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 Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. | Alceste & Olayinka

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MessageSujet: Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. | Alceste & Olayinka   Sam 4 Mar - 11:24

Alceste

- Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. -

Tu as toujours pris soin des résidents de ta boucle, cherchant toujours à faire au mieux pour qu'ils puissent se sentir à l'aise. Enfin, il ne fallait pas croire que tu accédais à toutes les requêtes, au contraire, tu faisais en sorte que tout reste en ordre et soit respecté un minimum. Heureusement que tu étais accompagnée de deux autres Ymbrynes avec qui la coopération fonctionnait assez bien. Vous vous répartissiez convenablement les tâches pour que tout se déroule au mieux.

Les visiteurs étaient tout aussi bien accueillis, tu mettais un point d'honneur à les rassurer et les guider du mieux que tu le peux sur les coutumes et manières drastiquement différentes de 2016. Toutes les nouveautés et les apports de l'époque étaient bien différentes de ce qu'il pouvait se faire dans les boucles plus anciennes. Tu étais bien placée pour le savoir, toi qui avait déjà accumulé plus de cent cinquante années.

Mais il y avait des gens qui étaient encore plus vieux que toi. Tu avais cette chance d'avoir une mentalité assez adaptative et ton arrivée dans cette boucle récente s'était faite sans trop d'encombres. Cependant, tu conçois parfaitement que ça ne pouvait pas être le cas de tout le monde. Mais heureusement, ils pouvaient compter sur toi pour les guider. Même lorsque ceux-ci pouvaient mettre tes nerfs et ta patience à rude épreuve.

Tu étais assise sur le bord du toit de la vieille ferme lorsque tu remarques le papy en vadrouille qui en sort. Pas vraiment besoin de demander comment tu t'y étais retrouvée, pas quand on sait que tu es capable de te métamorphoser en oiseau. « Alceste ? Vous arrivez à vous faire à cet endroit ? J'espère que les plus jeunes ne vous mènent pas trop la vie dure, si c'est le cas j'irais leur remonter les bretelles. » Tu sautes du toit sans vraiment t'inquiéter, te changeant en oiseau en plein vol afin de se poser doucement sur son épaule, petit Zosterops que tu étais devenu. « Je vous accompagne en ville ? Vous pourriez apprendre tout un tas de choses sur cette époque. » C'est comme ça que vous étiez partis en promenade au travers de Castletown.

Tu reprends ton apparence humaine un peu avant d'entrer en ville, pour ne pas non plus surprendre les humains de la boucle. Oui, ils auraient tout oublier dès le lendemain, mais tu ne voulais pas non plus tenter le diable. Tu en profites pour défaire ta queue de cheval et secouer un peu la tête pour redonner un peu de volume à tes cheveux. Tu essayes d'arranger au mieux la symétrie de ta coiffure, mais ça te prends rapidement le chou. Tu fais au mieux, essayant de ne pas trop choquer le pauvre syndrigastis et tu le laisseras ajuster si c'est trop dur pour lui, mais tu ne mettras pas plus d'efforts là dedans. « On va se promener et je vais tâcher de répondre au mieux aux questions qui vous viennent à l'esprit, donc n'hésitez pas puisque je suis là pour ça. » Tu lui offres un sourire chaleureux, tu ne sais pas vraiment dans quoi tu t'embarques, mais au moins, t'es de bonne volonté.
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MessageSujet: Re: Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. | Alceste & Olayinka   Mer 8 Mar - 0:03

Olayinka

- Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. -

Dire que tu te sentais à l'aise aurait été un bien grand mot. En réalité, tu ne te sentais à l'aise nulle part d'autre que dans ton lit, les yeux fermés et sourd à ton environnement. Le reste du monde était trop imparfait pour que tu puisses t'y déplacer sans peine et sans douleur. Tu avais parfois l'impression d'être un peu snob. Oh, ce n'était pas une tare, tu ne réclamais que le meilleur, tu ne voulais que le plus propre, le plus sûr, la meilleure qualité... mais lorsque l'on vit dans une boucle temporelle qui répète inlassablement la même journée, on fini par savoir ce que vaut chaque chose et où trouver ce qui vaut le détour et un peu d'attention.

Tu finissais inlassablement par te répéter, comme une machine bien huilée. C'était là quelque chose que tu appréciais, la routine. Elle t'apaisait dans le sens où la justesse des choses qui s'y déroulaient te permettaient de souffler un peu. La moindre entorse à la routine, le moindre bâton dans les roues de tes habitudes te perturbaient et te fatiguaient. Tout finissait par te rendre désagréable. La répétition, le manque d'habitude, les tâches, les fautes, les hésitations, tu grinçais perpétuellement des dents et tu finissais par craquer.

Ton esprit trop plein de souvenirs – mais quels souvenirs ? Tous les jours étaient la même rengaine – et saturait. Tu perdais pied avec la réalité et tu te supportais de moins en moins. Oh, ce n'était pas réellement ton corps qui lâchait, pas plus qu'il y a 100 ans. En réalité, c'était ton esprit qui s'éloignait doucement. Tu le sentais, tu le savais et pourtant tu faisais comme si de rien n'était. Tu te surprenais parfois à rater des pans entiers d'une journée alors que tu ne bougeais pas, absorbé par un objet que ton esprit n'arrivait même pas à focaliser.

C'était en partie pour cela que tu avais décidé de quitter la boucle de 1873. Aller voir du nouveau monde, quitter le froid que tu ne supportais plus, interrompre ta boucle, celle où tous les jours à la même heure tu faisais la même chose, disait la même chose, répétait inlassablement les mêmes gestes pour pouvoir coller à un idéal que tu t'étais toi même érigé pour te protéger. Tu te protégerais avec des faux semblants, pour apaiser tes maux de têtes et les maigres défenses que tu parvenais à élever étaient percés par l'apparition du moindre objet changé de place.

Tu aurais dû cependant ne pas rejoindre une boucle aussi éloignée de la tienne. Tu n'avais pas voulu aller dans la boucle des années 40. Tu avais entendu dire que c'était la guerre. C'était sale, la guerre. C'était mauvais, plein de défauts et plein de tares. Tu voulais éviter de te faire encore plus de mal que tu n'en subissais déjà. Alors tu avais choisi la seule autre que tu connaissais un tant soit peu – et cela avait été trop osé de ta part et tu t'en rendais compte.

Tu ne comprenais rien à ce qui se passait. Tout allait trop vite pour toi. Le vocabulaire utilisé avait énormément évolué en quelques décennies, les styles vestimentaires, la … technologie ?, la démocratisation des progrès pour tout le monde. Tu avais vaguement compris que vous vous trouviez sur une partie plutôt isolée du monde, aussi n'avais-tu pas à craindre de tomber nez à nez avec les choses les plus horribles... mais tout allait vraiment, vraiment beaucoup trop vite.

Tu avais besoin de t'isoler, tu n'arrivais pas à suivre ce qui se passait. Ta respiration était difficile, ton mal de tête t'aveuglait presque tellement il te vrillait les tempes et tu sentais le goût métallique dans ta bouche qui annonçait d'inévitables saignements de nez. Tu avais beau répéter de ranger, demander aux jeunes de bien s'habiller, leur rappeler les bonnes manières, tu aurais pu parler aux humains normaux qui vivaient figés dans la boucle que cela n'aurait probablement rien changé de plus. « Alceste ? Vous arrivez à vous faire à cet endroit ? » Tu respires à grandes goulées l'air iodé de l'île en relevant la tête, craignant avoir à faire avec une quelconque technolotruc que semblaient tous avoir à leur ceinture les jeunes de cette boucle. La voix cependant était trop proche et relever la tête te permis d'apercevoir l'ymbryne de la boucle sur le toit. « J'espère que les plus jeunes ne vous mènent pas la vie trop dure, si c'est le cas j'irais leur remonter les bretelles. »

« Ce sont tous des petits garnements et des effrontés, comment parvenez vous à supporter un tel embrouillamini d'insultes et d'effronterie ? » Tu grondais tandis que l'oiseau se posait sur ton épaule. Tu eus un mouvement réflexe d'épaule et détournait rapidement le regard, papillonnant des yeux. L'air frais te faisait du bien et apaisait temporairement tes migraines qui continuaient de te vriller en sourdine le crâne. « Je vous accompagne en ville ? Vous pourriez apprendre tout un tas de choses sur cette époque. » « Je crains malheureusement qu'aller en mon état et dans l'état de mes connaissances en … ville, serait tout au mieux suicidaire. Je ne suis pas encore adapté à votre progression technologique, si le mot est juste, ni même à votre évolution de langage et vos … coutumes vestimentaires qui sont tout à fait saugrenues. »

Tu avais pourtant pris le chemin pour te diriger vers le hameau qui servait de « ville » à la boucle. Le poids de l'ymbryne sur ton épaule te fait tressaillir à chaque fois que tu y repenses. Tu avais beau savoir qu'il s'agissait d'une femme sous la forme d'un oiseau, tu ne pouvais t'empêcher de craindre pour tes habits et l'insulter vertement en la chassant serait malheureusement probablement assez mal pris. Tu pousses un soupir de soulagement lorsqu'elle repose ses pieds sur le sol et reprend une apparence humaine. La peau foncée de la jeune – enfin presque – femme te faisait toujours inexplicablement tiquer, comme si tu y retrouvais quelque chose que ton inconscient ne parvenait pas à retrouver dans tes souvenirs enfouis dans les méandres de l'oubli et de la sénilité. « Votre coiffure est assez hétéroclite et difficile à regarder sans souffrir de peine pour votre cuir chevelu. Je ne saurais que trop vous conseiller d'y faire plus attention. » Tu grommelais et ton regard se portait vers ta gauche, les yeux plissés. Le goût revenait dans ta bouche. Tu avais l'impression que tes yeux palpitaient dans les orbites tellement tout ce qui t'entourait te semblait contre nature et mauvais. Les papiers qui traînaient par terre te tapaient dans l’œil, la peinture écaillée d'un panneau, le défaut de couture de la jupe de la jeune femme qui sortait de sa maison... « On va se promener et je vais tâcher de répondre au mieux aux questions qui vous viennent à l'esprit, donc n'hésitez pas puisque je suis là pour ça. »

« Allons plutôt dans la nature, je préfère éviter ce taudis pour l'instant. » Tu fis demi-tour sur toi même pour remonter le chemin, les mains enfoncées dans les poches de ton veston, une expression de trois pieds de long sur le visage.
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MessageSujet: Re: Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. | Alceste & Olayinka   Jeu 16 Mar - 17:53

Alceste

- Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. -

Les remarques sur les vils garnements ne te surprennent pas tellement. Tu avais beau les adorer, tu savais très bien que le choc générationnel était beaucoup trop important entre les derniers arrivants de ta boucle et ce pauvre Alceste. Tu ne doutes pas des efforts qu'ils fournissent, aussi petit soient-ils, mais c'était compliqué de faire en sorte qu'Alceste ne soit pas trop choqué par les coutumes de votre environnement.

Malheureusement, tu étais dans le même cas. Tu avais beau faire beaucoup d'efforts, ça ne suffisait pas. Tes cheveux avaient un semblant d'ordre, mais ce n'était pas assez suffisant pour ne pas déranger la rétine de ton aîné. Tu avais peu d'aînés, mais ce n'est pas pour autant que tu n'avais pas de respect pour eux. Au contraire, tu faisais de ton mieux alors que ta patience était souvent mise à rude épreuve. « Je crains que vous alliez devoir faire avec. » Oui, parce que tu n'es malheureusement pas de ce genre de filles qui se balade toujours avec un miroir sur elles. Ce serait bien le genre de ta copine, mais assurément pas le tiens.

Tu lui attrapes le bras alors qu'il commençait déjà à faire demi-tour. « Vous allez abandonner comme ça ? » Ton regard se fait sévère sur lui. « Pourquoi êtes-vous venu dans cette boucle si c'est pour ne pas découvrir les choses propres à cette époque ? Les arbres, les buissons, ça existe depuis la nuit des temps. » Tu lui relâche doucement le bras, prête à lui sauter dessus si jamais il voulait encore s'enfuir.

Tu croises doucement les bras, lui laissant un peu de temps pour réfléchir à tout ça. Tu pouvais imaginer les soucis que la ville impliquait avec sa particularité qui ne lui permet pas de fermer les yeux sur toutes les imperfections de ce monde. Mais c'était ce qui le rendait joli non ? « Tentons le coup. Ce n'est pas en fuyant constamment que vous allez pouvoir faire face. » Tu ne pouvais pas le faire à sa place de toute façon. « Vous baissez les bras sans même avoir essayé. » Ouais et en vrai, ça te faisait bouillonner à l'intérieur ce comportement défaitiste. Ce n'était pas parce qu'il était plus âgé que toi que tu te retiendrais de lui mettre un coup de pied aux fesses.

Enfin, façon de parler, tu ne vas réellement lui mettre un coup de pied parce que tu as quand même du respect pour tes aînés, mais tu comptes bien lui secouer les puces. Parce que tu ne laisserais personne sous ta responsabilité devenir une loque sans volonté. Ça non. Tu patientes tranquillement que la décision se prenne dans son esprit, le suivant même s'il compte toujours s'enfuir. Toi, tu lâcheras pas le morceau tel un pitbull accroché à un sacré morceau de viande. C'était pour son bien, tu en étais persuadée.
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MessageSujet: Re: Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. | Alceste & Olayinka   Sam 1 Avr - 17:44

Olayinka

- Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. -

« Je crains que vous alliez devoir faire avec. » Tu sentais ton cœur qui palpitait et les oreilles qui te brûlaient. Le ton, la façon détachée avec laquelle elle avait proféré ses paroles, le peu d'intérêt qu'elle semblait y porter te faisait douter sur la réelle utilité de l'ymbryne. Tu serrais les poings et tentait d'autant plus de t'éloigner de la ville, d'Olayinka et de tous ces singes qui peuplaient cette boucle. « Vous allez abandonner comme ça ? » Il est probable qu'un autre aurait que toi, plus fier, aurait été piqué au vif. Cela dit, fier tu l'étais … tant que tu parvenais à rester conscient et la bourgade qui te faisait face était assez effrayante et remplie de désordre – tu le sentais d'ici – pour te rendre fier mais surtout inconscient. « En effet. Si vous avez quelque chose à y faire, je ne vous retiens pas. » La courtoisie et les manières auraient voulu que tu escortes l'ymbryne et fasse en sorte que les problèmes ne l'heurtent pas, mais la femme était probablement plus porteuse de culotte dans ce genre d'occasions que toi. « Pourquoi êtes-vous venu dans cette boucle si c'est pour ne pas découvrir les choses propres à cette époques ? Les arbres, les buissons, ça existe depuis la nuit des temps. »

Tu tiques, un léger spasme se fait visible sous ton œil gauche. « On dit ce n'est, ainsi que cela. Quant à la nuit des temps, il s'agit d'un terme impropre. » Tu en avais oublié ce qu'elle avait dit, tout troublé et énervé par les fautes de prononciation. C'était une de tes tares, tu ne supportais pas le langage parlé qui résonnait en toi comme une faute, une maladresse verbale qui avait le même effet qu'un objet mal construit ou qu'un dessin d'enfant. Douleur et dérangement.

Une fois ton bras lâché, tu te détournais aussi sec pour reprendre le chemin de la masure, déjà oublieux de ce que tu faisais ici. Le soleil t'agressait les yeux et la chaleur – bien qu'agréable – te semblait d'un coup étouffante. Où était la neige ? Où était le froid et l'obscurité de l'Ecosse ? Tu clignais des yeux, un peu perdu et errait pendant quelques pas le long du chemin, indécis sur la marche à suivre. « Tentons le coup. Ce n'est pas en fuyant constamment que vous allez pouvoir faire face. » « Je vous demande pardon ? » Tu t'étais tourné brusquement vers la voix, plissant les yeux pour reconnaître et ton regard se fixa sur les cheveux que tu considérais décidément comme mal-coiffés. « Votre chignon est mal ajusté, vous devriez y remédier. »

« Vous baissez les bras sans même avoir essayé. » Tu baissais les bras ? Tu tournais la tête vers la droite, puis vers la gauche pour vois si d'autres personnes étaient à vos côtés. Tu clignais des yeux à nouveau. « Oh. J'ai eu une absence. Que voulez-vous dire par là ? Mes bras sont forcément baissés, la position serait bien inconfortable sinon. » Les expressions et les jeux de mots te laissaient souvent de marbres, incompris ou non de ton temps. C'était de toute façon une utilisation inadéquate du sens d'un mot / d'une phrase et tu préférais l'utilisation du premier degrés – lorsque c'était possible – pour qu'on t'explique les choses.

Sur le chemin, une petite famille passa à bicyclette, sonnant à toute bringue, comme une injonction à vous écarter. Sans réellement y penser, tu fis un pas de côté et suivi du regard l'homme, la femme, les enfants … leur attitude étrange, leurs habits horribles, la bichromie des bicyclettes aux couleurs criardes. Tu clignais à plusieurs reprises des yeux, lentement, le regard dans le vague, un mal de tête tambourinant dans tes tempes et une odeur de sang dans tes narines – signe que le saignement n'allait pas tarder. « Oh. »
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MessageSujet: Re: Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. | Alceste & Olayinka   Mar 18 Avr - 10:29

Alceste

- Le monde ne tourne pas rond quand tout n'est pas carré. -

« On disait, Alceste. On disait. » Tu passes une main dans tes cheveux, essayant de remettre de l'ordre dans tes idées pour récupérer un peu de patience et lui expliquer. « Ce sont des erreurs uniquement parce que vous les considérez encore comme tel. La langue a évolué, évolue et continuera d'évolué pour le meilleur... comme pour le pire. » Et si toi tu avais réussi à t'adapter aux us et coutumes de 2017, ce n'était pas le cas pour tout le monde.

Mais tu remarques que ça ne servait à rien de le presser, puisque de toute façon il était parti pour retourner se planquer. Tu ne lui diras pas que tu trouves ça décevant, mais ce n'est pas comme si c'était nécessaire pour qu'il le remarque. C'était inscrit dans ton regard que tu ne pouvais pas tromper. Tu réajustes ton chignon pour bien faire, de quelques centimètres, parce que ça ne change pas grand chose pour toi alors tu fais quand même un effort histoire de ne pas lui faire dire le contraire. « Vous n'avez cependant pas répondu à ma question. » Oui parce que tu n'avais pas oublié malgré sa tentative de déviation de sujet tout à fait volontaire et fourbe. Absolument.

Tu manques de te frapper le front avec la paume de ta main lorsqu'il te réponds au premier degré de la chose. « Baisser les bras est une expression utilisée pour dire qu'on abandonne. Mais passons. » Ce n'était pas la peine de s'attarder plus longtemps sur ça, puisque ça serait probablement plus une perte de temps qu'autre chose.

Tu évites la bicyclette qui allait à toute berzingue, mais qui à au moins eu la décence de se signaler. Tu fais quelques pas pour te retrouver aux côtés du vieil homme. Tu aurais bien aimé lui répondre mais tu remarques quand même son état et tu soupires doucement, d'une manière assez concilliante. Tu poses la main sur son dos et l'autre contre son bras et tu l'aides à s'asseoir sur l'une des grosses pierres posées sur le bord du sentier que vous empruntiez. Tu lui fais faire quelques pas pour les rejoindre. « Là, asseyez-vous. » Le ton est calme, prévenant, tu ne cherches pas à plus le brusquer que tu ne l'as déjà fait.

Tu remarques le saignement de nez qui commence et tu fourres la main dans la poche arrière de ton pantalon afin d'en sortir un mouchoir en tissu. Trop beau, trop propre, trop pimpant et beaucoup trop féminin pour être le tien. « Tenez, prenez ça pour arrêter le saignement. » Tu lui cèdes le tissu avant de mettre tes poings sur tes hanches. « Comment vous sentez-vous ? Pardon, question idiote. » Tu gardes la tête baissée, le regard sur lui pour veiller sur son état. « Je réitère ma question, pourquoi êtes-vous venus dans cette boucle ? Vous avez l'air d'avoir le mal du pays. » Le ton s'était fait plus doux, tu désirais simplement comprendre. « Nous allons peut-être changer d'approche hein ? » Ouais, la manière forte n'était peut-être pas la plus adaptée finalement.
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