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 you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)

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Eustache W. Heddington

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❧ Boucle Temporelle : Londres 1941
❧ Particularité : Se métamorphose en toutou bienveillant aux yeux verrons
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MessageSujet: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Sam 18 Mar - 22:15

CAUSE I AM A BAD BITCH
Vincent & Eustache

back in the 1940's

Londres la terrible, à peine saisie dans la fleur de l'âge au sein d'une étrange machine temporelle. Qu'elle chose étrange que cette sorte de boucle temporelle. Le temps ne défile plus, il remonte automatiquement à la manière d'un vinyle qu'une main ferme régénère. Tu aimes voguer en ville. Tu aimes observer ce monde auquel tu vas devoir te faire. Tout semble si figé et pourtant si vivant. La moindre de tes actions pourrait-elle changer le cours de la boucle ou n'est ce là qu'une supposition stupide ? Et si tu pousses ce gamin là, s'en souviendra-t-il demain ? Tombera-t-il à nouveau de la sorte jusqu'à la fin de la boucle ? La jeunesse, l'inexpérience t'animent, génèrent ces différentes questions. Qu'une vingtaine d'année à ton compteur, la vie devant toi. Tout semble à portée de main. Père et Mère avaient prit une sage décision en te faisant intégrer la boucle. Tu ne pouvais décemment pas continuer à vivre dans cette fade réalité. Autant vivre dans sa jumelle irréaliste.

Te voilà à nouveau dans la rue. Tu cherches à te faire du fric. Beaucoup. Après tout même au cœur de la boucle tu as besoin d'argent. Tu sens la crise liée à la guerre mais des hommes seront toujours suffisamment détournés du droit chemin pour venir te rejoindre et espérer un peu de joie dans leur vie morne. C'est ton fond de commerce, jamais tu ne t'en plaindras. Te voilà donc arpentant les rues, une cigarette coincée entre les lèvres. Tu as fini par comprendre que de nombreuses personnes étaient tout simplement comme toi, au sein de la boucle. Tu joues les intermédiaires entre un monde qu'ils  n'acceptent pas et un visage qu'ils affichent à la vue de tous.

Tu tires une latte de ta cigarette. Peu de clients aujourd'hui. Tu t'assoies sur un escalier, au milieu de la rue. Tu regardes les gens passés. Leur ballet est amusant. Tous arborent des masques profondément dramatiques trahissant leurs émotions les plus intimes. Tu t'amuses à jouer le chef d'orchestre, imaginant leurs dialogues, leurs histoires, inventant ici et là des idylles imaginaires, favorisant les couples les plus incongrus. Ta cigarette se consume rapidement sans que tu ne songes à tirer à nouveau dessus. Elle brûle entre tes doigts. Tu lances le mégot face à toi. Une vieille dame richement et élégamment vêtue t'insulte pour ton imprudence. A quelques centimètres près, c'était elle qui recevait les restes de ta cigarette. Drôle de scène. Son caniche idiot aboie en ta direction et tu te permets de répondre par un aboiement encore plus impressionnant. Le loustique ne sait que répondre.

Tu images qu'à la place de ce ciel gris, il y a un ciel bleu, dont le soleil ardent brûle ta peau nue. Chemise entre-ouverte, veste centrée, pantalon noir, tu t'es vêtu du mieux que tu pouvais. Tu as emporté si peu de vêtements avec toi. Tu tapotes ta poche. Ton paquet de cigarettes est toujours là.Tu boirais bien du thé. Les passants te dévisagent. Certains regards ne trompent pas. Ils sont charmeurs. Ils te comprennent, t'analysent, sont persuadés de te saisir. Tu réponds par un grand sourire qui laisse apparaître ta dentition paradisiaque.

Alors surviens un individu particulièrement attirant. Tu tires à nouveau une cigarette de ton paquet, te lèves dans un geste fluide et gracieux pour te glisser à ses côtés. « Excusez moi mon bon monsieur, auriez-vous du feu ? » Une main habile se saisit de son bras. Tu te mords légèrement la lèvre alors qu'à la commissure de celles-ci tu coinces la précieuse blonde. Ton interlocuteur est fort séduisant. Ton regard trahit le plaisir que tu prends à l'observer, le détailler. « Seriez-vous nouveau dans le coin ? Vôtre visage énigmatique ne me dit rien, pourtant, je ne saurais oublié un tel visage... » Tu le dragues ouvertement, là, au milieu de la rue, au milieu des passants, au milieu d'un rythme éternellement figé. « Je pourrais vous faire découvrir la ville, si vous le souhaitez... » Sourire à nouveau. Ton corps se rapproche du sien. Pincement de lèvre à nouveau, sourire innocent. Mais tes yeux trahissent. Cet homme est attirant et tu souhaites l'attirer en retour. Quel agréable métier !
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Dernière édition par Eustache W. Heddington le Ven 30 Juin - 21:15, édité 1 fois
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Vincent Dwight

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Dim 19 Mar - 15:15

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache


Vincent abaissa un peu son chapeau sur son visage, cherchant à dissimuler au moins un peu son regard assombri par le temps. Le sifflement des bombes, l'air chargé d'un orage pour le moment silencieux, ses yeux bleus en prenaient une teinte aussi grise que le ciel, et aussi froid que l'air s'échappant d'entre ses lèvres. Qu'avait-il fait pour en arriver là ? Il ne connaissait rien de ces rues, rien de ce qui les déchirait, et les visages lui semblaient tous étrangers, bien qu'il voit les mêmes chaque jour. Il ne comprenait pas ce qui se passait, ni comment les choses pouvaient tourner ainsi. Les histoires se répétant en devenaient fades, alors qu'une vie n'aurait jamais dû l'être. Ses photographies même en devenaient épuisantes et mornes, la dévastation prenait un visage égal devant son objectif. Il avait beau trouver toujours de nouveaux angles de vue pour tenter désespérément de varier, dans sa chambre noire, tout se ressemblait. Il s'était donc aventuré dans les ruelles grises, pour essayer de saisir des bribes d'histoire, cependant, même les passants lui semblaient sans vie. Est-ce qu'il était vraiment arrivé dans cette boucle pour être protégé ? Il avait l'impression d'avoir été mit en prison, dans une vaste cellule chaotique, qui n'en était pas moins grise, avec une odeur de peur entêtante qui lui brûlait les naseaux.

Il releva un peu la tête, humant l'air froid et l'odeur de poudre. Il ne savait que penser, et la haine d'être coincé qui le consumait. Il était destiné à faire de grandes choses, il le savait jusqu'au plus profond de ses entrailles, et il trouvait une fois encore injuste la punition qu'on lui infligeait. Il n'avait jamais demandé à être particulier, et s'il l'avait fait, il n'aurait certainement pas demandé à avoir la capacité de devenir invisible. Cette caractéristique même étant une de ses pires craintes. Il avait besoin d'être remarqué, il avait besoin qu'on le voit et qu'on l'admire. Il jouait de son apparence et de ses capacités d'orateur pour toujours briller, du mieux qu'il le pouvait.  

Son appareil photo pesait lourd à sa poche,  et pour une fois, il dévia des chemins qu'il connaissait pour aller arpenter d'autres rues, voir d'autres visages, cependant tout lui paraissait toujours aussi terne et sans vie. Il sortit lentement une cigarette de  sa poche ainsi que ses allumettes pour enfin pouvoir avaler un peu de cette fumée qui lui faisait du bien. Il prit une nouvelle ruelle sur la droite, et, sans doute par manque d'attention, il ne remarqua pas le jeune homme venant à lui. Faisant un pas de côté comme par réflexe, il lui jeta un regard noir lorsque ce dernier lui attrapa le bras.


- Je te conseille d'enlever ta main, avant que je ne te la coupe. Dit-il entre ses dents.

Vincent détestait profondément qu'on le touche sans en avoir la permission, et il retira son bras presque avec hargne. Enfin, il se décida à détailler le jeune homme près de lui, tout en écoutant ce qu'il avait à lui dire. Il savait d'ores et déjà, qu'il avait affaire à un autre Syndrigasti, mais surtout à un des exemples de ce que l'humanité avait fait de pire. Il eut alors un sourire presque doux, bien que légèrement carnassier.


- Une visite de la ville tu dis... Souffla-t-il en lui tendant son paquet d'allumettes. Ça me va, mais garde tes distances... Pour le moment.

Il posa le bout des doigts sur le torse du jeune homme pour le repousser, sortant ensuite un mouchoir de tissus de sa poche pour les essuyer., dans un geste d'une méchanceté gratuite qu'il regretta presque instantanément sans rien n'en laisser paraître. Pour quiconque ayant un ego démesuré doublé d'une envie d'être reconnu par tous, être vu en pareille compagnie semblait douteux pour son image, et si les passants n'auraient pas de souvenirs de cela le lendemain matin, qu'en était-il des possibles autres syndrigastis présents ? Il ne pouvait pas deviner qui était comme lui, et qui ne l'était pas... Cependant, son appareil photo à sa poche semblait plus léger. Il imaginait déjà les photographies qu'il pourrait faire du jeune homme, et, en replaçant le mouchoir dans sa poche, il y tâtonna les quelques billets qu'il s'y trouvaient, se disant que ce serait aussi un travail qui méritait salaire. Il fit un geste de la main au jeune homme, pour qu'il prenne les devants, il le suivrait sans poser de questions.

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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Ven 24 Mar - 21:38

CAUSE I AM A BAD BITCH
Vincent & Eustache

back in the 1940's

Sans oser l'avouer, pas même à toi-même, pauvre être incrédule, tu étais fermement effrayé par cette atmosphère de guerre sur laquelle la boucle temporelle, où tu t'étais réfugié, se refermait. Non, tu n'aimais pas vraiment cette atmosphère, et au fond tu conservais cette impressionnante peur des bombardements, quand bien même ceux-ci raisonnaient à l'arrière plan d'une vie qui continuait, seine et sauve, à évoluer au coeur de la ville. Il existait en ce Londres dévasté, deux réalités. L'une à laquelle tu appartenais désormais et l'autre poursuivant le cours de l'histoire. Il fallait pourtant se faire à cette étrange idée. C'était pourtant toujours Londres, et c'était pourtant toujours cette même ville dans laquelle tu te retrouvais si par malheur tu t'égarais hors de la boucle. Mais les temps et les époques ne sont plus les même et ne le seront sûrement plus jamais. Etrange chose que les manipulations temporelles. Démarche bien trop spirituelle pour toi, pauvre gamin aux aspirations matérielles. Tu n'as jamais cru en Dieu, pourquoi diable croirais-tu en de telles sorcelleries ? Pourtant, sombre idiot, tu n'as pas d'autre choix que d'y croire, ou tout du moins, n'es-tu pas capable de prouver que cette manipulation temporelle n'existe pas, qu'elle n'est, à l'échelle de la ville toute entière, qu'une sorte de rêve commun et que bientôt, vous vous réveillerez de ce songe étrange.


Encore fallait-il ne pas vivre dans une ambiance apocalyptique. Tu fais le grand. Tu es adulte. Livré à toi même, livré à ton propre sort et la jeunesse brille encore dans tes yeux. Jeunesse fugace, gage encore d'une certaine innocence, voire d'une insouciance, d'une inconscience, à airer ainsi dans les rues à la recherche d'un client potentiel. L'argent. Seule garantie contre l'adversité en temps de crise. Et tu traversais une crise. Existentielle, peut-être. Tout au plus une crise d'adolescence tardive. Tu ne tiens pas en place. Tu n'apprécies que très peu ce refuge emplit de gamins qui piaillent à longueur de journée. Tu aimes ses balades en solitaire, à vrai dire. Elles ne sont, certes, qu'une excuse à la continuité de ton humble profession. Peut-être est-ce l'inverse. Ce besoin irrémédiable de sortir pour palier à l'idée que jamais plus tu ne verras autre chose que cette triste période de guerre.


Ton potentiel client est réticent. « Je te conseille d'enlever ta main, avant que je ne te la coupe ». Regard noir et menace sifflée par mépris suffisent à te faire comprendre ta première erreur. Tu ôtes rapidement ta main, n'ôtant pas pour autant ce sourire qui s'affiche sur ton visage. Un défis. Tu aimes les défis. Ce sont les clients les plus intéressants. Ils refusent à première vue toute dérive et pourtant, leurs reins brûlent d'envie d'une escapade rapide. Tu connais bien les hommes. Du moins, c'est après une vingtaine d'années d'existence, ce que tu penses. Tu n'as pas encore conscience de tout le chemin qu'il te reste à faire pour réellement comprendre la nature humaine. Non, tu es encore trop immature. Tu joues à l'adulte mais le moindre trait de ton visage trahit cet enfant qu'au fond, tu es toujours. « Excusez-moi mon cher monsieur, je ne pensais en aucun cas à vous heurter, et si tel est le cas, je vous présente mes plus plates excuses ! » Pour ponctuer le tout, tu salues l'offensé, mimant de faire le dos rond pour te faire pardonner.


Pourtant s'affiche sur le visage du bel inconnu un sourire terriblement attachant. Un sourire à vous pousser à la damnation. Il fallait qu'il craque. Décidément, tu le voulais pour client.


« Une visite de la ville tu dis… Ca me va, mais garde tes distances… Pour le moment »


Oh, douce promesse. Celle-ci n'est décidément pas tombée dans l'oreille d'un sourd et tu te saisis rapidement de ses allumettes pour allumer la précieuse blonde coincée entre tes lèvres serrées. Tu tires lentement sur celle-ci une fois allumée, pour finalement tendre à nouveau le lègue ponctuel de tout nouvel ami. Celui-ci s'amuse pourtant à te provoquer. Il te repousse du bout du doigt, et derrière la fumée qui s'échappe de ta cigarette, tu esquisses un sourire. Cet homme est un véritable challenge et tu aimes être défié.


« Excusez du peu, mais nous sommes au coeur de l'histoire dans cette ville. Voyez par vous même, le ciel prend des tonalités très différentes en fonction de l'heure de la journée ! »
A vrai dire, tu ne saurais où l'amener. Après tout, tu n'es pas londonien d'origine mais bien plus d'adoption. Adoption forcée, certes, mais c'est ta patrie de rattachement. Pourtant, tu as longtemps été persuadé de l'impossibilité de quitter ta propre campagne d'origine. Mais que veux-tu, la vie est parfois si imprévisible.


« Je ne suis pas vraiment originaire de la ville, ainsi je connais si peu de quartiers. Je connais quelques bons cafés qui tournent encore malgré l'état de guerre. Il ne reste que peu de thé, il faudra vous contenter d'eau chaude, mais d'une eau chaude de qualité ! »


Tu parles pour ne rien dire, peut-être pour simplement profiter d'une présence nouvelle. Tu n'aimes pas être si fondamentalement perdu dans cette boucle. Rien ne ressemble à ton univers et tout semble si nouveau et si impressionnant. Tu as l'impression de pénétrer pour la première fois dans la grande ville et que tu n'es qu'un jeune gueux sortit fraîchement de sa campagne excentrée. Alors que vous évoluez dans les rues, tu te tournes en sa direction.


« Je ne me suis pas présenté, pardonnez moi. Eustache Wolfgang Heddington, enchanté ! » Tu lui tends une main amicale, espérant échapper au refus de celui-ci de répondre à ton initiative chaleureuse. Autre type de contact, celui-ci bien plus formel. Tu sais encore te tenir en société. On t'a apprit les bases d'un bon gentleman en société. Le résultat n'est certes que peu convaincant, mais tu fais encore ce que tu peux. Peut-être est-ce la flamme de la jeunesse qui t'empêche de bien te comporter en société. Ou peut-être est-ce seulement parce que tu n'en as que faire.
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Vincent Dwight

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Sam 25 Mar - 0:43

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache


Voici une bien jolie pirouette, à laquelle Vincent répondit d'un vague mouvement de la main accompagné d'un claquement de langue. Il voulait bien considérer les excuses formulées par ce jeune homme, qui pourtant, semblait avoir décidé qu'être intrépide serait de bon goût. Il n'aurait sans doute jamais tenté un tel geste, s'il avait seulement attendu quelques instants, s'il avait simplement daigné ouvrir la bouche avant de le toucher. Vincent n'était pas de ces êtres friands du contact avec autrui, d'autant plus lorsqu'il ne savait rien des intentions de son vis-à-vis. Il ne lui avait certes fallu que quelques instants pour les deviner, cependant la bienséance, lui tenait à cœur et ce contact, loin de le révulser, ne lui était pas pour autant gré. Néanmoins, il pardonnait. Il n'aurait su dire si c'était la jeunesse de son interlocuteur qui l'avait rendu plus clément, ou son sourire qui, s'il n'était pas séduisant comme lui savait les faire, avait quand même quelque chose de fascinant. Il n'allait cependant pas se laisser approcher facilement, et si ce jeune homme le désirait, alors il devait le gagner, et il comptait bien le lui faire comprendre par ce geste qu'il avait eu envers lui. Outre son désir de ne pas être croisé en compagnie aguicheuse, une partie d'échec semblait se lancer. Chacun avancerait ses pions prudemment, gardant toujours à l'esprit les coups potentiel de son adversaire, et cela l'amusait au plus haut point.

Récupérant son paquet d'allumettes sans même prêter attention à ce nouveau sourire de la part du jeune homme, qui pourtant n'aurait eu d'autre effet de de l'adoucir. Il leva néanmoins un sourcil intrigué à cette nouvelle parole de la part de cet autre. Son regard se porta vers le ciel, qu'il observa en silence quelques instants. La beauté de ces changements était certes constatables, cependant la ville dans laquelle ils se trouvaient n'avait pas la chaleur qu'il recherchait. Il se souvenait de ses voyages en Afrique, des couchers de soleil sur les dunes d'or., le soleil venant les orner d'un rubis éclatant. Il ne trouvait au ciel londonien que  la grisaille qui rendait toutes ses photographies ternes et usées.  Il n'était cependant pas d'une telle mauvaise foi, et savait que ces pensées n'étaient que le reflet de son son amertume quant au fait d'être pris au piège dans cette boucle. Avait-il commis si atroce crime, pour se voir infliger la peine de cet isolement ? Il détacha son regard du ciel voilé pour le poser sur le visage juvénile de cet autre à ces côtés. Il fronça légèrement les sourcils et eut finalement un léger hochement de tête, accompagné d'un sourire en coin, presque dédaigneux. Quel âge pouvait bien avoir ce jeune homme ? Il voyait dans son attitude et ses paroles, sa manière de jouer des mots, une sagesse plus importante que celle que son âge apparent aurait du lui conférer.

- Une histoire qui n'aura de cesse de se répéter, il me semble. Dit-il finalement, sortant à son tour une cigarette. Le ciel prend la tonalité des bombardements, quelle que soit l'heure de la journée, je n'y trouve aucune beauté. Il bomba légèrement le torse pour se tenir droit. Peut-être suis-je trop pessimiste, mais les sifflements auront sans doute raison de moi.

Amusé par sa propre mauvaise humeur, il osa esquisser un sourire à l'attention du jeune homme. Il replaça légèrement son chapeau sur sa tête, et finalement, son intérêt sembla piqué. S'il se fichait des tonalités que ce ciel chaotique pouvait prendre, il n'en était pas de même pour les yeux de cet autre. Il lui emboîta ainsi le pas, il ne lui en fallait pas bien plus pour se laisser décider, en revanche, il ne put décemment pas se retenir de rire à cette nouvelle déclaration du jeune homme. Comment comptait-il lui faire découvrir la ville si lui-même ne la connaissait pas si bien ? Il avait une technique d'approche somme toute très approximative, et Vincent venait à douter de cette part de sagesse qu'il avait cru constater chez l'autre. En un sens, il lui vint même à l'esprit qu'il lui paraissait adorable à vouloir ainsi combler le vide en paroles ineptes. Lui qui fréquentait souvent les femmes, avait prit l'habitude d'un tel comportement, et il savait maintenant écouter sans paraître ennuyé. Une autre question, cependant restait en suspens.

- Vraiment ? Demanda-t-il en regardant autour de lui. Je suppose que ces cafés n'offrent pas la consommation, et je suppose que tu serais ravi que je t'en paye un ? Ajouta-t-il avec un sourire amusé. J'aurais quelques conditions à ce sujet.

Il baissa un peu son chapeau, afin d'obtenir une légère ombre à ses yeux. Il n'avait pas de bien méchantes conditions, seulement quelques unes. Il ne voulait pas qu'ils restent une éternité à une terrasse, il n'était pas question qu'il lui paye plusieurs consommations, et la dernière, pas des moindres, il refusait de lui payer ne serait-ce qu'une goutte de café s'il n'acceptait pas de passer devant son objectif. Il le voulait, il voulait saisir ce visage atypique dans ce ciel gris, il voulait que sur la pellicule, il devienne réellement immortel. Il voulait faire de ce garçon son modèle, et s'il le faisait, il fallait s'attendre à ce qu'il se l'approprie, il serait son objet, sujet à ses moindres désirs, prendrait les poses qu'il lui ordonnait. Il ne tolérerait aucun refus.

Soudain tiré de ses pensées par la nouvelle tirade du jeune homme, Vincent releva un peu la tête avant de tirer légèrement son chapeau. Lui qui n'avait eu de cesse de critiquer intérieurement les manières de son interlocuteur, il se rendait compte qu'il n'avait pas non plus usé de manières en omettant de se présenter. Pour être exact, il n'avait même pas songé à tenter un début de présentation, il n'avait, en somme, pas à savoir quel était le nom de cet autre, et lui n'avait pas à connaître le sien. Il se fit néanmoins violence, une nouvelle fois, et dans les dédales de rues qui n'en finissent pas, il saisit cette main tendue.


- Enchanté, je suis Vincent Dwight. Mes parents n'ont pas jugé nécessaire de me donner un second prénom. Dit-il humblement. Je te prie de me pardonner en retour, je ne me suis pas présenté non plus. Il eut un léger sourire en coin. Et je dois avouer avoir été brutal dès le début, jeune homme.

Il avait prononcé ces deux derniers mots avec une teinte de suffisance qui lui était propre, mais cela sonnait aussi en quelque sorte comme une question. Il n'avait aucune certitude quant à l'âge de ce jeune homme en question, et c'était pour lui une source de fascination, et qui savait, peut-être que cette journée serait différente des autres, pour une fois.

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Lun 27 Mar - 21:33

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Tu n'aimais pas spécialement cette boucle dans laquelle tu étais désormais pris au piège. La guerre était synonyme d'angoisse pour toi, et chaque bruit de bombe en arrière plan te faisait tressaillir. Dire que tu aurais pu combattre sur le front si tu n'avais pas fui aussi rapidement que tu as pu le faire. Tu t'es comporté comme un lâche mais Dieu sait que sur le champ de bataille, tu n'aurais duré que quelques heures, à peine. Non, tu aurais eu peur, malgré toute la bonne volonté que tu aurais pu avoir. Pourtant, ce n'est pas fondamentalement la peur de te battre qui t'as poussé à fuir la guerre, mais plutôt la nécessité marquée d'user des armes. C'était l'impossibilité d'échapper à la mort qui t'effrayait. Se battre dans un bar n'engendre que très rarement la mort. Mais face à un fusil, à une arme chargée, qui peut se targuer de survivre ? Et puis c'est aussi le fait de devoir tuer. Ca doit changer un homme. Or tu n'en es pas un. Pas encore. Tu es encore un gamin, dont l'innocence et la vie auraient pu périr sur le champ de bataille. Non la vie était décidément trop fragile pour se lancer à corps perdu dans un bataille impossible à vaincre.  

« Une histoire qui n'aura de cesse de se répéter, il me semble.. Le ciel prend la tonalité des bombardements, quelle que soit l'heure de la journée, je n'y trouve aucune beauté.Peut-être suis-je trop pessimiste, mais les sifflements auront sans doute raison de moi. »

Tu ne peux qu'acquiescer aux dires de ton compagnon. Après tout, celui-ci n'a pas tord et tu as toi-même terriblement conscience. Mais que faire contre cela ? Vous ne pouvez vivre en dehors de cette boucle et celle-ci ne changera jamais. C'est un piège, une douce prison qui ne se présente pas comme telle.

« Peut-être est-ce parce que nous ne nous sentons pas encore comme chez nous. Peut-être qu'avec le temps, nous nous y ferrons et nous oublierons à quel point cela a pu nous rebuter, autre fois. »

Tu tires sur ta cigarette en regardant ce ciel grisâtre. C'est vrai que c'est quand même sacrément moche. Pourquoi n'êtes-vous pas dans une boucle dans laquelle il y ait de la neige ? Tu prendrais un certain plaisir à constamment sortir pour t'abreuver de la présence de celle-ci. Peut-être serais-tu alors beaucoup plus heureux. Parait-il qu'il existe une autre boucle, dans laquelle la neige tombe constamment. Un jour peut-être y feras-tu un saut, pour mieux y rester, qui sait ? Demain semble infini. C'est comme la ville dans laquelle vous évoluez, tout semble possible à l'intérieur de cet espace pourtant clos sur lui-même.

« Vraiment ?Je suppose que ces cafés n'offrent pas la consommation, et je suppose que tu serais ravi que je t'en paye un ?  J'aurais quelques conditions à ce sujet. »

Tu esquisses un sourire alors que tu observes ce bel étalon rebaisser sur son visage son chapeau. Ainsi il joue la carte du mystérieux. Ce n'est pas pour te déplaire, bien évidemment. Qui cracherait dans la soupe ? Tu te rapproches de lui, sans t'en rendre compte. Proposition on ne peut plus intéressante qui piquait à vif ta curiosité. Tu voulais voir ce qu'il avait à offrir et ce qui se trouvait derrière cette mystérieuse proposition. Décidément, c'était ton jour de chance. Quel client formidable tu avais là. Bien plus intéressant que certains autres hommes fondamentalement désespérés, cherchant entre les reins d'un inconnu la réponse ultimes à leurs questions existentielles et métaphysiques. Toi tu n'étais qu'un moyen pour eux de passer à autre chose, d'oublier leurs pensées les plus sombres.

« Bien évidemment, j'en serais honoré, comment pourrais-je refuser ? Un léger sourire, tirant à nouveau sur ta cigarette avant de la jeter au sol pour l'écraser. Et quelles sont vos conditions très cher ? Je suis toute ouïe. »

Tu te rapproches à nouveau de ce bel-âtre, observant de plus près ce visage mystérieux caché sous un feutre élégant. Pendant quelques secondes, tu te sens infiniment ridicule face à cet homme plein d'assurance. Et tu te sens soudainement flancher sous l'impossibilité à faire légitimement faire face à cet homme. Mais tu te ressaisis bien vite. Tu n'as pas d'autre choix que de te ressaisir. Tu passes ta langue sur tes lèvres, esquissant à nouveau un léger sourire en coin. Tu aimerais tellement qu'il ressente cette sensation d'infériorité qui s'est esquissé en toi en quelques minutes. Pourtant, tu as bien conscience de l'impossibilité à lui faire ressentir ce genre de sensation. Après tout, vous ne jouez pas sur le même plan. L'un est un gagnant, l'autre n'est qu'un joueur essoufflé par le jeu.

« Enchanté, je suis Vincent Dwight. Mes parents n'ont pas jugé nécessaire de me donner un second prénom. Je te prie de me pardonner en retour, je ne me suis pas présenté non plus. Et je dois avouer avoir été brutal dès le début, jeune homme. »

A ta main tendue s'ajoute celle de ce bel inconnu. Poignée de main virile et assurée. Tu ne détournes pas le regard, bien au contraire. Tu plantes ton regard dans ses pupilles et tu agites avec conviction vos deux mains, scellant en cela votre première rencontre officielle. Vos prénoms échangés, vous n'êtes désormais plus inconnu l'un à l'autre.

« Je suis enchanté moi aussi. Et nous vous en faites pas, je ne suis pas contre la brutalité. »

Phrase murmurée en échos à cette petite provocation. Ainsi il ne te voit que comme un petit jeunot. Triste image que tu renvoies de toi, pourtant tu ne peux nier le caractère enfantin de ton visage. Non, tu es encore un gamin, tu joues dans la cours des petits et pourtant tu rêves de celle des grands. Tu veux le défier. Il joue sur tes nerfs, il joue sur la corde sensible. Lui aussi veut jouer, tu ne peux en douter. Tu te stoppes au détour d'une rue. Un café.

« Je crois que nous avons trouvé notre lieu de rendez-vous idéal. »

Un léger sourire et tu pénètres dans l'établissement face à vous. Il y a peu de monde, la radio raisonne en fond sonore, et le barman semble en pleine discussion avec une habituée. L'odeur âcre du café se mélange à celle de l'alcool ainsi qu'aux vapeurs de tabac. La chaleur de ce lieu, pourtant, a quelque chose de fondamentalement rassurant. Tu esquisses un sourire à l'intention du barman et tu vas t’asseoir sur une banquette, tenue à l'écart du reste de la salle.

« Intime, n'est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Mar 28 Mar - 18:02

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache


Vincent ne jugea même pas nécessaire de répondre à ce que venait de dire le jeune homme près de lui. Il ne pensait pas être en mesure d'un jour s'adapter à cette vie grise et monotone. Les bombes deviendraient un décors, une habitude. Il n'apprendrait jamais à faire avec, et ne serait jamais chez lui ici. Chez lui, c'était les bateaux, c'était les immensités désertiques et les femmes aux couleurs de peau sombres. C'était la curiosité qu'il éveillait chez les enfants par la blancheur de sa peau... Chez lui, c'était le monde, c'était les voyages, il ne pouvait pas rester enfermé, il ne le supportait pas, et ne le supporterait jamais. Il avait eu vent des autres boucles, mais à quoi bon ? A quoi cela pouvait-il bien servir de changer, pour aller dans une autre prison ? Il n'avait pas le courage ni la motivation d'avoir encore une fois à s'adapter à un endroit, qui ne serait qu'une prison de plus. Il haussa alors seulement les épaules, dans un geste d'impuissance presque fataliste. Il voulait bien laisser planer le doute, il voulait bien essayer d'y croire, au moins l'espace d'un instant, cependant il n'y mettait pas autant de volonté que ce qu'il aurait dû. A quoi bon ? Il ne serait en sécurité que dans les boucles, et il n'en existait pas à sa connaissance qui lui permettraient d’interagir avec des êtres d'autres cultures, de s'immerger totalement. Bien évidemment, il rencontrerait des personnalités spéciales, comme semblait l'être Eustache, mais cela ne faisait pas un monde. Il n'avait pas besoin d'une goutte dans un univers, mais d'un univers entier...

Il emboîta alors le pas à Eustache, évoluant lentement dans les rues mornes en ressassant encore et encore, posant seulement parfois le regard sur cet autre dont le sourire n'avait pas d'explication. Il avait une bonne humeur qui le dépassait, et qu'il lui enviait, en quelque sorte. Il n'aurait pas aimé être ainsi, satisfait. Il aurait seulement aimé être capable de sourire, parfois, autrement que pour être cynique, ou pour faire bonne figure. Il fut néanmoins satisfait d'entendre le jeune homme dire qu'il était tout ouïe, il n'avait besoin d'aucun autre signal pour que ce sourire naisse sur ses lèvres. Il ressemblait à un politicien heureux de s'entendre dire qu'il avait le droit de faire passer cette loi qui allait l'enrichir alors que tous les autres allaient couler.

- Parfait, dans ce cas. Dit-il doucement. Première condition : Je ne veux pas qu'on s'éternise au bar, deuxième, je ne payerai pas plusieurs consommations. Il laissa un petit blanc s'installer. Et pour finir je veux que tu poses pour moi. Il jeta sa propre cigarette. Contre salaire, évidemment.

Il plongea la main dans sa poche pour en sortir son appareil photographique, qu'il montra rapidement au jeune homme avant  de le fourrer de nouveau dans sa poche, il savait que l'appareil qu'il avait ne devait pas trop être montré, il était plus récent que les appareils contemporains à cette époque, il était des années quatre vingt dix, qu'il avait eu la joie de connaître avant de se voir enfermé dans cette boucle absurde. Il l'avait conservé en arrivant ici, et il ne s'en séparerait pour rien au monde, il avait d'ailleurs conscience que pour la plus part des non initiés, il était très simple de détourner l'attention, en inventant une histoire. Il disait que c'était un modèle américain qu'il avait trouvé lors qu'un voyage, et ses interlocuteurs ne se posaient habituellement pas de questions.

En revanche, s'il s'était attendu à ce que Eustache lui réponde ça ! Il fallait bien l'avouer, ce jeune homme avait un répondant qui l'amusait, et il venait de laisser échapper un rire qu'il avait rapidement étouffé dans un raclement de gorge. Il n'était pas contre la brutalité n'est-ce pas ? Il n'imaginait pas à quel point cela lui donnait des idées fabuleuses pour des photographies, et il n'imaginait pas à quel point cela le mettait en joie. Il n'allait pas avoir de retenue, il n'allait pas mâcher ses mots, si le jeune homme lui laissait le droit à un peu de brutalité. Il était ouvertement provoquant, et en soit, cela lui plaisait de plus en plus. Il ne semblait pas s'être trompé, lorsqu'il avait pensé que le jeune homme serait un modèle parfait. Il tourna à peine le regard vers le café que Eustache lui désignait, bien trop concentré à détailler tous ses traits pour imaginer quelle source de lumière le mettrait le plus en valeur, quelle position lui donnerait le meilleur profil. Il ne le voyait presque plus que comme un objet, et le regardait comme on analyse une œuvre d'art, il s'imprégnait de ce que le jeune homme dégageait, se gorgeait de chaque angle de son corps, de chaque courbe, de chaque couleur présente... Il daigna finalement relever la tête pour regarder autour de lui lorsqu'ils furent dans le café, l'odeur prenante de ce dernier venant ravir ses sens. En effet, le lieu était idéal, et malgré la faible lumière, il se voyait déjà créer de superbes photographies ici. Lorsque le plus jeune se fut installé, il regarda un peu autour de lui avant de ôter son chapeau, le posant sur la table, ce après quoi, il sortit son appareil, et mit son œil derrière le viseur.

- On va jouer à un jeu, tu veux ? Demanda-t-il sans lever les yeux. Je veux que tu éprouves du désir pour l'appareil. Il tapota un peu ce dernier. Tu dois le séduire, le faire tien. Lance lui le regard qui le fera céder.

Il sourit en coin derrière son objectif, déjà, il prenait quelques photographies, avant même que Eustache ne se prête au jeu. Quel beau modèle faisait ce dernier... Tout à fait fascinant, et il jouait à la perfection. Il finit néanmoins par poser l'appareil, une fois qu'il eut obtenu ce qu'il voulait, et prit place à la table. Il sortit une cigarette, qu'il alluma tranquillement avant de poser son paquet d'allumettes sur la table, permettant ainsi au plus jeune de s'en servir s'il en éprouvait l'envie. Il l'invita ensuite à commander ce qu'il désirait. Il n'était pas des plus fortunés, loin de là, mais il avait quelques économies qui lui permettraient quand même de combler les désirs de Eustache, il en était certain.
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Ven 31 Mar - 20:03

CAUSE I AM A BAD BITCH
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Considérer la boucle comme une prison. C'est ce qu'elle était, une bien étrange prison dorée, sur mesure pour les êtres particuliers. Un havre de paix, de liberté qui s'est bientôt transformé en un cercueil à ciel ouvert. Au coeur de celui-ci, de nombreux individus évoluent. Le temps ne les attendra plus, et ils mourront pourtant tout de même jours après jours. Ces idées macabres passent un instant dans ton esprit pour finalement disparaître aussi vite qu'elles sont apparues. Tu es bien trop jeune pour penser à ton avenir. Tu agis encore comme un humain comme les autres, pauvre mortel que tu es, à évoluer au jour le jour. Peut-être est-ce pour cela que tu continues à racoler dans la rue. Peut-être est ce parce que tu en as besoin, pour encore te sentir humain, normal, bien que le terme de normalité semble fondamentalement désuet dans une telle situation. Pourriez-vous un jour vous considérer comme étant des individus normaux alors même qu'on vous définit comme particuliers ?

N'est ce pas en un sens ce que tout individu recherche dans la vie ? A être, particulier ? A être cet individu singulier, à être celui qui se démarque du reste du troupeau. N'est-ce pas là ton rêve le plus cher, tendre Eustache ? Ton immaturité laisse transparaître ce besoin irrémédiable d'être reconnu, d'être apprécié, de s'afficher comme un être singulier, à part entière. Sinon, pourquoi serais-tu aux côtés de cet homme, si ce n'est pour te sentir unique ?

La jeunesse te mène à ta perte. Douce illusion d'un pardon, d'un salut, au creux des reins d'un parfait inconnu.

Te voilà assit dans un bar insalubre, où toutes les odeurs se mélangent, se répondent et s'amplifient l'une en compagnie de l'autre. Le ciel gris d'une Londres en guerre plonge le taudis dans une ambiance plus intime, alors que les quelques lampes éclairent les diverses tables d'une lumière incandescente tremblante. Quoi de plus intime que cette salle étrange et sombre ? Et face à toi, baigné dans un clair-obscur tranchant, cet inconnu, ce Vincent et son sourire narquois, son air satisfait et ce regard tranchant. Tes quelques jeunes années ne font pas le poids face à un tel homme. Mais un client, et un client.

« Parfait, dans ce cas. Première condition : Je ne veux pas qu'on s'éternise au bar, deuxième, je ne payerai pas plusieurs consommations. Et pour finir je veux que tu poses pour moi. Contre salaire, évidemment. »

Tu acquisses d'un mouvement de tête affirmatif. Très bien, de toute façon tu ne comptais pas passer ta journée dans un tel lieu. Quand bien même tu souhaiterais avoir d'autres activités plus pressentes, il faut avouer que ce rendez-vous est bien la chose la plus palpitante de la journée. Mais qu'elle étrange proposition. Tu regardes cet appareil photo étrange, auquel tu finis par n'accorder que très peu d'importance, ne t'y connaissant pas en photographie. Jamais on ne t'avait demander de poser. Tu ne saurais t'y prendre correctement, mais contre monnaie sonnante et trébuchante, comment refuser ? C'est un travail bien moins éreintant que te propose cet exceptionnel client.  

« Ne dit-on pas que le client est roi ? Je suis à votre disposition. »

Sourire en coin et clin d'oeil. Comment mieux cacher la moindre angoisse, crainte, que sous les traits d'un homme déterminé, sur de lui ? Jamais tu n'avais eu à poser pour qui que ce soit. Tu n'avais même jamais envisager être assez beau pour prétendre un jour passer devant un objectif. Tu aimais t'exhiber, mais de là à approfondir à ce point ce narcissisme… Non jamais, jamais tu n'y avais songé. Mais ce n'est, au fond, pas pour te déplaire. Tu te sens presque flatté d'une telle demande. Si tu étais bien moins sur de toi, tu aurais probablement rougis. Mais tu te contentes de cet air aguicheur.

«  On va jouer à un jeu, tu veux ? Je veux que tu éprouves du désir pour l'appareil. Tu dois le séduire, le faire tien. Lance lui le regard qui le fera céder. »

La voix soudainement si directionnelle de Vincent te fait frémir. Du bas des reins jusqu'à la pointe du haut de la nuque, ton corps entier est parcourut par un frisson. Il t'impressionne, malgré tout ce que tu pourrais dire. Il est intimidant de par cette assurance qui émane de lui. Le ton de sa voix, son regard, ses gestes… Tout montre un contrôle absolu de lui-même. Contrôle qui s'étend jusqu'à toi. Il pourrait faire de toi ce qu'il souhaite. Tu le sens. Tu te sens flancher face à lui. Mais c'est un sourire, passablement gêné qui lui est adressé. Tu prends une grande inspiration et tentes de lui rendre ce regard si intimidant. Tu t'en amuses, ondulant ton corps face à lui, variant les expressions faciales, ajoutant une morsure de lèvres par-ci, par-là, entrouvrant tes lèvres, fermant les yeux. Tu oublies un instant le bar autour de vous, liant avec la personne d'arrière l'appareil, plutôt qu'avec celui-ci, un dialogue silencieux, une vaste parade amoureuse. Tu es probablement ridicule mais tu n'y prêtes pas attention, jouant la carte de la séduction avec ce client singulier, imaginant par la même ces choses interdites pour lesquelles on te paye habituellement. Tu ne saurais dire si toutes ces manœuvres ont un effet réel sur lui. Tu serais flatté que oui. Tu désirerais que oui. Mais impossible de le remarquer. Vincent a le visage camouflé par cet encombrant machin qui fait obstacle à cette conversation silencieuse.

Alors que Vincent décrétait la séance terminée, il s'installait face à toi. L'imitant, tu tires de ta poche une blonde que tu pinces entre tes deux lèvres. Tu saisis le paquet d'allumettes que tu fais tout d'abord tourner entre tes mains.

« Je prendrais la même chose que vous. De l'alcool, de préférence, évidemment. »

N'est pas poule de luxe qui veut. Tu sais encore te faire entretenir. Tu joues le dur alors qu'en réalité tu brûles déjà d'une ardente curiosité à l'égard de cet hôte.

« Suis-je un bon modèle ? Vais-je devenir votre muse ? J'en serais ravi… »

Demande à peine susurrée et léger sourire, dissimulé derrière une cigarette à peine allumée sur laquelle tu tires longuement avant de rejeter en direction de la lampe au dessus de vous la fumée. Tu t'amuses à créer quelques ronds de fumées, pour épater la galerie, une fois de plus.

« Cela vous arrive souvent de photographier de beaux inconnus de la sorte ? Pas que je sois jaloux, non, du tout. Je serais plutôt du type exclusif. »

Tu fermes les yeux en appuyant ta joue sur le bras replié sur la table. Pendant quelques secondes tu te laisses envahir par l'atmosphère du lieu. Tout semble si calme. Tu oublies un instant la présence de Vincent, profitant de la chaleur du lieu, de l'odeur de l'alcool, du café, de la cigarette. Tu te sens encore si profondément humain, et vivant.
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Lun 3 Avr - 18:00

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache


Dans le bar à la quiétude illusoire où il se trouvaient, Vincent n'avait esquissé qu'un demi sourire à l'attention du gérant de l'établissement, qui les avait salués à leur entrée, et dans une attitude presque surjouée, il avait consciencieusement ignoré les regards interrogateurs qu'ils pouvaient s'attirer. Lui ne pensait qu'à sa propre passion, et ce que les autres pouvaient bien s'imaginer lui passaient au dessus de la tête avec le toupet d'un ouragan au dessus de la mer. Il avait néanmoins haussé un sourcil amusé à la réponse de Eustache à sa proposition. Le client était roi ? Il ne savait pas ce qu'il venait de lui promettre, il le ferait sien, ne serait-ce que l'espace d'une soirée, le jeune homme devenait objet, et il saurait s'en servir, à n'en pas douter. Il avait déjà à l'esprit quelques mises en scènes très poussées, qu'il se garderait bien de lui annoncer jusqu'au dernier instant. Ces clichés seraient sa petite fierté personnelle, et il n'était pas question qu'il les vende ou les montre à qui que ce soit. Il les garderait jalousement dans son appartement. Il reprenait goût à la photographie de part cette idée, et il n'allait pas cracher sur cette occasion. Jamais il n'avait prit en photo de modèles avant, il avait bien sûr prit des êtres humains, mais il faisait ça dans le but de créer un documentaire, comme s'il s'était agit d'animaux. Là, il allait sublimer le corps, le montrer dans toute sa force et toute sa faiblesse. Comme l'avait si bien dit Eustache, il était à sa disposition, et le plus jeune ne mesurait sans doute pas à quel point Vincent prenait cette déclaration au pied de la lettre. La modernité anachronique de son appareil lui permettrait de prendre des photographies sur l'instant, ce qui n'aurait pas été possible avec le reste de son matériel. Il lui fallait néanmoins être rapide, il savait que les piles n'allaient pas être éternelles, et qu'il ne serait pas en mesure d'en trouver de correspondantes à cette époque. Il en avait emporté un petit paquet, mais il était déjà arrivé au bout. Eustache lui permettrait d'utiliser pleinement ses dernières batteries, et de faire quelques dernières photographies digne de ce nom. Il n'avait donc pas attendu très longtemps avant de dégainer son appareil, et malgré sa concentration à toute épreuve, il ressentit une joie immense lorsqu'il constata que le jeune homme se prêtait bien au jeu. Il serait un sujet des plus intéressant, il était maintenant certain que Eustache serait certes son premier modèle, mais un des meilleurs.

Une fois la séance terminée, il veilla à bien éteindre son appareil avant de le remettre dans sa poche, il ne voulait pas prendre le risque qu'une goutte de quoi que ce soit ne vienne se glisser sur ce dernier, il ne s'en remettrait pas. Il prit donc place près du plus jeune et croisa les jambes presque élégamment, et lorsque le serveur vint vers eux, il lui commanda deux whisky, il fallait bien un alcool fort, au moins, pour faire passer ces journées froides et maussades en ce monde, or, il ne se serait jamais abaissé à commander un verre de Gin ou de Vodka. Il aimait les alcools purs, ambrés, qui laissaient un goût agréable en bouche, et même s'il savait très bien qu'avec la pénurie, sous le couvert de son bar, le serveur verserait de l'eau dans leur verres pour couper le whisky, il préférait avoir une bonne base, plutôt que quelque chose de mauvais, sur lequel on rajoutait de surcroît de l'eau. Il eut néanmoins un léger rire presque dédaigneux à ce que venait de dire Eustache et lui glissa un regard presque paternaliste.

- Ma muse ? Comme tu y vas. Dit-il avec un sourire en coin. Il faudrait t'en montrer digne, tu es sur la bonne voie, persévère dans l'effort.

Il eut un autre sourire amusé et remercia d'un mouvement de tête le serveur qui venait de poser les verres devant eux, le payant dans l'immédiat, ce qui leur laisserait l'occasion de quitter l'établissement à n'importe quel moment sans avoir à se soucier de quoi que ce soit. Ce jeune homme pourtant, l'amusait autant qu'il l’intriguait, et il observa les ronds de fumée s'élever d'un œil presque expert. Il imaginait quel genre de photographies faire avec une telle compétence, quel genre de lumière il faudrait qu'il apporte, pour que la scène soit prise au mieux, et bien sûr, que seul son appareil actuel pourrait prendre, son vieil argentique n'était pas assez rapide pour prendre un cliché avant que les ronds ne soient détruits. Il prit donc à son tour une cigarette qu'il alluma prestement, il n'allait pas essayer de faire des ronds cependant, il n'en avait jamais fait, et n'allait pas se rendre ridicule en voulant copier ce que Eustache faisait. Il savait quand même admettre qu'il y avait certaines choses qu'il ne savait pas faire, même si c'était compliqué pour lui de l'admettre. Il but ensuite une longue gorgée de whisky, et ferma les yeux pour savourer au moins un peu le goût de l'alcool. Il eut néanmoins un rire clair lorsque Eustache prit de nouveau la parole.

- Pour être honnête, c'est la première fois que je fais ça, j'ai plus pour habitude de prendre en photo des paysages. Avant d'être enfermé dans cette boucle, j'ai fait beaucoup de voyages. Il eut un léger sourire. L'Afrique, principalement, ses étendues de sable et ses tribus toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Il eut un sourire en coin un peu fier, il ne manquait jamais de se mettre sur le devant de la scène quant à ses voyages, et aimait en parler. Il voulait voir les autres rêver, se penser capables de vivre dans un univers similaire. Il enjolivait souvent les choses, que qu'elles deviennent plus intéressantes, et faisait de sa vie là bas un conte de fées. Il n'en avait pas honte pourtant, il ne faisait que raconter de manière lyrique, jamais il n'inventait à proprement parler.

- En ce qui concerne l'exclusivité... Ajouta-t-il après une gorgée de plus de son breuvage. Je ne pense pas que tu puisses l'obtenir, à moins que tu ne puisses me prouver que tu es indispensable.

Il eut un sourire presque carnassier, il voulait bien voir ça, au final. Un jeune homme se démenant pour obtenir l'exclusivité de devenir la muse de ses photographies. Peut-être se laisserait-il tenter, a un moment où un autre ? Il n'attendait que de voir la suite. Il finit néanmoins par écraser sa cigarette pourtant à peine consumée et croisa les bras sur la table, plongeant son regard dans celui du plus jeune.

- Dis moi.. Dit-il en un murmure. Jusqu'où iras-tu pour me plaire ?

Il eut un sourire fier de lui, et sans se redresser, il tendit le bras pour doucement replacer une des mèches de cheveux de Eustache qui ne semblait pas vouloir répondre à la discipline. Il voulait lui montrer un rapport de dominant à dominé, le plus jeune aurait beau tenter le diable pour devenir son préféré, il n'en resterait pas moins son objet.
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Sam 8 Avr - 22:08

CAUSE I AM A BAD BITCH
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back in the 1940's

Ce petit jeu de séduction n'était pas pour te déplaire. Tu te sentais étrangement désiré. Jouer le modèle était étrangement satisfaisant. Un bon moyen de flatter ton ego. Ce jeune inconnu venait de gagner ta plus sincère affection. En plus d'être terriblement attirant, celui-ci a les mots pour te séduire. A quoi joue-t-il ? Impossible de le savoir. Son regard est impénétrable. On voudrait y lire l'histoire toute entière de sa vie mais impossible de percer ce voile de mépris. Son assurance est visible au creux de chaque traits de son visage. Pourtant, te voilà, bien droit, te tenant à ses côtés, soutenant ce terrible regard qui te transperce de toutes parts. Tu te sens si jeune, si frêle. Oserait-il te briser d'un geste agile ? Pourrais-tu résister à un tel individu ? Ton jeune âge t'empêchait d'envisager clairement la situation. Il était le dominant et toi, pauvre proie à ses pieds, tu laissais le piège se refermer sur toi. Ton adversaire est bien trop agile, il laisse planer entre vous cette sensation absolue de contrôle. Tu penses mener la danse, tu en serais presque sur. Pourtant son regard trahit sa confiance. Le tango dans lequel vous êtes engagés est mené par ce beau brun et toi, tu te laisses entraîner au rythme de ses mouvements. Il sait ce qu'il fait, c'est un jeu auquel il a déjà joué, et toi mon petit, tu te laisses dévorer par le grand méchant loup.

Oserais-tu nier que tu n'aimes pas ça ? Ce frisson de danger, pimenté par l'interdit. Quel âge a-t-il ? Il semble bien plus âgé que toi. Ce n'est pas pour te déplaire. Cela ajoute du piment à tout cela. Il suffirait de lâcher la bride, de se lover contre lui, de s'abandonner, entièrement.

«  Ma muse ? Comme tu y vas. Il faudrait t'en montrer digne, tu es sur la bonne voie, persévère dans l'effort. »

Tu balayes d'un geste de main le rire méprisant de ton bel inconnu, te contentant comme réponse de saisir ton verre pour en avaler une gorgée, tout en maintenant habilement ta cigarette en l'air, laissant celle-ci se consumer bien rapidement. Se faisant, se crée entre vous un épais voile de fumée, derrière lequel tu camoufles ton sourire, passablement gêné, impressionné.

« Pourquoi pas ? Je préfère viser haut ! »

Tu n'as jamais été satisfait du minima. Il t'en a toujours fallu plus. Tu voulais encore et encore, quitte à tout perdre pour atteindre des sommets. Tu n'en as jamais eu peur. On dit que la volonté permet d'accomplir des choses exceptionnelles. Toujours est-il que, tu te retrouves coincé dans un boucle temporelle, et que tu n'es qu'un minable petit chien, remuant fidèlement la queue. Tu n'as pas réalisé des merveilles. Tu t'es bercé longtemps d'illusions. Mais tu es un être on ne peut plus banal. La jeunesse et ses possibilités infinis ont eu raison de toi et toi, idiot que tu es, tu t'es lové au coeur de ces rêves que tu construisais autour de toi.

« Pour être honnête, c'est la première fois que je fais ça, j'ai plus pour habitude de prendre en photo des paysages. Avant d'être enfermé dans cette boucle, j'ai fait beaucoup de voyages. L'Afrique, principalement, ses étendues de sable et ses tribus toutes plus intéressantes les unes que les autres. »

Tiens donc. Ainsi le mystérieux inconnu venait de piquer ton attention. Dégageant de ton visage ta blonde que tu viens coincer entre tes lèvres, tu plonges ton regard dans le sien. Exotique. Ce jeune homme n'était décidément pas comme les autres. Raison de plus pour t'abandonner à ses moindres désirs. Tu te rapproches un peu plus de lui, tirant à nouveau sur ta cigarette.

« Que c'est exotique ! Qu'elle bien triste idée que d'être venu s'enterrer à Londres après de tel voyage. N'est-ce pas malheureux ? Pourquoi donc être ici alors que vous pourriez vous épanouir dans ces étendues de sable infinies ? »

Tu es bien trop curieux et tu en souris, t'extrayant de l'attraction magnétique de son corps. Il est attirant et te voilà glissant dans ses filets. Le piège se resserre et ton coeur, lui, en fait de même. Tu détournes le regard, plongeant ta main à la recherche de ton verre. Une fois celui-ci saisit, tu avales à une gorgée de plus, savourant chacun des arômes de cet alcool devenu bien rare en temps de guerre. Difficile à croire que quelques mètres plus loin, la guerre bat son plein. Et vous, insouciants, vous papillonnez dans l'ombre d'un bien piteux café.

« En ce qui concerne l'exclusivité... Je ne pense pas que tu puisses l'obtenir, à moins que tu ne puisses me prouver que tu es indispensable. »

Un rire s'échappa de tes lèvres alors que tu écrases le reste de ta cigarette. Il te testait. Encore une fois il semblait vouloir te faire croire que tu étais celui qui dirigeait tout cela. Tactique on ne peut plus efficace. Tu t'aveuglais, croyant être capable de mener la danse, alors que tu ne sais en aucun cas danser. Tu serais plutôt le genre de personne à écraser les pieds de tes compagnons. Il te donnait les reines pour mieux les reprendre.

« N'avez-vous pas déjà remarquer comme je suis exceptionnel ? Je suis plus qu'indispensable, chéri. Je suis irremplaçable. »

Ton regard fier soutient le sien. Pourquoi pas jouer à son jeu ? Aurais-tu peur de te brûler ? Tu te rapproches à nouveau de lui. La lumière creuse le moindre de ses traits. Il n'en est pas moins attirant. L'âge ne semble avoir eu aucun impact sur son visage et ses prunelles semblent à elles seules te percer de part en part. Ton rire ponctue cette phrase terriblement effrontée, mais tu ne plies pas et te tiens bien droit, affirmatif.

« Dis moi.. Jusqu'où iras-tu pour me plaire ? »

Sa voix… Et ce geste… La douceur de sa paume contre ta joue brûlante. Ton corps entier est parcouru par un bref frisson. Ton souffle s'est interrompu, tu n'as pu l'en empêcher. Ton coeur loupe un battement. L'espace de quelques secondes tu t'es affaibli. Pourquoi diable un tel contact te ferait un tel effet ? Tu te mords la lèvre. Son visage est si proche que tu sens sa respiration.

« Qu'aurais-je à faire ? »

Tu te rapproches de lui, brisant par la même cette espèce de gêne qui pendant un instant s'est saisie de toi. Tu ressens la chaleur de son corps et son parfum te parvient avec une plus forte intensité. Un parfum fort, entêtant, obsédant. Tu fermes les yeux un instant, suspendu à cette odeur. Tu finis par sourire et attraper ton verre pour en boire une nouvelle gorgée.

« Surprenez-moi... »

Le défis est lancé.  
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Lun 10 Avr - 23:56

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache



Préférer viser haut, cet enfant avait une bonne philosophie de vie, pourtant. Vincent était presque déçu de le voir s'abandonner ainsi, derrière des mots qui lui semblaient vides de sens tant ils semblaient sans substance. Que cherchait-il à faire, à dire ce genre de choses en se dissimulant derrière une volute de fumée ? Il n'irait jamais aussi haut que ce qu'il le souhaitait, quand bien même il essayait de toutes ses forces. Le plus vieux allait certes essayer de l'y aider, de le pousser un peu, de l'aider à se montrer muse comme il le souhaitait, cependant, il n'allait clairement pas lui donner toutes les cartes en main. Cela aurait été bien trop facile, et il n'aurait sans doute pas une main tendue pour venir l'aider à s'élever à chaque fois. Vincent se sentait presque l'âme magnanime, pour une fois. Cela n'était pas dans ses habitudes, lui, préférait écraser du pied la personne devant lui, la mettre à bas, pour s'élever au dessus d'elle, et ces pauvres êtres se laissaient faire sans rechigner. Il savait qu'il le devait en grande partie à ses origines, qui lui conféraient une éloquence dont il était fier. De plus, il n'allait pas être confiant au point de penser qu'il ne devait sa maîtrise des autres qu'à sa manière de s'exprimer. Sans s'en venter, il avait conscience d'être un homme agréable à regarder, et lorsque sa cible était sensible à ses charmes, les choses devenaient bien plus faciles encore. Avec Eustache, les choses semblaient presque trop faciles. Il était facilement malléable, ou alors, il donnait très bien l'impression de l'être. Comme il avait pu lui-même l'être par le passé.

- Vise haut, tu as raison.
Dit-il donc néanmoins. Ça peut te mener à de grandes choses, comme à rien du tout. Il inclina un peu la tête sur le côté. Mais tant que tu auras fait de ton mieux, tu seras satisfait, même si le mieux n'était pas assez. Du moins, il faudra que tu apprennes à t'en satisfaire.

Il se servit une nouvelle cigarette, ainsi qu'une nouvelle gorgée de sa boisson, avant de s'abandonner à l'auto encense en parlant de l'Afrique. Cela faisait toujours mouche, et il le savait. Il avait fait des choses dont peu de gens pouvaient se targuer, et il aimait à le faire savoir. Il fut donc plus qu'heureux de constater que Eustache, dans toute cette fausse candeur qu'il décelait en lui, avait été impressionné. La question, elle, le fait se renfrogner légitimement, et ses yeux couleur azur se posèrent sur le plus jeune, inquisiteur. Pensait-il qu'il avait réellement eu le choix ? Qu'il avait préféré se terrer ici plutôt que de retourner à sa belle Afrique ? Il croisa donc les doigts, posant son menton sur ses mains pour le fusiller du regard.


- Les choses ne se passent pas toujours comme on l'entend. Il écrasa sa cigarette. Si tu veux aller haut, et loin, commence donc par apprendre à poser les bonnes questions.

Il avait eut un léger sourire en coin, qui se voulait un peu rassurant. Il ne voulait pas lui faire peur, ni faire en sorte qu'il se sente mal à l'aise. Il voulait un objet en bon état, il n'était pas question qu'il brise quoi que ce soit dans ce petit cœur trop jeune. Cela dit, ce petit avait de l'humour, il fallait bien l'avouer, et Vincent ne put retenir un rire amusé à sa déclaration, surtout suivie de ce regard fier. Exceptionnel ? Rien que cela. Il avait du toupet, il lui accordait bien cela, mais il n'y avait pour le moment rien d'autre d'exceptionnel que le fait de vendre son corps au plus offrant, alors qu'il aurait pu s'en sortir autrement, Vincent n'en doutait pas. La facilité, peut-être ? Il n'aurait pu en juger, ne connaissant ni l'histoire ni la mentalité de Eustache, il n'allait pas sauter aux conclusions hâtives. Cependant, Vincent avait apprit à ses dépens que personne n'était irremplaçable, et s'il n'allait pas dire quoi que ce soit, il souhaitait bon courage à Eustache s'il le pensait réellement, et que tout cela ne faisait pas simplement partie d'un jeu absurde.

Vincent avait néanmoins remarqué le souffle court de Eustache, et ses pupilles s'étaient un peu rétrécies, comme un félin en chasse. Oh, il avait besoin de contact, n'est-ce pas ? Sa proie n'était plus aussi farouche que ce qu'elle avait pu être par le passé, et si cela l'aurait presque déçu, il n'en était pas moins fier. Il se recula néanmoins A la question de Eustache et roula des yeux en récupérant son chapeau, qu'il replaça sur sa tête, même s'il savait que cela ne se faisait pas dans un lieu public.

- Oh, il faut en plus que je te guide ? Et tu penses être exceptionnel et indispensable ?

Vincent lui offrit un sourire à la fois déçu et vain. Il ne comptait pas abandonner là, il avait bien conscience que Eustache aurait besoin d'être poussé, et il allait le faire. Il allait le faire aller de son plein gré dans ses derniers retranchements, jusqu'à lui faire faire volontairement des choses dont il aurait honte le lendemain, il se le promettait.

- Cela dit, je me sens l'âme étrangement magnanime aujourd'hui. Dit-il en finissant son verre d'un trait. Alors je vais te donner une seconde chance de prouver que tu es réellement ce que tu prétends, et ce sous le regard de mon ami ici présent. Il tapota doucement son appareil photographique dans sa poche. Aller, suis moi.

N'attendant pas plus, Vincent prit la direction de la sortie en ayant récupéré ses maigres possessions. Il ne jugea pas nécessaire d'une fois encore remercier le serveur, et comptait juste guider Eustache jusqu'à son appartement. Il n'allait pas immédiatement lui demander de se coucher nu sur les gravas, il lui fallait un peu plus de temps, et dans l'idéal, que l'idée vienne du plus jeune lui-même. Il avait envie qu'il lui propose des choses improbables, qu'ils repoussent les limites du bon goût et de la bienséance. Il voulait du nu et du sang, il voulait des larmes et de la colère. Il en avait assez de ces modèles qui n'avaient d'intérêt que leur belle tête, et il avait trouvé en Eustache l'objet parfait. Il était magnifique, objectivement, il l'était, et Vincent pourrait transformer le beau en laid grâce au contextes, aux ombres et lumières.... Dieux, qu'il était impatient, et lorsqu'il poussa sa porte, s'effaçant pour laissait le plus jeune entrer, il lui fit un léger sourire empli d'intérêt.

- Bienvenue dans mon antre. Il ôta son chapeau et sa veste. Mets toi à l'aise, je ne voudrais surtout pas incommoder mon... invité.
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Mar 25 Avr - 15:30

CAUSE I AM A BAD BITCH
Vincent & Eustache

back in the 1940's

Ce jeu où l'envie et la passion se mêlent. Ton cœur ne cesse de cavaler, sans même te consulter. Jeune vierge effarouchée tombée dans les pattes du grand méchant loup. Celui-ci te dévore du regard, te voilà nu sous son objectif. Tu ne supportes pas cette fragilité et pourtant Dieu sait que tu t'y complais. C'est plus fort que toi. Tu te sens étrangement désirable, alors même que l'homme à tes côtés ne t'a fait aucune avance. Non c'est parce qu'il te repousse que cette tension est palpable. Elle est là, comme un fil invisible et elle se tord à chaque parole échappée. Sa douce mélodie est électrique. Elle te fait frémir comme un jeune et farouche animal. Tout semble possible alors que son rythme valse en harmonie avec des échanges acidulés. Elle grandit, elle gronde, elle frémit. Douce ambiance fiévreuse.

«  Vise haut, tu as raison.  Ça peut te mener à de grandes choses, comme à rien du tout. Mais tant que tu auras fait de ton mieux, tu seras satisfait, même si le mieux n'était pas assez. Du moins, il faudra que tu apprennes à t'en satisfaire. »

Voilà surement une bien belle philosophie de vie. Savoir se satisfaire de ce que l'on obtient. En es-tu seulement capable ? Tu es un gamin bien immature. Tu en as conscience. Peut-être est ce parce qu'on te l'a constamment répété. Tu as tord de t'acharner dans la direction contraire empruntée par chacun. Tu aimes ces sentiers déviants. Tout semble plus beau, plus vert, plus attrayant, que la voie empruntée par tous. Et pourtant te voilà, vendant ton corps au diable en personne, te vautrant dans une certaine luxure. Le péché est imprimé dans la profondeur de ta peau, elle en a l'odeur. Pourquoi vouloir vivre dans le bien quand le mal semble être bien plus amusant ? Pourquoi s'ennuyer d'une vie plate et sans intérêt quand tout brûle près de vous d'une passion à laquelle les seuls initiés ont accès. Vivre le risque, le frisson de l'interdit.

« Le jeu serait bien différent si on avait conscience que nous pouvons tout perdre à tout instant. C'est en cela qu'il est d'autant plus jouissif de vivre toujours de choses que ceux à quoi nous sommes destinés. »

Fervent joueur sur l'échiquier du monde moderne. Attention à ne pas brûler des ailes, pauvre ange déchu. As-tu un jour goûter à la lumière d'une pureté absolue ? As-tu seulement un jour voulu suivre le destin que l'on avait prévu pour toi ? Jamais tu n'auras rendu tes parents fiers. Tu es probablement leur plus grand désarroi. Et ton père. Avoir un fils homosexuel. Aurait-il pu connaître plus grande honte ? Tes lèvres pincent ta cigarette. Tu fermes les yeux un instant. Imaginer vivre ailleurs. Un autre pays aurait peut-être accepter la folie qui brûle en toi, ces pulsions apparentées à de l'animalité. Tu envies Vincent. Celui-ci a voyagé en Afrique. Ce doit être un continent extraordinaire, si riche. Mais la chaleur t'aurait probablement accablé. Tu es un animal des basses températures. Londres semble être la balance idéale. Ni trop froid, ni trop chaud. Voilà bien une chose dont tu n'as pas à te plaindre. Bien que l'ambiance pluvieuse devient vite mélancolique.

« Les choses ne se passent pas toujours comme on l'entend. Si tu veux aller haut, et loin, commence donc par apprendre à poser les bonnes questions. »

Tu grimaces, observant son mouvement pour écraser sa cigarette. Le pauvre se la joue renfermé sur lui-même. Le pauvre ne supporte pas parler de choses sensibles. Quel dommage. Tu touches un point sensible. Il semble vouloir t'empêcher d'atteindre ce qui le constitue. Il détourne l'attention. Bien trop simple de projeter la conversation sur toi. Tu souris et tu portes ton regard sur la rue derrière cette vitre salie par le temps. Pourtant tu ne pouvais ignorer ce sourire qu'il t'avait retourner. Sûrement la première fois qu'il te souriait aujourd'hui. Ce sourire n'était pas pour te déplaire, bien au contraire. Il donnait à son visage une dimension totalement différente. Il semblait tout à coup plus doux. Il balayait cet aspect carnassier pourtant installé au creux de ses traits depuis que tu l'as rencontré. Tu aimais jouer avec les mots et tu te sentais étrangement confiant face à lui. Tu jouais avec lui, comme il jouait avec toi. Proie facile pour un prédateur gigantesque. Entre ses mains tu n'étais qu'un jeune homme sans arrière plan, sans force à proprement parler.

Il avait perçu le battement raté de ton coeur et tu t'en voulais terriblement. Tu venais d'admettre une certaine faiblesse au contact de l'affection que tu lui portais. Tu te sentais fondamentalement coupable et tu détournais le regard. Il ne fallait absolument pas qu'il croise à nouveau ton regard. Tu avais besoin de respirer, de passer à autre chose. Il semblait impossible d'y échapper. Sa présence était magnétique. Tu voulais rester là. Près de lui. Profiter de sa chaleur corporelle, de sa gigantesque aura. Tu sentis son corps s'échapper du tiens. Tu tournes à nouveau ton regard vers lui. Son chapeau posé sur la tête, celui-ci se redressa.

« Oh, il faut en plus que je te guide ? Et tu penses être exceptionnel et indispensable ? »

Son sourire était bien trop touchant. Encore une fois ton corps échappa à un battement et tu pris une grande inspiration.

« Je ne suis encore un jeune modèle, je suis si peu inexpérimenté »

Tu te mis à rire pour finalement avaler les quelques précieuses gorgées d'alcool qui restaient au fond de ton verre.

« Cela dit, je me sens l'âme étrangement magnanime aujourd'hui. Alors je vais te donner une seconde chance de prouver que tu es réellement ce que tu prétends, et ce sous le regard de mon ami ici présent. Aller, suis moi. »

Suivre un inconnu. Tu esquisses un sourire. Voilà encore le danger, il est là. Tu ne saurais dire pourquoi mais tu sentais l'obligation de poursuivre cet homme. Comme si votre entrevue dans ce bar n'avait été que l'avant-goût d'une chose plus grande. Tester des limites. Voilà peut-être le but de ce tête à tête rapide. Tout semblait si bref. Il fallait quelque chose de plus. Il fallait que cela continue  et tu le désirais, profondément. Et il partit avant toi. Il se faufilait hors du bar avec une grâce certaine. Il n'était qu'un spectre, qu'un fantôme venu de plus loin. Hors de la pièce, il semblait n'avoir jamais existé. Pourtant tu le poursuivais, t'acharnant dans ta grande curiosité. Tu le suivais, peu importe où il allait, peu importe ce qu'il avait en tête. Tu t'en fichais pas mal à vrai dire. Tu voulais, tu désirais voir cet homme encore et encore. Et puis tu voulais ton argent, simplement. Tu ne faisais pas ça juste pour le plaisir.

Arrivé chez cet inconnu, tu ne peux t'empêcher de regarder tout autour de toi. Tout semble familier. Son odeur est partout autour de toi. C'est sûrement l'une des choses que tu aimes le plus en découvrant l'appartement d'une nouvelle personne. Tout semble fondamentalement familier. Tout semble avoir toujours été là et toi, au centre, avoir toujours participé à toute l'atmosphère du lieu.

« Bienvenue dans mon antre.Mets toi à l'aise, je ne voudrais surtout pas incommoder mon... invité. »

Tu ne peux t'empêcher de sourire. Tu t'approches du canapé et tu t'y allonges de tout ton long, plongeant ton regard en direction du plafond blanc. Pendant quelques minutes tu te contentes d'écouter ta respiration. Ton coeur s'est calmé, Dieu merci. Tout semblait très calme. Tu jettes un coup d'oeil à Vincent.

« Je suis à l'aise, ça y est, merci »

Comme un gamin tu te vautres dans ce canapé terriblement confortable. Un rire échappe de tes lèvres alors que tu te relèves et tu poses ta tête sur le dossier du canapé. Tu plonges ton regard dans le ciel, mord tes lèvres avant de détourner à nouveau le regard.

« Vous semblez ne manquer de rien ici, ravi d'avoir choisi le bon client »


Réflexion fondamentalement stupide mais c'était plus fort que toi. Cela t'as simplement échappé. Pourtant tu te demandes pourquoi tu es là. Tu te demandes ce que tu fais ici, ce que prévoit pour toi Vincent. Tu n'aimes pas ce sentiment d'incertitude. Pourtant il faut bien que tu attendes. Tu es à sa disposition, après tout.

« Que puis-je donc faire pour vous ? Dites moi tout. »
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Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

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Dernière édition par Eustache W. Heddington le Ven 30 Juin - 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Jeu 27 Avr - 19:38

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache



Vincent leva un sourcil presque intrigué à la réflexion que venait de faire Eustache. Lui, avait parfaitement conscience qu'on pouvait tout perdre à chaque instant c'était précisément ce qu'il lui était arrivé, et la raison pour laquelle il était bloqué dans cette boucle qui n'avait aucun sens. Il avait été heureux, avait pensé qu'il pouvait enfin s'adonner à ce qu'il voulait : Le journalisme. Il s'était fait un nom, il avait été présent à la télévision, et soudain quoi ? Sa spécialité avait décidé de se montrer, au moment même où il était sur le petit écran. Il avait donc fallu qu'un Ymbryne s'en mêle, et qu'il ne se retrouve dans cette boucle dévastée qui lui rappelait un peu plus chaque jour, tout ce qu'il manquait. Tout ce à quoi il avait pu prétendre, tout ce qu'on lui avait volé. Donc, oui, il avait conscience qu'on pouvait tout perdre à chaque instant, néanmoins, il n'allait pas non plus contre le destin. Le destin impliquait une certaine forme de liberté, dans les mouvements et les actes, cette boucle brimait le tout. Le destin avait-il voulu cela ? Il en doutait, il ne savait pas s'il aurait été juste de blâmer l'univers entier pour son propre désarroi, mais qui blâmer d'autre ? Il ne pouvait en vouloir aux Ymbrynes, qui ne cherchaient qu'à les protéger, les autres syndrigastis étaient dans le même bateau que lui, et les humains n'avaient même pas conscience de ce qui se déroulait autour d'eux. Il ne pouvait donc blâmer que le monde lui-même, dans tout ce qu'il avait d'inégal.  

Vincent ne jugea donc pas opportun de répondre à Eustache, se contentant de lever un peu son verre vers lui, lui faisant comprendre dans les gestes qu'il était d'accord avec sa manière de penser, mais qu'il n'avait rien à ajouter à ce sujet. De toute manière, le petit jeu du chat et de la souris qui se déroulait présentement était bien plus intéressant qu'un débat philosophique qu'il n'avait pas le moins du monde envie d'avoir. Il voulait que Eustache se défende de ce qu'il venait de lui dire, savait qu'il le ferait. Il se demandait simplement sous quelle forme. Oh, il allait jouer l'innocence alors ? Vincent eu un nouveau sourire, un peu plus amusé cette fois. C'était presque touchant, et si le photographe n'avait pas vu là une quelconque pirouette lui permettant de ne pas paraître complètement ridicule, il aurait presque pu avoir pitié de lui. Cela confirmait cependant la tirade qu'il avait eue juste après : il voulait bien lui laisser une seconde chance.

Il le guida donc jusqu'à chez lui, dans un silence qui aurait presque pu être inquiétant, les bombes sifflaient toujours dans leur dos, mais elles semblaient être les seules créatures à pouvoir produire un quelconque son, elles en devenaient presque vivantes, et dans toute la poésie que cela pouvait avoir, c'était proprement terrifiant. Vincent avait donc ouvert la porte pour laisser Eustache entrer, tout en lui indiquant qu'il pouvait se mettre à l'aise.. Il n'avait cependant pas pensé qu'il se mettrait autant à l'aise. Il avait songé qu'il enlèverait sa veste et irait s'asseoir comme quelqu'un de civilisé, non pas qu'il irait se vautrer dans son canapé ! Vincent décida néanmoins de ne pas s'en formaliser, et enleva sa propre veste avant d'aller se chercher un verre de whisky, celui là n'était pas coupé à l'eau, comme avait pu l'être celui du café, à cause de la pénurie, il en ramena un pour Eustache aussi, et il s'assit sur le bord de la table basse, près de lui. Il éclata cependant de rire à ce que venait de dire le jeune homme et bu une gorgée de son verre.

- Manquer de rien ? Il haussa les épaules. J'ai mon petit confort, disons que j'ai eu de la chance sur certaines choses. En revanche, les placards sont pratiquement vides. J'ai apprit à me satisfaire du strict minimum, je garde le reste de mon argent pour les loisirs. N'aies donc pas peur, je te payerai. Il soupira. Donc, dis moi tout, est-ce que tu as des limites ? Est-ce qu'il y a des choses que tu refuses obstinément de faire derrière un objectif ?

Vincent se retint d'ajouter qu'il avait envie de savoir pour mieux lui faire renier ses principes. Il n'avait pas décidé de ramener ce jeune homme par hasard, et si leur petite excursion dans le café avait été un plaisir, elle avait aussi été un test. Il s'était fait la réflexion un peu avant, mais avait apprécié le fait de confirmer ses doutes : Eustache n'avait rien à perdre. Il ne faisait pas ce qu'il faisait avec des freins, il n'avait pas de chaînes pendant lamentablement aux poignets. Il était libre, et la liberté indiquait que des limites pouvaient être franchies. Le jeune homme ne serait peut-être pas capable de briser ces frontières seul, mais Vincent saurait lui donner le petit peu d'élan dont il avait besoin pour ne plus s'intéresser aux qu'en dira-t-on, ni à sa propre raison. Il saurait le briser de la meilleure manière qu'il soit : celle qui lui permettrait de se libérer de toute contrainte due à leur statut d'humain. Il lui rendait service, en quelque sorte, et se trouvait presque bien aimable d'y consacrer du temps, lui qui ne connaissait ce jeune homme que depuis quelques heures. Mais il se retrouvait en lui, il voyait dans ses yeux la fougue qu'il avait pu avoir, et la rébellion dansait dans ses iris bleus, flambait dans ses pupilles d'encre.  Eustache était en somme quelqu'un de très intéressant, et même si Vincent se disait qu'il devait être bien plus âgé que ce qu'il en avait l'air, le jeune homme conservait clairement une certaine immaturité, qu'il lui enviait de toutes ses tripes. Chose qu'il se garderait bien de dire, à qui que ce soit... Il avait un manque d'insouciance qui faisait tache avec sa philosophie prônant la liberté et le détachement. Cependant, égocentriste comme il était, il ne pouvait pas non plus totalement se laisser aller. Il ne pourrait pas briller, si on le méprisait. Eustache serait presque comme un sujet d'expérience, qu'il garderait à l’œil. Il ne voulait que son bien, cependant, et ferait en sorte que le plus jeune ne se brûle pas les ailes... Du moins, pas de la main de quelqu'un d'autre que lui-même.

Il se leva donc pour aller jusqu'à sa chambre, en lui faisant signe de l'accompagner. C'était une grande pièce un peu trop vide, il avait favorisé un joli salon à une chambre décorée, et il n'avait pas besoin de grand chose, au final. Il alla jusqu'à son placard, duquel il sortit un drap blanc propre.

- On va commencer doucement, ok ? Je ne voudrais pas brusquer ta candeur.

Il eut un sourire en coin mauvais, clairement, il se fichait de lui, mais il avait envie de le taquiner, les réactions du jeune homme étaient parfois à mourir de rire, et il aimait bien ces dernières. Cela mettait un peu de baume à son cœur refroidi par la grisaille de Londres, qui lui, ne lui allait d'aucune façon. Il ne s'y habituait pas, et rêvait d'un carré de sable dans lequel s'étendre, à l'ombre d'un palmier, une oasis, peut-être ? Oui, le rêve qu'il faisait toutes les nuits n'étaient que cela, il n'était rien d'autre qu'un minuscule animal au milieu du désert, nuit après nuit, et chaque jour, quand le soleil se levait, le cauchemar commençait. Il était dans cet appartement qui sentait l'humidité, qui était gris, comme le ciel, morne, comme son esprit. Il alla donc jusqu'au lit d'un pas quelque peu traînant, sur lequel il étala grossièrement le drap avant de le désigner.

- Aller, déshabille toi, tu peux te couvrir avec le drap, pour débuter. Il croisa les bras. A moins que tu préfères rester habillé pour le moment ? Mais ne me fais pas trop languir, sinon ton argent restera mon argent, et je te mettrai dehors sans remords.

Il attendait maintenant une réponse, la tête légèrement inclinée sur le côté. S'il était imbu de lui-même et autoritaire, Vincent n'était pas non plus un monstre, et il avait été éduqué de telle sorte à ce qu'il essaie de mettre à l'aise les personnes autour de lui. Il ne fallait cependant pas trop le faire languir, car il saurait rapidement perdre patience... Il ne devait néanmoins pas laisser la morosité s'emparer de lui, et la seule présence de Eustache l'aidait à ne plus broyer du noir. Il fallait dire qu'il avait un bien joli garçon dans son appartement, et qu'il était loin d'être à plaindre, toutes choses prises en compte. Un garçon, qui finirait sans doute nu, et qu'il pourrait peut-être bien mettre dans son lit sans avoir à le payer, il ne manquerait pas d'essayer de lui donner l'envie seule...


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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Sam 6 Mai - 18:26

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Jusqu'alors tu n'avais visité aucune autre demeure d'un de tes semblables. A vrai dire, en entrant dans la boucle, tu avais décoté une petite maisonnette qui paraissait à l'abandon depuis quelques mois, la guerre ayant très certainement fait fuir ses occupants. C'était une vieille maison, dont le planché grinçait sous le moindre pas. Un individu superstitieux pourrait lire dans les murmures de la vieille bicoque, la présence possible de quelques esprits. Chaque son faisait échos à un autre et à certaines heures, l'orchestre des portes et des meubles entonnaient en concert une symphonie étrange dont le rythme rythmait tes journées et tes nuits. Rien de désagréable, bien au contraire. Tu ne te sentais que rarement seul. La demeure de Vincent, elle, était silencieuse. Elle était emplie de la nostalgie d'une époque à peine révolue. Tout semblait flambant neuf. Il n'y avait pas d'odeurs témoignant d'une histoire, d'un passé prenant racine bien au-delà de votre simple présence. Mais tout ici faisait échos à l'odeur de Vincent. Il était agréable de percevoir son odeur sur les moindres coins de l'appartement. Tu étais envahi par un sentiment de sécurité, lové au creux de cette odeur familière, sûrement parce que le chien s'était acoquiner avec lui et son odeur. Non, il était devenu en quelques secondes un allié, un ami pour ton double canin, quand bien même il n'avait pas encore réellement eu l'occasion d'être à ses côtés, de l'observer à la lumière du jour.

Tu jetas un coup d'oeil à ton hôte qui se joignit à toi, préférant l'angle de la table basse au confort du canapé. Tu l'observas un temps, silencieusement, étudiant la poigne de ses mains, de ses doigts refermés sur un pauvre verre de whisky. Sa pose était assurée. Tu te sentais étrangement jeune à ses côtés. Tu lui aurais donné facilement la trentaine, tant sa maturité se lisait sur ses traits et dans son attitude. Tu agissais encore comme un gosse tout droit sortit de la puberté, découvrant les mécanismes de son corps.

«  Manquer de rien ?  J'ai mon petit confort, disons que j'ai eu de la chance sur certaines choses. En revanche, les placards sont pratiquement vides. J'ai apprit à me satisfaire du strict minimum, je garde le reste de mon argent pour les loisirs. N'aies donc pas peur, je te payerai. Donc, dis moi tout, est-ce que tu as des limites ? Est-ce qu'il y a des choses que tu refuses obstinément de faire derrière un objectif ? »

Tu esquissas un sourire. Avide d'argent, certes mais surtout de corps à corps, tu t'exposais à lui comme un être vénal alors que derrière ce masque se cachait un jeune garçon curieux. La curisoté. Voilà ton moteur pour le moindre de tes actions. Comment agir sans la moindre curiosité ? Mais une fois chez lui, ce n'était pas seulement son argent que tu recherchais mais surtout son contact. Il avait piqué ton intérêt. Tu voulais creuser sous la surface. Tu voulais vibrer sous les mains de ce séducteur virtuose. Malgré tout, la guerre restait là. Elle survolait la moindre discussion. Impossible d'en faire fi.

« Je vous trouve bien curieux. Murmures-tu, mais je pense être assez à l'aise. Surprenez-moi. »

Le défis. Tension évidemment électrique. Tu te laisses emporter. Ton hôte se lève, tu lui emboîtes le pas, à grand regard, le canapé étant réellement confortable, mais le boulot avant le confort. Tu plonges tes mains dans tes poches, balayant du regard tout ce qui vous entoure. Parait-il qu'une demeure reflète la personnalité de son habitant. Pourtant, comme Vincent, tu ne parviens à saisir quoi que ce soit. Alors que tu t'attardais sur une photo au mur, tu ne remarquas pas que ton hôte revint à toi avec un linge blanc au bras. Tu fronces les sourcils. Alliez-vous refaire son lit ? Tu secoues la tête à cette stupide idée. Pourquoi parler de photographie alors ? Que devais-tu faire avec ce drap ? Incarner Jules César ? Pourquoi pas, tu en as la carrure.

« On va commencer doucement, ok ? Je ne voudrais pas brusquer ta candeur. »

Impossible de contrôler ces sourcils qui se froncent un peu plus. Etrange, mais intéressant. Tu es toute ouïe, quoi que quelque peu inquiet. Tu n'avais fondamentalement aucune idée de ce qu'il attendait de toi. Dans tous les cas tu priais pour rester en vie.

« Brusquez-moi, j'attends impatiemment de voir ce que vous me réservez. »

L'attente, inlassable. Impossible d'échapper à son emprise. Le piège s'était refermé à la minute où tu avais passé le pas de la porte. Tu étais désormais à sa merci. Et tu te complaisais étrangement dans cette relation de dominé à dominant. Il n'était pas désagréable de se laisser porter sous les instructions. Tu n'avais rien à faire, si ce n'est participer au jeu. Ton rôle était moindre mais la pièce venait de débuter et ta prestation devait être excellente. Sait-on jamais qu'il ne souhaite poursuivre dans le temps cette petite expérience. L'argent devenait alors secondaire, à la merci d'une certaine satisfaction tirée d'une telle situation.

« Aller, déshabille toi, tu peux te couvrir avec le drap, pour débuter.A moins que tu préfères rester habillé pour le moment ? Mais ne me fais pas trop languir, sinon ton argent restera mon argent, et je te mettrai dehors sans remords. »

Tu esquissas un sourire en coin. Pour qui te prenait-il ? Pour un débutant ? Certes en tant que modèle tu l'étais, mais tu n'étais pas non plus un profond idiot.

« Pourquoi se couvrir du drap ? »

Ton corps n'avait jamais un problème, bien au contraire. Tu en étais plutôt fier. Certaines marques témoignaient de ta jeunesse débauchée. Ta peau, parchemin de ton histoire, n'était pas soumise à une quelconque pudeur. Comment être pudique avec une particularité telle que la tienne ? Bien trop facile. Tu t'empressas d'ôter tes vêtements, que tu disposas en boucle au bout du lit, dévoilant à ton hôte ton corps complètement nu. Impossible de taire ce sourire sur ton visage, témoin d'une certaine satisfaction.

« Trop facile, je m'attendais à bien pire. »

Tu ris légèrement, t'asseyant sur le lit, croisant les bras à ton tour, tapant légèrement du pieds d'impatience. Vincent n'avait finalement aucune idée de l'individu qui était face à lui. Et tu te dévoilais, peu à peu, entièrement, sans détours. Il était aisé de remarquer une certaine surprise dans son regard et tu n'en étais que d'autant plus satisfait. Il n'allait probablement pas être le seul à jouer sur cet effet de surprise. Toi aussi tu avais ton épingle à tirer de ce petit jeu. Tu te sentais terriblement puissant, là, dans ta tenue d'Adam,dans les yeux du sombre prédateur.
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Au clair de la lune,mon ami Pierrot,filons, en costume présider là-haut ! Ma cervelle est morte. Que le Christ l'emporte ! Béons à la lune, la bouche en zéro.

woufwouf

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Vincent Dwight

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Dim 25 Juin - 10:32

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache




Surprenez-moi, une fois encore. Vincent avait eu un léger sourire en coin, portant à ses lèvres le verre de whisky, le breuvage venant mordre ses lèvres et sa langue, roulant le long de sa trachée comme un feu liquide qu'il avait apprit à apprécier. Il n'avait devant lui qu'un enfant, qui était avide de curiosité et qui ne demandait qu'à découvrir, un enfant qui avait été rattrapé par la vie et ses péchés, qui n'avait, au fond, certainement pas eu la chance d'être un enfant de bonne famille comme lui l'était. Si c'était le cas, Vincent se disait qu'il avait dû fuir cette quiétude de bonnes manières, et que la réalité avait dû être plus dure à avaler encore. La curiosité n'était donc pas de son fait, seulement, le plus jeune rejetait sa propre curiosité en sa personne, et Vincent trouvait cela amusant. C'était presque touchant, tant de jeunesse étendue sur son canapé, qui le renvoyait à ses propres jeunes années. Il n'avait eut que des rêves dans les yeux, la tête dans les nuages, rêvant de pays lointains et de découvertes. Il avait abandonné ces rêves, et était devenue la personne qu'il était, bien trop aigrie pour son âge, rattrapé par une particularité dont il n'avait jamais voulu. Oh, il avait passé de belles années, cependant la simple pensée d'être enfermé, dans cette maudite boucle, de ne plus être capable de sortir, retourner voir sa chère Afrique, lui donnait la nausée, et une haine assez développée pour tout ce qui l'entourait, notamment le bonheur qu'il voyait chez les autres. Eustache semblait heureux d'être là, alanguit sur son canapé, comme s'il avait été obligé de le séduire, et ce bonheur lui donnait encore plus envie d'en faire son jouet, de le manier comme s'il avait été un objet, de refouler au plus profond, l'autre être humain qui se tenait devant lui, de ne faire de la chair qu'une enveloppe charnelle sans conscience. Oui, il comptait bafouer tout cela, et si moralement, un léger problème étique venait s'imposer à son esprit, son sourire presque carnassier venait balayer les derniers états d'âme qu'il pouvait avoir.

- Oh, tu seras surpris, crois moi. Marmonna-t-il en se levant, de manière presque inaudible.

Il s'était donc levé, et avait tendu le drap au plus jeune, qui une fois encore, jouait à un jeu qu'il ne comprenait pas. Les résultats étaient truqués, il n'y avait pas de vainqueur autre que Vincent dans cette minuscule guerre dans la guerre. Eustache voulait être brusqué, il le serait, il n'allait pas faire dans la dentelle. Il n'était pas violent, mais l'autorité qu'il avait saurait être sèche et presque trop brutale. Il avait à l'esprit une idée bien précise de la séance photographie qu'il comptait entreprendre, et ce n'était pas un jeune ignorant en cet art qui allait venir lui dicter le contraire. Il l'avait certes taquiné, avec cette idée du drap, mais en réalité, il se retrouvait quelque peu prit au dépourvu, sans rien n'en laisser paraître. Il voulait que le jeune homme garde ce drap, il n'avait tourné les choses de cette façon que pour lui donner l'illusion d'une sécurité qu'il n'avait pas, or, la tendance s'inversait. Vincent n'était pas satisfait, cependant il ne pouvait que se blâmer lui-même. Eustache voulait être surpris, c'était néanmoins l'inverse qui se produisait actuellement.

Vincent le regarda donc s'asseoir sur le bord du lit, battant du pied comme s'il s'ennuyait, et attendait une réaction quelconque. Le photographe se fit la réflexion que depuis le début, il se trompait, au moins en partie. Il n'avait pas devant lui un enfant rêvant de se découvrir en le découvrant, mais un jeune homme certain de ce qu'il faisait, qui avait comprit le jeu depuis le début, en faignant de n'en avoir pas eu les règles. Il ne se gêna néanmoins pas pour laisser son regard glisser sur le corps du jeune homme, qui comme le sien, n'était pas soumis au temps, lui donnant l'air d'un éphèbe trop certain de sa propre beauté. Vincent fit claquer sa langue d'agacement et alla vers lui avec le drap, le dépliant pour le poser sur ses épaules.

- Je crois que tu n'as pas bien compris. Dit-il en se penchant vers lui, le tenant par le menton pour le forcer à le regarder dans les yeux. Je veux que tu utilises ce drap, je ne faisais qu'essayer de te mettre à l'aise, mais ne te prends pas pour plus fort que ce que tu es, tu es ici pour être un modèle, pas une putain. Il se redressa, se détournant pour aller récupérer son appareil sur le meuble non loin. Je veux de l’érotisme, pas de la pornographie. Tu comprends sans doute le principe de cacher pour mieux révéler n'est-ce pas ? Je pense que tu devrais être capable de me séduire sans utiliser ton corps nu. Si la nudité est ton seul atout, je me suis sans aucun doute trompé de modèle. Il haussa les épaules et mit l'appareil au niveau de ses yeux. Il faut que tu me donnes envie de venir arracher ce drap de ton corps, sans montrer ce dernier. Quant aux postures, je te laisse pour le moment cartes en main. Si tu hésites, je te donnerai quelques indications, mais je veux voir ce que tu saurais faire sans mon aide.

Il avait déjà prit une photographie, juste de la tête que pouvait faire Eustache en cet instant. Il n'y avait rien qui lui plaisait plus que les expressions naturelles, qui n'étaient pas feintes. Cela dit, il n'y avait jamais de réalité totale dans une séance de la sorte, n'est-ce pas ? Pour cela, il appréciait plus encore les appareils photographiques plus modernes, comme celui qu'il tenait entre ses mains, qui permettaient de prendre des clichés instantanés, cela ne demandait pas de temps de pause, le naturel pouvait venir se greffer sur le papier. Il avait prit un nombre incalculable de ces photos là bas, en Afrique, de beaux clichés, qui n'étaient sans doute pas parfaits, souvent un peu flou, mais qui savaient saisir un instant précis, un état de pensée, un état d'âme. Ces nouveaux appareils pouvaient saisir l'âme au delà du corps du sujet. L'espace d'un instant, Eustache n'était plus un objet, mais un sujet digne d'intérêt. Maintenant qu'il lui avait demandé de poser, il n'était de nouveau plus que cet objet qu'il désirait posséder. Le rire qu'avait eu le plus jeune semblait néanmoins résonner encore à son esprit. Il détestait être dans cette position, peut-être sans le faire exprès, Eustache montrait quelque peu cynique, il instaurait une supériorité qui ne lui allait pas le moins du monde, et que Vincent comptait bien souffler. Il lui fit un petit mouvement de main dédaigneux, lui indiquant qu'il fallait qu'il commence à poser maintenant, et qu'il n'était pas d'humeur à attendre.

Après quelques photographies,  pendant lesquelles Vincent ne faisait que raconter de manière morne quelques anecdotes passées, il releva les yeux vers Eustache et posa l'appareil non loin. Il s'approcha du jeune homme et le poussa doucement pour le faire s'allonger, le couvrant un peu du drap. Il tendit la main pour lui ébouriffer les cheveux avec un léger sourire amusé.


- Nouvel exercice, je veux que tu fasses comme si tu te réveillais lentement. Il eut un léger sourire. Ne me fais pas l'affront de simuler un bâillement tout sauf séduisant, personne n'a envie de voir ta glotte. Il eut un petit rire qui pouvait sonner faux. Tu es en congés, tu es alanguis, tu es heureux de savoir que tu peux traîner au lit et ne rien faire de la journée, tu comprends l'idée ?

Il se redressa, allant récupérer son appareil. Oh combien un studio lui manquait, il ne pouvait pas prendre les photographies désirées, il ne faisait que s'en approcher. La luminosité n'était pas bonne, pas étonnant avec ce temps gris londonien caractéristique. Vincent regarda sa montre et porta rapidement l'appareil à ses yeux. S'il ne se trompait pas, une bombe devrait fendre le ciel d'ici peu, et pendant l'espace d'un instant, la luminosité devrait être intéressante, sans connaître le contexte quid pourrait songer à un semblant de lever de soleil rougeoyant, un matin laissant place à la vie, là où la lumière n'aurait en réalité été qu'annonciatrice de mort. Cette poésie morbide résonnait à son cœur, et il n'attendait que la seconde opportune, braquant son objectif sur Eustache comme s'il s'était agit d'une arme, ce qui était vrai, en un sens. Une arme de dénonciation, plus puissante encore qu'un fusil. Un preuve irréfutable...

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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Ven 30 Juin - 22:18

CAUSE I AM A BAD BITCH
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back in the 1940's

Quel plaisir de se jouer d'autrui. Tu aimais croire être le maître en la matière. Et là, entre tes mains, ce bel inconnu, se devait de n'être qu'un jouet. Il croirait avoir la main durant toute la partie, alors qu'en réalité, il n'y a que toi qui mène. Aussi intimidant qu'il puisse être, il n'avait pas la fougue qui te caractérisait, en ce temps là. La jeunesse te donnait ce regard déterminé et cette attention impertinente qui continuerait longtemps à te définir. Impossible de se défaire des mauvaises habitudes prises depuis des années. Tu n'avais rien à perdre, voilà pourquoi il t'était si facile de te laisser glisser au coeur des abîmes, voilà pourquoi tu n'avais aucun remord à tapiner. Pourquoi devrais-tu regretter de telles choses ? Aussi bête que cela puisse être, il s'agissait d'un milieu où tu pouvais évoluer librement, faire de nombreuses rencontres. C'était une profession qui comblait les manques que laissaient des années d'an-amour. Il ne s'agissait en réalité que d'un masque de plus, apposé sur ceux déjà présents. Se prostituer constituait un nouveau rôle digne d'un acteur comme toi. Il ne s'agissait de rien d'autre que du rôle par excellence de toute une carrière. Et derrière les traits d'une prostituée, tu recevais d’innombrables acclamations pour un rôle incarné avec une justesse hors du commun.

Assis sur le lit de cet inconnu à la poigne de ferme, tu ne saurais ôter ce masque. Ta jeunesse fougueuse est visible dans le moindre de tes membres dont les veines apparentes laissaient entre voir une santé de fer. Ton pieds se débat de l'air qui l'entoure alors que tu regardes avec amusement se débattent la frustration et la colère sur le visage de Vincent. Tu as un coup d'avance et ce nouveau mouvement ne plaît pas à ton adversaire. Mauvais perdant. Un sourire, pour saupoudrer son impatiente d'un brin d'insouciance. Joues la carte du jeune garçonnet innocent. Il ne te connaît pas mais crois pourtant que c'est le cas. Tu n'es qu'une prostituée, après tout. Obéir aux ordres devrait être ta priorité. Bien au contraire. Tu n'as jamais été aussi libre que piégé dans le regard de ce maître trompé.

« Je crois que tu n'as pas bien compris. Je veux que tu utilises ce drap, je ne faisais qu'essayer de te mettre à l'aise, mais ne te prends pas pour plus fort que ce que tu es, tu es ici pour être un modèle, pas une putain. Je veux de l’érotisme, pas de la pornographie. Tu comprends sans doute le principe de cacher pour mieux révéler n'est-ce pas ? Je pense que tu devrais être capable de me séduire sans utiliser ton corps nu. Si la nudité est ton seul atout, je me suis sans aucun doute trompé de modèle. Il faut que tu me donnes envie de venir arracher ce drap de ton corps, sans montrer ce dernier. Quant aux postures, je te laisse pour le moment cartes en main. Si tu hésites, je te donnerai quelques indications, mais je veux voir ce que tu saurais faire sans mon aide. »

La proximité soudaine avec le visage de Vincent te surprit. Sa colère était réelle et électrifiait la pièce. L'excitation n'était que plus intense. Tu te redresses, plongeant ton regard dans celui de Vincent, remontant le draps contre ton torse.

« N'as-tu jamais vu le David de Michel-Ange ? Il ne me semble pas qu'il soit pornographique... »

Réflexion jetée en l'air alors que l'appareil crépite d'impatience sous les doigts agiles de son propriétaire. Tu te prêtes au jeu et ton corps, ondulant sous le draps blanc, prend des courbes inhabituelles, sensuelles. Tu te joues de l'objectif, danses pour lui. Tu n'étais plus qu'une marionnette, évoluant sous les directives de marionnettiste. Tu aimais donner à Vincent l'impression d'être aux commandes. Tu te prenais pour une Vénus, pudique mais fière, dévoilant peu ses formes, préférant à la frontalité d'un nu érotique, la douceur d'un regard détourné, d'une main à peine tremblante retenant le draps sur un corps interdit. Un autre rôle à endosser. Et à en croire l'air satisfait que semblait prendre Vincent derrière son appareil, tu jouais avec justesse. Du moins, c'est ce que tu voulais croire. Tes gestes étaient fluides, assurés. Et tu aimais te prêter au jeu, c'était indéniable.

Pourtant il posa l'appareil photo et telle un prédateur, fondit sur toi pour t'allonger, jouant par la même avec une chevelure qu'il dût trouver trop bien soignée à son goût.

« Nouvel exercice, je veux que tu fasses comme si tu te réveillais lentement. Ne me fais pas l'affront de simuler un bâillement tout sauf séduisant, personne n'a envie de voir ta glotte. Tu es en congés, tu es alanguis, tu es heureux de savoir que tu peux traîner au lit et ne rien faire de la journée, tu comprends l'idée ? »

Te voilà donc allongé, blottit derrière ton draps, dévoilant légèrement ton visage qui devait semblé être celui d'un jeune homme encore lové dans son sommeil. Tu frottes doucement tes yeux, esquisses par la même un léger sourire, dévoilant tes dents du bonheur à la caméra. Tu te redresses, joues à celui qui ne peut se lever, t’étales à nouveau dans le lit et se relève telle une vierge effarouchée, le draps collé contre la poitrine. D'une petite voix, tu t'adresses au photographe.

« Tu ne viens pas te recoucher… ? J'aurais bien besoin d'un câlin du matin, cela me comblerait de bonheur... »

Un nouveau sourire alors que tu te redresses un peu plus. Un grand sourire. La journée s'annonce bonne. Celui qui joue le rôle de ton amant semble pourtant ignorer ses répliques, quelle tristesse. Tentation d'aller au bout des choses, de se lever et d'embrasser par surprise ce beau brun caché derrière sa boite noire. De la gueule mais peu d'action. Tu te relèves et le drap glisse lentement le long de ton corps, sans qu'aucun geste ne l'en empêche. Tu t'approches de Vincent, de l'appareil. Tu ignores ce dernier, trop occupé à regarder de l'homme en charge. Tu lui souris.

« Je prendrais bien un café, tu serais un ange, si tu pouvais aller m'en chercher un... »

Tu ris à nouveau, baissant un peu les yeux alors que tu t'approches à nouveau de lui. La main posée sur son torse, tu relèves le regard pour plonger tes yeux dans les siens et esquisses un léger sourire. Tu t'y crois, vraiment. Tu joues la mijorée, l'homme amoureux. Rien d'érotique, mais tout de terriblement amusant. Finalement tu retournes vers le lit, saisit le draps et t'en enroules avant de t'allonger de tout ton long, ne lâchant pas des yeux le photographe.

« Un peu plus et je m'y serais vraiment cru ! »

Un rire terriblement ironique emplit rapidement la pièce. Tu es même bien incapable de stopper ce rire. Tu es fier de ta bêtise, heureux de profiter de cette séance tout autant qu'il pourrait l'apprécier. Tu saisis ton pantalon et en tire ton paquet de cigarettes. Tu en coinces une à la bouche avant de l'allumer et de tirer longuement dessus en regardant le plafond. Tu attends avec une certaine impatience la prochaine idée fabuleuse de ton cher marionnettiste professionnel.
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