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 you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)

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Vincent Dwight

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Dim 9 Juil - 12:06

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache



Vincent jeta un regard glacial à Eustache lorsqu'il évoqua le David de Michel-Ange, alors qu'un léger sourire narquois venait orner ses lèvres. Est-ce que ce jeune homme comptait vraiment lui donner de quelconques leçons sur ce que pouvait être l'art ? Dans quel monde un prostitué se montrait-il aussi confiant en lui-même ? Leur petit jeu ne l'amusait plus autant, si l'impertinence de Eustache lui avait tout d'abord plu, principalement car il souhaitait le faire taire, cette dernière ne l'amusait plus. Ce n'était pas de l'impertinence, c'était de la stupidité, et il ne pouvait malheureusement rien y faire. Toute personne intelligente aurait comprit qu'il suffisait de se taire, surtout lorsqu'il y a avait une question d'argent à la clé. Peut-être n'avait-il pas saisi que même s'il n'écartait pas ses délicates cuisses, la situation était la même ? Il était un modèle, l'espace d'un moment, mais il n'en était pas moins la sale petite traînée qui avait saisi son bras un peu plus tôt dans la journée.

- Et il me semble que tu n'as pas l'apanage d'un David, mon grand. Dit-il, sarcastique. Tu as l'attitude de ce que tu es, un jeune homme qui vend son corps, et là, on tombe dans la pornographie, de bas étage qui plus est.

Il avait finit sa phrase d'une voix basse, volontairement méprisante. Il n'avait pourtant pas pour habitude de se montrer aussi tranchant avec bien plus jeune que lui, pour la simple et bonne raison qu'il comprenait sans mal la fougue de la jeunesse, mais cet animal là, n'avait aucune retenue, n'avait de respect pour personne, même pas pour lui-même. Dans ces conditions, il aurait été bien stupide de le traiter comme un être humain, il n'entendait pas faire des efforts si Eustache n'en faisait pas, et si ce dernier se prêtait bien au jeu, il était sur un terrain glissant.

Ravalant sa rancœur et son envie presque irrépressible de frapper le plus jeune, Vincent lui avait alors ordonné de jouer le jeu, de faire croire qu'il était un jeune homme normal, simplement alanguit dans son lit, et si le début de l'expérience avait semblé être un succès, lui permettant de prendre quelques clichés qu'il savait à l'avance bons, la situation avait une fois de plus échappé à son contrôle. Il leva un sourcil, quittant son objectif un instant pour le regarder. Il comprenait le besoin que le jeune homme pouvait avoir de jouer le rôle pour rendre les choses plus aisées, mais à aucun moment il ne s'était fait amant dans cette situation. Il n'avait pas demandé une telle chose. Si en soit, l'idée ne lui déplaisait pas car elle lui permettait de prendre des photographies qui n'était pas mauvaises, il n'était pas partant pour ce jeu de rôle absurde. Vincent reprit néanmoins l'appareil lorsque Eustache se leva, prenant quelques clichés de son corps nu. Oh, il voulait tant être un modèle nu ? Très bien, il allait l'être, cependant l'ambiance même de la pièce vide de vie ne le renvoyait qu'à ce qu'il était, un objet, un animal sans importance qui ne servait qu'à assouvir les besoins cachés d'autres animaux incapables de se faire humains.  Il n'allait pas lui faire le plaisir de répondre, même si cette fois, les mots s'échappant des lèvres du plus jeune l'avaient mit dans une colère sourde. Un café ? Oh, voulait-il aussi qu'il vienne lui masser les pieds et qu'il lui apporte un journal ? Le rôle était poussé trop loin, et cela ne le faisait pas rire un seul instant, et encore moins lorsqu'il vint poser ses mains sur son torse. Il ne se souvenait pas lui avoir permit une telle chose, il ne saurait tolérer avoir ces mains sur lui, même a travers les vêtements, ces mains sales, couvertes de luxure, de désespoir et de la saleté même du monde. Oh, il n'allait pas mentir, Eustache avait révélé une certaine envie en lui, mais cette même envie qui le débectait profondément, celle de l'animal incapable de se faire homme. Il ne se serait jamais pardonné lui-même, s'il avait cédé à ce genre de choses, et dans l'écho du rire qu'il entendait alors que le jeune homme était retourné sur le lit, il n'entendait qu'un démon trop certain de son propre effet.

Laissant son appareil photo un instant aux soins de son socle, sur le meuble, il prit une grande inspiration, tentant tant bien que mal de maîtriser ce caractère qui montait en lui. Il n'avait pas été éduqué de la sorte, n'était pas de ceux qui se laissaient emporter sans rien essayer, cependant, ce petit impertinent ne méritait pas mieux. Il avait vu, au cours de sa vie, de réels animaux ayant plus de tenue d'eux-même. Il s'approcha donc du lit, se penchant pour récupérer la cigarette des doigts du jeune homme, la portant à ses lèvres en silence, avant de, de sa main libre, mettre une claque honteuse à Eustache. S'il aurait pu simplement utiliser le geste pour l'humilier, le son même que cela avait eut, doublé du rouge qui apparaissait doucement sur la joue de Eustache prouvait la violence du geste. Il lui avait mit un revers, ne touchant pas cela de l'intérieur de sa paume, et s'était ensuite saisi de son mouchoir en tissus, dans sa poche, pour s'essuyer négligemment les doigts, comme il l'avait fait lors de leur rencontre. Il savait taper de manière à ce que cela ne soit pas aussi douloureux que cela aurait pu l'être, mais que la trace reste. Il avait au moins eu le mérite de faire cesser ce rire insupportable.

- Ne t'avise plus de me toucher. Dit-il, dos au jeune homme alors qu'il laissait tomber le mouchoir dans une corbeille a papier non loin. Je ne compte pas m'énerver contre toi, mais tu joues avec mes cordes sensibles. Il se racla la gorge en ouvrant un tiroir, y récupérant de l'argent. Tu as fini ton travail ici. Il s'approcha de lui pour lui lancer négligemment les billets, il n'allait pas les lui donner directement dans la main. Sors de chez moi.

Vincent avait ramassé les vêtements restants du jeune homme pour les jeter près de lui, il n'allait pas non plus le mettre dehors nu, il n'était pas enragé à ce point. Il trouvait néanmoins dommage que la séance se finisse de la sorte, il avait trouvé un modèle qui lui plaisait, et qui n'allait pas poser de questions. En somme, il saurait laisser une autre chance à Eustache, si ce dernier se montrait capable de se racheter, ce dont il n'était pas certain. Il fumait néanmoins calmement la cigarette du jeune homme, qu'il ne lui avait bien évidemment pas rendue, et attendait de voir ce qui allait se passer...

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Eustache W. Heddington

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Jeu 20 Juil - 20:13

CAUSE I AM A BAD BITCH
Vincent & Eustache

back in the 1940's

Vincent n'était après tout rien d'autre qu'un client on ne peut plus ordinaire. Néanmoins, ses demandes extravagantes faisaient grandir en toi cette malicieuse jeunesse, prête à surgir sous les traits de l'insolence. Car insolent, tu l'étais. Il n'y avait rien à redire. Tu voyais l'agacement dans le regard de Vincent et pourtant il était impossible de résister à cette envie irrépressible de le rendre fou. Tant pis pour l'argent, pour le coup d'un soir, tu prenais ton pieds d'une toute autre façon. Tu aimais cette posture dominante, elle t'assurait un certain pouvoir, et de ton piédestal, tu façonnais l'avancée des choses, prenant un plaisir inouï à voir Vincent se démener à reprendre la main. Il peinait à répondre à tes phrases cinglantes, ou tout du moins ses réponses ne t'apparaissaient que peu convaincantes. Le pauvre pensait probablement te heurter en suggérant le caractère pornographique de tes services, mais c'est peine perdue. Extatique, amusé, plongé dans un état d'ivresse secondaire, il n'y a que l'instant présent qui compte. Que les gestes langoureux, que les regards en coin et les sourires faussement gênés. Il fallait jouer la carte de la séduction et tu y prenais un malin plaisir. Tu étais en effet plutôt doué dans ce type de rôle. Ta meilleure performance, donnée à voir à un homme, inconnu il y a quelques heures. Vincent aurait alors du ressentir une certaine satisfaction, voir une certaine fierté d'être celui qui assistait à la représentation de ta vie, mais il restait de marbre, contrairement à toi, David des temps modernes.

Pousser le jeu de la séduction, tirer la carte de l'improvisation. Tous les grands acteurs sont salués pour leurs prouesses d'improvisation, pourquoi pas toi ? En effet, le résultat fut très loin de celui escompté. Envahit soudainement par une vague de colère alors que la gifle siffle contre ta joue. Perdure sur celle-ci la chaleur de la paume de Vincent et la violence du geste. Désorienté, il te faut quelques minutes pour reprendre ton souffle et ressentir la douleur. Injonction d'éloignement cinglante. La violence accompagne les paroles et balaye la douceur du jeu d'acteur. Une main tremblante vient se poser sur la joue rougie. Elle cherche à évacuer la douleur en la contrant par la chaleur d'une caresse. Ton corps, pourtant si habitué à se voir infliger bon nombre de violences, semble désemparé vis à vis de ce geste. Sifflent aussi les paroles de Vincent et leur haine lentement se déverse sur un corps et une âme désemparés. C'est l’étonnement qui t'empêche en premier lieu de réagir. Jamais tu n'aurais cru mériter telle remontrance. Les menaces de Vincent sont claires et directes, mais tu n'oses y songer. Tu ne ressens pour l'instant que la frustration liée à ce geste. Comment seulement y faire face ? Le chien gronde, prêt à passer à l'attaque si l'humain cède sa place. Et quelle tentation !

Se furent les vêtements jetés au sol qui te sortirent de tes pensées. Impossible autrement de se concentrer sur toute autre chose que la chaude pression sur la joue. La main est encontre la, son sifflement bourdonne dans tes oreilles. Impossible de faire taire ce bruit. Tu relèves les yeux alors que Vincent s'empare de ta cigarette. Un grognement s'échappe de tes lèvres. Le chien ne l'aime pas, voudrait l'attaquer sans que toi, humain, ne le retienne. Ce corps n'a pas les même capacités de celui du canidé et il y est étriqué à l'intérieur. Il ne peut pas agir comme il le souhaite et ça, l'humain le sait. Tu respires doucement, tentant de calmer le battement fou d'un coeur départagé entre humanité et animalité. Il suffirait d'une poignée de secondes pour que tu ne bascules. C'est à portée de main. Une issue si simple, un échappatoire. Ta nudité te rend vulnérable et tu te replis sur toi-même, n'osant dire un mot qui dépasserait tes pensées. L'argent, tu le veux. Mais la colère, elle, elle bouillonne, elle s'enlace à la force animale. L'une et l'autre entame une échappée, impossible de réfléchir.

Et le chien prend simplement le dessus. Pour protéger l'humain, stupéfait. Il est rare que ce dernier perde conscience de la sorte. D'ordinaire, c'est son corps frêle qui se jette au coeur du combat. Mais allez savoir pourquoi, il est incapable d'agir. Bientôt, il ne reste sur les draps qu'un imposant chien. Ses yeux verrons dévisage Vincent et il grogne en sa direction, montre les crocs, menaçant. Il est bien plus haut qu'un chien ordinaire, sa corpulence est celle d'un être particulier. Il bondit hors du lit et approche lentement de sa proie, aboyant toujours plus fort, grognant encore et encore. L'humain salut la performance. Cette confrontation ne dure qu'une poignée de minutes, mais interminables. Le chien campe ses positions jusqu'à ce que l'humain ne soit calmé. Alors, il revient en arrière et laisse l'humain prendre à nouveau place sur le lit. Tu te dévoiles alors à nouveau sous ta forme humaine. La douleur de la gifle n'est plus, ne reste d'elle qu'un vaste souvenir.

« Ne t'amuses plus à lever la main sur moi. Je suis certes une pute, mais tu n'es pas encore autorisé à jouir entièrement de moi de la sorte. Crois moi, tu n'aimerais pas que je lâche le chien, il est on ne peut plus agile. »

Il sait. Vincent sait désormais à qui il se confronte. Ta voix est encore animale, et des grognements ponctuent le moindre mot. Impossible de faire redescendre la colère. Elle est encore là, et ton corps humain voit ses muscles entièrement bandés sous l'effet de l'appréhension. Tu te relèves et arraches la cigarette des mains de Vincent et la porte à nouveau à tes lèvres.

« Comptes-tu me baiser ou juste me frapper ? Ou considères-tu toujours que je dois foutre le camp de chez toi ? Parce que honnêtement, je prenais réellement du bon temps pour ma part. »

Tu te retournes, et retournes t'allonger sur les draps. Face à lui, ton corps étendu ne laisse plus rien paraître du canidé. Celui-ci a entièrement disparu et ne reste que ton corps d'éphèbe, entièrement offert à la vue de ton client. Celui-ci a tout intérêt à être un bon payeur, et un bon coup. Ce n'est pas tant par masochisme mais bien par curiosité, par envie, par désir que tu restes là, brûlant de rage et pudique dans ta nudité. L'animal en toi parle, et la moindre pulsion est exacerbé. Te voilà, brûlant, irradiant de désirs tous plus contradictoires les uns que les autres. Mais, pour sûr que tu ne foutrais pas les pieds hors de la demeure avant que l'un d'eux ne soit satisfait.
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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Dim 30 Juil - 21:43

You can't touch this, because i'm a bad bitch – Eustache



La gifle était partie sans qu'il ne puisse faire front contre son mauvais caractère. Ce jeune homme avait bien trop d'arrogance, chose qu'il détestait dans la jeunesse. C'était une arrogance simple, qui n'avait de but que l'estime de sa propre personne, en cela, Vincent était écœuré. Il n'aimait pas cette manière d'agir, et à l'instar d'un parent punissant son enfant, il lui avait mit une belle claque dans les règles de l'art. Contrairement à beaucoup, Vincent ne prévenait qu'une fois, avant de sévir, et il se souvenait nettement avoir dit à Eustache de ne pas le toucher, s'il ne se trompait pas, c'était même la première chose qu'il lui ait dit, et comme la première fois, il s'était essuyé la main pour rendre plus hautain encore son geste.

Cependant, le voir prostré ainsi sur le lit ne lui faisait aucun bien, contrairement à ce que son regard noir et quelque peu dédaigneux voulait bien laisser paraître. Il n'était pas fier de son geste, pas plus qu'il n'aimait frapper qui que ce soit. Il ne s'en voulait pas non plus, mais il ne ressentait aucun plaisir à ce qu'il venait de se produire. Il se souvenait d'ailleurs, avoir prit quelques dérouillées de la part de ses parents, lorsqu'il s'était montré aussi aventureux que ce que Eustache avait pu l'être devant lui, et il en avait apprit, ce n'était qu'une leçon qu'il donnait là, et le plus jeune ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Il ne l'avait pas frappé sans le prévenir, il n'avait pas grondé avant lui pour lui intimer de ne pas s'approcher, il avait donné les règles du jeu, et le jeune homme les avait enfreint. Il n'avait aucun tort là dedans, et il n'avait de comptes à rendre à personne, et certainement pas à moins qu'un humain, un objet qui se vendait en étant certain d'être aimé.

Il fronça néanmoins légèrement les sourcils en entendant le jeune homme grogner de la sorte, quelque chose de plus animal qu'humain, et soudainement, le chien prit la place de l'humain, et Vincent fit plusieurs pas en arrière. C'était une bête énorme, qui lui aurait presque rappelé les lions qu'il avait vus en Afrique, dans la férocité qu'il inspirait, dans tout la haine qui débordait de ses babines retroussées. Il aurait sans mal fait face à ce jeune homme frêle sur son lit, cependant, il ne faisait pas le poids face à un chien. Il s'était mit en appuis, le dos un peu courbé, les mains en suspend. Il était quand même prêt à réagir si l'animal venait à l'attaquer, il ne se laisserait pas mordre sans avoir au moins tenté de se défendre. Un particulier... Il avait fallu qu'il tombe sur un particulier, qui, contrairement à lui, avait un pouvoir qui pouvait se montrer utile. Puis enfin, l'humain reprit le contrôle de l'animal, et le temps sembla se suspendre, au rythme infernal des battements de son cœur apeuré.

Peut-être était-ce de l'inconscience, mais Vincent fit face à Eustache venant de récupérer sa cigarette d'entre ses lèvres, venant se planter devant lui en croisant les bras, ses yeux couleur d'azur semblaient aussi sombres que la mer en pleine tempête, aussi sombres que la voix animale de Eustache.

- Et toi, ne t'amuses plus à me menacer dans ma propre demeure. Répondit-il les dents serrées. Je n'ai pas envie que tu lâches le chien, certes, mais tu n'as pas non plus envie que je me mette plus en colère que ce que je ne le suis déjà. Il se pencha un peu vers lui. Je t'avais prévenu de ne pas me toucher, et tu as refusé, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, n'essaies même pas de me faire passer pour le méchant dans cette histoire. Il fit claquer sa langue en signe de dédain. Tu es peut-être une pute, mais tu es surtout un animal incapable de se contrôler. Je comprends maintenant pourquoi.

Il se redressa, levant un sourcil lorsqu'il entendit la suite des mots du plus jeune. N'avait-il donc pas été clair depuis le début ? Il n'avait aucunement envie de coucher avec quelqu'un qui laissait traîner son corps partout, au plus offrant en somme. Le problème se situait surtout là, il n'était pas prêt à payer pour quelque chose qu'il pouvait obtenir gratuitement simplement en prenant le temps de sortir et de se faire séducteur. Ah, il prenait du bon temps ? C'était nouveau... Et c'était plus clair encore. Il n'avait devant lui qu'un enfant insolant qui se croyait roi du monde simplement pour l'instant d'une victoire vaine, qui n'avait aucun intérêt. Qui était le plus gagnant, dans ce jeu ? Celui qui se montrait comme il était, un enfant avare d'attention, ou l'adulte ayant eu son modèle et ayant donné une leçon a cet enfant turbulent ? La réponse lui paraissait claire, à lui.

- Tiens donc, tu prenais du bon temps ? Dit-il, sarcastique. Je ne te frappe pas par plaisir, et je ne compte pas non plus te baiser comme tu dis. Il s'alluma une cigarette. Je te l'ai déjà dit, je ne payerais pas pour du sexe. Si tu ne comptes pas recevoir plus d'argent de ma part, dans ce cas, je reverrai mon jugement. Autrement, tu connais le chemin de la sortie.

Il était clair qu'il n'allait pas apporter plus de son argent, il n'avait d'ailleurs pas ramené Eustache chez lui pour ce faire, et si le plus jeune voulait mettre fin au contrat ce n'était pas de sa faute non plus. Il n'avait pas à pâtir du fait que son invité soit incapable de se tenir, et s'il était là une question de méthodes de putain pour obtenir plus d'argent que ce qu'ils n'avaient déjà, il ne mangeait pas de ce pain là, et n'allait pas se laisser avoir si facilement. Alors certes, le corps alanguit devant lui était désirable, pour peu qu'on soit attiré par la jeunesse, mais il ne méritait pas qu'il paie pour cela. Vincent avait lui, un corps plus affirmé, avec des abdominaux dessinés qu'il entretenait tous les jours que le monde faisait, même s'ils étaient toujours identiques. Il releva légèrement sa chemise dévoilant son corps avec un haussement de sourcils.

- Tu sais ce que tu gagnes si tu acceptes de simplement écarter les cuisses sans rien attendre en retour. Murmura-t-il presque, un sourire amusé et trop sur de lui au coin des lèvres.

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MessageSujet: Re: you can't touch this, because i'm a bad bitch (vincent - FLASHBACK)    Jeu 10 Aoû - 12:17

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Bouillonnant, tremblant, tu sentais couler en toi l'animalité de chien. Etait encore logé dans ta gorge l'aboiement du chien. Il n'agit que pour se défendre. Son instinct premier le lui ordonnait. Toi tu n'étais qu'un pion derrière la barrière de poils. La jeunesse empêchait tout contrôle. Ce n'était pas pour te déplaire, tu avais pris l'habitude de cohabiter avec l'animal. Il était ton meilleur allié, quelques soient les conditions. Il avait pour habitude de prendre le relais, quand l'humain défaillait. Et quand bien même l'humain était capable de se battre, l'animal avait l'avantage d'être bien plus dissuasif. Le chien avait senti la peur gonfler les veines de Vincent. Il avait senti son cœur tambouriner dans sa poitrine. Son visage s'était peu à peu décontenancé, et il avait reculé, lentement, s'était éloigné de la menace. L'homme, tapis dans l'esprit du canin, riait à gorge déployé de voir ce bel homme se décomposer face à un simple canidé. Il avait du cran, mais face à l'animal, l'homme était incapable d'agir. Sur ses gardes, néanmoins, il n'osait détacher son regard de vous. Il ne devait plus voir seulement Eustache. Non, il avait du évacuer l'image du jeune homme dénudé, faible, recroquevillé sous l'effet de la gifle. Il n'osait voir rien d'autre que cet immense chien, menaçant, les crocs retroussés, prêt à lui bondir au visage. Et quelle tragédie aurait-ce été si ce beau visage avait été atteint !

Pourtant l'humain reprit place. Assit faible sur le lit, rieur face au désarroi de Vincent. Tu étais amusé par la situation, même si la gifle était encore terriblement brûlante contre ta joue. Tu sentais ses doigts se refermer contre ta joue, le souffle l'air déplacé par le mouvement brusque sur le visage. Il s'approcha de toi, subtilisant à nouveau ta cigarette, ce qui t'arracha un râle de mécontentement.

«  Et toi, ne t'amuses plus à me menacer dans ma propre demeure. Je n'ai pas envie que tu lâches le chien, certes, mais tu n'as pas non plus envie que je me mette plus en colère que ce que je ne le suis déjà. Je t'avais prévenu de ne pas me toucher, et tu as refusé, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, n'essaies même pas de me faire passer pour le méchant dans cette histoire. Tu es peut-être une pute, mais tu es surtout un animal incapable de se contrôler. Je comprends maintenant pourquoi. »

Un nouveau grondement monta dans ta gorge. Impossible à retenir. Le corps entier tremble d'une rage animale. Tu pourrais tout aussi bien lâcher le chien une fois de plus, le laisser lui sauter à la gorge, laisser le canidé planter ses crocs dans la moindre parcelle de peau du jeune homme. Le pauvre ne saurait comment réagir, serait bien incapable de riposter. Et quelle joie ! Un léger sourire se dessine sur ton visage alors que, caché derrière la fumée des cigarettes, tu n'oses poser à nouveau ton regard sur Vincent. Non, après tout, l'avertissement avait été clair. Mais si tu n'avais jamais été le genre de personne à respecter les règles ou le moindre avertissement, il était clair que tu ne serais pas la personne que tu es aujourd'hui. Vincent semblait vouloir prendre le dessus, et tu ne souhaitais lui laisser le loisir d'agir à son bon grès.

« Je ne peux rien promettre. Le chien a un avis différent. », indiquas-tu à Vincent. Un nouveau sourire sur le visage et l'impertinence dans les yeux. « Je pense que tu m'as bien cerné. Mais cela fait longtemps que tu l'as fais, Vincent. Tu sais depuis le début à quoi t'attendre. » Tu esquisses un nouveau sourire avant de te recroqueviller un peu plus sur toi-même. Ta nudité devient tout à coup un problème. Frêle, impuissant, désarmé. Il suffirait d'une poignée de secondes à Vincent pour qu'il ne te file à la porte, dans ton plus simple appareil. Il avait eu la main mise sur la partie d'échecs depuis le début. Il avait avancé le premier pion, et s’apprêtait à clore le jeu. Échec et mât. Tu n'étais pas un fin stratège, contrairement à ton compagnon. Il connaissait les combinaisons gagnantes. Il avait à portée de main une idée approximative de toutes les combinaisons possibles pour te détruire. Et gagner. Car il n'avait jamais été question d'autre chose. C'était un jeu. Et à la fin, il y aurait un gagnant, mais aussi un perdant.

« Tiens donc, tu prenais du bon temps ? Je ne te frappe pas par plaisir, et je ne compte pas non plus te baiser comme tu dis. Je te l'ai déjà dit, je ne payerais pas pour du sexe. Si tu ne comptes pas recevoir plus d'argent de ma part, dans ce cas, je reverrai mon jugement. Autrement, tu connais le chemin de la sortie. »

Candide, tu hoches la tête. Bien sur que tu prenais du bon temps, comment ne pas en prendre avec un tel compagnon de jeu ? Un sourire esquissé sur le visage, tu t'allonges sur le lit, tirant de ton paquet une nouvelle cigarette que tu pinces entre tes lèvres. Les jambes croisées, le visage tourné en direction du plafond. « Non, en soi l'argent ne m'intéresse pas plus que ça. Ce sont les à côtés que je recherche. » Un léger sourire. Enfin, si tu t'étais lancé dans la vente de ton corps, ce n'était certainement pas pour l'argent, mais plutôt pour le plaisir simple de la chair. L'argent était certes un point positif. Jeune homme impertinent, tu n'avais trouvé que cela pour contredire le père castrateur. Trouver une certaine liberté à vivre à l'horizontale.

Tu posas sur lui un regard intrigué quand celui-ci souleva son haut. Il cachait si peu son jeu. Son corps entier respirait la force. Il était musclé, bien formé, mais en soi, il ne valait pas plus qu'un autre homme. Il était agréable à regarder et pendant quelques secondes tu fus incapable de défaire ton regard de ce corps d'Apollon qui pourrait t'être promit. En soi, une simple observation de ce corps sculpté suffit à satisfaire tes envies. Tirant lentement sur la frêle cigarette, tu esquissais un sourire, ton regard se déplaçant de son visage condescendant à ce corps incroyable.

« Tu sais ce que tu gagnes si tu acceptes de simplement écarter les cuisses sans rien attendre en retour. » Tu esquissas un sourire en hochant la tête. Certes, tu avais devant toi un certain spécimen, fondamentalement agréable à regarder. Le bon choix avait été fait, en un simple regard dans la rue. Oh et que tu en étais satisfait ! Tu ne pouvais t'empêcher de sourire. « Je te trouve bien sur de toi... » Comme quoi, vous n'étiez sûrement pas si différents l'un de l'autre. « Que puis-je faire d'autre pour toi, dis moi ? Je suis impatient de découvrir ce que tu me réserves d'autre. » Affirmas-tu en tirant à nouveau sur ta cigarette avant de te redresser à son niveau, plongeant par la même ton regard dans le sien.
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