AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Partagez | 
 

 (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Oliver Page

avatar
- Arc-en-ciel aveugle -
❧ Boucle Temporelle : Entre deux boucles
❧ Particularité : Change la couleur des objets qu'il touche. Ce qui était autrefois d'une couleur qui vous plaisait risque fortement de terminer rose ou fushia en fonction de son humeur du moment.
❧ Occupations : Tente de prouver qu'il n'est pas aveugle.
❧ Miroir :
❧ Missives : 23
❧ Yeux de verre : 11
❧ Crédits : CK


MessageSujet: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 11:52

Oliver Page

- Would you tell me how bright are the stars ? -

❧ Nom : Page ❧ Prénom : Oliver ❧ Surnom(s) : Oeil de Lynx, ou l'autre idiot qui n'est pas capable de se gérer tout seul, ou Olie pour certains.❧ Age : 34 ans et dans les faits… Ça ne se fait pas de demander son âge à un beau garçon comme ça ❧ Lieu et date de naissance : En 1982 à Londres❧ Boucle Temporelle  : 20 juin 2016 ❧ Localisation actuelle  : Entre deux boucles à voyager, mais c'est en 1873 qu'il doit arriver. ❧ Occupation : Difficile à dire. Il vogue entre deux activités, profitant des plaisirs de la boucle comme de la ville, cherchant de quoi s'occuper quand il ne tente pas de prouver à tout le monde qu'il est un grand garçon pas si aveugle que ça. ❧ Statut civil : Aimerait avoir un harem ❧ Je ressemble à : Ryan Gosling
❧ Particularité  : Change-Couleur. Si un objet il touche, celui-ci prendra une couleur qui variera en fonction de son humeur ou état d'esprit du moment. Il paraît qu'il possède toute une palette de couleurs qui est relié à ses émotions mais étant incapable de maîtriser son don qu'il doute parfois d'avoir, le résultat est le plus souvent inattendu. Bien sûr son don ne fonctionne pas sur tout ce qui est vivant, ainsi ne lui demandez pas de voir si il peut changer la couleur d'un chat ou de vos cheveux.
❧ Talon d’Achille  : Il est aveugle, non pas de naissance mais dû à un accident quand il était plus jeune, le rendant ainsi dépendant de sa soeur qui depuis s'occupe de lui par peur qu'il se tue en restant seul, ou de celui/celle qui pourrait se retrouver à devoir le prendre en charge.
----------------------
❧ Ce que je pense des autres Syndrigastis : Ils sont sympas. Certains sont vraiment bizarres, mais bon, ils ne sont pas méchants et étrangement ils m'acceptent, donc pour ce que j'en sais, je vais dire qu'ils font de bons voisins... Quand ils n'ont pas des particularités mortelles.
❧ Ce que je pense des (autres) Ymbrynes : Je ne voulais pas vraiment y croire au début, je veux dire, des femmes qui contrôlent le temps et qui en plus se changent en oiseau... J'avoue que j'étais sceptique et que je me demandais si on ne tentait pas de me faire avaler des légendes pour les gamins... Mais voilà, j'ai finis par accepter que c'était réel et que pour mon bien-être, valait mieux que je ne tente pas vraiment de trouver un sens à tout ça. Elles sont là, elles s'occupent des boucles et c'est tant mieux. Pour le reste, ce n'est pas mon problème et j'ai moyennement envie que ça le devienne.
❧ Ce que je pense des Humains :  Il n'y a pas si longtemps, je me pensais être comme eux, et même si au milieu des particuliers je vis, je m'estime presque être encore un simple humain, et non un aveugle capable de soit-disant changer la couleur de ce qu'il touche. Alors certes, même au milieu de ceux que j'estimais être mes semblables, ce n'était pas toujours simple, je n'arrive pas encore à me dire que je suis réellement différent des humains, me sentant encore un peu comme eux.
Mes petits Secrets
Il a un sens de l'orientation déplorable, à tel point qu'Oliver est capable de se perdre dans sa propre chambre. Il sait qu'il devrait porter des lunettes de soleil mais préfère laisser le monde admirer ses yeux de biche. Il ne supporte pas qu'on lui rappelle sans cesse qu'il est aveugle et qu'il a besoin d'aide pour faire certaines choses, comme se raser ou faire la cuisine. Il insiste donc et s'entête sans cesse à vouloir prouver à tout le monde qu'il est un grand garçon, quitte à se blesser ou à manquer de se tuer. Il adore fumer, mais n'aime que les mentholées, disant que ça lui donne un côté chic qui fait battre des cils aux demoiselles. Il a la langue bien pendue et quand d'entre ses lèvres il ne s'échappe pas des idioties, il tente de charmer son auditoire, se moquant bien de savoir si il s'agit d'un homme ou d'une femme qui peut bien lui faire face. Bien s'habiller est chez lui un concept étrange, si sa soeur ne repassait pas derrière-lui le matin pour vérifier qu'il est correctement habillé, il resterait dans le même boxer pendant une semaine. Grand enfant qui ne s'assume qu'à moitié, il a un faible pour ce qui est sucré et surtout pour les bonbons à l'anis. Il adore chanter mais ferait bien mieux de s'abstenir par moment. Il déteste les céréales. Pourquoi ? Parce que. Il possède de nombreux tatouages grâce à sa soeur. Est-ce qu'ils sont cool ? Ouais. Oliver a une peur bleue de l'engagement, préférant se contenter de conquêtes faciles et de nuits éphémères que des relations qui pourraient durer jusqu'au lendemain. Il ne se pense pas être particulier, enfin si on lui demande, oui il dit être particulièrement charmant, mais pour le reste, il doute encore parfois quant à sa particularité, ne sachant pas si il doit croire les autres Syndrigastis... En même temps, comment lui en vouloir ? Il ne peut pas vérifier que c'est vrai, juste s'en remettre à la parole des autres. C'est sa soeur, Cassandra, qui s'est occupé de lui depuis ses dix ans et qui encore aujourd'hui veille sur lui et fait attention à ce qu'il ne se tue pas par mégarde. Quand Cassandra étudiait la mode, Oliver lui servait de modèle, autant d'essayage que de retouches. Donc oui. Il existe des photos d'Oliver dans des créations de sa soeur. Est-ce qu'il est au courant ? Dieu merci non. Ils ont plus tard ouvert une boutique de vêtements. Oliver s'occupait de changer la couleur des tissus et Cassandra du reste.
Mentalité
Il est difficile de ne pas trop en dire sur ma personne. Enfin si, je pourrais parler de moi pendant des heures, au point d'en rendre malade quiconque serait assez fou pour m'écouter, mais la question n'est pas là. Je suis bien des choses, à commencer par être parfait. Ouais. Autant entamer les choses en grand, pas vrai ? J'ai des défauts, certes, mais franchement, quand on apprend à me connaître, on se dit qu'au final ce sont des qualités si on a la force de les supporter. J'ai tout du beau garçon que l'on veut aider, du bel aveugle ou du chiot perdu qu'on a envie de ramasser et de garder tout contre coeur, même si dans mon cas, il s'agit plus de capter mon attention et d'espérer devenir celle qui saura gagner mon amour. Ouais. Je vous jure. Elles sont comme ça. Mais est-ce que je me plains ? Trop si on écoute ma soeur, pas assez si on écoute mes conquêtes. Parce que, j'aime bien parler de moi mais pas avec n'importe qui. Mes secrets ne regardent que les méritants et j'avoue que quand je chasse le jupon et la cuisse tendre, c'est pas vraiment pour raconter mes malheurs mais plus pour trouver entre les bras de charmantes inconnues les contacts et la normalité de ceux qui sont capable de contempler les étoiles dans le ciel. Alors ouais, pour ceux qui ne sont rien de plus que des éléments éphémères dans ma vie, je ne dis rien, restant une simple figure charmante, un individu au sourire facile et à la voix de velours qui sait se servir autant de sa langue que de ses doigts, n'étant réellement Oliver qu'avec ceux qui ne sont pas des conquêtes d'un soir. Mais eux, que savent-ils, que pensent-ils ? Je ne sais trop. Souvent ils doivent penser que je suis agaçant et même si fort charmant, que j'ai un certain tempérament qui ne sait plaire à grand monde quand c'est sur le long-terme que l'on doit apprendre à me supporter. Il parait que je suis parfois comme un enfant, buté, têtu, mignon quand il le veut mais lourd quand il insiste, mais que j'ai aussi mon charme en tant qu'adulte à un être un soutien appréciable et peut-être même le genre que l'on aime avoir à ses côtés quand d'un remontant l'on a besoin… Mais sans se leurrer, ceux qui me côtoient savent que je ne suis pas non plus le genre sur lequel il faut trop s'appuyer, sous peine de voir alors les limites de mon être et de ma bonté. Car si certains veulent se penser juste, valeureux ou je ne sais trop quoi, moi je me sais pas si bien que ça… Pas imparfait, loin de là, mais juste le genre à ne pas vouloir trop s'attacher et s'impliquer, de peur de tomber dans une dépendance qui me cracherait au visage la vérité que je tente d'occulter. Être handicapé m'oblige à me reposer sur les autres, ou tout du moins, à leur accorder une confiance relative. Ils sont après tout pour certains mes yeux et les seuls réellement capable de m'expliquer ô combien le monde que je ne peux admirer est magnifique. Et si il serait tentant de se morfondre et de dire que la vie n'est pas juste, voir cruelle envers moi, je préfère balayer tout ça d'un revers de la main et profiter de celui-ci comme je le peux, enchainant ainsi les plaisirs faciles de l'existence avec insouciance.

- Qui se cache derrière ce merveilleux personnage -

Je m'appelle Andréas, j'ai 22 ans, je suis faiseur de rêves et je viens de ma chambre. J'ai trouvé le forum via faut vraiment que je m'explique encore ? et je le trouve de plus en plus beau. Pour finir, je dirai : que je suis vraiment faible.

Spoiler:
 


Dernière édition par Oliver Page le Mer 8 Mar - 9:57, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Oliver Page

avatar
- Arc-en-ciel aveugle -
❧ Boucle Temporelle : Entre deux boucles
❧ Particularité : Change la couleur des objets qu'il touche. Ce qui était autrefois d'une couleur qui vous plaisait risque fortement de terminer rose ou fushia en fonction de son humeur du moment.
❧ Occupations : Tente de prouver qu'il n'est pas aveugle.
❧ Miroir :
❧ Missives : 23
❧ Yeux de verre : 11
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 11:52

Mon Histoire

- Keep me close, I'm scared, but don't hug me too tight -

Il parait qu'un jour j'ai vu, que j'étais conscient du monde qui m'entourait et même du regard de mes parents. Il parait que j'avais la prunelle vive et l'air malin, encore tout gamin à m'émerveiller de la moindre chose qui pouvait attirer son regard. Il parait que j'étais mignon, à être comme tout les enfants, la pupille pleine de curiosité et d'étoiles face aux merveilles de leur environnement. Ouais, il parait qu'à une époque j'étais ainsi. Normal, voyant, un enfant. Mais je n'ai aucun souvenir de cette époque, juste les dires de mes parents et de mes proches, qui encore aujourd'hui, alors que j'ai pourtant accepté depuis longtemps mon handicap, enfin surtout renié, me répètent sans cesse que je devrais me souvenir de ce que j'ai pu voir, au lieu de sans cesse répéter que tout n'est qu'un vague concept pour moi. Mais voilà, de cette époque lointaine est pour moi si abstraite, il ne reste rien, juste des idées implantées dans mon esprit par ceux qui sont capables de se souvenir d'un temps ancien. Mes premiers souvenirs ne sont pas ceux-là, non. Ils ne sont pas ceux qui devraient me faire regretter ma cécité, mais plus une collection de sensations et bruits qui parfois, me donnent l'impression d'être les premiers, ceux qui ont donné naissance à ma conscience. Je me souviens de la première fois que j'ai apprécié les caresses du soleil sur ma peau, et de la façon dont mes doigts se glissaient dans l'herbe humide, puis de l'odeur de la terre sur mes paumes. Ce sont ça mes premiers souvenirs. Les premières miettes de mon enfance. Ça et Cassandra.

Elle qui toujours attrapait ma main. Elle qui était toujours là, soit à râler, soit à se plaindre qu'elle devait prendre soin de moi. Je me souviens de la façon dont ses doigts se refermaient parfois sèchement sur mon petit poignet pour me mieux me trainer dans ma chambre en marmonnant sans cesse. "J'en ai marre, je dois toujours t'avoir dans les pattes… En plus je peux rien faire avec toi." Elle ne pouvait, mais je m'en foutais. Pour l'être perdu que j'étais, tant que je savais qu'elle n'était pas loin pour me traîner je ne sais trop où, elle pouvait se plaindre autant qu'elle voulait, tout ce qui comptait et tout ce qui était important était que je puisse l'entendre. C'est idiot à dire, et sûrement encore plus crétin à tenter d'expliquer, mais à part brutalement avouer qu'elle a longtemps été et est toujours mon repère dans ce monde, je ne sais pas comment expliquer autrement notre relation. Car sans cesse perdu et ballotté au milieu de cet océan d'informations à décrypter, sa voix, ses mains sur ma peau étaient comme un phare dans la nuit, un éclat capable de me tirer de ma cécité et de me permettre de construire autour de moi le monde que je devais affronter, perdu dans le noir. Elle était là, dans mes premiers souvenirs, à grommeler, à dire qu'elle ne voulait pas avoir à m'emmener jouer avec elle et encore moins à devoir sans cesse me garder à ses côtés pour être sûr que je ne me perde pas ou ne soit pas enlevé, ce qui était jusqu'à mes douze ans la plus grande crainte de mes parents. Alors rapidement, j'ai été fourré dans les pattes de ma grande soeur, devenant rapidement un petit poussin qui partout où elle allait était là, à trottiner derrière-elle, fermement agrippé à son t-shirt pour ne pas me faire devancer. Il parait que mes parents trouvaient ça mignon. Je me souviens surtout que Cassie détestait ça. "Arrête, tu me ralentis !" disait-elle en cherchant à me faire lâcher, là où moi, je trébuchais à moitié, manquant plus d'une fois de tomber. Le début de mon existence était ainsi. Je découvrais le monde par petits bouts, grâce à des fragments, des morceaux d'expériences qui d'une façon ou d'une autre étaient tous liés à Cassandra. La terre, le sang, le sable, le goudron, le coton de sa jupe, l'odeur de l'herbe, de la cigarette, de la pluie en été et du verglas en hiver. Mon enfance c'était ça. C'était le grain du papier sous mes doigts, l'odeur des cigarettes de ma mère, la façon dont les miettes de biscuits collaient à mes paumes ou au coin de mes lèvres. C'était la façon dont mes vêtements irritaient ma peau ou non, dont mes couvertes tintaient contre la vaisselle, dont les doigts de ma mère se glissaient dans mes cheveux, et l'odeur des crayons de couleurs de Cassandra. Mes premiers souvenirs sont ça… Une collection de sensations mêlés à cette incompréhension du monde qui pourtant me hurlait ce dont j'avais besoin pour survivre.

Car il s'agissait de ça. De survivre. De ne pas juste être une pauvre chose ballottée par les flots mais un être capable de se débrouiller seul et surtout de résister au monde qui l'entoure. C'est ce que mes parents voulaient et que Cassandra désirait plus que tout. Que je sois autonome. Fort. Résistant. Enfin, tout le genre de conneries qu'on ose demander à un enfant de pas dix ans qui comprend déjà pas ce qui lui arrive. J'étais pas furieux ou quoi, je l'ai jamais été, ayant toujours accepté ce que j'étais, n'ayant pas franchement connu autre chose avant… Mais je ne sais pas, j'étais presque agacé qu'on me dise que j'étais différent. Je me souviens que je secouais la tête, les lèvres entrouvertes en disant que j'étais comme les autres enfants et que je pouvais tout faire comme eux. "J'suis pas plus faible et j'ai pas besoin d'aide." que je disais avec aplomb. "Je peux tout faire comme Cassie. Je suis grand." Je devais avoir l'air con à dire ça mais c'est pas grave, j'en étais convaincu et c'était tout ce qui comptait. Je voulais être comme ma grande soeur, je voulais marcher dans ses pas et plus l'entendre me dire que j'étais un poids, mais son égal. Je crois qu'à l'époque, tout résidait dans cette idée qui hantait presque l'enfant un peu sauvage que j'étais parfois. Je voulais être l'égal des autres et non une petite chose à laquelle on doit faire attention. Je ne voulais pas des aides qu'on m'offrait à l'école et à la maison, n'acceptant que ce qui était réellement obligatoire, comme lire le braille mais pour le reste… C'était non. J'insistais. Je ne voulais pas de canne pour marcher et je refusais de rester sagement assis sur le banc pendant que les autres avaient le droit de jouer au foot ou de courir. Je voulais expérimenter tout ça et non pas les écouter eux, vivre. Moi aussi je souhaitait courir dans la pelouse humide et sentir les autres m'effleurer ou me bousculer pour une balle que j'aurais eu du mal à localiser… Mais tant pis. Je voulais essayer, quitte à me blesser. Et c'est ce qui est arrivé, un nombre incalculable de fois, à tel point que ma mère passait une partie de son temps à venir me chercher à l'infirmerie du collège et même du lycée, parce que je m'étais ouvert l'arcade ou râpé la moitié de l'avant-bras en voulant courir avec les autres et je ne parlerais mêmes pas des nombreuses fois où dans l'escalier je suis tombé, car pressé de vouloir démontrer aux autres que je pouvais les descendre sans que personne ne vienne m'attraper par le bras et ne me prévienne du nombre de marches restantes. Et si ma mère sans cesse me disait qu'il me fallait les compter, c'est surtout ses réprimandes que j'écoutais, avec un sourire aux lèvres. "Ouais… Mais je l'ai fais. Techniquement… Je suis arrivé en bas de l'escalier. J'ai jamais dis que je pouvais y arriver en un morceau… Juste que je pouvais le descendre seul." Elle avait soupiré puis entamé un autre laïus que je n'ai pas écouté car il devait ressembler à tout ceux auxquels j'avais déjà eu droit. Il devait être à base de 'Oliver, c'est pas une honte de ne pas être comme les autres, tu dois apprendre à faire non pas comme eux mais comme les autres mal-voyants font…' et je passe le reste. Mes parents disaient sans cesse que je devais faire des efforts mais ils ne devaient pas se rendre compte que j'en faisais déjà des tonnes pour juste essayer de ne pas être trop perdu au milieu des autres… Mais ça… Ils ne pouvaient pas le comprendre. En vérité, ils n'arrivaient pas à admettre que je ne veuille pas devenir dépendant et que je me contente de me reposer sur les aides que notre siècle mettait à ma disposition. Ils ne comprenaient pas que je voulais être plus que ça et que je ne voulais pas me satisfaire de peu, car même aveugle, j'étais persuadé de pouvoir vivre normalement. Et grandir c'était ça. C'était découvrir la texture du sang sur ma peau et le goût que ça avait. De sentir pour la première fois la transpiration et les chewing-gums à la menthe que mâchait sans cesse mon professeur d'histoire. C'était découvrir comment rouler une cigarette et ensuite apprécier le goût du tabac sur ma langue. C'étaient les premiers baisers, les premiers frissons sous mes doigts et les caresses discrètes d'un souffle contre mes lèvres. Grandir c'était ça, c'était découvrir le papier paraffine sous mes doigts, et lentement apprendre qu'il était plaisant de se perdre dans les bras d'autres et de découvrir le parfum envoûtant de charmantes demoiselles, qui tantôt portaient sur la peau les fragrances d'agrumes tantôt préféraient les notes acidulées d'un parfum qui me rappelait les bonbons que parfois l'on glissait entre mes lèvres. Vivre c'était ça. C'était s'enivrer de bien des sensations et de découvrir le monde. Je peinerais à faire une liste, mais quand parfois je prends le temps de me replonger dans ce que je sais, certaines choses me reviennent.

Le bois des tables. Le vent sur ma peau. L'odeur de la pluie. Le rire d'une fille. Les engueulades avec Cassie. Les plaies sur mon corps. L'odeur de la mousse à raser. La sensation du rasoir sur ma joue. Les caresses timides d'une jeune fille qui tremblait tout autant que moi. Puis ma particularité.

Tardive mais surprenante, parait-il. Je ne sais plus à cause de quoi elle est arrivée, mais je me souviens de Cassie qui avait attrapé mes poignets et bredouillait qu'elle n'y croyait plus, qu'elle était heureuse de ne plus être la seule. Sur le moment je ne comprenais rien, et le peu d'explication qu'elle me fournissait me semblait… Stupides ? Je crois que c'est ce que je me suis dit. J'entendais les mots se bousculer sur ses lèvres mais pour le reste, je comprenais pas grand chose. Je crois qu'elle a ri, avant de renifler, me faisant alors penser qu'elle était en train de pleurer. Chose qui en plus de m'inquiéter, avait eu pour résultat d'avoir envie de la croire quant à cette particularité qui semblait tant lui tenir à coeur. Et alors que je tendais une main dans l'espoir sûrement vain de caresser sa joue et de peut-être y trouver une larme ou deux que j'aurais pu chasser du bout de mes doigts, elle m'expliquait que cela faisait presque des mois que la sienne s'était déclenchée et elle n'avait osé m'en parler, craignant sûrement que je ne me moque d'elle. Sur le moment, je me souviens avoir été peiné, comme frappé en plein coeur à l'idée qu'elle puisse vouloir me cacher quelque chose par crainte que je ne me fasse blessant ou méchant, ne comprenant qu'au fil de ses mots qu'elle avait juste peur d'être la seule particulière de la famille, me faisant alors promettre du bout des lèvres qu'il fallait que je dise rien et que comme bien des choses que nous gardions pour nous, ceci serait un secret que nous garderions loin des yeux curieux de nos parents. J'ai accepté, comprenant au ton de sa voix qu'elle craignait quelque chose dont elle ne voulait pas me parler, la rassurant ensuite d'un sourire avant de l'écouter m'expliquer en quoi nous étions tout d'un coup si particuliers.

Elle était capable de faire apparaitre les motifs de son choix sur tout ce qu'elle pouvait toucher, y compris la peau. Je vous laisse deviner le temps qu'il m'a fallu avant que je ne lui dise de me faire des tatouages sur la moitié du corps. Une idée ? Ouais. Deux minutes. J'ai pris d'ailleurs une gifle derrière les oreilles pour ça. Et moi, il s'avérait que j'étais capable de changer la couleur de tout les objets que je touchais mais que contrairement à elle, je ne pouvais pas décider de la couleur… Chose qui ne m'a que moyennement étonné. Étant aveugle, les couleurs ne sont de toutes façon que des concepts raccrochés à de simples mots et des sensations que l'on m'a décrit avec plus ou moins de justesse. "Le bleu c'est un peu triste mais en même temps, c'est reposant. " Fascinant. "Le rouge par contre… C'est chaud, tu vois ?" Non justement. "Et le vert… C'est comme l'herbe." Merveilleux. Ça ne m'aide pas, mais même aujourd'hui, il est encore difficile de faire comprendre à tout le monde que pour me toucher, ou du moins pour m'expliquer quelque chose correctement, il faut éviter les images et autres figures de style, pour se concentrer sur le concret, sur les sensations, les odeurs qui sont pour moi les seules réelles informations et la réalité de ce monde. Tout n'est pas juste à voir, ou à contempler. Les choses se vivent et se livrent quand tu prends le temps de les écouter et de les effleurer du bout des doigts. Ce n'est pas en regardant quelqu'un que tu l'aimes, mais en apprenant à l'écouter et en découvrant ce qui se cache justement derrière un beau regard. Mais je m'égare, parce que Cassie, elle a toujours été du genre à prendre son temps pour moi, même si ça la faisait chier de devoir sans cesse tout organiser autour de moi, et même si parfois on s'engueulait jusqu'à ce qu'elle me balance un truc à la gueule en disant que j'étais lourd, elle comprenait. Bon, elle se vengeait sûrement en se servant de moi comme mannequin et modèle pour les vêtements qu'elle devait créer pour ses cours, mais ça, je peux lui pardonner. Avec le temps je trouve ça même marrant. Enfin, c'était la seule à être là et à vrai dire, quand nos parents sont morts, je me voyais pas vivre seul. J'étais pas capable de me raser seul sans manquer de m'ouvrir la gorge et pour faire les courses, c'était impossible, il me fallait des heures pour trouver ce que je voulais et ça c'était dans le meilleur des cas, si en chemin, je ne me prenais pas un rayon dans le nez. C'est pour ça que quand elle a déménagé sans moi, me laissant me débrouiller, j'ai pas mis longtemps à la rejoindre, débarquant un soir devant sa porte, clope au bec et sourire aux lèvres. "J'avais envie de voir du pays." avais-je dis avec l'insolence du sale con que l'on veut tuer. Tu parles. Elle avait juste emménagé dans un autre quartier, et moi j'avais débarqué avec le peu de mes affaires et mon paquet de mentholées dans une poche. Cassandra avait envie de me tuer au début, mais finalement, j'ai eu le droit de m'installer avec elle et de faire ma vie en sa compagnie, appréciant l'air de rien d'avoir encore le droit de profiter une peu de sa gentillesse pour veiller sur moi.

Et c'est là que commence la belle vie. Celle où insouciant, après avoir terminé le lycée avec plus de conquêtes à mon tableau de chasse que de félicitations de mes professeurs, j'ai commencé à travailler dans la boutique de Cassie, gérant les clients quand je ne m'occupais pas de teindre à l'aide de ma particularité les tissus qu'elle me tendait, tandis que la nuit, je filais profiter de la vie et des charmes de certaines dans des bars ou clubs, menant l'existence de quelqu'un qui pense que la vie est trop courte et qui se refuse à se morfondre en se disant que le monde n'est pas juste et que franchement, être aveugle c'est la pire des choses qui soit. Non. J'étais et je suis encore un peu, le genre sauvage qui s'accroche pas à grand chose, à part sa soeur, qui au fil des années a fini par se fatiguer de cette situation et ainsi nous payer des vacances dans ce qu'elle disait être un coin pour les gens comme nous. "C'est pour les particuliers, Olie… Tu verras, on y sera bien, et on aura pas à se soucier de grand chose." Je n'avais pas envie de partir, comprenant pas pourquoi on quitterait une ville aussi calme que celle de Londres mais voilà, elle disait qu'elle avait besoin de respirer et que moi ça me permettrait de vraiment voir du pays, et non pas juste changer de quartier. C'est pour ça qu'un jour, on a fait nos valises, fermé la boutique et que nous sommes allés dans la boucle de 2016. Là j'y ai découvert ce que c'était d'être effectivement un particulier et si au début c'était sympa, je me suis retrouvé après à peine quelques mois de nouveau sur la route, car Cassie, inquiète pour moi, trouvait qu'il était dangereux de rester dans cette boucle que je commençais à apprécier, me traînant selon ses dires en un endroit où je devrais être en sécurité… En une boucle où il ne pourrait rien m'arriver et l'où prendrait soin de moi à sa place, le temps qu'elle règle selon ses dires quelques problèmes qui pouvaient m'atteindre. "Je fais parce que je t'aime… Tu le sais, ça ? Hein Oliver ?" avait-elle dit alors qu'elle nouait autour de mon cou une lourde écharpe de laine. "Oui… Je t'aime aussi…" avais-je murmuré tandis qu'en silence, je m'inquiétais de ce qui pouvait bien se passer, ne me doutant pas un instant, que c'est sur le pas de la porte du refuge de 1873 qu'elle allait m'abandonner, au milieu de la neige et du silence angoissant de l'hiver éternel de cette boucle.


Dernière édition par Oliver Page le Mer 8 Mar - 17:34, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 666
❧ Yeux de verre : 184
❧ Crédits : kidd (ava) / DΛNDELION (gifs)


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 11:56

Bah alors, t'as su taper sur le clavier comme un grand et voir les touches ? What a Face #blaguebienreloue
Contente de te voir rejoindre le clan des faibles et des handicapés What a Face



Revenir en haut Aller en bas
Marie Balmain

avatar
- Arrache coeur -
Modératrice
❧ Boucle Temporelle : 22.03.1941
❧ Particularité : Copie de mémoire
❧ Occupations : Le plus souvent, Marie s'assoit contre un mur et lit pendant des heures. Cela lui permet d'oublier pendant quelques temps ces jours, tous les mêmes, qui se répètent à l'infini
❧ Miroir :
❧ Missives : 551
❧ Yeux de verre : 60
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 12:58

Galahad L. Ednyfed a écrit:
Bah alors, t'as su taper sur le clavier comme un grand et voir les touches ? What a Face #blaguebienreloue

J'avais en tête la même blague :/ J'ai été devancée :/



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Daphné Iversen

avatar
- Sirène collectionneuse -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941
❧ Particularité : elle envoûte les hommes d'une seule chanson susurée. pratique pour qu'ils lui offrent un verre, beaucoup moins agréable quand ils deviennent insistants.
❧ Occupations : si voler les secrets des uns et des autres ne suffit pas à occuper son temps, elle le passe à chercher et collectionner tout et n'importe quoi.
❧ Miroir :
❧ Missives : 46
❧ Yeux de verre : 12
❧ Crédits : POLARIZE (av.)


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 13:00

les gars jsais pas ce qui est le plus gênant entre votre blague et le fait que ça m'ait fait rire mais w ow :/

jésus marie joseph kom tié bo nan
REBIENVENUE pervv garde-moi un lien au chaud (genre, dans ton lit, c'est bien ça) yy
Revenir en haut Aller en bas
Clarence F. Bannerman

avatar
- Garde tout le monde à l'oeil -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
❧ Particularité : Les paumes de ses mains se sont un jour courbées de deux yeux supplémentaires. Deux paupières qu'il condamne depuis à l'obscurité.
❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
❧ Miroir :
❧ Missives : 426
❧ Yeux de verre : 91
❧ Crédits : © Mad Hattress | Ananas de mes nuits et de mes jours


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 13:38

Re-bienvenue !
T'es beau comme ça. sourcil



TROUBLED PLAYER - “A desk is a dangerous place from which to view the world.” John Le Carré.
Revenir en haut Aller en bas
Margaret Nebulosa

avatar
- Jeune Chouette -
❧ Boucle Temporelle : Edimbourg, 1873
❧ Particularité : Apprentie Ymbryne
❧ Occupations : Lire et jouer du piano.
❧ Missives : 106
❧ Yeux de verre : 30
❧ Crédits : Bazzart


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 18:42

CA Y EST! Après des heures sur skype pour la planification et des heures d'attentes de réponses RP le voilà, le seul et unique OLLIE!

REBIENVENUE mon salaud et éclate-toi bien! Cassie arrive dès que possible!


On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi même.
Revenir en haut Aller en bas
Oliver Page

avatar
- Arc-en-ciel aveugle -
❧ Boucle Temporelle : Entre deux boucles
❧ Particularité : Change la couleur des objets qu'il touche. Ce qui était autrefois d'une couleur qui vous plaisait risque fortement de terminer rose ou fushia en fonction de son humeur du moment.
❧ Occupations : Tente de prouver qu'il n'est pas aveugle.
❧ Miroir :
❧ Missives : 23
❧ Yeux de verre : 11
❧ Crédits : CK


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 19:34

Wow que d'amour. Je fonds. sourcil

Gal & Marie - Si vous me la faites souvent, ce pourrait que je continue de rire un moment en vrai. keu Et oui je suis faible. Je suis méga faible, mais c'est pas une nouveauté ça. Arrow

Daphné - Chauffe les draps bébé, j'arrive. yy

Clarence - T'es pas mal non plus dans ton genre je te signale. sourcil

Peggy - ENFIN, oui. Et il est là pour venir faire chavirer ton petit coeur ma belle. sourcil

Bon c'est pas tout ça... Mais j'ai ma fiche à faire Arrow


A Kiss with a Fist
You hit me once, I hit you back, You gave a kick I gave a slap, You smashed a plate over my head then I set fire to our bed©️alas.
Revenir en haut Aller en bas
August Hastings

avatar
- Illusionniste mythomane -
Le gros Gus
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941
❧ Particularité : Insuffle des images mentales à tout un chacun, distord la réalité dans la tête d'un individu
❧ Occupations : Expérimentateur chevronné
❧ Miroir : Va cliquer ailleurs :(
❧ Missives : 199
❧ Yeux de verre : 53
❧ Crédits : Lux Aeterna, Musset, Poe


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Lun 6 Mar - 23:40

Rebienvenue !

Ah, il change un peu des autres loustics celui-là. yy Hâte de voir votre petit duo !



I became insane with long intervals of horrible sanity.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Mar 7 Mar - 18:09

Ironiquement, personne ne t'a vu venir. Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Marie Balmain

avatar
- Arrache coeur -
Modératrice
❧ Boucle Temporelle : 22.03.1941
❧ Particularité : Copie de mémoire
❧ Occupations : Le plus souvent, Marie s'assoit contre un mur et lit pendant des heures. Cela lui permet d'oublier pendant quelques temps ces jours, tous les mêmes, qui se répètent à l'infini
❧ Miroir :
❧ Missives : 551
❧ Yeux de verre : 60
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   Mer 8 Mar - 18:07

Une nouvelle pièce !

- Il est des nôtres -

Love love love pervv Oli il va envoyer sarace inrp :/ Pour la troisième fois, amuse toi bien parmi nous  plup

Félicitation ! Maintenant que vous êtes validé, vous pouvez passer à l'étape suivante et bien entendu aller rp ! Vous pouvez créer votre Fiche de liens & topics, référencer une Occupation si vous en possédez une utile à une boucle et n'oubliez pas de référencer votre boucle dès que vous voyagez. Il ne faut pas avoir peur de poster des Questions/Suggestions, le staff est à votre disposition. Vous pouvez également aider le forum à se faire connaître ici. Enfin, amusez-vous !



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: (Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey   

Revenir en haut Aller en bas
 
(Oliver Page) ▽ Living the Dream, Honey
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dream of Ewilan
» Page Jaune haitienne ? ( Yellow page)
» Hollywood Dream Boulevard
» Dream ticket :Obama/Gore
» California Dream !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Song of the Gears ::  :: Squelettes Anatomiques :: Pièces maitresses-