeux verrons
❧ Occupations : Horizontale à la nuit tombée
❧ Miroir :
❧ Missives : 156
❧ Yeux de verre : 53
❧ Crédits : (c) mad hattress ♥♥


MessageSujet: don't stop me now (thaddeus)    Mar 28 Fév - 17:56



       

         
Don't stop me now.

♫ I am a sex machine ready to reload like an atom bomb about to  oh oh oh oh oh explode ♫
Eustache & Thaddeus
Quelle drôle d'époque. Ce voyage en compagnie d'August s'avère plus qu'instructif. En effet, tu auras au moins apprit une chose, vivre en 1873 n'a rien à voir avec vivre en 1941. Les époques sont diamétralement opposées. Étrangement, tu préfères ta petite boucle, et le confort, la sécurité qu'elle offre. Peut-être est-ce majoritairement parce que tu connais les mœurs de l'époque à laquelle tu vis depuis bien longtemps. Ici, tu te sens comme un étranger. Tu ne sais jamais si ton comportement est réellement celui à adopter ou si tu te fourvoies totalement. Pourtant c'est ce que tu recherchais dans ce voyage. Du dépaysement. Et tu es plus que dépaysé. Pas que tu n'apprécies pas, mais tu crains, au fond de toi, de ne pas être comme il faudrait. C'est l'âge qui veut ça. Ton plus jeune toi serait sûrement bien à côté de toutes ses préoccupations, préférant semer le trouble dans un univers qui n'est pas le sien. Il aimerait jouer avec la corde sensible des individus peuplant la boucle, au risque de se faire pincer.

Tu es curieux de découvrir l'éducation des plus jeunes Syndrigatis au foyer. Les observer est l'une de tes principales occupations. A vrai dire, tu n'en as pas beaucoup, en dehors de tes balades avec August. Mais il est vrai qu'avant de se lancer dans le monde, mieux vaut tâtonner, voir ce qu'il réserve. Quoi de mieux que des gamins pour savoir de quoi est fait une époque. Leur haute éducation t'étonne. Toi jamais tu n'as eu une telle éducation. Peut-être est-ce parce que tu as grandi hors de la boucle, que tu appris à vivre dans le vivre monde avant d'être enfermé dans cet bulle hors du temps. Ils sont si surs d'eux-même, si confiants. Toi, tu doutes encore de tes réelles capacités. Être un chien est une chose bien limitée. Rien de bien captivant. Sauf peut-être le plaisir de courir après sa queue. Ou les puces. Non, définitivement, être un chien n'a pas spécifiquement d'avantages. Toujours est-il que tu es coincé avec ce double canin pour le restant de tes jours. Jamais tu n'as pensé à lui donner un nom. Quelle drôle d'idée que de vouloir lui en donner un, d'ailleurs. Tu ne saurais pas comment le nommer. Tu es nul pour ce genre de choses. Tu l’appellerais sûrement juste le Chien. Quel mépris.

Toujours est-il que la neige étant au rendez-vous dans cette sublime boucle, tu as décidé de t'offrir une balade. Après tout, si être un chien a bien un avantage, c'est de pouvoir faire des balades, sans aucune autre excuse que celle de sortir le chien, pour que lui aussi face son petit tour, et ses besoins, à l'extérieur. Drôle de chose que d'être à la fois l'animal, et le propriétaire.

Te voilà galopant à grandes enjambées à travers la fraîcheur hivernale. Tes pattes s'enfoncent dans la neige fraîche, elle siffle au rythme de ta course. Quel son agréable, jouissif même. Voilà bien des années que tu n'avais pas eu ce plaisir, probablement puisque le climat éternellement nuageux de la Londres piégée ne permet de jouir de certains jours de neige. Tu n'es sûrement pas le seul à t'en plaindre. Toujours est-il que cela te manque, terriblement. Au chien, plutôt qu'à l'être humain, vraiment.

Après une bonne heure à courser la neige, à mordiller les fragiles flocons tombant du ciel, à te rouler dans d'immenses monticules de neige immaculée, tu décides de te rentrer au manoir. Après tout, un peu de chaleur ne te ferait pas de mal. Tu tuerais pour un bon bain bien chaud.Tu as peur de tomber malade, n'étant plus vraiment habitué à ce type de températures. Idée purement humaine. Ton poil est absolument trempé. Ta peau sera froide. Tu n'aimes pas ça. Avant même de pénétrer dans le manoir, te voilà à nouveau humain, totalement nu dans le froid polaire. Qu'elle idée de t'être mit à penser comme un être humain et non pas comme un véritable canidé. « Pu..tain… Pouvait pas rester un peu plus non... » Ta voix est aussi roque qu'un aboiement. Étrange sentiment que de se sentir à nouveau humain après avoir passer un certain laps de temps sous les formes d'un autre animal. « Con de chien... » Tu soupires. Tu regardes autour de toi. Dieu merci, tu es seul. Personne n'aura à rapporter ta tenue si peu conventionnelle.

CODESBY MAY


         


Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

♡ ♡ ♡
Revenir en haut Aller en bas
Thaddeus Gentilis

avatar
- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
❧ Miroir :
❧ Missives : 289
❧ Yeux de verre : 72
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: don't stop me now (thaddeus)    Dim 5 Mar - 0:42

Don't stop me Now
Eustache & Thaddeus
I'm burnin' through the sky yeah. Two hundred degrees that's why they call me Mister Fahrenheit. I'm trav'ling at the speed of light. I wanna make a supersonic man out of you



La nuit fut longue, trop pour être supportable et surtout pour avoir l'envie d'être sociable. Par la fenêtre entrouverte de celle-ci et après avoir abandonné sur le sol ce qui me servait de pyjama, je revêts mon apparence de rapace, m'envolant en un battement d'ailes puissant vers la cimes des arbres qui entourent le parc autour du refuge. Sans trop d'effort, j'atteins une branche et me pose celle-ci, m'ébrouant rapidement tandis que je dérange la neige, qui dans un bruit délicat chute au sol. Le vent frais de cette journée vient délicatement caresser mes plumes et après un léger frisson, j'accepte de chasser au loin les restes d'angoisses qui encore polluaient mon esprit et m'empêchaient de pleinement profiter de cette journée qui s'annonce aussi calme que les précédentes. "Les cauchemars ne doivent pas rester Thaddeus. Tu peux les laisser te hanter la nuit, mais je t'en prie, ne les laisse pas triompher la journée." disait-elle, celle qui tendrement venait me consoler tout les matins, alors qu'en larmes, je devais affronter les terreurs de l'homme que j'ai remplacé. Un craquement lointain me fait lever le bec vers la cime des arbres et après un instant à craindre une potentielle menace, je finis par me calmer, prenant alors mon envol pour entamer ma longue ronde. Vers les cieux je grimpe tout d'abord et une fois assez haut dans le ciel, je me laisse doucement porter par le vent, me contentant de vaguement battre des ailes quand il me faut maintenir mon altitude de croisière. L'esprit plus libre, et surtout plus vide, j'observe le refuge et me rassure de le voir aussi calme, appréciant étrangement de n'être aujourd'hui qu'un observateur silencieux plutôt qu'un gardien qui se doit de sauver un enfant ou un Syndrigastis qui aurait été trop aventureux. J'apprécie qu'en cet instant, je puisse me retirer du reste du monde, effacer ma conscience et abandonner mon rôle de protecteur pour n'être plus que le rapace qui de son regard acéré, découvre en son domaine un jeune chien.

Intrigué, c'est autour de lui comme je commence à tourner, ne projetant sur lui que mon ombre là où lui, parfaitement inconscient et insouciant se roule dans la neige comme si c'était la première fois qu'il en voyait. L'idée me semble idiote le temps d'une seconde, avant de sembler parfaitement logique si on admet qu'il est un nouveau résident. Indulgent alors, ou plus certainement adoucis par ce chiot qui joyeusement s'amuse, je m'en vais me percher à nouveau sur une branche, l'observant avec l'attention d'un père presque fier, faire ses cabrioles dans la poudreuse. Un piaillement ou deux m'échappent peut-être et après de longues minutes à ainsi l'observer, je m'apprête à reprendre ma ronde en voyant que vers le refuge il se dirige à nouveau. Seulement, alors que j'étais jusque-là presque heureux qu'il ait été capable de me distraire de mes sombres pensées, me voilà incapable de garder mon calme quand humain il redevient et qu'aux yeux de tous, sans la moindre pudeur ou gêne, il expose son corps désormais nu. Rendu furieux par la vue de ce corps qui tremblote ainsi dans le froid, je quitte ma branche pour fondre sur celui que je vois désormais comme une proie qu'il faut punir pour son imprudence et son insolence. Les serres en avant et sans un bruit pour le prévenir de mon attaque, c'est le creux de ses reins que je vise, cherchant à planter mon bec dans sa chair rougie par le froid afin de lui apprendre la décence et la pudeur. Le temps semble se suspendre tandis que mon coeur bat furieusement et que mes griffes enfin, trouvent la chair de celui qui faute. Mes serres s'enfoncent dans le gras de ses fesses, le bout de mes ailes effleurent ses hanches et voilà que mon bec, lui, se plante dans le creux de ses reins, maltraitant la peau fine du bas de son dos. Il perle déjà du sang sur sa peau et encore aveuglé par la colère, je tente de rendre pénitent le pauvre métamorphose qui pour l'instant subit plus ma mauvaise humeur que ma réelle envie de protéger les yeux innocents des enfants qui ainsi pourraient le trouver dans la neige à grelotter.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Eustache W. Heddington

avatar
- Husky Docile -
❧ Boucle Temporelle : Londres 1941
❧ Particularité : Se métamorphose en toutou bienveillant aux yeux verrons
❧ Occupations : Horizontale à la nuit tombée
❧ Miroir :
❧ Missives : 156
❧ Yeux de verre : 53
❧ Crédits : (c) mad hattress ♥♥


MessageSujet: Re: don't stop me now (thaddeus)    Mer 8 Mar - 14:16



       

         
Don't stop me now.

♫ I am a sex machine ready to reload like an atom bomb about to  oh oh oh oh oh explode ♫
Eustache & Thaddeus
La fraîcheur hivernale mordait ta peau nue. C'était à la fois profondément désagréable, tant le froid brûlait ton épiderme. Mais c'était étrange à quel point cette sensation t'avait manqué, ou tout du moins semblait t'avoir manquée. Voilà des années que tu n'avais plus ressenti cela. Et ainsi, nu dans la neige, tu te sentais revivre, rajeunir. Le frisson de l'interdit, de l'inédit. Bon nombre de fois tu t'étais retrouvé dans une telle situation. Peut-être est-ce là le crédit de tout métamorphe. D'autant plus de ceux qui ne connaissent pas le sens du contrôle. Non, tu es bien loin de savoir te contrôler. Peut-être parce qu'au fond tu ne souhaites pas te contrôler. Peut-être aimes-tu fondamentalement ce frisson de l'animalité, cette sensation de sauvagerie, loin de toute humanité. A vrai dire, tu ne souhaitais pas que ton humanité reprenne le dessus. Non, puisque finalement c'était en réalité qui tu étais. Au-delà du simple humain, tu es cet animal qui se love sous les traits d'un être empli d'humanité. Es-tu pour autant simplement un homme, un animal ? Ces tristes questions métaphysiques seront sûrement à jamais sans réponse, car vivre en compagnie d'un animal ou devenir lui, c'est en récolter l'impulsivité, le courage de l'action spontanée, et irresponsable, finalement.

N'as-tu jamais grandi ? Appris de tes erreurs ? Bien sûr que non. Alors que le temps s'est arrêtée, tu t'es arrêté avec lui, tu es encore cet adolescent un peu fou des années 1940, qui a échappé de peu à la guerre. Tu es cet être inconscient, et ampli d'un ego surdimensionné. C'est ça d'être entre l'adolescence et l'âge adulte. On a beaucoup trop de fierté, et on gonfle le torse.

Pourtant tu fais pas spécialement le malin, là, à poil dans la neige alors que le vent fait pénétrer l'air glacé dans le moindre pli de peau. Tu trembles de froid. Tu aurais du penser à emporter des vêtements, ou au moins à les disperser à l'entrée du manoir pour pouvoir te rhabiller.

Tu n'avais pas senti sa présence. Tu n'avais sûrement pas assez prêté attention à ton environnement. Tu pensais être seul. Tu l'as perçu au moment où l'oiseau a piqué. Tu as senti le bruissement des ailes, pressentit la colère, elle flottait dans l'air. Tu as entendu son envol et tu as senti sa trajectoire. Tu n'as pas réagi suffisamment vite. Ses s'enfonce dans la chair gelé de ton postérieur et cela t'arrache un hurlement mi-animal, mi-humain. Tu n'oses plus bouger, comme pétrifier. Putain, voilà que désormais le ciel te tombe dessus. Tu regrettes le confort de ta propre boucle. En un instant, tu espères être chez toi. Réveilles toi. Mais la douleur est bien là, diffuse dans toute ta cuisse, dans ton dos alors que le bec de l'animal semble vouloir atteindre ta colonne vertébrale. Tu t'ébats pour tender de dégager le rapace de ton corps frêle mais le bougre est bien fermement accroché. La chaleur du sang qui perle le long de ton dos t'arrache un nouveau râle. Peut-être est-il même entrain de geler sur ton dos. Etrange image. Tu sens l'odeur de ton propre sang. Ton instinct de survie te hurle de muter mais tu n'y parviens pas. Non le chien ne veut pas se battre, il est bien loin, il est assit, loin, dans ton esprit. « Putain d'oiseau, mais lâches moi ! Je suis pas comestible, ça sert à rien  de t'acharner ! » Tu tentes de lancer ton bras sur l'oiseau. Même si tu n'as pas particulièrement envie de le blesser, tu sais bien que demain il n'en sera rien. Peut-être est-il toujours comme ça. Peut-être est-ce le moment où cet oiseau, jour après jour, se fond avec haine sur n'importe quel individu qui passe à cette heure précise. Tu sens s'abattre sur l'oiseau ton bras alors que tu grimaces de douleur. Tu ravales un sanglot. « T'es plus petit que moi, je pourrais te faire du mal moi aussi, mais je suis gentil, lâches moi abrutit ! » Tu cherches à te défaire de son emprise alors tu te mets à t'agiter, à sauter. Etrange danse. « J'ai froid en plus, lâches moi donc ! » Tu lui hurles dessus et ton accent britannique transparaît d'autant plus. Non tu n'es pas d'ici et cela se voit. Mon pauvre Eustache, regretterais-tu d'être sorti de ton petit chez toi, de ton cocon protecteur ?

CODESBY MAY


         


Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

♡ ♡ ♡
Revenir en haut Aller en bas
Thaddeus Gentilis

avatar
- Autour amnésique -
❧ Boucle Temporelle : 19 décembre 1873
❧ Particularité : Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
❧ Occupations : Gardien du refuge, protecteur des ymbrynes et historien à ses heures perdues.
❧ Miroir :
❧ Missives : 289
❧ Yeux de verre : 72
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: don't stop me now (thaddeus)    Mar 14 Mar - 12:57

Don't stop me Now
Eustache & Thaddeus
I'm burnin' through the sky yeah. Two hundred degrees that's why they call me Mister Fahrenheit. I'm trav'ling at the speed of light. I wanna make a supersonic man out of you



Son sang sur mon bec réveille mes instincts de prédateur et fait monter en moi cette envie de briser entre mes serres les os fragiles d'un être dont la seule erreur fut de tenter sa chance avec le rapace que je suis. Sentir sa chair se déchirer sous mes assauts furieux fait pulser dans mes veines une rage qui en plus de m'aveugler, m'empêche de ressentir la moindre pitié pour cet être, ce jeune homme qui glapit comme un chien et tente de se débarrasser du chasseur qui dans son dos fait de son mieux pour lacérer sa chair jusqu'à trouver au milieu des muscles et du sang, des vertèbres qu'il pourrait briser pour en tirer la moelle de celles-ci. D'un battement d'ailes furieux, je fais comprendre à l'impudent que malgré ses cris et ses protestations, je ne m'arrêterais point, désormais bien trop soucieux de vouloir mener à bien cette punition, ou plutôt, cette souffrance que j'inflige à un autre qui n'a rien demandé. Car alors que mon bec crée une autre plaie dans le creux de ses reins, je sens ma cage thoracique se comprimer face aux souvenirs de cette nuit affreuse, et des cauchemars qui reviennent lentement me chanter à l'oreille leurs mélodies sournoises et pernicieuses. Ils reviennent pour me hanter et me rappeler que personne n'est là pour souffrir à mes côtés, qu'il n'y a plus cette présence rassurante qui dans mes cheveux glissait ses doigts et me disait que tout allait s'arranger, que les plaies finiraient par cicatriser. Je suis seul dans cette douleur, tel un marin tourmenté par l'océan déchaîné, je me retrouve à devoir boire la tasse de mes angoisses sans broncher et sans que mes cris ne créent la moindre étincelle de pitié dans la prunelle de ceux qui croisent mon regard. Mon existence est ainsi, seul au milieu des autres, seul au milieu de mes pensées. Seul et hanté par mes angoisses.

Un coup violent de son bras me ramène à moi, et alors qu'il continue de hurler qu'il pourrait me faire du mal, je m'accroche de plus belle, ignorant la douleur de son coup pour me concentrer sur celle que je tente encore de lui infliger. Souffre, souffre. Voilà ce que murmure mes plumes qui se froissent au rythme de sa chair qui s'abime. Tout forme une mélodie harmonieuse qui séduit mon instinct et cette colère que je ne devrais pas déverser sur un autre. Le remord et les regrets me feront sous peu culpabiliser, mais pour l'instant, je ne veux m'attarder sur ce point, préférant me concentrer sur le goût de son sang qui bientôt vient saturer mes papilles et mon odorat sensible. Ainsi, pendant quelques minutes nous poursuivons ainsi cette macabre et ridicule danse, jusqu'à ce que déséquilibré par ses sauts et cris, je ne finisse par chuter lourdement au sol et rouler sur quelques mètres dans la neige. Mon orgueil blessé, je me redresse rapidement et lève le bec vers l'intrus, m'autorisant un léger cri avant de me figer quand je croise son regard et découvre dans ses prunelles douleur et peine. Le protecteur en moi ne supporte pas de voir ça et pourtant, une voix dans mon esprit me susurre que l'inconnu devait comprendre et apprendre. Qu'il devait partager ma peine et porter sur ses épaules une partie de mon fardeau.

Honteux, je me recule un peu, lave mes serres dans la neige que je souille légèrement de son sang avant de baisser la tête, en signe de pardon. Je m'envole ensuite et retourne jusqu'à ma chambre, reprenant rapidement forme humaine. Le souffle court, j'observe mes mains, puis mes pieds couverts de sang, avant de croiser mon reflet dans la glace, découvrant les peintures sanglantes qui souillent mes traits. Le temps d'une seconde, je suis tenté de me laisser aller au chagrin et la honte, mais me souvenant qu'il y a dans la neige quelqu'un qui a besoin de mon aide, je repousse tout ça au loin, me rafraîchissant rapidement avant de me rhabiller sommairement pour ensuite dévaler les escaliers du refuge et ainsi retrouver sur le pas de la porte, la silhouette tremblante de ma pauvre victime. Avec un pincement au coeur, je descends les quelques marches du perron et m'approche de lui, l'air profondément désolé, tout en retirant ma veste que je passe sur ses épaules.

"N'ayez crainte, si vous la tachez ce n'est rien. Venez plutôt vous mettre au chaud. Je vais vous faire du thé et… Voir si je peux faire quelques choses pour vos blessures…"

Je n'ose m'excuser, ou lui avouer que je suis le rapace en question qui a osé si lâchement l'attaquer, et ainsi trop honteux, je me contente de l'aider à rentrer jusqu'au refuge, non sans me flageller silencieusement à chaque pas qu'il fait et à chaque fine goutte de sang qui se perd dans la neige. Je referme la porte derrière-nous et lui fait signe de prendre place sur le canapé et de s'enrouler dans l'épaisse couverture qui s'y trouve.

"Le temps de trouver vos vêtements… À moins qu'ils ne soient pas loin ?"

Nerveux au possible, je prends mes distances avec lui et baisse les yeux, comme le ferait un enfant pris en faute par sa mère, ou plus justement à la manière d'un homme qui vient de blesser un innocent car incapable de gérer ses propres démons.
Made by Neon Demon
Revenir en haut Aller en bas
Eustache W. Heddington

avatar
- Husky Docile -
❧ Boucle Temporelle : Londres 1941
❧ Particularité : Se métamorphose en toutou bienveillant aux yeux verrons
❧ Occupations : Horizontale à la nuit tombée
❧ Miroir :
❧ Missives : 156
❧ Yeux de verre : 53
❧ Crédits : (c) mad hattress ♥♥


MessageSujet: Re: don't stop me now (thaddeus)    Sam 18 Mar - 21:27



       
Don't stop me now.

♫ I am a sex machine ready to reload like an atom bomb about to  oh oh oh oh oh explode ♫
Eustache & Thaddeus
Tu vas crever. T'en es sur. Tu vas crever, déchiqueté par cet abrutit de piaf enragé. Tu perds ton sang. Tu sang la chaleur de celui-ci s'écouler le long de ta chair gelée. Tu vas mourir et tu vas mourir dévoré vivant. Proie encore vivante, avalée avec rage par un être bien plus petit. Tu pourrais tout simplement muter et t'enfuir mais tu ne saurais lui échapper, tu le sens, dans la hargne que met l'animal à atteindre tes organes. Tu sens son bec, rapide et agile, parcourir, évaluer, détruire la moindre trace de vie en toi. Tu ne luttes plus, te laissant retomber dans la neige froide qui étouffe alors un râle sourd. La douleur, sourde. Ton coeur pulse jusque dans tes oreilles et tu entends ta respiration saccadée, mêlée à la folie des battements des ailes du charognard. Les lois de la nature. Alors que tu devrais être le dominant, tu t'inclines, dominé. Tu abandonnes le combat. Drôle d'idée. Tu as fuis la guerre mais celle-ci te rattrape. Punition divine, penses-tu. Putain de Dieu. A quoi bon croire en lui si de tels châtiments sont inférés à ceux qui s'éloignent un tant soit peu du droit chemin ? Tu n'es pas encore en Enfer. A moins que vivre ne soit le véritable supplice auquel tout un chacun doit se soumettre.

Tu délires. Totalement. Tu sens que bientôt la terrible bête abandonne son combat en solitaire. Tu n'oses pas regarder en sa direction, préférant simplement fermer les yeux et inspirer profondément. Tes yeux sont nimbés de larmes. Elles se mêlent à la neige et toi aussi t'aimerais te confondre avec celle-ci, disparaître. Tu n'oses pas regarder mais tu sens que le sang s'est étalé autour de toi. Étrange vision hallucinée d'une scène de crime à ciel ouvert, n'ayant pour témoin qu'un chien apeuré. Pourrait-il seulement comprendre ?

Le calme après la tempête. Tu restes là, allongé dans la neige, totalement nu. Tu trembles mais tu ne souhaites pas bouger. Tout est si calme, silencieux, apaisant. Pendant quelques secondes tu t'absentes, disparaissant au cœur de la grandeur de l'espace, du silence ponctué des souffles du vent dans les arbres. Tout semble si idyllique à cet instant précis. Peut-être est-ce parce que tu délires. Mais tu te sens fondamentalement en harmonie avec cet endroit. Tu pourrais rester là des heures. Peut-être reviendras tu plus souvent, seul, pour méditer, peut-être. Quel endroit calme. Peut-être effectueras-tu ta retraite en ce lieu ?

Le contact du tissu. La chaleur. Une odeur forte. Tu ouvres légèrement les yeux alors qu'un parfait inconnu passe une veste sur tes épaules. "N'ayez crainte, si vous la tachez ce n'est rien. Venez plutôt vous mettre au chaud. Je vais vous faire du thé et… Voir si je peux faire quelques choses pour vos blessures…"
La voix raisonne. Tu tentes difficilement de te redresser, et tu te remets à trembler, beaucoup plus. Tu ne peux le contrôler et le moindre mouvement s'avère un calvaire tant ton corps est contracté. L'odeur du sang. Absolument partout. Tu grimaces tant elle est insupportable. Beaucoup trop forte. Elle contraste avec l'odeur rassurante de la veste et de la chaleur du refuge. Difficilement tu pénètres à l'intérieur de l'édifice et la chaleur brûlant ta peau t'arrache un léger grognement de surprise. Sous les instructions de ton sauveur, tu te jettes sur le canapé, t'enveloppant immédiatement dans la couverture qui s'y trouve, soupirant de soulagement. Tu fermes à nouveau les yeux. Tu te sens bien, là, juste comme ça. Tu trembles encore, tu ne peux empêcher ton corps de réagir de la sorte.
"Le temps de trouver vos vêtements… À moins qu'ils ne soient pas loin ?"

Bonne question. « Je… Je ne me souviens pas… Désolé... » Ta voix se perd dans les tremblements et ta voix saccadée parvient difficilement à s'échapper de tes lèvres. « Ce genre de … Choses… Arrivent-elles souvent… ? » Tu ré-ouvres les yeux, encore humides des larmes que le charognard t'a arraché. « Excusez moi, je fais une terrible impression... » Tu trembles encore. A vrai dire tu aurais surtout besoin d'un bain brûlant. Tu as aussi particulièrement envie de te recroqueviller sur toi-même et attendre qu'August prenne place à tes côtés, pour te réconforter, te rassurer, te protéger. Tu aimerais que le chien soit là aussi. Peut-être saurait-il mieux gérer la situation. Ton chez-toi te manque, mais peu importe. Tu ravales tes sanglots, te redresse en grimaçant et plonges un regard interrogatif en direction de ton interlocuteur. Son odeur est familière. Elle aussi est mêlée à ton sang. Tu fronces les sourcils, ne parvenant pas à comprendre. Peut-être est-ce parce qu'il t'a touché. Il semble avoir du sang. Qui est-il ?

CODESBY MAY

   


Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

♡ ♡ ♡
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: don't stop me now (thaddeus)    

Revenir en haut Aller en bas
 
don't stop me now (thaddeus)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 05_ i just can't stop loving you
» 01. Don't stop me now !
» 222 t-shirts et du stop-motion
» ♍ I Can't Stop - Flux Pavilion ♪
» ❝ Trying to tell you stop, but your lipstick got me so out of breath ❞ Azure & Conrad.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Song of the Gears ::  :: Le Refuge :: Le Manoir-