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 « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie

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Galahad L. Ednyfed

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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Dim 19 Mar - 0:35

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

Grondements qui déchirent le ciel, le pourfendent tel le tonnerre, le scinde comme l'orage. Une catastrophe qui n'a rien de naturel et qui se répète à l'infini. La pluie destructrice et quotidienne tombe pour la énième fois sur la ville. Une. Deux. Trois. Pause. Une. Deux. Leur musique est apprise sur le bout des doigts, regard marron rivé vers le plafond alors qu'elle raisonne au loin, que les vitres tremblent alors que le sol bouge. L'insomnie guette, plane, monstre sorti du dessous du lit et qui s'en prend aux ombres de la pièces, cherchant à me maintenir éveillé. Les doigts se crispent sur la couverture, édredon de plumes torturé dans une paume tourmentée. C'est dans ce genre d'instant que les doutes remontent, s'installent, s'amplifient, prennent des proportions hors norme.

Le jeune y est probablement pour quelque chose, alors qu'il s'était amusé quelques heures plus tôt, voulait voir l'effet d'un jumeau parfait. Plaisanterie qui ne m'avait guère plu, forcé dans la copie, endurant ses craintes juvéniles, alimentant les miennes, hantant encore ma peau dans une emprunte invisible. La boue. Le froid. L'humidité des tranchées. L'abominable son des échanges de tirs. Les détonations s'échappant de mes propres doigts. La chute. La solitude. L'incompréhension. La pseudo-folie. Les douces ondulations de la danseuse intouchable. L'interdit. L'intouchable. Je me tourne sèchement, enlaçant mon pauvre oreiller comme je le peux, tournant le dos à cette foutue fenêtre alors que le regard s'embue, osant oublier les ombres crochues. Rien à faire. Cesser de penser acte tout bonnement irréalisable, la chose impossible. La fermer, se faire taire une bonne fois pour toute. Chasser les idées, les déraciner, penser à arrêter de penser, un doux cercle vicieux.

C'en est trop. L'édredon est emporté, couvrant les épaules nues, alors que les pas maladroits se glissent dans le couloir. Devenir un fantôme dans le vide nocturne, dans cet écho silencieux terriblement sinistre. Errer un instant, se perdre, craindre son ombre, sursauter au grincement du plancher, voir un spectre dans le mouvement d'un rideau. La porte désirée est rapidement dénichée, cherchant parfaite compagnie en la personne de Marie. Quitte à se plaindre d'une existence de solitude imposée, autant le faire avec une personne accoutumée aux faits et à la fatalité.

Maigres coups avant d'ouvrir la poignée, me glissant dans la pièce aussi silencieusement que possible afin de ne pas troubler le silence, bien assez interrompu par l'apocalypse de l'extérieur. « Marie ? » Murmure comparable à celui d'un mioche qui venait d'affronter un terrible cauchemar, incapable de se rendormir seul, alors que je m'approche, resserrant l'emprise de la couverture. « Je... je n'arrive pas à dormir. » Perspicace comme remarque Galahad, elle l'avait probablement déjà remarqué. Moue qui voulait tout dire, cherchant une place sur le matelas tout en restant à distance raisonnable. L'un comme l'autre n'avions certainement pas envie de nous effleurer après tout, fardeau de notre existence qui me tourmentait un soir de plus. Je me recroqueville, emmitouflé comme je le peux pour ne pas laisser apparaître ma peau à moitié dénudée, forteresse invisible, m'enfermant dans une bulle avec ce besoin inassouvi de compagnie.

Le regard se perd dans le vide, tâchant de cerner le son de sa respiration, d'imaginer le nombre de muscles invisibles qui sont en mouvement pour créer le processus, décortiquer, analyser dans mon esprit. Puis je pense à sa chaire, dangereuse, celle qui sépare le corps et l'âme, celle qui se joue encore plus des corps et des peaux, celle qui les défie, qui retire l'enveloppe. « Qu'adviendrait-il si tu me glisses dans un autre corps ? Un de ceux qui peut toucher. » Mots expulsés dans un soupir, pensées passagères qui passaient par là et s'expulsent. Curiosité probablement malsaine. Changer de corps. Un concept loin de m'échapper, encré depuis bien trop longtemps. Juste un réceptacle, une peau, un contenant à l'image d'une bouteille, rien de plus, les apparences ne sont qu'illusion, nombreuses sont celles qui s'étaient glissées après tout et peu importe la structure d'origine qui s'effaçait.



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Marie Balmain

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❧ Boucle Temporelle : 22.03.1941
❧ Particularité : Copie de mémoire
❧ Occupations : Le plus souvent, Marie s'assoit contre un mur et lit pendant des heures. Cela lui permet d'oublier pendant quelques temps ces jours, tous les mêmes, qui se répètent à l'infini
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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Mar 21 Mar - 16:25


Il fait noir. J’appelle à l’aide et personne ne répond. Pourquoi suis-je toujours seule? J’avance doucement, essayant de ne pas faire craquer les lattes du plancher. Soudain, un halo de lumière dans le plafond, mettant en évidence un magnifique lapin blanc, me montrant sa montre à gousset « Tic Tac, Tic Tac. Il est l’heure.» Il se tient debout fièrement, habillé d’une robe rouge à carreaux, ce qui me paraissait si étrange pour un lapin. De son index droit, il imite le pendule d’une horloge et m’indique de la tête une trape en métal. Hésitante, je m’avance, trop méfiante pour le quitter des yeux ne serait-ce qu’une petite seconde. Je me baisse pour saisir la poignée, la tire, et fais face à une échelle. Je m’étonne à le remercier, et descend l’échelle à tâtons. Je débouche sur une pièce blanche, sans meuble, sans fenêtre. Des flèches clignotantes apparaissent sur les murs, signalant de leur pointe une porte grise. Je cours pour sortir de cette endroit qui m’empêche de respirer. Ma maman m’attend de l’autre côté, dans notre ancienne maison. Elle me propose de m’attabler, avec elle et … August. Mais que fait-il ici? « Mange tes choux de Bruxelles ma chérie, ça va te guérir. » Intriguée, je lui fais remarquer que je ne souffre d’aucun mal. Puis je me rend compte que mes pieds me font mal. Je passe la tête sous la table et remarque que mes orteils sont devenus de vrais sabots. Terrifiée, je fixe mon père du regard « Il faut m’emmener chez Docteur Cornichon! »

Je me réveille en sursaut. La porte s’ouvre et j’entend une voix familière me demander. Je me frotte les yeux, la tête complètement dans le brouillard. Un corps enveloppé dans un énorme édredon laissait seulement le visage de Galahad dépasser. D’une petite voix qui me semble d’autant plus lointaine, à mesure de ma fatigue, il m’avoue ne pas arriver à trouver le sommeil. Je replace mes cheveux, dont certaines mèches qui s’étaient collées à la sueur de mon front. Quel rêve étrange je venais de faire… Je m’assois difficilement, les membres encore faibles. « Quelque chose ne va pas? » Décalant mes jambes pour lui laisser une place, je tente d’affiner ma vue afin de voir l’heure sur mon réveil. Un voile de fatigue flottait encore, ne me permettant que de lire que nous avions passé les une heure du matin. Un soupire inconscient, dont la fin interférait avec les agitations extérieurs. Le son éternel des bombes et des avions, qui attaquaient chaque nuit violemment les rues de la ville. Autrefois, les bruits m’effrayaient, m’empêchants de dormir, ravivants les terribles souvenirs d’entant, la perte de mes parents, la peur qui transperçait mon corps. Je me sentais à nouveau fragile, à leur merci. Aujourd’hui, j’y étais accoutumée, les percevant comme la musique d’une berceuse.

Attrapant d’un geste lent une couverture, je m’enveloppais chaudement dedans en regardant cet ami, d’ordinaire si enjoué, qui maintenant affichait une mine découragé. Gênée par cette singularité, je me décidais à écouter le silence de la pièce, que seul le bruit saccadé et sourd des aiguilles osait gâcher. Je me surpris à fermer à nouveau les yeux, lorsque qu’il pris l’initiative de nous libérer de notre mutisme. Ce questionnement inattendu, qui m’avait totalement réveillé en l’espace d’un claquement de doigt. Je jaugeais Galahad, haussant un sourcil. « Pourquoi, tu ne changes pas encore assez de corps? » Je me détestais à la seconde où j’avais prononcé cette réthorique. Je tapais ma main sur mon front, me traitant intérieurement d’imbécile. « Tu serais toujours toi, bien sûr, mais sans ta particularité. » Tapotant mes doigts de façon stressée, je tentais de me pousser un peu plus à la réflexion, sans succès. « Mais je pense que ça finirait bien par te manquer » fut le mieux que je puisse ajouter.

Je contemplais le mur d’en face, qui prenait une couleur grise dans la chambre simplement éclairée par la lumière extérieure. Quelle fatalité que d’être empêchés de tout contact. Nous étions comme des damnés, condamnés à être perçus comme des pestiférés sur cette Terre. Incapable de connaître la douceur de la peau, le plaisir du désir charnel, le réconfort de deux corps entrelacés. Obligés de ressentir du dédain pour notre prochain, pour les protéger mais aussi pour nous protéger nous-même. La vérité, c’est que la solitude est un fardeau, la sensation que nous sommes amputés d’un besoin pourtant si primordiale. Je suis jalouse quelques fois, lorsque je vois des êtres se serrer la main, jouer sans peur, ou s’embrasser. Qui aurais-je été, si j’étais capable de tout contact. Serais-je si distante avec autrui? Eprouverais-je des sentiments amoureux pour quelqu’un? Cette idée me fit penser à Marcus, et je laissais mon coeur s’emballer. Cette frustration que j’avais pu ressentir de ne jamais avoir pu être réellement proche de lui m’avait tant peiné.

Je portais à nouveau mon attention sur Galahad, que j’avais encore une fois légèrement oublié. Mon esprit s’égare toujours facilement, oubliant la présence des autres, oubliant même ma propre présence. « Pourquoi, qu’est-ce qui t’empêche de dormir? » Je fis la moue, attristée de voir son visage si décoloré, vidée.



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Jeu 30 Mar - 23:03

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

La rousse semble dans un lointain nuage vaporeux, encore bercée par les dernières effluves d'un sommeil lointain et probablement parcouru de songes fantasmagoriques. Pauvre Marie, au repos ainsi troublé, dérangé, par un visiteur nocturne qui vient entacher le silence en le piétinant. La gorge s'enserre un instant, culpabilité s'installe, m'en voulant de la réveiller dans mon tourment, elle qu'il n'avait rien demandé et n'attendait que d'enlacer son oreiller. Des excuses presque inaudibles sont murmurées, baissant le regard alors que mon corps entier se contracte, tente de prendre le moins d'espace possible, de disparaître honteusement dans ma forteresse rembourrée de plumes d'oies immaculées.

Les mots m’irisent le poil, commençant à douter de la véritable efficacité que pouvait avoir Marie sur mes tourments. La mâchoire se crispe, les doigts s'enserrent autour du tissus. Chaque syllabe est tranchante, lames invisibles qui percutent avec une violence inouïe, font monter une nausée désagréable au goût âcre. Les sourcils se froncent alors que je cherche son regard avec une pointe d'amertume palpable. J'hésite un instant, me relever, quitter la chambre en refermant la porte, voir la claquer. Les émotions se mêlent, se confondent, m'échappent, perdues dans un amas d'assimilation.

« Qu'est-ce que tu en sais. » Je me contente d'une réplique sèche, incapable de trouver la force de déambuler à nouveau dans les couloirs, de croiser et affronter monstres et fantômes qui y rôdent. Je me retiens d'enchainer, de continuer à vociférer, lui hurler qu'elle ne comprenait rien, qu'elle avait beau être privée de contacts, elle n'avait pas ce genre d'assimilation, qu'elle avait la chance et le luxe de rester dans une structure même, de ne pas ingurgiter les choses pour tout faire dérailler. La jalousie monte, la colère, la tristesse aussi.

Peut-être que cela me manquerait, lorsque le fardeau devenait allié, lorsque les informations tombaient aux creux des paumes sans effort, lorsqu'une oreille discrète se confondait, devenait une autre, plus rassurante, plus proche en apparence. Les seuls avantages. Les choses avaient été plus simples. Avant, alors que les jours ne se répétaient pas à l'infini, alors que le monde tournait normalement, que tenir des doigts étrangers était sans risque, qu'enlacer les épaules frêles des mes sœurs dans des rires innocents m'était encore donné. D'un autre côté, cette malédiction m'avait sauvé la peau, m'extirpant de l'horreur et des atrocités de cette guerre sans nom, ticket de sortie parfait de par l'instabilité procurée, alors que ce soir même, je dois être paradoxalement dans une boue glaciale, piégé en tant que figurant dans une tranchée qui aurait probablement du me servir de tombe.

« Je.. Je crois que c'est ce gosse tout à l'heure, il n'est pas totalement parti. » Couper court aux fils de pensées, hausser les épaules en lui répliquant par une incompréhension totale. En général, les nuits difficiles passaient seules, laissant l'insomnie gagner en silence avec une cigarette entre les lèvres. « Le genre à avoir peur de son ombre et du moindre grincement. » Réflexe donc naturel d'aller chercher un repère, un pilier, un phare, inutile donc de préciser que les grondements lointains devenaient des monstres dévoreurs d'âmes, mêlant les craintes, les doutes, les angoisses. Moue de mioche boudeur cherchant à attirer l'attention, être le centre, être réconforté, rassuré. « De quoi rêvais-tu ? » Chercher à capturer une histoire, des songeries étranges, imaginer pour oublier, se réfugier dans une antre invisible et imaginaire par les mots.



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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Lun 17 Avr - 21:28


Ses mots me semblent agressifs, se terminant dans un point violent et plein de rancune. Rougie par la honte, je tente un silence afin d’effacer cet instant à défaut de ne pouvoir réinitialiser nos propres mémoires, inverser les aiguilles pour revenir quelques minutes plus tôt. Je ressens la peine que j’ai causé en voyant, bien que seule la lune soit notre source de lumière, son visage s’assombrir et son regard se perdre dans le vide. Resserrant la couverture que j’avais mise sur mes épaules, me construisant un bouclier qui m’empêcherait de recevoir plus de mauvaises pensées encore. J’étais fatiguée, j’avais froid et mon esprit se brouillait malgré mes efforts pour rassembler toute mon énergie et maintenir un tant soit peu de concentration vis à vis des déboires de Galahad. Tourmenté par les bruits extérieurs, fatigué d’être lui-même bien qu’il puisse régulièrement inter changer. Je prend le temps d’analyser le personnage, pensées bercées par le vrombissement des bombes lancées par les avions. Le Blitz. Cette guerre menée par des humains dans le but d’en détruire d’autres. La stupidité humaine a son apogée, quête du pouvoir sans fin qui causera à jamais la mort de personnes lambda, d’animaux. Cruauté dont certains nous content avec amertume les histoires jusqu’en 2016.

« Excuse moi. C’était idiot. » Dans une hébétude avouée, qui n’avait sûrement aucune importance à ses yeux. Je fais venir mes genoux à ma poitrine, et plonge ma tête dans mon édredon jusqu’aux yeux, afin de garder un oeil sur l’extérieur, sait-on jamais. Je pense à ma personne, jeune être perdu à la recherche de changement. Malédiction qui s’est acharnée sur moi, m’empêchant de vivre des jours de bonheur, contrainte à me rendre invisible pour ne rien risquer, ne poser de peine à personne. Moi qui me complais dans cette solitude, mais qui à la fois souhaite retrouver la douceur d’une caresse, la force d’une étreinte, la tendresse d’un baiser volé. Pensées interdites depuis ma belle adolescence, forcée de me tenir éloignée de la chaleur qu’apporte le corps d’un autre, spectatrice à tout jamais de la naissance de l’amour. L’amour, ce sentiment fragile et délicat, pur et dévoué, qu’un simple regard transforme l’indifférence en une montagne russe rythmée de larmes et d’éclats de rire. Un manège qui nous fait virevolter de mille émotions, que l’on ne saurait décrire et dont on ne se lasse jamais. L’amour, cette merveilleuse sensation dont je ne verrais que la face frustrante. Celle qui m’empêche de me laisser aller à un contact. L’amour, dont Galahad est tout autant privé que moi. La fatigue me donnerait envie de déverser toute ma peine sous forme d’un sanglot des plus ridicule. Mais seuls mes yeux s’emplissent d’une buée de chagrin que je m’oblige à bannir en clignant plusieurs fois des yeux. « Chaque jour, j’aimerais être quelqu’un d’autre. »

Mon ami se décide enfin à articuler, oubliant mon faux pas et se laissant aller à la confession, faisant de moi une complice de ses multiples secrets. Je prend plaisir à entendre ses explications, trouvant justification dans le jeune garçon avec qui il était entré en contact un peu plus tôt dans la journée. J’esquisse un sourire, bien que les traits que je laisse dessiner sur mon visage soient à l’encontre de ce que l’on pourrait attendre après les paroles de Galahad. Je comprend plus amplement sa présence ici, bien qu’en général je fasse souvent objet de boite à secrets lors des insomnies nocturnes des autres Syndrigatis. Il est courant que l’on vienne frapper à ma porte à des heures plus ou moins décentes. « Je comprend. Il fallait évidement que tu tombes sur celui-ci! » Pas de chance pour ce damné, pas de chance pour ce poisseux de Galahad. Je m’attendri lorsque je pense à la détresse qu’il doit ressentir, vestige des quelques traits de caractère de ce malheureux enfant qui était entré en contact avec lui. « Tu n’as pas peur de la pénombre? Je dois allumer la lumière? » Mais j’oublie rapidement ces pensées, passant à la question que Galahad me pose au sujet de mon rêve, me ramenant sur ma propre personne et me faisant chercher dans ma mémoire les quelques restes de ce cauchemar. Il ne me fallut que quelques secondes pour rassembler les débris, les recollants un à un pour former un quelque chose de plus absurde que je l’aurais imaginé. Je m’éclaircis la gorge, pensant que conter ce rêve lui ferait penser à autre chose, ranimerait son âme d’enfant joyeux et le ferait sourire. « Il y avait un lapin en robe rouge, il m’a fait passer par une trape et j’ai atterri dans une sorte de pièce avec des flèches qui clignotaient. Tu sais, ce type de flèche dont les Syngrigastis qui ont voyagé en 2016 nous parlent? Et bien ces flèches m’indiquaient une porte, et lorsque que je l’ouvre ma mère m’attendait pour que je me mette à table avec August! Je me souviens aussi que mes pieds étaient devenus d’effroyables sabots. J’ai eu si peur! » Je frissonne à la fin de ma narration, accompagnée d’une sensation froide qui parcouru à une vitesse éclair ma colonne vertébrale. Je réfléchis un instant à la provenance de ce saisissement, ne sachant s’il venaient de ces pensées par rapport à mes pieds ou par rapport au souvenir diffus de mes parents.



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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Dim 23 Avr - 13:02

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

Mots soufflés, à moitié étouffés par l'édredon, restant tout de même compréhensibles, second cocon posé à côté, se percutant dans un mur parfait rembourrés de plumes immaculées. Soupire,  se renfrogner à mon tour, ne laisser que le stricte minimum viable à l'extérieur, comme pour contrer une quelconque menace, culpabilité de l'emporter dans mes tourments nocturnes, de la tirer avec moi, se pincer les lèvres de manière imperceptible alors que sa tristesse est palpable. Me laisser un instant tomber sur elle, prenant soin de conserver nos carapaces, condamnés à les endurer, bien que la plupart du temps invisibles, juste une distance raisonnable qui essaie d'être maintenue. « Tu n'aimerais pas ça. » Tenter de la rassurer, user de l'expérience en matière de fuite personnelle.

Tête sur une épaule enroulée, regard sortant à peine, profiter une seconde de cette parodie d'étreinte rassurante. Répondre négativement d'un signe de tête provoquant un frottement, simple présence suffisant à apaiser l'obscurité et ses ombres crochues, sa menace qui plane. Rire qui s'immisce un instant, face à l'absurdité de ses songes qui la hantent encore. Une parfaite diversion, esquive qui semble fonctionner alors que les images se dessinent dans mon esprit. « Et tu oses prétendre que j'ai l'esprit tourmenté. » Boutade d'un demi-sourire, me redressant dans cet amas de tissus.

Lubie qui s'installe, corps ne tenant plus en place, la fatigue semblant s'être définitivement envolée pour la nuit, insomnies courantes qui s'emparent d'un corps n'ayant pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil. Les pieds nus se posent sur le sol, m'enroulant pour ne pas que l'édredon traine dans mon dos. Une main s'extirpe, ose sortir et apparaître, tirant sur le coin de la couverture qui encercle Marie. « Viens. » Pas de discussion, pas le temps de la laisser protester, la tirer, l'entrainer dans une idée passagère, guidé en partie par un estomac creux. S'extirper de la chambre, arpenter les couloirs tout en prenant soin de ne pas faire grincer le plancher, ne pas éveiller les oreilles indiscrètes. Descendre un escalier, un autre, ne rien murmurer ou dévoiler de mes desseins, plus occuper à craindre la moindre ombre de l'extérieur se projetant dans le reflet des fenêtres, m'assurant que la rousse se tenait à distance rassurante.

Le but arrive enfin, pouvant presque percevoir une douce mélodie angélique, dénichant de quoi ouvrir une porte clause, pièce aux mille merveilles enfermées secrètement dans un placard et sous un plancher, réserve parfaite de friandises si rares dans notre boucle, la cachette secrète des Ymbrynes, dénichée à force de persévérance, de talent pour l'investigation. Le cliquetis libérateur indiquant que la serrure cède survint, ouvrant la porte de la pièce garde-mangée, faire signe à mon acolyte d'y entrer, refermer soigneusement derrière.

« La maison d'Hansel et Gretel. » Sourire qui s'esquisse en ouvrant les bras dans une entrée triomphale. Le lourd édredon est posé sur une chaise, le temps d’évacuer les quelques traces de chaleur due à l'adrénaline, libérant ainsi les mouvement, semi-nudité au torse dangereusement exposé se glissant entre les meubles, pas de mioches à l'horizon, juste Marie et sa prudence, peu de risques. Crocheter une autre serrure, celle d'un placard aux merveilles, instant de concentration délicate. « En revanche il faut éviter d'attirer l'attention des sorcières si tu vois où je veux en venir. » Non seulement le savon serait sévère, peu importe la carrure de l'individu y dérobant des confiseries, enfant ou non, mais en plus il faudrait probablement des semaines pour trouver le nouvel emplacement.



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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Lun 1 Mai - 19:16


Oubliant ses quelques tourments, laissant derrière lui ses peurs pour faire place à un rire qui détend toute la pièce. Les tensions d’évapores, le silence se fait discret. J’inhibe mes pensées noires et distraites, faisant place aux belles énergies qui commencent tout juste à s’emparer de nous, qui nous enlacent de leur joie douce et candide. Cette richesse d’émotion qui ne me transperce l’esprit que si rarement. Je lui rend son rire, bien que rapide et léger, sans même m’en rendre compte. « Il faut croire que je suis aussi un cas à part. » Un sourire effleure mes lèvres, se dissipant petit à petit, à mesure que les secondes passaient. Et pourtant je sens ses yeux qui pétillent d’un bonheur retrouvé, esprit enfantin qui soulage son coeur, tirant mon édredon et m’entrainant loin de mon lit, de ma chambre, du calme et de la nuit. A cet instant je me doutais que ma nuit serait définitivement terminée, que je ne saurais retrouver le sommeil avant la tombée de la nuit prochaine. Et pourtant aucune rancune ne venait, pas un soupçon de regret. Je ressentais presque du bonheur que Galahad m’ait sortit de mes songes, qu’il soit venu chercher du réconfort auprès de ma personne, et m’emmenant encore accomplir quelques méfaits dans le plus grand des secrets. Encore et toujours complices l’un et l’autre, partenaires hors pair que certains, j’en suis certaine, pourraient envier.

Je reste bien couverte, édredon transformé en manteau, continuant à me préserver du froid et de la méchanceté qui pourrait s’abattre sur moi d’une seconde à l’autre. Nous étions chacun protégés, deux énergumènes enveloppés dans des tissus épais et chauds, se baladant dans l’obscurité et dans le silence, prenant garde à ne pas faire de bruits, les pas légers et rapides. Je fais taire quelques gloussements excités et amusés, secondant Galahad dans les escaliers. Deux enfants qui bravaient la nuit, foulants le sol comme des voleurs, fantômes qui hantent les habitations dans le mutisme le plus total, bien que nous soyons visible et tangibles.

Et nous voilà plantés devant un placard, et j’interroge du regard Galahad qui semble de son côté bien sûr de lui. Il ouvre la pièce en entrant directement, et je fais soudainement face à une multitude de nourriture en tout genre : sucreries, pâtisseries, pain, fruits secs, quelques maigres rations de chocolat, et tant d’autres choses qui émerveillent mes yeux. Je regarde dans tous les sens, admirant comme jamais chaque étagère, voulant tout attraper et emmener égoïstement avec moi. Je fais quelques pas vers mon ami, ne tenant plus vraiment mon édredon qui tombe lourdement. Je ne fais pas attention au froid qui m’assaille, l’esprit troublé par toutes ces victuailles. « Galahad, je t’adore, il faut que tu le saches! » Murmurais-je, me retenant une quelconque exclamation qui pourrait faire venir un intrus. Il ne fallait pas que nous soyons repérés, les conséquences seraient bien trop lourdes, puis cette nuit était nôtre. Si nos situations l’avait permis, je lui aurait tapé dans la main, mais à la place, j’engageais une petite danse de la joie improvisée, faisait bouger autour de moi mon pyjama bien trop évasée pour mon corps chétif.

J’attrapais quelques bonbons et madeleines, rejoignant ma couverture pour m’emmitoufler dedans à nouveau, m’asseyant en tailleurs sur le sol frais. Je n’y prêtais pas attention, ma chaleur corporelle finirait par réchauffer ma place. A nouveau au chaud, enfournant une madeleine dans ma bouche, je tape en face de moi pour indiquer à Galahad de me rejoindre. « Bon appétit. » Sourire joyeux et coquin, fière de cette fourberie dont j’étais complice. Rictus qui ne souhaitait pas quitter mes lèvres, pensées enjouées qui désiraient à jamais faire partit de moi. J’étais là, à profiter d’un moment serein et magnifique, accompagnée d’un homme qui me comprenait, avec qui je pouvais partager déboires et rires sans peine. J’attrape deux sucres d’orges, sûrement vieux de quelques années, mais peu m’importait, le temps s’était arrêté depuis assez longtemps pour qu’on ne risque rien. Tenant le premier fermement, je temps l’autre à Galahad. « Tu sais, on ne peut pas faire le sermon du petit doigt sans risquer un drame. » Je chuchote, à la fois pour encore éviter de nous faire repérer, mais aussi comme pour partager un secret dont seuls nos deux personnes connaitraient le sujet. « J’aimerai sceller notre amitié avec ces sucres d’orge. » J’incline la partie crochetée de son côté, l’invitant à faire de même. « Je jure par le sucre d’orge d’être ton amie jusqu’à la fin des temps. »



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
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Galahad L. Ednyfed

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❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Sam 6 Mai - 20:47

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

Rire qui s'élève, discret, maintenu pour ne pas attirer l'attention, nous faire repérer, n'oubliant certainement pas le risque encouru si nous étions pris la main dans le sac. Regard qui se lève d'instinct au ciel alors que le murmure s'élève, capable de lui donner une brève frappe sur l'épaule si nous étions encore couverts, distance de sécurité se devant désormais d'être respecté, l'habitude, l’acquit, l'inné, malgré le besoin d'être tactile. « Avoue, tu dis ça uniquement parce que je te donne une bonne occasion pour te goinfrer. » Boutade avant de retenir un éclat face à sa danse ridicule, une main se posant devant les lèvres comme si ça allait aider à contenir le tout. Elle avait des airs de petite fille perdue dans sa robe de chambre, deux mioches piégés dans des corps adultes l'espace de quelques instants, oubliant les tourments nocturnes qui nous avaient amenés à nous retrouver, les cauchemars quotidiens qui nous tourmentes et nos malédictions respectives qui ne sont, au final, pas si éloignées l'une de l'autre.

Attendre qu'elle s'empare de quelques merveilles avant de faire mon choix, remplissant mes bras comme je le peux, contrant mon esprit qui hurle de ne pas trop vouloir être gourmand, de ne pas créer un trou béant dans l'armoire aux trésors pour faire remarquer notre délit. Le mioche est plus fort que moi, regard s'arrondissant, se mettant à briller d'envie, alors que les papilles salivent d'avance. Je ramène fièrement ma prise pour prendre place devant Marie, en tailleur. L'édredon est posé sur les épaules, cape immaculée et protectrice alors que la chaire de poule apparaît, libérant un frisson qui parcourt l'échine. Retenir un nouveau rire à son expression, à se demander le quel de nous deux était l'éponge dévorant les restes d'autrui, ayant dérobé les traits d'un gamin peureux accro au sucre. « Tu n'arriveras plus à dormir après ça. » Constat ridicule, qui se fichait de dormir ? L'insomnie nous avait emporté pour de bon, autant combler les heures dans l'obscurité.  

Sucrerie coincée dans le coin de la joue, la faisant gonfler, goût de fraise presque écœurant, approuver d'un signe de tête à défaut de pouvoir prononcer quelque chose de façon audible. Saisir un sucre d'orge avec précaution, éviter tout effleurement accidentel avec ses doigts avant de l'incliner à mon tour, parodie de serment terriblement ridicule et amusante, adorable Marie qui se comporte comment l'enfant me hantant. Rictus malgré la bouche pleine, ouvrir les lèvres pour tenter de répliquer. « Che chure de chaire de même » Baragouin tout de même en partie compréhensible, il me semble, qui s'échappe avant de rire, manquant de tout recracher par la même occasion.

Éclats probablement un brin trop fort, incapable de les retenir d'avantage, puisqu'un bruit se fait entendre dans le couloir, grincement du plancher reconnaissable, sursautant instantanément. Le regard s'arrondit, paniqué, cherchant les iris de ma complice avant de ramasser notre précieux butin dans la précipitation, chargeant mes bras comme je le peux, quitte à prendre une partie entre les dents pour faire disparaître les preuves. L'adrénaline monte, faisant mon possible pour que les jambes bougent, avancent, ne restent pas plantées là comme deux idiotes. Chercher une issue du regard, craindre. Réfléchis Galahad, ce n'est pas le moment de se laisser emporter par le môme. Regard qui s'embue, qui finit par se coller à la rousse comme un gosse cherchant une figure d'autorité protectrice qui donnerait les directives, bien que faisant une tête en plus qu'elle.



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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Mar 9 Mai - 18:33


Remarque lourde de sens, vérité légitime dont je me fichais amplement. Il n’était plus temps de dormir, mais plutôt d'embrasser la nuit et réaliser quelques bêtises bénignes dont nous seuls avions le secret. Mâchant avec difficulté une madeleine dans chaque joue, qui me fait sans nul doute ressembler à un hamster. Peu importait, quand bien même l’obscurité cache une grande partie de mon visage des yeux malins de Galahad, je n’avais jamais ressentis l’intérêt de faire bonne figure en sa présence. Il fait parti de ces rares personnes avec qui l’on se sent bien, vrai, unique même. Peut-être était-ce dans sa façon d’agir, peut-être dans son caractère nonchalant, ou une envie irrépressible que les gens se sentent bien avec lui. Je n’avais pas la réponse à ces questions, et je ne m’étais jamais assez penchée sur les raisons de notre relation amicale et si conflictuelles. Avec lui, les choses étaient simples. Nous pouvions parler sans réfléchir, à propos nos ressentis et pensées mais tout autant d'une pomme qui pourrie derrière la coupelle de fruits. Nous pouvions nous lancer dans des péripéties hors du commun, prendre des après-midi à mettre en scène les divers idées qui nous étaient passés par la tête quelques jours plus tôt, passer des heures assis côte à côte sans discuter et à simplement se réconforter dans la respiration de l’autre. On se comprenait lui et moi. D’une simple moue du visage, je pouvais y voir ce moment de solitude qui l’affectait plus qu’à l’habitude, ce besoin de parler ou de se taire, voire d’aller chasser la tristesse dans des petites aventures sans conséquence réelle. Cette nuit était concrètement un de mes meilleurs exemples.

Attrapant le sucre d’orge que je lui tendais, il tente de retourner ma promesse. Mais ses mots sont bafoués, et je ne peux retenir un rire que je rend le plus sourd possible. D’adultes nous étions passés enfants, appréciants notre pactole, gourmands de bonheur. Je lâche le bâtonnet en sucre, satisfaite de cette promesse qui avait encore une fois tourné à la rigolade. Mais je déchante rapidement, entendant des bruits de pas qui font vibrer le sol. Nuit devenant soudainement menaçante, mes sens sont décuplés, et je crois en l’arrivé d'un monstre qui nous voudrait du mal. Je jète un regard paniqué à Galahad, comprenant dans ses prunelles que je ne pourrais pas compter sur lui, traces du gamin encore ancré dans ses gênes. Je regarde à droite, puis à gauche, le son du jugement dernier se rapprochant plus encore. Deux criminels en fuite, cherchant avec désespoir une sortie pour échapper à notre destin. « Nous avions tant de chose à vivre encore, nous ne pouvions mourir aujourd’hui! » Hyperbole d’une pensée ridicule, juvénile. Mon regard est attiré par un empilement de cartons parfaitement rangés, que j’indique de l’index à mon compagnon de l’ombre. Je prend deux grandes enjambées pour aller fermer la porte, et à pas de souris, nous sautons à l’arrière de la pile, prenant garde de ne commettre aucun danger par un contact mal avisé. Accroupis, tête rentré dans nos genoux, yeux ronds plongés dans ceux de l’autre. Doucement, je porte mon doigt à ma bouche, lui ordonnant de ce geste de se taire quoi qu’il advienne. On se sait jamais ce que l’enfant qui valsait en lui pouvait lui donner envie d’accomplir. L’attente me parait durer une éternité, les secondes se transformants en heures, éternel stress qui fait monter l’adrénaline plus encore, et mon coeur s’arrête lorsque j’entend le dernier pas se poser devant la porte. Je sais que l’Ymbryme est là, de l’autre côté de la pièce, et qu’elle attend. C’est seulement lorsqu’elle fait demi tour pour retourner sur ses pas que je me rend compte que j’avais arrêté de respirer. Je prend à la suite une grande inspiration, et esquisse un rictus fier malgré moi. Nous sommes vraiment trop chanceux, le karma a déjà tant abattu sur nous qu’il n’ose plus agir pour nous punir de nos quelques méfaits.

« Considérons-nous comme des trèfles à quatre feuilles! » Chuchotement soutenu, et lorsque je sors de la cachette, je me rends compte que j’avais laissé ma couverture en évidence dans les feux de l’action. Heureusement, nous ne nous étions pas fait attraper, car cette fois-ci cela aurait été terminé pour nos deux têtes. L’attrapant et me couvrant à nouveau les épaules de l'épais tissu molletonné, j’engage un regard à Galahad. « Nous devrions y aller. » Et pourtant, je ne souhaitais pas repartir les mains vides, et j’enlève le bas de mon pyjama en toute intimité pour en faire un baluchon. On fait comme on peut. Le posant au sol, je le rempli de quelques bonbons et gâteaux, fais un noeud pour empêcher que l’un d’eux s’échappe. La porte s’ouvre doucement lorsque je tourne la poignée, glissant ma tête en premier lieu pour inspecter les alentours. Personne. Je fais signe à Galahad de me rejoindre et à tâtons, je reprend le chemin inverse, montant les escaliers en silence. « J’ai envie de faire un film en mettant en scène les gâteaux. » Confidence qui m’amuse, me berce d’excitation. « Dis oui, s’il te plaaaait? » Voix enfantine comme à l’habitude, supplication capricieuse d’une gamine qui a l’esprit bien trop farfelu.


HRP :/ :
 



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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Jeu 11 Mai - 18:42

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

Cesser de respirer, regard rond enserrant une partie du butin, statue figée derrière un mur de cartons, incapable de cligner les yeux tant que le danger ne serait pas écarté, que la menace plane, menace de gronder. Se coller à Marie, édredon faisant office de frontière diplomatique entre nous et nos peaux capricieuses, évitant le drame. Ne même pas parvenir à acquiescer, ouïe prenant le dessus, décortiquant les pas, visualisant l'articulation mentale d'une jambe, les muscles en mouvements, les arcs du pieds qui percutent le sol, façon comme une autre de prier qu'il ne se passe rien, voyant déjà notre escapade virer à l'échec, exploration prise en flagrant délits, parvenant presque à entendre la remontrance d'une voix sèche.

Souffler, inspirer, expirer, reprendre une respiration normale, se souvenir que la chose était primordiale et nécessaire à la survie d'un être, alors que le danger s'écarte, que les sons disparaissent comme par enchantement, soupçonnant que nos capacités liées nous permettaient de disparaître et éloigner les Ymbrynes. Chance qui ne se reproduirait certainement pas une seconde fois, enserrant un peu plus ma prise alors que les jambes retrouvent l'usage de la marche, statue parvenant à se mouvoir à nouveau.

Ne certainement pas broncher aux mots qui s'échappent, signe d’approbation en direction de ma complice de hold up avant de glisser ce que mes doigts avaient eu le temps de capturer dans son baluchon. Notre butin était plus que mérité. Filer, emboiter le pas, glisser le long du plancher, prudemment, afin de ne pas se faire prendre si proche du but. Esquisser un sourire qui s'élargit alors que l'idée germe, est soufflée et s'implante pour s’enraciner. Changer de direction, faire volte face, trouvant la porte de mes appartement plutôt que les siens pour nous y engouffrer, caverne des merveilles à notre portée. Je laisse Marie déposer notre prise pour comptabiliser les effectifs alors qu'une excitation immature s'infiltre, guidant les pieds qui ne s'empêchent que par miracle de sautiller. L'édredon retrouve son emplacement d'origine, délaissant son épaisseur peu pratique pour enfiler une chemise, Une table est rapidement recouverte d'un drap qui servirait de base pour un décors, l'entourant d'un éclairage millimétré.

Saisir le précieux objet du délit dans sa valise, y apposant un film neuf avec soin, bijoux fragile et adoré, bien que dépassé depuis bien trop d'années d'un point de vue externe, ne rêvant parfois que de franchir les frontières de la boucle pour aller observer et décortiquer l'évolution de la chose, avant que la triste réalité ne me rattrape. Fichue malédiction qui contraignait le voyage. Hésiter un instant, regard qui se pose sur l'appareil photo, technique certainement plus peaufinée bien que terriblement longue. « Je suppose que tu ne veux pas quelque chose de parfait et sérieux. » Bannir le stop motion, relents d'impatience enfantine encore dans les entrailles, loin d'avoir retrouvé cette capacité d'attente qui m'est propre.

« Des idées de scénarios m'dame ? » Une cigarette est allumée, glissant entre les dents pour en aspirer une longue bouffée qui s'échappe dans un nuage de fumée. La laisser devenir maîtresse de cérémonie, alors que l'objet du délit prend forme, est installé, matériel sérieux pour nos excentricités d'une nuit, bobine que nous devrons probablement détruire avec amertume, preuve incontestable de notre vol. Enfiler des gants de cuir, me sacrifiant, préférant que l'un de nous se couvre au possible pour éviter le moindre incident sur un plan de travail aussi restreint. Lui glisser un béret dans ses cheveux flamboyants, cliché ridicule pour se jouer de notre caprice nocturne.



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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Dim 14 Mai - 19:19


Nous voici tournant des talons en un même temps, prenant la direction de la chambre de Galahad, lieu où naissent tant d’idées farfelues. Comme à mon habitude, je le suis de près, manquant à plusieurs reprises de lui marcher dessus. Après quelques difficultés dues en partie à l’obscurité, j’arrive à adopter sa cadence, sautillants comme des oiseaux et restant à l’affut du moindre bruit. La pression s’efface définitivement lorsque je passe la porte de sa chambre, reprenant un souffle plus régulier, puis me laissant aller dans un soupire satisfait, appréciant le moment dans son entièreté. Posant l’édredon sur celui de Galahad, n’y trouvant plus d’utilité, plus le besoin de se cacher, de construire une barrière sur l’extérieur. Passés de la tristesse à la joie, de la peur à la confiance, de la mélancolie au plaisir de vivre l’instant. Je me rappelais que mon short n’était plus sur moi, et mon visage se mis à rougir, pudeur éphémère qui s’empare de moi, me retrouvant jambes nues devant lui; et qui pourtant se dissipe aussitôt. Son regard n’est pas pervers, à la limite de l’indifférence totale, et tel a été le cas, aussi loin que je me souvienne. Peut-être l’habitude a t-il pris le dessus sur le désir charnel, peut-être ressent-il même du dégout à l’idée de la chair. J’essaie d’imaginer, de me mettre à la place d’un homme dont les instincts primitifs se transformeraient en inconnu. Percevoir l’humain d’une autre façon, des courbes et des lignes qui dessinent un être, plus ou moins beau, certainement désirable aux yeux des autres. Attrapant mon bas de pyjama, renversant le pactole sur la table drapée, secouant le vêtement au dessus du sol pour en enlever les miettes pendant que mon compagnon de jobarderie sort sa magnifique caméra. Cette caméra est jeune pour l’année, magnifique instrument qu’il manie avec grand soin. Demande presque légitime, et je marque un temps d’arrêt, réfléchissant à ma réponse. « Je souhaiterai juste qu’on s’amuse un peu. » Le yeux pétillent, visage illuminé, lueur enfantine, coin des lèvres remonté.

Un scénario, une idée. Le cerveau s’échauffe, mélange les mots, les images, forment des pensées, des propositions plus ou moins bonnes. Galahad allume une cigarette, et j’en attrape une, l’imitant. Un regard sérieux sur ces gâteaux qui n’attendaient que nous pour accomplir leur destinée, espérant finir leur vie dignement dans notre estomac. Un béret posé fièrement sur ma tête, j’adresse un sourire salutaire au caméraman, en haleine, attendant qu’une idée surgisse enfin de mon esprit. Je me délecte du poison mortel de la cigarette qui a jamais ne m’atteindra, jouant de mes yeux; un coup sur Galahad, un coup sur les madeleines. « Je sais! » Exclamation beaucoup trop forte, et la crainte d’éveiller un voisin monte dans mes entrailles. Je me fige, yeux ronds, attendant de me faire disputer par l’enfant-adulte, qui je m’en doutais ne risquait pas cette nuit de me faire quelconque réprimande. J’hausse un sourcil, lorsque je remarque que le silence n’est pas interrompu par un tapage de porte ou de mur qui nous serait destiné. Je me racle la gorge, tentant de prendre une voix solennel, jambes droites et torse bombé, je m’engage. « Une belle aventure. » J’attrape une madeleine. « Laurence veut demander à …. » Je prend un autre gâteau. « … Agathe sa main. Pourtant, il veut lui offrir comme alliance la plus belle pépite de chocolat qui existe en ce monde. Regarde, nous pouvons couper un petit bout de ce carré pour en faire devenir une pépite. » Je marque une pause, essayant de donner suite à mon histoire, trouvant déjà l’idée bien trop saugrenue, folie passagère qui me traverse, certainement en partie grâce à Galahad qui est une source d’inspiration pour moi. Je prend une voix narrative. « Il existe un lieu où la plus belle pépite existe, mais elle est gardée par l’ultime, le plus terrible, le méchant… Colin! » Je fais avancer un sucre d’orge sur la scène, le présentant à Galahad, puis quelques petits bonbons qui étaient censés représenter ses disciples. « Et ensuite …. Ensuite …. » Je marque un temps d’arrêt, réalisant que je m’emportais vraiment trop, que tout cela n’avait plus aucun sens. « Mon idée est totalement dingue. » Un rire s’échappe, presque impossible à faire discret, me donnant plus envie encore de me laisser aller, abdomen qui se serre pour faire taire mes éclats, larmes de joie qui s’écoulent sur mes joues.

Après difficulté, moult tentatives pour calmer ce rire, j’arrive à reprendre une respiration normale, soupirant un bon coup pour chasser définitivement ce moment et calmer mes nerfs. J’adresse un sourire à Galahad. « Et si nous mettions en scène nos propres histoires respectives? Sans manquer d’humour, bien sûr. » L’idée nait simplement, et me semble juste. Nous rendre hommage à nous-même, sans que personne ne soit au courant un jour. Être les héros, sur le devant de la scène, à la fois sur le ton de l’humour, apportant sa touche de drame.



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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Ven 19 Mai - 20:49

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

Nouvelle bouffée aspirée, s'engouffrant, s'extirpe et s'envole en une fumée opaque qui traverse l'un des spots installés, douce addiction qui refait surface, gamin s'effaçant de plus en plus, juste des brides lointaines qui se diluent, original revenant pour reprendre sa place, trachée supportant à nouveau les effluves du tabac, néfaste et mortel à ce qu'on murmure dans les boucles modernes, alors que vantés dans notre temps, paradoxe d'être coincé entre deux journées, savoir ce que le futur réserve, la trame empruntée, connaître le gagnant de cette guerre absurde qui fuse dehors, tel un monstre, alors qu'elle est encore loin d'être terminée, avoir vécu dix ans plus tard, avoir vu fleurir les années cinquante pour revenir à la base, aux horreurs. Penser à l'autre paradoxe, celui d'être à deux endroits similaires, fantôme passé quelque part dehors, mioche sortant à peine de sa majorité, au brillant avenir envolé, piégé, qui répète sans cesse son jour de guerre dans la boue et le sang, encore loin de sa malédiction, à moitié dans son innocence et sa naïveté malgré la dureté de l'époque, certain que les hommes tombés sous cette arme entre ses mains en légitime défense n'ont fait que l'apporter, son fardeau, karma qui finirait par se venger quelques longs mois plus tard, contaminant la carne, la moindre parcelle de chair, condamné dans sons isolation jusqu'à la fin des temps.

En revenir à Marie, oubliant les songeries qui reviennent, perdent l'esprit dans des tourments imperceptibles, effaçant les traces, acteur inné qui prends les rôles un brin trop facilement, parvenant à décortiquer les expressions à force de les avoir empruntés. Sourire qui s'élargit, bras se croisant sur le torse alors qu'elle émet son idée, enregistrant, imaginant, léger rire qui s'échappe dans ses fantasmagories. « Tu trouves vraiment que Colin fait démoniaque ? Pourquoi pas Jean-Charles-Edouard De L-amolle-fesse tant que tu y es ? » Lever les yeux au ciel avant de retrouver tout le sérieux, cigarette toujours coincée entre les dents, articulant tant bien que mal. Deux esprits aussi tordus l'un que l'autre, guidés par les mêmes tourments, se tordant, créant de façon grandiose, voilà ce que nous étions. Maîtres de notre monde, dieux de nos univers, maîtres de nos héros imaginaires. Magistraux.

Se joindre à son rire, communicatif, simple satisfaction de la voir sombrer dans les éclats, bonne humeur comblant les brides d'une soirée qui semblait aux abords moroses, ne regrettant pas d'avoir extirpé la rousse de son sommeil. Ne savoir quoi penser de sa nouvelle idée, redoublant d'éclats à la simple pensée d'être doublés par des friandises. « C'est parfait ! » Après tout quitte à faire quelque chose qui resterait entre nous, autant laisser l'excentricité nous porter. La difficulté résidait pourtant, amertume montant sans réellement savoir comment se jouer soi-même, étrange paradoxe qui berce mon existence, perdu à l'idée de ne pas devoir emprunter, ne plus percevoir le vrai du faux.

« On devrait inverser les rôles. » Contourner la chose par une autre solution, préférant de loin me voir via les yeux de Marie. Idée farfelue, attrapant un marshmallow sur lequel est déposés des fils gélatineux d'un rouge vif, faisant écho à la chevelure flamboyante de mon acolyte. « Regardez-moi, je suis Marie, la seule, l'unique et je fais des rêves vraiment louches où j'imagine tout le monde avec une paire de sabots » Tenter d'adoucir la voix, la rendre plus fluette, imitation minable, de l'ordre du parodique, bien incapable d'imiter ses cordes vocales sans les lui dérober, finir par de nouveaux éclats, définitivement incapable de conserver la moindre once de crédibilité.  



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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Mer 7 Juin - 15:27

Quelques bribes du passé reviennent en l’instant, me faisant défiler successivement et à la vitesse d’un éclair les mille photographies que j’avais prise de mes yeux, gravés et ancrés dans ma mémoire à jamais. Les images de mon ancienne maison, espace de jeu qui me semblait immense, chef-lieu de mes soirées où je m’endormais à la lumière d’une bougie, réflexe qui aujourd’hui ne m’a pas quitté. La silhouette de mes parents qui semblait si grande en comparaison de la mienne, m’obligeant à me tordre le cou pour mieux les admirer. Les repas coutumiers souvent synonymes de remontrances : « Marie, tiens-toi droite sur ta chaise ! » « Tu n’utilises pas la bonne fourchette demoiselle. » « Jeune fille, cesses de gigoter et reste à sagement à ta place ! ». Ces querelles que je retrouvais dans la brouillard de ma mémoire, faisant surface du fond de mes tiroirs nerveux cette nuit, alors que je prends place en face de cette table tout en démêlant et étalant mes idées à Galahad.

Je me délecte de son rire frais et léger, prenant un plaisir presque malsain à le voir passer de la monotonie à la gaité grâce à ma présente. Du moins, je l’espérais et je me satisfaisait de cette idée. Ne pouvant retenir un hoquet presque choqué à l’énonciation de « Jean-Charles-Edouard De L-amolle-fesse », plaquant la paume de ma main sur les lèvres, interdisant d’élever un énième rire qui cette fois se ferait plus éloquent que les précédents impeccablement étouffés. Par mimétisme névrosé, je m’arrête de rire à la seconde où mon associé retrouve son sérieux, calmant mes nerfs, retrouvant un atmosphère de paix dans mon corps, tirants tout deux sur notre cigarette à l’unisson, faisant danser, valser, swinguer nos connexions déjà en hyper activité. Un beau tableau qui se dessine, digne d’une photographie qui restait sans aucun doute à la postérité. Deux silhouettes, deux Syndrigastis à la particularité maudite et gênante, qui s’allient une nuit de peur pour chasser le mal, s’ouvrir à la créativité, bulle de bonheur qui de façon éphémère gagne leur coeur et leurs sourires, invitant à la joie et qui pour autant ne laisserait personne d’autre qu’eux profiter de ces instants durement gagnés. Ce que l’on peut appeler le plaisir, au delà de la sexualité, sans allusion au contact charnel. Du plaisir brut, natif, explosif. Un partage spirituel, un lien entre deux êtres au delà des cinq sens, car privés de proximités nous avons à faire à une épreuve plus difficile encore; créer une attache avec autrui plus forte que la simplicité du toucher. C’est cela, dont nous sommes les plus expérimentés. La capacités à lier deux Hommes car des filets invisibles, nous rendant plus vigilant d’autrui, ne tombant pas dans les filet empoisonnés. Non, jamais nous ne connaitrions ce type d’infortune, car nos sommes forts « des titans », aurais-je affirmé à Galahad si le moment avait été bienvenue.

Une exclamation salutaire, parfait admettait-il? Me voilà aux anges, affichant malgré moi une mine fière, mon dos qui se redresse, bombant le torse, épaules fermement au garde à vous; le temps d’une longue inspiration. Puis mon corps se relâche en une révérence que je juge délicate d’un point de vu interne, mais qui n’est peut-être pas perçu de la même façon de l’extérieur. Peu m’importait car l’intention était bonne, mais en relavant la tête, je fais face à un énergumène en plein réflexion, plongé dans un quelque chose qui semblait le perturber. Je reste dubitative, fronçant les sourcils en attendant le jugement dernier.

Je m’étonne à sa proposition, plus atypique encore que mes précédentes, rendant le jeu plus attrayant, plus dangereux. Tel était ma difficulté en prenant le rôle d’un autre, ne pas le blesser, ne pas toucher à son amour propre, ce qui s’avérait compliqué étant donné ma capacité hors norme à être assez franche pour rabrouer mon interlocuteur sans vouloir mal faire. Et pourtant, Galahad ne se gêne pas, prenant une allure de femme exagérée, sa voix habituels se faisant crécelle, et commençant à m’imiter, à la limite de l’indécence. Mes lèvres prenant la forme d’un « o », visage qui revêtit l’habit de l’indigné. « GalahaAHAHAHAHd ! » Mais bien sûr, mon sérieux s’efface à nouveau, transformant la fin de ma phrase en un éclat parfait me faisant couler quelques larmes. Je peine à reprendre mon souffle, et pourtant avec quelques efforts je finis par y parvenir, mon diaphragme se serrant sur mon estomac, le distordant à tel point que la nausée me venait et menaçait de faire ressortir les dizaines de gâteaux qui avaient empruntés le chemin de mon oesophage quelques temps avant.

« Moi aussi, je sais le faire! » Exclamation sans fond, car en réalité je ne savais toujours pas comment amorcer le sujet Galahad sans le vexer. Je marque une pause, faisant délibérément planer le silence, mes doits formants un pyramide sur mon menton. La position du penseur. « Mmh. Il est difficile de t’imiter…. » j’hausse un sourcil, faisant une liste des différentes voix possibles et imaginables. «  … car, finalement, hormis, chercher, les, cachettes, à, nourriture, et, avoir, comme, complice, la, pire, des, scénaristes, il, n’y, a, pas, de, matière, pour, se, moquer. » Chaque mot sonnait différemment, du moins c’est ce que je voulais qui advienne dans cette phrase. Un coup un vieil homme, puis une jeune fille, puis la poissonnière du coin, sans oublier le brocanteur du coin de l’avenue.

Je n’étais pas peu fière de mon imitation, et pourtant un soupire s’échappe, claquant la langue sur mon palais, me sachant obligée de mettre mon camarade dans la confidence. « J’ai peur de te blesser. Tu sais, j’ai beau faire des efforts lorsque j’ouvre la bouche en société, j’ai toujours de la difficulté avec mon honnêteté qui est souvent mal perçue. » Du regard, je l’oblige à fixer mes yeux, afin qu’il voit la franchise de mes paroles, mon expression devenant penaude, et je poursuis. « Je sais que je t’ai fais du mal tout à l’heure, pourtant je ne voulais vraiment pas. » Je pince mes lèvres, regardant le sol, jouant avec mes pouces. « Tu me promets que tu ne te froisseras pas, au cas où? »



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Jeu 29 Juin - 15:55

Tempête Nocturne

- Let's bannish the horror -

Pseudo indignation qui se marque, nouveaux rires qui se mêlent s'échappent, se font écho. Le mal de ventre commence à l'installer au fil de nos immaturités, perdues loin du monde extérieur et de son chaos, alors qu'à l'autre bout de la ville, la crainte domine, s'infiltre dans les carnes. On a fini par oublier, s'y faire, vivre avec, bien que les grondements de notre apocalypse quotidienne provoquent encore quelques frissons. Nous sommes à des années lumières désormais, planant dans nos lubies nocturnes perdu dans notre monde gorgé d'excentricités en tout genre. « Effectivement ce n'est pas terrible. J'ai oublié le fameux sac, accessoire indispensable. » Maigre voix à l'intonation et imitation pathétique qui reprend, apposant un emballage vide, dont la friandise fruitée trônait désormais dans le creux d'une joue, sur la version sucrée de la rousse en guise de sacoche.

Je manque de m'étouffer entre la bille de sucre dans la bouche et la cigarette toujours coincée dans les dents, pris par surprise. Hilarité qui reprend alors qu'elle entame sa revanche, mots extirpés avec leurs identités propres, choix judicieux qui ne pouvait être qu'applaudit, sons étouffés par le cuir qui enserre les doigts. « Joli, je m'incline. »

Frappe provenant de l'étage du dessous, provoquant un sursaut, voisin visiblement troublé par le son de nos excentricités qui s'enchainent, ne pouvant définitivement m'empêcher de retenir un nouveau gloussement malgré les lèvres qui restent pincées au possible. Je les plaignais, ces voisins de chambre, dont la proximité des murs ne les coupaient pas des excentricités qui défilaient dans les lieux, antre souvent redoutée où peu osaient s'aventurer, grenier oublié et reculé avec une "légère" tendance à l'accumulation. Malheureux qui avaient écopés d'un espace privé un peu trop proche du mien. « Il vaudrait mieux qu'on se calme, on risque de se faire incendier si nous réveillons tout le quartier. »

Soupir dans ce qui semble être une tentative de retrouver quelques brides de sérieux, muscles zygomatiques frétillant encore dans les joues. Confidence qui aide probablement, me contentant d'un rictus alors que le mégot consumé est éteint, rejoignant ses pairs dans un cendrier trônant sur l'appui de fenêtre. « Ce n'est rien. » Maladresse précédente déjà oubliée, perdue dans les fils de nos aventures aussi versatile que mon être, capturant ses mirettes emprunte de sincérité alors que les doigts se glissent dans les poches d'un bas de pyjama rayé. Contraste d'une tenue qui en devenait ridicule, habillé en haut, pyjama et pieds nus en bas.  

« Alors dis-moi, en toute honnêteté, comment me vois-tu ? Le vrai Galahad, l'original ? » Question très certainement dangereuse, mais le besoin de savoir prend soudainement à la gorge, sourcil se fronçant, tout aussi sérieux que ses aveux précédents. « J'ai besoin de l'entendre, peu importe les mots, c'est idiot je sais. Le désavantage lorsqu'on a tendance à ne jamais réellement savoir qui on est. » Sourire bêtement face à la requête, m'en voulant presque déjà de lui demander une telle chose. Le problème lorsqu'on se perd trop souvent, qu'on oublie la base, l'origine, qu'on accumule un trop plein d'emprunts, de choses factices et artificielles, on ne se souvient plus, peine à retrouver les repères initiaux. Impression amère de n'être qu'une recette qu'on épicerait un peu plus à chaque changement et qui finissait par engloutir les brides dérobées.



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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: « Tempête Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft.Marie   Jeu 27 Juil - 11:31

Le son d’un tapage agité provenant de la chambre d’en dessous vient perturber nos éclats qui n’avaient pas de fin. Malgré moi, j’affiche une mine boudeuse. Impossible de s’amuser sans être réprimandé ici. Trop habitués à leur routine morose, les autres Syndrigatis ne prennent pas le temps de vivre autre chose. S’ils dorment à … quelle heure est-il? Peu importe. S’ils dorment, rien ne doit venir les gêner. Mes bras s’entrelacent, et je me sens comme punie.

Une vague de sérieux s’éprend de nous, sentiment qui avait fuit nos corps tout au long de la nuit. Le visage se ressert, le regard se fait plus intense, moins ouvert. Les lèvres qui tombent pour revenir prendre leur forme initiale. Un silence plane, et je m’en délecte. Un silence pur qui nous enveloppe d’une caresse agréable. Le temps s’arrête l’espace d’un instant, cette nuit est nôtre, nous pouvons nous confier sans crainte.
Je passe ma main dans mes cheveux, prenant une goulée d’air, avalant durement ma salive, prenant le temps de réfléchir, prête à laisser sortir à nouveau cette partie de moi qui se sait trop honnête. Galahad saura l’accepter, j’en ai la conviction, il a besoin qu’on lui rappelle ses attraits originaux. Perdu dans les centaines de vagues de caractère, identité initiale perdue, émotions qui s’entremêlent et qui renforcent ce sentiment de non appartenance à soi-même. Je peux le comprendre, sans être à sa place. Comme il doit être compliqué et déroutant d’être plusieurs personnes à la fois ! Je l’imagine forcé au spleen, avec le temps qui passe et au fur et à mesure que les touchés s’ajoutent. Galahad est destiné à la lumière et au bonheur, il ne mérite pas telle infortune.
« Tu es une boule d’énergie, tu apportes de la chaleur dans le coeur d’autrui. Si consciencieux du bonheur de ton prochain ! Oh, Galahad, comme tu mérites d’être heureux toi aussi. »

Je marque un temps de pause, plongeant mon regard dans celui de mon ami. Il fait partit de ceux que j’aurais aimé rencontrer avant d’entrer dans les boucles, là où nos vies étaient encore simples et avaient une fin. Lorsque les jours se ressemblent et non plus de réel sens, nous perdons une partie de nous-même, le soi change.
« Tu t’intéresses à tout, tu pourrais même passer des heures à analyser une feuille, n’est-il pas? Regardes, tu es un passionné. Si tu te mets quelque chose en tête, tu iras jusqu'au bout. »
Je désigne de la tête sa caméra qu’il adule tant. toujours dépoussiérée avec soin, manipulée avec plus de précaution que pour un bébé.
« De toute façon, tu étais arrivé à l’âge où l’humain connait un changement. Si tu n’étais pas venu dans une boucle, tu aurais encore évolué. »
L’homme connait des phases de changement fort au court de sa vie, notamment à quinze ans, vingt ans, puis trente, cinquante, quatre-vingt. Ce sont à ces moments que nos hormones nous chamboulent, que des évènements importants nous arrivent, que nous prenons conscience de beaucoup de choses autour de nous. Le travail, les amis, la mort.

« Tu es de ceux qui sont heureux, qui inspirent la joie, que l’on a la chance d’avoir près de nous. Ne l’oublie pas, s’il te plait, c’est important de se souvenir. »
Tic, tac. Tic, tac. Ainsi fait l’horloge, et mon coeur bat au rythme de celui-ci. Je me sens presque mal à l’aise, j’appréhende sa réaction. Je me force à esquisser un sourire, car après tout je n’avais dit que la vérité. Mes bras se relâchent, se joignent aux arrêtes de mon corps, effleurants mes hanches.

Une longue inspiration, et je m’étire de tout mon être. Je me sens légère, débarrassée d’un poids. Et me voilà plongée un bref instant dans la mélancolie. Et moi, qui aurais-je été si ma vie ne s’était pas stoppée ainsi? Je chasse si vite ces idées noires de ma tête, ne voulant pas que Galahad décèle un quelconque sentiment de tristesse en moi. Là n’était pas l’heure, le moment se devait d’être destiné à la joie.

« Reprends ta caméra ! On se lance. »



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

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