AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Partagez | 
 

  Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Darren Flanagan

avatar
❧ Boucle Temporelle : 19 Décembre 1873
❧ Particularité : Champ de Force
❧ Miroir :
❧ Missives : 82
❧ Yeux de verre : 37
❧ Crédits : .


MessageSujet: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Ven 24 Mar - 22:33



Like waves of sweet fire, you're safe within


Avec Felicia Crane


Darren ôta rapidement son chapeau pour le secouer et en faire tomber la neige. Il s'était mit à l'abri, sous la devanture d'un petit magasin, il n'avait besoin que d'un peu de temps, pour rembourrer sa pipe et en tirer quelques bouffées. Il ne voulait pas l'exposer à la neige trop longtemps, en plus de quoi, il ne trouvait pas des plus agréable de fumer en marchant. Il en avait donc profité pour faire tomber la neige de ses vêtements noirs, et regarder un peu autour de lui. Il n'était pas particulièrement friand de la population, et il posait un regard noir sur chaque humain qu'il voyait passer. Il les haïssait tous, et s'il n'avait pas eu toute sa raison, il aurait probablement pu en heurter quelques uns, à l'aide de sa particularité, juste par plaisir d'entendre les os craquer dans un cri de douleur et de surprise. La haine ne lui était jamais passée, il ne voyait les humains que comme les monstres qui les avaient enfermés dans le Freak Show, comme sa mère, dont la jalousie d'être seulement humaine l'avait poussée à se comporter de la pire sorte avec lui. Il avait un œil mauvais sur chaque passant, et certains changeaient même de trottoir en surprenant son regard, au mieux, ils se tenaient loin de lui. Il tira sur sa pipe pensivement, fermant l'espace d'un instant les yeux. Il n'avait sa place nulle part, il ne saurait jamais pardonner aux humains, et si cela ne l'empêchait pas d'être poli la plus part du temps, il était dans une phase particulièrement compliquée. Il se haïssait lui-même d'être incapable d'évoluer, de rester le même quoi qu'il advienne, raison pour laquelle il se retrouvait ici, une fois encore, à son point de départ, alors même que quelques temps plus tôt, il avait été dans la boucle de deux mille seize, et s'il n'avait jamais réussi à s'adapter à sa modernité, il y avait rencontré des personnes d'exception, qui lui manquaient... Cela le rendait encore plus aigri que ce qu'il pouvait être habituellement. Il détestait la ville d’Édimbourg, mais il ne se sentait pas plus à l'aise au refuge... Là bas, la colère n'avait plus sa place, il n'avait qu'un honte profonde qui l'empêchait de marcher la tête haute, et sa propre faiblesse le rendait fou.

Soupirant, il vida sa pipe pour la ranger dans la boite prévue à cet effet et regarda alentours. Il n'avait rien à faire ici, et s'il était sorti en quête d'une compagnie quelconque, sa mauvaise humeur l'empêchait de toute évidence de faire un pas vers qui que ce soit. Il connaissait maintenant les habitants de cette ville par cœur, pour les côtoyer depuis plus d'une centaine d'années, il savait qui aller voir lorsque il avait un désir charnel, qui éviter, et de manière plus générale, qui aller voir pour tout autre type de demande... Replaçant correctement son chapeau sur sa tête, il reprit sa marche, décidé à retourner parmi les siens, qui pourtant, lui étaient si étrangers. Il voulait retrouver le calme du refuge, le silence de son petit appartement, un livre, qu'il aurait prit au hasard parmi les centaines d'ouvrages occupant sa demeure. Il s'engouffra donc dans une ruelle, décidé à passer par les endroits moins sujets à la population, et, au détours d'une des ruelles en question, un mouvement attira son regard, et il le posa sur le chat noir...

Darren se fendit d'un adorable sourire alors qu'il s'accroupissait en tendant la main vers l'animal. Il avait une adoration profonde pour les félins, et plus particulièrement pour les chats, sans qu'il ne veuille en entendre parler, cette caractéristique lui était sans doute hérité de son père, dompteur de fauves... Il fit doucement claquer sa langue pour appeler l'animal, qui vint docilement vers lui, ce qui lui mit encore plus de baume au cœur. Il retira un de ses gants pour doucement flatter la tête du chat, qu'il espérait entendre ronronner. Son cœur lui semblait presque soulagé d'un poids, et la présence potentielle d'individus pouvant le surprendre ne l'atteignait même pas.

- On est perdu... ? Demanda-t-il doucement, prenant l'animal dans ses bras. Tu as les pattes gelées avec cette neige, pauvre de toi...

Il regarda un peu autour de lui, il se demandait si ce chat appartenait à quelqu'un, avant de se souvenir qu'il était plus rare à cette époque d'avoir un chat comme animal de compagnie. Il ouvrit alors la veste de son costume, pour doucement placer le chat contre son corps, entre son haut et sa veste, lui caressant affectueusement la tête.

- On est pas mieux là ? Il sourit. Aller, viens, je t'emmène à la maison.


Il sourit gentiment, se levant en gardant le chat contre lui, il ne serrait pas, ne voulait ni l'effrayer ni lui faire mal, et lui laissait l'occasion de sortir et de s'enfuir s'il le désirait, mais visiblement, l'animal ne semblait pas décidé à prendre la fuite. Il prit donc la direction du refuge, où il avança tête baissée, comme à son habitude. Il poussa finalement la porte de son petit appartement, qu'il referma derrière lui d'un petit coup de pied. Il appelait cet endroit ainsi puisqu'il avait prit une des plus petites maisons du village, essayant de rester dans le refuge, mais à l'écart... Il porta le chat jusqu'à sa chambre, où il le déposa sur le lit tout doucement, allant même jusqu'à tapoter sur son oreiller pour lui proposer de venir s'allonger dessus. Il se redressa et enleva sa veste pour la poser sur la chaise la plus proche, cette dernière étant humide, elle lui tenait froid. Il se tourna ensuite vers le chat pour venir s'asseoir sur le bord du lit, un petit sourire, recommençant à lui caresser la tête. Cela le mettait de bonne humeur et apaisait son cœur...
Code by Joy
Revenir en haut Aller en bas
Felicia Crane

avatar
- Chat-pardeur -
❧ Boucle Temporelle : 1873
❧ Particularité : Métamorphose en chat noir
❧ Occupations : Empêcheuse de tourner en rond et siesteuse pro
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 14
❧ Crédits : Audacious Squirrel - Anaëlle


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Ven 31 Mar - 15:25

Like waves of sweet fire, you're safe within
Bon sang, pourquoi j’avais encore cherchée à voler de la nourriture chez le poissonnier… ? Peut-être parce que j’adore cela et qu’actuellement on mangeait plus de viande ce qui, bien que très bon, me frustrait quelque peu. J’avais besoin de poisson au moins trois fois par semaines pour être comblée (sur ce point du moins…). Et puis nous sommes en Ecosse bon dieu, pas si loin de la mer que cela, on pourrait aller pêcher de temps en temps. Bon, c’est vrai, je n’aurais jamais la patience de rester assise à côté d’une canne à pêche, à attendre qu’un poisson soit assez stupide pour venir se harponner le palais sur un hameçon. Mais le principe est là, on aurait de quoi manger plus de poisson que de viande, plus souvent disons. Sauf que non, ce n’est pas ce qui a été décidé par les Ymbrynes. Alors oui, je vais faire ma chapardeuse dans chez le poissonnier d’â côté. Que voulez-vous, chassez le naturel, il revient au galop…

Sauf que, contrairement à mon habitude, je me suis faite avoir. Le poissonnier m’a repérée cette fois ; allez savoir comment ce gros lourdaud a pu se rendre compte de quoi que ce soit avec sa bedaine l’empêchant de voir ne serait-ce que ses pieds ! Mais le fait est là. Il a commencé à me chasser, un balai dans les mains, à travers toute sa boutique. Quelle course effrénée ! Surtout pour moi à dire vrai ; puisque je devais me faufiler sous ses étales afin de pouvoir atteindre d’autres endroits qu’il lui faudrait plusieurs secondes à rejoindre et finalement, filer.

Filer, oui, mais pas vraiment par là où je suis arrivée et me retrouvant dans une épaisse couche de neige. Brr ! Je n’ai rien contre la neige en soi, au contraire, je la trouve très belle, mais quand, sous une forme autre qu’humaine, vous vous trouvez jusqu’au ventre dans la neige, c’est très peu agréable, croyez-moi ! Je fis quelques pas hasardeux dans la neige, tentant de me repérer géographiquement, maintenant que la panique de se faire attraper et…Fait dieu seul sait quoi, il fallait que je me dirige vers le Manoir, afin d’aller me blottir sous mes couettes et dormir quelques heures au moins. Cependant, ce plan fut rapidement interrompu par un jeune homme m’ayant vu et m’appelant. Enfin, appelant ce qu’il pensait être un chat errant.

Hésitant un instant, je finis par m’en approcher. Avec un peu de chance je pourrais le suivre et trouver au moins un coin tranquille pour me reposer. J’émis un miaulement de contentement quand il me caressa. Roooh, ce que c’était agréable. Ca a beau faire plus d’un siècle que je joue les chats de manière régulière, mais jamais je ne me lasserais de cette agréable sensation quand on me caresse. C’est juste…Délectable au possible. Ce qui me surprit plus, en revanche, fut de me retrouver soulevée du sol et calée bien au chaud contre cet humain. Oh, attentionné avec cela ? Je l’aimais déjà ce type. Je me mis à ronronner doucement, me calant bien au chaud contre lui, et attendant que nous soyons arrivés à destination.

Oh, aurais-je encore plus de chance que je ne le croyais ? Ce jeune homme se dirigeait tout droit vers le refuge ! Blimey, je suis vraiment bien tombée ! Je reste un peu cachée dans sa veste, bien que je doute que les Ymbrynes ne disent quoi que ce soit, mais ce Syndrigastri ne semble pas encore avoir compris que je n’étais pas un simple chat errant…Autant en profiter encore un peu. La proposition de l’oreiller fut trop tentante pour résister (et puis ce fut proposer si gentiment) et j’allais m’installer en boule sur ce dernier, ne quittant pourtant pas des yeux mon hôte, la tête posée sur mes pattes avant. Je lâchais un grand bâillement, et relevai la tête en voyant sa main venir vers moi. Oooooh…Je m’y ferais très bien à cette vie n’empêche. Me levant, je m’étirai et vint m’installer sur ses genoux, sans autre formes de procès.

Je le laissais me caresser un peu, mais très vite, ma curiosité naturelle repris le dessus et je finis par descendre, pour aller renifler un peu partout dans la petite chambre, l’envie d’en savoir plus sur lui étant bien plus forte que mon envie de confort du moment…
avengedinchains



A good excuse to be a bad influence on you
I don't give a damn about my reputation. I've never been afraid of any deviation and I don't really care if you think I'm strange. I ain't gonna change and I'm never gonna care about my bad reputation. (by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas
Darren Flanagan

avatar
❧ Boucle Temporelle : 19 Décembre 1873
❧ Particularité : Champ de Force
❧ Miroir :
❧ Missives : 82
❧ Yeux de verre : 37
❧ Crédits : .


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Ven 31 Mar - 16:44



Like waves of sweet fire, you're safe within

Avec Felicia Crane


Lorsque le chat s'était mit à ronronner tout contre lui, Darren avait eut un petit sourire touché, mêlé d'un petit soupir presque triste, et avait un tout petit peu resserré ses bras pour le câliner, veillant à ne pas lui faire mal. Il appréciait la compagnie des animaux, même si cette dernière lui renvoyait une fois encore à quel point il pouvait être seul, et à quel point cela le pesait. Les seuls amis qu'il ait jamais eus étaient en deux mille seize, et n'allaient sans doute pas quitter cet endroit de si tôt. Il leur avait promis de revenir, il avait sourit et joué la carte de la personne certaine d'elle. Cependant, il tremblait, son âme même était secouée par l'inquiétude, car il craignait de prendre trop de temps. Il fallait qu'il résolve ses problèmes dans cette boucle avant de réussir à s'habituer à celle de deux mille seize, mais qu'en était-il du temps que cela allait prendre ? Il avait conscience d'être désagréable avec chaque personne qu'il croisait, mais il avait finit par trouver dans cette attitude, un moyen défensif pour ne plus être blessé. Chaque personne en laquelle il avait accordé sa confiance finissait par le trahir, d'une manière ou d'une autre, il ne voulait donc simplement plus se lier avec qui que ce soit. Pire encore, ici, il avait cette culpabilité lancinante qui venait battre à ses oreilles à chaque fois qu'il entendait le son de la voix d'un syndrigasti. Il était enfermé dans une boucle bien plus étriquée que cet univers : celle de son propre esprit qui se refusait lui-même à la paix intérieure.

Darren avait donc marché jusqu'à sa petite maison à l'écart, et s'il n'avait pas la moindre idée du fait que le chat contre lui puisse être un syndrigasti, c'était aussi car il espérait profondément que ce n'en soit pas un. Il aimait déjà cet animal, ronronnant tout contre lui, qui semblait apprécier sa présence, lui. Il n'avait pas besoin de grand chose d'autre, juste d'un peu de chaleur et d'attention. Il n'avait pas besoin de mots ni de gestes attentionnés, il voulait simplement une présence, et comme une vieille dame trop seule, la présence d'un chat sur ses genoux au coin du feu lui paraissait être un petit morceau de paradis. Il avait donc posément laissé le chat s'installer sur son lit, espérant que l'animal y trouverait son confort, loin du froid extérieur et de la neige qui avait dû givrer ses pauvres petits coussinets. Il avait été ravi de voir que le chat avait accepté sa proposition de venir de placer sur l'oreiller, et plus encore, lorsqu'il était venu se mettre sur ses genoux en ronronnant. Il eut un adorable sourire, que peu de personnes avaient déjà pu constater chez lui, et qui avait toujours le don de surprendre, comme si ce simple rictus avait été quelque chose d'improbable. Il se disait qu'il devait avoir l'air bien triste à regarder, pour qu'un sourire touché vienne être un surprise dans le regard des autres.  Il se mit donc à caresser l'animal tout doucement, le grattant gentiment derrière les oreilles, avant de s'attaquer un peu à son cou, il savait très bien que les chats adoraient être grattés à ce genre d'endroits, même s'il ne s'était jamais interrogé sur la raison de ce comportement.

- Tu es adorable, tu le sais ça ? Demanda-t-il, se fichant bien de ne pas avoir de réponse. Toi au moins tu aimes bien ma présence on dirait, même si c'est par intérêt. Il eut un léger rire. Excuse mon langage, je reviens de deux mille seize, j'y ait prit quelques mauvaises habitudes, mais tu t'en fiches toi pas vrai ? Il eut une dernière caresse avant que le chat ne saute de ses genoux pour aller explorer la pièce. Tu te fiches de ce que je dis tout court... Dit-il avec un soupir même s'il avait conscience que c'était stupide. Qu'est-ce que tu cherches à trouver, hm ? Tu as faim ? J'ai rien, désolé... Oh, si, attends, ne bouge pas, il doit me rester une bouteille de lait !

Darren se leva avec un sourire, allant dans sa minuscule cuisine pour y prendre le lait qu'il avait récupéré le matin même. Il en versa une bonne lampée dans un bol, qu'il ramena ensuite dans la chambre, le posant sous son bureau en faisant signe au chat qu'il avait posé là quelque chose pour lui. Il regarda un instant dans la pièce et eut un petit sourire en coin un peu désabusé.

- Je ne sais pas ce que tu cherches, chat, mais il n'y a pas grand chose ici... Il inclina un peu la tête sur le côté d'un air intrigué. Oh, si, attends.

Il alla ouvrir son placard, dans lequel il y avait des tonnes de choses, dont une malle qu'il sortit visiblement à grand peine. Là dedans, il y avait tout un tas de choses qu'il avait pu ramener de deux mille seize, qu'il ne sortait strictement jamais de chez lui, les conservant presque comme des reliques. Il en sortit néanmoins un petit plaid duveteux, en poils synthétiques, qu'il montra au chat avec un grand sourire.

- Tu aimerais l'avoir pour toi ? Il était avenant, et plia le tissus pour le poser près de lui. Viens te mettre là, je vais te montrer des choses !

Il se perdit ensuite dans la contemplation des objets qu'il sortait de la boite, les montrant tour à tour au chat en lui expliquant ce que chaque chose représentait et à quoi cela servait. Il y avait là dedans un téléphone portable hors d'usage, une paire d'écouteurs avec un baladeur qui n'avait plus de batterie depuis longtemps, un cd-rom un peu rayé d'un groupe de rock moderne... Il y avait une paire de tongs, chaussures improbables pour l'époque dans laquelle ils étaient actuellement. Il y avait tout un bric à brac de choses inutiles, qu'il avait fourrées dans son sac avant de partir. Il y avait aussi des vêtements qui ne ressemblaient à rien mais lui rappelait Gustave, autrement dit une chemise à fleurs hideuse qui ne manqua pas de le faire rire, ainsi qu'un Jeans délavé et troué, un long foulard qu'il avait volé à Daphné, avec sa permission, bien entendu, un verre à bière frappé du sceau Heineken, souvenir de la soirée où il avait rencontré Morgan. Il pinça un peu les lèvres.

- Mes seuls amis sont en deux mille seize. Dit-il finalement au chat, mais c'était plus pour lui-même. Ils me manquent.

Il haussa les épaules, faisant comme si cela ne le blessait pas. Cependant, il finit par tirer une petite boite du fond de la malle, qu'il ouvrit en la posant par terre. Dedans, il y avait un paquet de cigarettes vide un peu déformé, le premier qu'il ait jamais fumé, que Gustave lui avait donné... Il y avait un collier pour femme, qu'il avait acheté et toujours eu trop peur d'offrir à Daphné, coincé contre un paquet de cartes de tarot, et dans le fond, un porte cartes, qu'il ouvrit en faisant attention à ce que la petite plume de rouge gorge de Morgan n'en tombe pas. Il la fit tourner un peu entre ses doigts et une larme roula sur sa joue, qu'il essuya d'un revers de main comme s'il avait chassé une mouche avant de tout remettre précipitamment à sa place, se raclant la gorge. Les autres lui manquaient bien plus que ce qu'il ne voulait l'avouer...

Code by Joy


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
Revenir en haut Aller en bas
Felicia Crane

avatar
- Chat-pardeur -
❧ Boucle Temporelle : 1873
❧ Particularité : Métamorphose en chat noir
❧ Occupations : Empêcheuse de tourner en rond et siesteuse pro
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 14
❧ Crédits : Audacious Squirrel - Anaëlle


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Sam 8 Avr - 11:31

Like waves of sweet fire, you're safe within
2016 ? Mazette, quelle mouche avait donc bien pu le piquer pour qu’il vienne se terrer dans une ère pareille ? Je n’avais pas eu trop le choix personnellement, c’était soit je rentrais dans la boucle, soit je finissais en pâtée pour chiens d’attaque particulièrement méchants (et accessoirement cela m’aurait fortement déplu). Mais lui…A moins qu’il ne soit comme moi : entré dans une boucle qui n’était pas son époque et qui, chanceux qu’il est, a trouvé une boucle plus proche de son époque. Contrairement à moi qui me retrouvais plus de cinquante ans avant mon temps et qui, malgré les nombreux reproches des Ymbrynes, refusais de me mettre au goût de cette boucle. Quelle importance de toute façon ? Les autres Syndrigastris pouvaient s’offusquer d’une femme découvrant ses bras, ils en avaient une qui portait des pantalons ! Quant aux humains, ils pouvaient dire ce qu’il voulait, le lendemain ils ne se souviendraient de rien alors à quoi bon enfiler ces engins de tortures que sont les corsets et les lourdes robes si ce n’était pour faire plaisir à quelqu’un ? Bah ! Comme si cela me ressemblait.

Mais revenons à notre cher rouquin au grand cœur. Grand cœur mais petite estime. Enfin voyons, pensait-il vraiment que je serais là si je n’avais pas envie d’y être ? On ne peut pas retenir un chat contre sa volonté avec simplement ses bras. Je peux être pire qu’une anguille quand je ne veux pas rester dans les bras de quelqu’un, certains policiers de Chicago en avaient fait les frais (et avaient maintenant un joli petit souvenir de moi soit dans leur cou, soit sur leur joue, selon ce qui se trouvait le plus proche). De plus, si ça m’intéresse ce que tu dis, mais une femme est toujours capable d’être multitâche. Je peux très bien farfouiller dans cette chambre et t’écouter en même temps. Mais difficile de lui faire comprendre cela en étant un chat. Je le laisse se faire ses petites hypothèses sur ce que je cherche (alors qu’à vrai dire je ne savais pas plus ce que je cherchais, mais je cherchais), et finalement, il me parle de lait. Le blasphème absolu ! Qu’il n’espère pas m’en faire boire ! Un bol d’eau aurait été plus avenant déjà. Et certes, je vais l’admettre, j’ai faim, mais je suis pas désespérée et affamée au point de me retourner l’estomac avec du lait, merci bien. De même, cela, il ne pouvait le deviner. Alors me voir soudain relever la tête en entendant le mot lait, il a dû penser bien faire, pauvre chou. C’est vrai qu’il était adorable. Ca réveillait en moi des instincts maternels que je ne me connaissais pas. L’âge peut-être ? Mon horloge biologique qui me rappelait que j’étais toujours sans enfants et que je le resterais à vie. Bah ! Qu’importe. Je vais tout de même voir rapidement le bol de lait, histoire de ne pas ignorer totalement ce qu’il fait, mais m’en désintéresse rapidement, reprenant mon exploration.

Ah…Là il attire mon attention. Je m’assois, tournée vers lui, et l’observe sortir à grand peine une malle de son placard. Oooooh. Une malle. J’aime les malles, c’est comme un coffre, en moins sécurisé. Ca regorgeait toujours de choses, plus ou moins précieuses monétairement parlant, mais toujours intéressant pour comprendre quelqu’un de toute façon. Il me montre la couverture et je viens d’un pas rapide pour la sentir, y posant une patte, puis deux, avant de monter dessus et de carder en m’en donnant à cœur joie. Je finis par me poser et observer les objets, tous plus improbables les uns que les autres, en l’écoutant sagement, ma queue se balançant sagement de gauche à droite, mes ronrons en marche, même si probablement pas assez fort pour qu’il puisse les entendre. Cependant, si j’apprends un certain nombre de choses sur lui, je comprends surtout qu’il se sent seul. J’ai envie de lever les yeux au ciel. Pourquoi était-il parti, alors, si ses amis sont là-bas ? Bien, j’adorais être en chat, j’adorais pouvoir apprendre des choses sans que les gens ne s’en doutent, mais là, ce jeune homme a besoin d’un câlin, mais pas de celui d’un chat.

Alors je me lève et attrape la couverture dans ma gueule, filant aussi vite que je le peux hors de la chambre pour reprendre forme humain et m’enrouler dans la couverture. On aura fait plus saillant, mais si ça évitait une conversation possiblement fortement mal à l’aise, allons-y, je reviens dans l’encadrement de la porte et ait un petit sourire tendre. Je vous jure qu’il est vrai Mr l’agent.

"Désolée, mais j’avais besoin de pouvoir parler." Je viens m’asseoir près de lui, pas aussi près que le chat, mais pas trop loin non plus. "Felicia Crane, enchantée. Si tes amis sont en 2016, pourquoi être venu ici mon chaton ?"

Ma question était sincère, le ton tendre aussi. Oui, je peux être une vraie saloperie quand je le veux, mais je ne suis pas cruelle. Je ne me réjouis pas du malheur des autres, à moins que ce soit suite au vol d’un collier de perles, mais je ne toucherais à rien de ce que j’ai face à moi. Je doutais qu’il prenne bien de se retrouver avec une femme dans sa chambre alors qu’il pensait ramener un chat, mais s’il préférait que je parte, je partirais, je ne vais pas m’acharner s’il ne veut pas de compagnie humaine. Pourtant dieu sait qu’il en aurait besoin.
avengedinchains



A good excuse to be a bad influence on you
I don't give a damn about my reputation. I've never been afraid of any deviation and I don't really care if you think I'm strange. I ain't gonna change and I'm never gonna care about my bad reputation. (by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas
Darren Flanagan

avatar
❧ Boucle Temporelle : 19 Décembre 1873
❧ Particularité : Champ de Force
❧ Miroir :
❧ Missives : 82
❧ Yeux de verre : 37
❧ Crédits : .


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Dim 9 Avr - 23:47



Like waves of sweet fire, you're safe within

Avec Felicia Crane


Darren avait été quelque peu déçu, et étonné aussi, que le chat ne s'intéresse pas plus que cela au bol de lait qu'il lui avait ramené. Il n'en avait donc pas envie ? Il pensait pourtant se souvenir que les félins en raffolaient, même son père en donnait à ses fauves, tant ils aimaient cela, alors qu'avait donc cet animal à ne pas y accorder l'intérêt qu'il aurait dû ? Darren haussa finalement les épaules, préférant ne pas s'occuper de cela. Peut-être que le chat n'en voulait pas pour le moment et n'y reviendrait que plus tard ? Il n'aurait pu en jurer, même s'il adorait ces animaux, il les connaissait assez mal au final. Il avait une sorte d'attirance et de rejet pour eux, certainement parce que ces derniers étaient similaires aux fauves de son père, en beaucoup moins dangereux. Il entretenait toujours cette haine farouche envers son géniteur, et malgré cela, la culpabilité de l'avoir tué ne tarissait pas, et il se demandait s'il voulait que cela cesse un jour. Ne deviendrait-il pas un dangereux psychopathe s'il finissait par simplement se dire que son père l'avait mérité et qu'il passait l'éponge ? Si, certainement... Il avait purgé sa peine, au sein du Freak Show, qui avait été une prison bien plus abjecte que tout  ce que les prisons humaines auraient pu être.

Chassant ces idées noires, il s'était de nouveau intéressé au chat, qui gambadait dans sa chambre, et avait donc décidé de sortir cette malle, autant pour son propre intérêt que pour celui du chat, qui semblait bien trop intéressé par cela pour que cela soit normal. Bien évidemment, Darren aurait pu se douter qu'il ne s'agissait pas seulement d'un chat, mais son esprit se refusait à cet exercice. Il n'avait pas envie de voir qui que ce soit, préférait de loin la compagnie des animaux, qui n'allaient ni le juger, ni prendre un air condescendant avec lui. Il n'avait besoin de personne d'autre que de lui-même dans cette boucle, et il s'en portait à merveille. Cela dit, s'il fallait être honnête et mettre de côté les mensonges éhontés, il se sentait terriblement seul, surtout parce qu'il avait l'habitude de toujours être accompagné, à cause de deux mille seize et des amis qu'il s'était faits là bas. En somme, un coin de son esprit se doutait clairement que le chat près de lui était un être comme il était, mais la partie prédominante, celle qui le mettait toujours plus mal que ce qu'il n'était déjà, préférait ne voir qu'un animal.

Darren sursauta légèrement en voyant le chat se lever et tirer avec lui la couverture, lançant un petit « hey » offusqué. Il savait bien que le félin ne pourrait pas aller loin, rien n'était ouvert chez lui, il faisait bien trop froid pour cela. Il ne jugea donc pas nécessaire de suivre le chat, se contentant de refermer la malle dans un immense soupir. Il eut alors un autre sursaut, bien plus important, lorsqu'une femme se présenta devant lui, enroulée dans la couverture. Dans son esprit, la partie qu'il avait faite taire se jouait de lui, le narguant en lui disant qu'elle l'avait bien prévenu, et son regard changea. Il serra légèrement les dents, ainsi que les doigts, sur le couvercle de la malle.

- "Mon chaton" ? Pitié. Siffla-t-il entre ses dents.

Pour qui se prenait cette étrangère, à se comporter aussi maternellement avec lui ? Certes, elle l'avait vu verser une larme, mais ce n'était pas une raison pour qu'elle se comporte comme la mère qu'il n'avait jamais eue. Sa mère, en voyant cela, aurait seulement soupiré dans le meilleur des cas, et dans le pire des cas, l'aurait assommé d'une bonne claque en lui disant de devenir un homme. Cette personne, qu'il ne connaissait pas, n'avait pas à endosser ce rôle, et si en un sens cela le touchait, il n'allait pas lui tomber dans les bras en la remerciant de s'être retransformée pour venir compatir avec le pauvre petit être qu'il était. Il refusait de se montrer faible, en avait une horreur sans nom, et elle venait de voir cela. Maîtriser son mauvais caractère, il devait maîtriser son mauvais caractère. Elle ne voulait pas à mal, il en avait bien conscience, aussi, il se pinça fortement l'arête du nez, et finit par se lever en fourrant la malle dans le placard d'un vague coup de pied, tout en essuyant les restes invisibles de la larme sur sa joue. Il se retourna ensuite vers elle, lui offrant un sourire tout sauf naturel.

- J'ai mes raisons. Il alla jusqu'à sa veste, y récupérer sa pipe et son tabac. De plus, c'est ma maison ici, je suis né avant la création de cette boucle. Il s'occupait de sa pipe tranquillement, la regardant à peine. J'ai des soucis à régler ici, après, je repars pour deux mille seize, et je ne reviendrai jamais.

Il avait dit cela sur un ton profondément certain de lui-même, ses derniers mots sonnaient d'un acte sans appel, et il comptait bien s'y tenir. Enfin, il alluma sa pipe et releva les yeux vers la femme. Il fallait admettre qu'elle était plutôt jolie, pour une femme de son âge, en toute objectivité bien sûr. Il ne s'intéressait pas le moins du monde aux femme, il n'y avait eu que Daphné et son maudit pouvoir pour lui faire faire un écart, et quand bien même Felicia l'aurait attiré, il n'était pas d'humeur à reluquer qui que ce soit, et encore moins à essayer de faire des blagues, pourtant, il avait apprit l'humour, en deux mille seize, justement. En revanche, il se fit soudain la réflexion qu'il avait aussi dû y oublier les bonnes manières.



- Darren. Dit-il simplement. Je porte très mal le nom de mon père, et je préfère qu'on ne l'utilise pas. Il désigna son placard d'un mouvement de menton. Servez vous, vous n'allez quand même pas rester enroulée dans ce plaid ainsi.

Il détourna ensuite le regard, si elle chipotait parce qu'il était là ou parce qu'il lui proposait des vêtements d'homme, alors il n'allait pas se gêner pour la mettre dehors. Il en mourrait d'envie, de toute manière, personne n'était autorisé à voir sa faiblesse, même pas ses amis, alors une étrangère ? Qu'elle aille au diable. Mais pas dans ce froid et sans vêtements. Une fois encore, si l'on mettait de côté les mensonges qu'il se servait lui-même sur un plateau d'argent, il était en réalité plutôt content qu'elle soit là. Il avait été touché par la tendresse qu'elle avait eue pour lui sans le connaître, chose dont il n'avait pas l'habitude, venant de femmes de son âge... Il voulait bien lui laisser une chance, en somme, mais un seul faux pas, et le chat serait remit à la porte.  

Code by Joy


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
Revenir en haut Aller en bas
Felicia Crane

avatar
- Chat-pardeur -
❧ Boucle Temporelle : 1873
❧ Particularité : Métamorphose en chat noir
❧ Occupations : Empêcheuse de tourner en rond et siesteuse pro
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 14
❧ Crédits : Audacious Squirrel - Anaëlle


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Lun 17 Avr - 18:31

Like waves of sweet fire, you're safe within
Oh, on s’offusque d’un petit surnom ? Allons mon garçon, pas de cela ici, j’ai bien l’âge d’être ta mère si j’avais eu un enfant. Enfin, en terme d’âge physique, car je ne sais pas quand est né ce jeune homme, alors que je suis née pas beaucoup plus tard que l’année de cette boucle. Une quinzaine d’années tout au plus. Mais ceci n’est pas le sujet de la discussion, non, le sujet est ce jeune homme, et je voulais comprendre. J’aime les puzzles, les énigmes, des coffres forts réputés impossible à fracturer ; que ce coffre-fort soit au sens littéral ou en sens figuratif…Ici, bien évidemment, je parle de cette mélancolie pour une époque qui lui manque, des gens qui ont laissé une empreinte dans son cœur et son âme visiblement, si les tokens qu’il a pu me montrer était d’une quelconque indication.

Il ne semble vraiment, mais alors vraiment, pas heureux de me voir ici, il aurait clairement préféré que je reste sous la forme d’un gentil petit chat à l’écouter. Peut-être aurais-je du procéder ainsi, mais je n’y peux pas grand-chose si ma curiosité a eu la main sur ma raison et mon humanité. Ne dit-on pas « Curiosity killed the bag » ? La raison est probablement que si je continue sur cette voie je risque de me retrouver dans le froid, avec pour seule protection cette couverture. Brr ! Rien que d’y penser j’en ai des frissons. Cependant, il me répond, pas forcément avec le ton le plus aimable du monde, mais au moins j’avais des informations. Effectivement, nous n’étions pas vraiment de la même époque, ou disons qu’il aurait été mon aîné si nous avions vécu à la même période. La notion de savoir que c’était sa maison…oh, ça me tira des picotements me poussant à en savoir plus.

"Je vois. C’est un programme comme un autre."

Rester sereine pour le moment, ne pas l’effrayer plus que je ne l’ai déjà fait, sinon il se braquera et tout sera perdu. Mon commentaire se veut neutre, comme l’indiquait mon ton, une simple constatation, aucun jugement de valeur, cela n’a pas sa place ici. Je finis par avoir un nom et c’est tout de suite mieux. Darren. Oui, ça lui va bien comme nom. Ca peut sembler idiot comme phrase, de dire que tel prénom va bien à untel plus qu’à untel. C’est si idiot…Pourtant je ne peux m’empêcher de le penser pour ce cher Darren.

"Ah, les pères, toute une histoire, n’est-ce pas ?"

Si les relations avec le miens avaient toujours été cordiales, il y avait cependant de quoi dire sur ma relation avec ce dernier. Oh, pas bonnes, non, car cela sous-entendrait qu’il y a eu une affection réciproque, ce qui ne fut pas le cas. Il a vu en moi une opportunité, une moyen de se faire un nom encore plus prestigieux dans le monde la cambriole, mais c’est tout. Avant que ne se manifeste ma particularité, je n’étais rien à ses yeux, un meuble, tout au plus.

Je reviens vers le présent quand Darren me désigne son placard et je dois admettre être étonnée. Je n’aurais pas cru cela de sa part, lui qui semble s’être refermé comme une huître le moment où il m’a vu sous ma forme humaine. J’ai un sourire de gratitude et me lève tranquillement, faisant chemin vers le placard en question.

"Un vrai gentleman qui sait comment parler aux dames, tu es vraiment le genre de personne à garder dans son entourage."

Dis-je avec un sourire aux lèvres avant de me tourner vers les vêtements devant moi. Il n’y a, évidemment, rien pour une femme, mais je n’allais pas faire la fine bouche lorsque mon choix se trouve être entre des vêtements d’hommes et un plaid…Je trouve une chemise et un pantalon semblant à peu-près à ma taille, du moins en termes de hauteur (car largeur, il est bien plus large que moi, il n’y a pas à dire), je tourne la tête rapidement vers lui et le voit regarder dans l’autre direction alors je ne prends pas de gants et me sépare de la couverture pour enfiler la chemise, puis le pantalon rapidement, ainsi qu’une paire de chaussettes, bien trop grandes pour le coup, mais je m’en fiche. Je me retourne et reviens vers lui, une fois changée, le plaid replié dans les mains.

"Je peux donc te rendre ceci." Je lui tends la couverture "Mais donc c’est ta maison, celle où tu as vécu avant la boucle ? C’est impressionnant…"

Ma maison est si loin, de l’autre côté de l’océan, vraiment.
avengedinchains



A good excuse to be a bad influence on you
I don't give a damn about my reputation. I've never been afraid of any deviation and I don't really care if you think I'm strange. I ain't gonna change and I'm never gonna care about my bad reputation. (by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas
Darren Flanagan

avatar
❧ Boucle Temporelle : 19 Décembre 1873
❧ Particularité : Champ de Force
❧ Miroir :
❧ Missives : 82
❧ Yeux de verre : 37
❧ Crédits : .


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Dim 23 Avr - 18:56



Like waves of sweet fire, you're safe within

Avec Felicia Crane


Un programme comme un autre. Elle disait cela comme s'il s'était agit de la décision la plus simple de son existence, comme si cela n'était rien. Certes, elle ne le connaissait pas, et ne savait donc pas à quel point sa seule présence ici lui était une torture, comme cela pouvait l'être pour certains autres, forcés de le voir encore et encore venir hanter leurs journées. Darren était quelqu'un qui était tout simplement incapable d'évoluer, de tirer un trait sur le passé, et de le laisser à sa place : en arrière. Il n'arrivait donc pas à concevoir que certaines personnes puissent, elles, faire ce qu'il n'était pas capable de faire. En soit, en deux mille seize, il aurait bien fait de prendre quelques rendez-vous chez un psychologue, chose qu'il ferait peut-être avec le temps. En soit, il avait conscience qu'elle faisait son possible pour ne pas le braquer, cependant il n'était pas dupe envers lui-même, il savait qu'il était difficile à vivre, et n'avait pas réellement envie de changer ce point de sa personnalité. Il avait mit des années à se forger ces barrières, et il n'allait pas tout faire voler en éclats pour un joli chat aux yeux saphir. Il avait donc seulement haussé les épaules, pour ne pas répondre à la curiosité sous-jacente de cette dame, qui, aussi amusant que cela puisse être vu son comportement, aurait pu être sa fille, au final. Les boucles... Un mystère de plus, que Darren n'avait pas envie de résoudre. Il ne voulait pas savoir comment cela fonctionnait, ni pourquoi. Tout ce qui importait était qu'ils étaient en sécurité ici, loin des humains, loin de leur cruauté, de leur rejet complet pour la différence. Il n'en pouvait plus, ne voulait pas les connaître, et sans vouloir leur disparition complète, il ne voulait pas les avoir en face de ses yeux.

Il jeta un regard presque glacial à Felicia, lorsqu'elle rebondit sur les pères. Il ne pouvait cependant pas lui en vouloir, il aurait pu se contenter de dire son prénom, il avait piqué la curiosité du chat noir, il ne pouvait donc pas être agressif si elle posait des questions. Il alluma donc sa pipe, et s'assit sur la chaise devant son bureau, jambes croisées. Elle voulait entendre des histoires ? Oh, il pouvait lui en servir quelques unes,  croustillantes à souhait, et qui sauraient sans doute lui faire passer l'envie de poser des questions, ou alors, elle se révélerait être aussi malsaine que lui, auquel cas, ils pourraient sans doute devenir plutôt proches.

- Vous ne croyez pas si bien dire. Dit-il alors d'un ton égal. Une histoire fort intéressante avec le mien, qui a fini dans le sang, quand j'ai enfoncé sa cage thoracique dans ses poumons. Il haussa les épaules. Il avait peu de chance d'y survivre, mais cela aura fait de la nourriture à ses fauves qu'il aimait tant, même plus que moi, ce qui n'était pas très compliqué. Il aimait ses putains plus que ce qu'il n'a jamais daigné m'apporter. Il planta son regard dans le sien et eut un soupir. Enfin, c'était à la fois terrifiant et libérateur de voir le sang dans sa bouche, même s'il faisait des bruits écœurants.

Il recracha une volute de fumée. Il ne cherchait pas réellement à l'impressionner, même s'il devait être honnête en disant qu'il aimait verser dans le spectaculaire. Il ne put donc s'empêcher d'éclater de rire lorsqu'elle lui dit qu'il était un gentleman, qu'il fallait garder dans son entourage. Non, il n'avait rien d'un gentleman, il n'était juste pas pour laisser quelqu'un mourir de froid. Il ne faisait pas cela par convenance, mais par humanité. S'il avait eu en face de lui une dame sans respect, il l'aurait mise dehors sans vêtements, et en récupérant son plaid, il ne fallait pas trop pousser. Il secoua donc la tête, même s'il avait détourné le regard pour ne pas la gêner.



- Si ça vous fait plaisir de le penser... Dit-il simplement, pour ne pas laisser le silence s'installer. Je n'aurais pas dit ça non plus.

Il laissa donc un peu de temps passer, écoutant seulement, puisqu'il n'allait pas se retourner, et il finit néanmoins par lui jeter un regard, lorsqu'elle lui dit qu'elle pouvait lui rendre la couverture. Il la remercia d'un mouvement de tête, et posa le tissu plié sur le bord de la table, avant de hausser un sourcil intrigué. Non, elle n'avait pas bien comprit ce qu'il avait voulu dire, mais soit, il n'allait pas s'en formaliser.

- J'ai dû mal m'exprimer. Dit-il donc en se remettant sur la chaise plus confortablement. Je parlais de la boucle, je n'ai jamais eu de maison à proprement parler. Je vous disais que mon géniteur aimait les fauves, je suis né dans un cirque, itinérant. Je dormais dans une tente, parfois un semblant de caravane lorsque ma mère m’accueillait dans la sienne et que j'avais l'envie d'y aller. Il regarda autour de lui. J'ai des murs autour de moi depuis la création de la boucle, c'est pour ça que je la considère comme ma maison.

Darren jeta un petit regard par la fenêtre. Il s'ouvrait un peu, soit, il renonçait un peu à ses barrières, pour une fois, et même s'il échangeait presque des banalités, car c'était ce que ces récits étaient pour lui, c'était une grande première, en mille huit cent soixante treize. Il préférait grogner, avec les autres personnes, et ne pas laisser paraître quoi que ce soit. Felicia, elle, avait déjà vu, alors à quoi bon ? On lui avait répété des centaines de fois, parmi ses amis, qu'il ferait mieux de s'ouvrir un peu plus, mais il avait comme un blocage. Alors pourquoi ? Était-ce seulement parce qu'elle l'avait déjà vu dans sa faiblesse ? Parce qu'elle se comportait avec lui comme une femme normale, aimante, qui ne le jugeait pas ? Il fit claquer sa langue, dans l'agacement. Il n'arrivait même plus à se comprendre lui-même, depuis qu'il était revenu, et c'était un de ses grands malheur...

Code by Joy


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
Revenir en haut Aller en bas
Felicia Crane

avatar
- Chat-pardeur -
❧ Boucle Temporelle : 1873
❧ Particularité : Métamorphose en chat noir
❧ Occupations : Empêcheuse de tourner en rond et siesteuse pro
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 14
❧ Crédits : Audacious Squirrel - Anaëlle


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Mar 6 Juin - 12:50

Like waves of sweet fire, you're safe within
Je ne retiens pas la grimace de dégoût qui me vient quand il évoque comment son père est mort, par sa faute, dans le sang et pas trop de larmes visiblement. Mais ce n’était que cela, une grimace. Elle avait entendu des choses si horrible à l’époque où elle habitait les Etats-Unis, entre les mafias qui se partageaient la ville de New-York, la prohibition les poussant à toujours plus de trafics et à toujours plus violence pour garder le monopole dans un endroit. Les guerres des gangs, une chose que je ne regrette pas. J’ai été prise dans une de ces guerres un jour, entichée d’un gangster bien comme il faut, avec le fedora et le costume trois pièces qui ne laisse pas de place à l’imagination de ce qu’il faisait dans la vie sous couvert de détenir plusieurs clubs. Clubs où j’ai passé bon nombres de mes soirées à l’époque, dans les bras de mon homme ou à faire jouer mes charmes pour soutirer des informations à d’autres. Puis j’ai fui. Trop étrangère à ce milieu de violence, la cambriole ne nécessite pas de violence si elle est faite dans les règles de l’art, comme je le faisais. Alors j’ai préféré fuir et partir pour l’Europe, où l’influence n’était plus. Tant mieux.

Cependant, je peux comprendre la rancœur que ce jeune homme a pu ressentir pour son père. Je l’ai ressentie aussi, à une moindre mesure. Je me suis vengée en l’abandonnant derrière, aux mains de la police, alors que je fuyais dans la nuit, mon sac de pierres précieuses dans la gueule. Chat noir filant dans les grandes rues de la Grosse Pomme.

"Nous avons au moins cela en commun, des pères qui ne nous voyaient que comme des commodités, tout au plus." Je hausse les épaules, mais partage moi aussi mon expérience, car ce genre d’échange est donnant-donnant, après tout "Avant que ma particularité ne se manifeste, mon père ne me voyait même pas. Puis je suis devenue quelque chose qui pourrait l’aider à monter dans les sphères de la cambriole, pouvant me faufiler n’importe où sans me faire repérer et sans éveiller les soupçons. Il doit être mort maintenant, pourrissant probablement dans une cellule miteuse d’une prison aux USA."

Un léger sourire orne mes lèvres. Non, je n’ai pas de regrets ni de compassion pour ce père qui ne m’a jamais vue comme autre chose qu’un moyen pour une fin. Je me change rapidement et lui rend sa couverture et, n’ayant payé que peu attention à ce qu’il disait alors que je me changeais, il m’explique un peu mieux ce qu’il voulait et dire et ma bouche s’ouvre en un « oh » de compréhension. Ce que je peux être gourde parfois. Ce n’est pas souvent, mais quand ça arrive je ne fais pas semblant. Je hoche la tête à ses explications, ramenant mes jambes contre moi et mes passant mes bras autour de ces dernière, ma tête posée sur mes genoux. J’avais envie de l’écouter, d’une part par curiosité et parce qu’avec ses mots, entre les lignes, je sentais une grande solitude. En partie voulue vu son attitude, mais pas totalement, et je comprenais cette impression.

"Je ne suis pas exactement à ma place ici non plus. Je ne suis pas de cette époque et…" elle eut un petit rire "Je crois que je rends les Ymbrynes folles à ne pas me conformer à leurs codes si rigides" finis-je avec un petit sourire amusé et les yeux taquins "Mais que voulez-vous, je viens des années folles, où l’excès était partout et où les fêtes allaient bon train. La retenue, la bienséance, tout cela sont des concepts qui ne me sont pas étrangers, pourtant, mais dont je n’ai plus fait cas depuis bien longtemps."

On pouvait sentir que mon époque d’origine me manquait et parfois je me prenais à me demander ce que ma vie aurait été si j’étais restée dans mon époque, vivant année après année sans me poser plus de questions que cela.
avengedinchains



A good excuse to be a bad influence on you
I don't give a damn about my reputation. I've never been afraid of any deviation and I don't really care if you think I'm strange. I ain't gonna change and I'm never gonna care about my bad reputation. (by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas
Darren Flanagan

avatar
❧ Boucle Temporelle : 19 Décembre 1873
❧ Particularité : Champ de Force
❧ Miroir :
❧ Missives : 82
❧ Yeux de verre : 37
❧ Crédits : .


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Dim 25 Juin - 13:10



Like waves of sweet fire, you're safe within

Avec Felicia Crane



Darren avait bien sûr, remarqué la petite grimace de dégoût qui était venue ourler les lèvres de Félicia, et sans que cela ne lui fasse non plus plaisir, il en éprouvait une indifférence certaine. Il n'avait pas à prendre des pincettes avec une histoire concernant un père qui n'en avait jamais prit avec lui. Il eut néanmoins un léger rire presque sarcastique à ce que venait de dire la femme. Oui, il avaient cela en commun, il n'allait pas être de totale mauvaise foi, et se retenait fermement de lui dire qu'ils n'avaient rien en commun à ce sujet. Ils avaient en commun simplement un père indigne de ce nom. Les histoires n'étaient pas semblables, et son propre père ne le voyait même pas comme une commodité, bien au contraire. Il n'avait été qu'un boulet accroché à ses chevilles les premières années de sa vie, puis, il avait réussi à accrocher ce boulet à la jambe de sa mère a la place, et n'avait plus daigné lui apporter la moindre attention. Plus jamais, sauf cette fois où, par une action terriblement mal placée, il avait cru pouvoir être en mesure de faire un commentaire quelconque sur l'orientation sexuelle d'un fils qu'il n'avait jamais considéré comme tel.

- Mon père ne me considérait pas comme une commodité, il ne me considérait pas du tout. Dit-il néanmoins, sans agressivité aucune. Je suis navré que cela se soit passé comme ça pour vous. Certaines personnes ne sont clairement pas faites pour avoir des enfants il semblerait... Ils ne sont pas capables de s'en occuper. Il tourna son regard vers elle. En ce qui me concerne, il faudrait déjà que je sois capable de m'occuper de moi-même pour prétendre m'occuper d'un enfant. Il eut un léger sourire en coin amusé. Bien que je ne pense pas avoir d'enfant un jour...

Il avait regardé sa pipe d'un air quelque peu interrogateur. Il savait qu'il n'aurait pas d'enfants, eh bien, pour des raisons simplement physiques, il était clair qu'avoir un enfant avec un autre homme serait compliqué... Alors hormis si par erreur, ivre, ou défoncé, il se retrouvait à faire cela avec une femme, il ne voyait pas comment cela aurait été possible. Cela dit, il y avait aussi Daphné... Avec laquelle il n'avait ni besoin d'être ivre ni défoncé pour s'adonner aux plaisirs de la chair, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, elle était la seule femme a lui faire de l'effet, mais il fallait bien avouer qu'un enfant entre eux deux aurait été une des pires idées au monde, et il plaignait clairement un enfant issu de ce genre de relations... Il secoua légèrement la tête, il s'égarait visiblement, et s'il avait voulu alléger leur discussion en faisant un pseudo trait d'humour, son cerveau ne semblait pas décidé à le laisser tranquillement décider s'il pouvait rire ou non.

Il écouta néanmoins Félicia parler et eut un léger rire. Il se détendait avec elle, et comprenait bien maintenant qu'il n'y avait pas mort d'homme à ce qu'elle l'ai surpris en pleine faiblesse. Elle n'était pas méchante, et faisait visiblement son possible pour qu'il se sente plus à l'aise. Il songea que son passage en deux mille seize avait bien aidé, puisqu'il n'aurait pas été capable de réagir de la sorte par le passé, il l'aurait sans doute simplement congédiée, et dans un premier temps, il n'était pas certain qu'il aurait ramené un chat dans sa demeure, mais rien n'était moins sûr. Il était néanmoins très intéressé par ce qu'elle venait de dire et semblait plus avenant que quelques minutes plus tôt.

- J'aimerais pouvoir être comme vous, ne pas faire cas de la bienséance. Dit-il en croisant les jambes. Je veux dire... Mon voyage en deux mille seize m'a bien aidé de ce côté là, je suis moins guindé qu'avant, mais je ne suis toujours pas capable de passer outre mes vieilles habitudes. Dommage qu'il n'y ait pas d'endroit où faire une fête digne de ce nom ici, nous aurions pu y aller ensemble. Ajouta-t-il calmement en souriant. Vous avez bien raison de ne pas vous laisser faire ici. Il sourit et souleva un peu son haut, dévoilant un tatouage sur ses côtes. J'ai fait ça en deux mille seize, je vous laisse imaginer à quel point nos Ymbrynes étaient contentes.

Il eut un nouveau rire, il n'avait pas hésité à se faire tatouer, aimait cette idée, mais il avait aussi eu quelques petits désagréments, notamment avec une Pica pas du tout contente de ce fait. Qu'en avait-t-il à faire au final ? Ce tatouage était simple à cacher, et ce n'était pas comme si à leur époque, les gens avaient pour habitude de montrer le haut de leurs corps, contrairement à ce qu'il pouvait faire en deux mille seize. Au final, il aimait bien cette femme, de laquelle il se sentait plutôt proche en mettant bout à bout leurs façons de penser et d'exister, il voyait en elle une nouvelle raison d'être le petit rebelle qu'il adorait être et n'avait jamais osé être avant.

Code by Joy


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
Revenir en haut Aller en bas
Felicia Crane

avatar
- Chat-pardeur -
❧ Boucle Temporelle : 1873
❧ Particularité : Métamorphose en chat noir
❧ Occupations : Empêcheuse de tourner en rond et siesteuse pro
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 14
❧ Crédits : Audacious Squirrel - Anaëlle


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Lun 10 Juil - 11:15

Like waves of sweet fire, you're safe within
Ah, le sujet des enfants. Encore un sujet que j’avais tendance à fuir personnellement. Bien qu’ici, même en cas « d’accident » si je puis me permettre je ne risquais pas de me retrouver avec un lardon sur les bras, ça reste quelque chose qui me fait un peu peur, je dois l’avouer. J’ai beau me montrer maternelle, aimer les enfants quand ce sont ceux des autres, je ne peux m’empêcher de me dire que mon propre enfant ne pourrait être que malheureux. Je ne suis pas quelqu’un fait pour me reproduire, que voulez-vous ? Un être comme moi, c’est libre, c’est l’insouciance et l’inconscience aussi, c’est une irresponsabilité totale que de donner un enfant à une personne comme moi. J’aime ce que je suis et comment je vis, mais je connais mes défauts, bien que ne voulant pas les admettre à n’importe qui, bien évidemment. Une femme doit savoir garder des secrets, après tout, pas vrai ? Et puis même si je n’étais pas dans la boucle, il y a peu de chance que j’ai un enfant pour une autre raison très simple…

"Je n’ai jamais voulu d’enfant personnellement et aujourd’hui, j’ai passé l’âge d’en avoir de toute façon. Ce qui m’arrange bien" finis-je avec un grand sourire.

Dire qu’à mon époque, on me regardait comme une erreur de la nature car je faisais partie de ces quelques femmes qui, à trente ans passés, n’avait pas d’enfant et surtout, n’en voulait pas. J’étais le mouton noir de cette société et on me dégradait à moins qu’une femme rien que pour cela. Qu’ils aillent tous voir ailleurs si j’y étais, ça me ferait des vacances.

C’est probablement un peu ça, couplé au mode de vie dépravé de mon père et de l’ambiance de cette époque qui a fini de forger celle que j’étais aujourd’hui. Une femme qui se veut indépendante, ne se laissant pas dicter sa conduite par quiconque et qui refuse de laisser la morosité s’installer dans sa vie, même si cette dernière ne se résumait plus qu’à répéter le même jouer encore et encore, sans surprise, sans saveur, à moins de vouloir épicer sa vie soi-même, ce que je m’efforçais à faire du mieux que je pouvais avec les Ymbrynes sans cesse rabat-joie au possible.

Puis Darren attira à nouveau mon attention sur lui et je l’écoutais, curieuse de ce que ce jeune homme pouvait bien me raconter. Il avait beau avoir son petit caractère, il restait un jeune homme qui avait du répondant, chose que j’appréciais chez quelqu’un. Puis il me montra un tatouage et j’émis un souffle de surprise. Je tendis une main, mes doigts ne touchant pas sa peau mais restant à quelques centimètres seulement de cette dernière. Mon instinct premier fut de toucher, mais on ne se connaissait pas tant que cela, lui et moi et quand bien même je sois une femme qui fait fi des convenances, je ne veux pas risquer de briser ce début d’entente entre lui et moi par ma curiosité parfois mal placée. Elle récupère sa main et se rassoit correctement.

"J’imagine, en effet. Déjà qu’elles hurlent au blasphème quand j’ose porter un pantalon…" dis-je un sourire aux lèvres "Et c’est un état d’esprit, mais ça fait tellement d’années que je suis dans un tel état d’esprit, c’est devenu mon état naturel. Mais je comprends très bien que pour quelqu’un qui a vécu une tout autre vie, ce soit plus difficile de vraiment se laisser aller. Mais si un jour on découvre une boucle de mon époque, je vous y emmène faire un tour. Je suis sûre que ça vous plairait"

Je n’en n’avais pas le moindre doute.
avengedinchains



A good excuse to be a bad influence on you
I don't give a damn about my reputation. I've never been afraid of any deviation and I don't really care if you think I'm strange. I ain't gonna change and I'm never gonna care about my bad reputation. (by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas
Darren Flanagan

avatar
❧ Boucle Temporelle : 19 Décembre 1873
❧ Particularité : Champ de Force
❧ Miroir :
❧ Missives : 82
❧ Yeux de verre : 37
❧ Crédits : .


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Dim 30 Juil - 14:27



Like waves of sweet fire, you're safe within

Avec Felicia Crane


Darren eut un léger rire en l'entendant dire qu'elle avait passé l'âge d'avoir des enfants, lui, pensait bien le contraire, du moins d'un point de vue totalement physique. Il avait vu en deux mille seize des femmes plus âgées ayant des enfants, et si cela l'avait quelque peu dérouté la première fois, il s'était simplement rendu à l'évidence que du moment que les femmes en question s'occupaient de leur enfant, et que leur âge ne risquait pas d'être un facteur assuré de problèmes de santé pour l'enfant. Lui, donnait une quarantaine d'années tout au plus à Felicia, ce qui était, à son sens, encore un âge raisonnable pour avoir un enfant, avec les moyens médicaux et la santé générale en découlant en deux mille seize, évidemment.

- Je vois. Dit-il doucement. En ce qui me concerne, si les boucles ne nous empêchaient pas d'en avoir, pourquoi pas ? Mais comme je vous disais, il faudrait déjà que j'apprenne comment m'occuper de ma propre personne. Il haussa les épaules. Mais je comprends aussi le fait de ne pas vouloir d'enfant, mieux vaut ne pas en avoir que de les rejeter une fois qu'ils sont là. Il roula des yeux. Ça n'a pas dû être simple pour vous, les gens attendent d'une femme qu'elle enfante, je n'ose pas imaginer les reproches qu'on a pu vous faire, aussi stupide que cela puisse être.

Il n'allait pas s'étendre sur le sujet, mais il concevait très bien l'idée de ne pas vouloir d'un enfant, purement et simplement car sa mère ne l'avait jamais désiré, et le lui avait bien fait comprendre. Il préférait mille fois quelqu'un comme Felicia qui n'avait pas eu d'enfant qu'une femme forcée, qui allait rabattre sa frustration et sa haine de la société sur son enfant, qui n'avait lui, ni demandé à être là, ni à être détesté de la sorte. Il gardait une rancœur farouche pour l'attitude que sa mère avait eue pour lui, et lui crachait volontiers au visage. Il ne ressentait ni l'envie, ni le besoin de lui pardonner, et s'il avait eu connaissance d'une quelconque tombe abritant le corps de sa mère, il y serait sans doute allé pour cracher son venin sur la pierre froide, jusqu'à ce que son cœur soit quelque peu plus léger, mais personne n'aurait jamais vu sa main apposer une fleur sur cette maison de dernier repos.

Il se doutait néanmoins que Felicia avait dû en entendre de belles à ce propos, et plus encore depuis qu'il avait voyagé en deux mille seize, lui qui s'était toujours considéré comme étant ouvert d'esprit, avait été quelque peu choqué de son étroitesse d'esprit, lors de son séjour dans cette boucle moderne, sans parler des autres sujets, le statut des femmes y était fondamentalement différent, et il avait vu le monde sous un jour qu'il ne soupçonnait même pas. Il avait évolué en restant là bas, et pour une fois, pas en mal.

Vint le moment où il présenta son tatouage, mit à l'aise par l'attitude de la femme, qui n'avait pas l'air d'être quelqu'un qui allait lui prendre la tête avec ce simple dessin sur sa peau. Bien sur, il eut un léger mouvement de recul lorsqu'elle tendit la main vers ses côtes, plus par réflexe que parce qu'il avait réellement envie de la fuir. Il lui fit alors un petit sourire encourageant alors qu'il relâchait le tissus pour ne plus être peau nue. Si elle avait envie de toucher, elle pourrait le faire plus tard, si l'occasion se représentait, il ne lui en tiendrait pas rigueur. Il rit néanmoins à ce qu'elle venait de dire et hocha la tête.

- Ce que ça peut être barbant. C'est tellement plus confortable un pantalon... Enfin, disons, plus pratique. Il eut un sourire amusé. En deux mille seize, il m'est arrivé de porter une robe, mes amis et moi ayant été plus ivres que de bon sens, on avait trouvé cela amusant mais enfin... Les robes de là bas ne sont pas non plus comme ici, moins lourdes, plus courtes. Il rougit un peu au souvenir. Je devais avoir l'air d'un imbécile. Il eut un léger rire. Cela dit, ce serait un plaisir de visiter une telle boucle si elle venait à exister ! Il inclina un peu la tête sur le côté. Elle ne peut être que plus intéressante qu'ici de toute manière.

Il n'avait pas de doute là dessus non plus, il lui faudrait du temps pour faire la paix avec lui-même et quitter cette boucle, mais lorsqu'il serait prêt, ce serait avec le plus grand des plaisirs qu'il laisserait tout derrière lui.

Code by Joy


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
Revenir en haut Aller en bas
Felicia Crane

avatar
- Chat-pardeur -
❧ Boucle Temporelle : 1873
❧ Particularité : Métamorphose en chat noir
❧ Occupations : Empêcheuse de tourner en rond et siesteuse pro
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 14
❧ Crédits : Audacious Squirrel - Anaëlle


MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   Sam 5 Aoû - 12:18

Like waves of sweet fire, you're safe within
Je hoche la tête. C’est une façon de voir les choses qui fait sens et qui me pousse à ressentir un plus grand respect encore qu’avant pour Darren. Il est bien plus responsable que même certaines des personnes gouvernant divers pays. Puis, quand je vois ce que certains parents font à leurs enfants, je trouve cela difficile de croire qu’ils ont vraiment réfléchi à ce qu’avoir un enfant veut dire avant d’amener une nouvelle vie dans ce monde. Et puis pourquoi faire plus d’enfant ? Nous sommes déjà bien assez nombreux sur cette Terre, alors pourquoi ? Pour avoir plus de chair à canon à envoyer sur le front lors de la prochaine guerre ? Merci, mais non merci. Je ne pus que pousser un soupir à son commentaire.

"Vous n’avez pas idée. Mais j’avais toujours de quoi répondre, je ne me suis pas faite une réputation très brillante, mais au moins je me tenais à ce que je croyais être le meilleur pour moi. Car croyez-moi, ceux qui me disaient « oh, tu verras, quand tu auras un enfant, ça changera ta vie », j’avais une terrible envie de leur demander si les cernes sous leurs yeux et leur air constamment échevelé étaient les signes de la maternité heureuse."

A dire vrai, je leur ai dit, à certains, quand vraiment ils ne comprenaient pas que je n’avais plus envie de parler de ce sujet. Bon sang, ce que les gens peuvent être bouchés par moment…De vrai pot en terre pas terminés. Mais passons.

Je ne manquais pas le mouvement, léger, de recul du jeune homme et rangea tranquillement ma main dans mes genoux, me contentant d’observer le dessin, y allant de mon petit commentaire, dérivant bien vite sur les Ymbrynes et leur attitude castratrice (aussi bien des hommes que des femmes) avec leurs règes saugrenues. Certes, il en fallait, pour le bon fonctionnement des boucles, mais de là à nous ôter des libertés…Qu’est-ce que cela changerait que l’on choque un ou deux humains de la boucle ? Ils ne se souviennent de toute façon de rien le lendemain ! Non vraiment, des fois, elles poussent les choses trop loin et, puisqu’il est dans ma nature de me rebeller, je n’hésite pas à le faire, aussi bien verbalement que physiquement et avec de la ferveur en prime.

J’ouvre de grands yeux en l’entendant me raconter son histoire, lors de son voyage en 2016. Pas choquée, juste…Etonnée. Si ce genre de pratiques existaient déjà de mon temps, ces hommes s’habillant en femme restaient très peu nombreux, des marginaux pour la plupart, alors l’entendre lui m’en parler. Mais je me repris bien vite et un petit sourire orna mon visage.

"Il n’y a pas de quoi avoir honte. Et puis, on a tous fait des choses étranges sous les effets de l’alcool, moi la première…" dis-je avec un regard amusé, la voix plus basse qu’avant.

Oh oui, l’alcool ne m’avait pas épargnée. Mais je ne m’étends pas sur le sujet, si il voulait en savoir plus, je me ferais un plaisir de lui répondre, autrement, ça restera mon petit secret à moi. Je me lève quand il m’annonce son entrain à vouloir voir une boucle de mon époque et je ne peux m’empêhcer de m’en vanter.

"Oh, si vous saviez ! Le swing ! Le Charleston, les fêtes à n’en plus finir, les excès, divers et variés, rarement admis mais souvent réalisés…Ah, les années 30…Elles me manquent, parfois, moi qui suis entrée dans une boucle pour sauver ma peau. Des fois, je regrette de l’avoir fait, puis je pense aux rencontre que j’ai pu faire ici et ça me console…" je pose mon regard sur Darren "Oui, cela vous inclus, Monsieur." Finis-je avec un petit clin d’œil complice.
avengedinchains



A good excuse to be a bad influence on you
I don't give a damn about my reputation. I've never been afraid of any deviation and I don't really care if you think I'm strange. I ain't gonna change and I'm never gonna care about my bad reputation. (by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Like waves of sweet fire, you're safe within [Felicia Crane]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cour de Rp [Sweet Fire]
» Toi & Moi enfin réunis... [Pv Sweet Fire ♥] [{fini}
» Santaro // Sweet Fire
» MON AMI ANTI ELECTION SAYO EST -IL DEVENU UN SWEET-MICKISTE OU UN MARTELLISTE ??
» MICHEL OU MIRLANDE ? SWEET MICKY OU GRAND MA ?QUI VEUT,QUI PEUT FAIRE MIEUX ??

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Song of the Gears ::  :: Le Refuge :: Le Village-