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 Let me scream! ~ Ft. Galahad

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Irène Stuart

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- Monstre tempétueux -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Tempête
❧ Occupations : N'en faire qu'à sa tête
❧ Missives : 49
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MessageSujet: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Mar 28 Mar - 20:17

Let me scream!

- Let me breathe -

Elle s'était réveillée en sursaut. Les bruits violents l'avaient empêchée de profiter d'un sommeil réparateur, et un cauchemar avait remplacé les doux rêves qu'elle faisait enfin. Derrière ses paupières se profilaient encore les monstres qui la poursuivaient dans ses songes. Irène serrait sa peluche si fort qu'elle aurait pu lui arracher la tête sans s'en rendre compte. Elle ouvrit les yeux, pour les fixer sur le plafond au-dessus d'elle. Un semblant de lumière du jour glissait peu à peu par la fenêtre, rendant la pièce plus claire. C'était une autre journée chaotique qui se levait. L'enfant venait tout juste d'arriver dans la boucle, et avait encore plus récemment perdu ses parents. Depuis, c'était différentes personnes qui « s'occupaient » d'elle. Les Syndrigastis, en général, ne lui portaient pas tellement attention; elle partagait plutôt la présence des Ymbrines. La fillette avait un sentiment ambigu à leur égard. Parfois elle les appréciait, d'autre fois elle les détestait. Pour elle, les Ymbrines étaient à la fois ces femmes qui remplaçaient temporairement ses parents et celles qui la contraignaient et lui imposaient des limites totalement ridicules. Irène avait dû crier dans son sommeil, parce qu'elle entendit des bruits de pas précipités dans le couloir. La porte s'ouvrit sur un visage mi-inquiet, mi-énervé.

Irène ne reconnut pas la personne qui venait d'entrer dans la pièce. Ce n'était ni une Ymbrine, ni un Syndrigasti qu'elle avait l'habitude de côtoyer. La fillette serra la peluche plus fort contre sa poitrine. Elle s'était assise dans son lit, mais remonta les couvertures sous son menton. Elle n'aimait pas le fait que ce n'était pas toujours la même personne qui était envoyée. Ça la rendait inconfortable, créait une sorte d'instabilité qui n'était pas la bienvenue dans sa vie. Elle fronça les sourcils, les yeux plantés dans ceux du Syndrigasti. Ses cheveux en bataille et ses sourcils froncés lui donnaient un air farouche, et elle en était très consciente. Le Syndrigasti lui offrit un sourire, mais elle ne lui répondit pas. Il dut sentir qu'elle n'était pas de bonne humeur, puisqu'il recula de quelques pas, avant de la saluer. Elle ne broncha pas, ni ne cessa de l'observer. Il se présenta à la fillette, lui disant qu'il était là parce qu'on l'avait entendu crier et qu'il venait voir si ça allait. C'était les mots à ne pas dire.

Irène sentit comme une boule monter dans sa gorge, un mélange de panique, de colère et de tristesse. Son nez se retroussa, narines dilatés, sourcils froncés. Un peu plus et elle montrait les dents. Son visage afficha peu à peu une colère teintée de tristesse et de panique. Ses pupilles se dilatèrent et des larmes commencèrent tout doucement à perler au coin de ses yeux. Le Syndrigasti avait sûrement été averti de la particularité de l'enfant, puisque ses yeux s'agrandirent et qu'il recula prestement. L'air commença à crépiter autour d'eux. Le Syndrigasti demanda doucement à Irène de se calmer.

« Non! Va-t-en! »

L'homme tenta à nouveau de la calmer, alors qu'un vent fort commençait à s'élever. Il lui demanda tout doucement de simplement lui dire si ça allait bien. Encore une fois, c'était une erreur. Le vent gagna en force, faisant d'abord virevolter les papiers qui étaient posés sur la table de nuit, puis faisant voler à travers la pièce des objets un peu plus lourds. Les meubles restèrent sur le sol, toutefois, la crise n'étant pas assez forte pour tout renverser. L'air se chargea d'électricité statique, et les cheveux d'Irène, déjà décoiffés, se dressèrent sur sa tête. Ça aurait pu être drôle si, après une troisième tentative du Syndrigasti pour la calmer, elle ne s'était pas mise à hurler pour qu'on la laisse tranquille. elle ne vit même pas l'homme sortir de la pièce en courant, ne sachant plus trop quoi faire de l'enfant.


Dernière édition par Irène Stuart le Ven 31 Mar - 22:31, édité 1 fois
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Galahad L. Ednyfed

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❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Ven 31 Mar - 18:17

Storm

- Affronter l'ouragan -

Un, deux, trois, quatre, pause, un, deux, pause. Compter inlassablement, les doigts pianotent d'eux-même sur le matelas, suivant chacun des grondements extérieur, attendant qu'ils passent et s’effacent dans le néant. Le rituel est reproduit à l'identique alors que le soir tombe, alors que la fin du monde semble raisonner dehors, tel une bête abominable qui engloutit toute vie, dévore un peu plus chaque jour la gaieté de Londres. Le temps avait fini par rendre le tableau monotone, ne suscitant plus réellement d'émotions alors que bien des années plus tôt, j'avais affronté ce fléau, coincé dans notre bulle hors du temps. Le sommeil viendrait, comme toujours. Il prendrait le pas sur le bruit, sur la mémoire, sur les émotions partagées et ingurgitées durant une journée entière. Long soupir, retracer mentalement le trajet de l'oxygène en énumérant chacun des muscle qu'il actionne, qu'il frôle, sur son passage. Méthode comme une autre pour faire le vide.

Enfin, le silence vient, s'installe confortablement dans la pièce. Les paupières se ferment, le corps se relâche, le sommeil semble me tirer entre ses doigts. Malheureusement pour un instant bien trop bref. Bruits sourds qui s'élèvent et me font sursauter. Les sourcils se froncent alors qu'un individu semble battre ma porte de façon frénétique. Nouveau soupir alors que ce qui semble être un grognement s'échappe de mes lèvre, autorisant l’intrus de troubler définitivement ma nuit qui ne serait que trop courte. Il avait tout d'un visage terrorisé, le genre d'expression connue par cœur et sur le bout des doigts, à force d'emprunter les visages, ce genre de choses était devenu inné, trop de tensions musculaires qui ne trompaient pas. Guère besoin de mot pour deviner qu'il avait un problème. Les sourcils se froncent, les mots s'échappent, sont enregistrés et assimilés en quelques secondes, laissant l'individu disparaître aussi rapidement qu'il était apparut.

Le regard se lève au ciel alors que je laisse définitivement tomber mon édredon, visiblement il fallait toujours faire les choses soi-même dans cette jungle. Des vêtements sont enfilés en quelques secondes, de quoi affronter l'orage. Les doigts se glissent dans les gants de cuir non sans afficher une certaine grimace, savoir mes paumes enfermées de la sorte ne me plaisait guère, mais il valait mieux éviter tout contact durant les instants de crise, se retrouver avec deux gamines hurlant à la mort et bonnes à réveiller tout le quartier des portes n'était pas quelque chose de judicieux. Les pas sont francs, démarche rapide et assurée dans les couloirs digne d'un héros prêt à partir en guerre contre une tête rousse d'un mètre dix à la capacité pulmonaire étrangement sur-développée. Un monstre pour beaucoup, absolument terrifiant pour certains, juste une petite fille qui devait avoir fait un mauvais songe et paniquait dans l'obscurité en réalité. Impossible de se tromper de chambre, les divers sons dignes d'un minuscule ouragan n’émanaient de la pièce. Si j'avais eu à faire à quatre monstres de sœurs, ces dernières n'avaient pas la capacité de provoquer une tempête.

Profonde inspiration, prendre son courage à deux mains et ouvrir la porte, une étape tout de même difficile au vu du vent qui tournoyait tel une tornade dans la pièce. Un bras est automatiquement porté à mon front, cherchant à éviter au mieux tout objet volant, alors que je prie pour que mes pieds restent bel et bien ancrés dans le sol, avançant petit pas vers petit pas. Rejoindre la source de toute cette agitation, l’œil du cyclone, s'approcher au mieux de la rousse tout en ne cillant pas. « S'il te plait Irène calme-toi. » Voix grave qui s'échappe assez fort histoire que les mots parviennent à ses oreilles. Serrer les dents, froncer les sourcil, afficher une moue de déception, de reproche, de tristesse, croiser les bras, se redresser, tout en évitant les objets, peu importe l'électricité statique qui irisait mes poils sous ma chemise, ne pas ciller. « Un cauchemar ? » Un sourcil se hausse, tâchant de ne pas montrer trop d'inquiétude ou d’intérêt à la crise, cherchant à devenir un pilier inébranlable pour calmer la pièce orageuse. Un demi-sourire à peine perceptible s'esquisse, l'encourageant en silence.



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Irène Stuart

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Jeu 13 Avr - 15:49

Let me scream!

- Let me breathe -

Les poumons de la fillette étaient particulièrement bien entraînés. Elle hurlait sans se fatiguer, les larmes roulant sur ses joues, les mouillant, le visage rouge, les cheveux dressés sur la tête. Son coeur battait la chamade, elle étouffait dans un mélange de crainte et de colère qu'elle-même ne comprenait pas trop, et pour mieux respirer elle criait. Et plus elle criait, plus la tempête prenait de l'ampleur. Elle n'entendit pas les pas de Galahad qui s'approchait de sa chambre. Elle le vit toutefois lorsqu'il entra dans la pièce, mais elle ne se calma pas pour autant. Elle l'observa alors qu'il se protégeait de ce qui virevoltait tout autour, s'approchant d'elle peu à peu. Lui aussi, lui demanda de se calmer. Mais lui, il se tenait là, sûr, et lui parlait d'une voix ferme. Mais ce qui la fit le plus réagir, c'était son expression alors qu'il tentait de la calmer. Un mélange qui la rendait mal à l'aise, qui la fit se sentir coupable. Coupable de faire encore une crise. Elle détestait se sentiment de culpabilité qui commençait à lui tordre les entailles. Elle le vit croiser les bras.

« Un cauchemar ? »

Elle sentait ses forces la quitter peu à peu... c'est que ça faisait un petit moment déjà qu'elle hurlait et causait une tempête dans sa chambre. Irène planta ses yeux dans ceux de Galahad. Elle était, à quelque part, contente qu'on l'ait envoyé. C'était pratiquement la seule personne qui savait y faire durant ses crises, en fait. Doucement, elle hocha la tête, affichant une moue à la fois triste et apeurée. Elle hoqueta, cessant de hurler. Brusquement, le vent tomba, et l'air cessa de crépiter. La rouquine pleurait encore, roulée en boule dans son lit, parcourue de tremblements. Il restait encore un peu d'électricité statique dans ses cheveux, mais certaines mèches étaient collées dans son visage. Elle avait baissé à nouveau la tête, honteuse.

« Un affreux cauchemar... »

Irène se leva, puis couru se jeter sur Galahad, les bras ouverts, à la recherche de réconfort. Les images de son cauchemar lui revenaient en tête. Elle avait toujours sa peluche à la main, et elle était encore enveloppée dans une de ses couvertures, dans laquelle elle avait failli s'enfarger. Entre deux sanglots, elle tenta de lui expliquer, de se justifier.

« C-C'est que... les... les explosions e-et... un chauchemar... e-et... t-toujours quelqu'un de... différent... e-et... »

Elle en termina pas son semblant de phrase, recommençant à pleurer de plus belle. Les jambes de la fillette tremblaient, elle était fatiguée,
pratiquement vidée de ses forces après la tempête. Elle vacilla, épuisée.
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Sam 15 Avr - 16:37

Storm

- Affronter l'ouragan -

Attendre, contourner ce qui vole, espérer silencieusement de ne pas être assommé par quelque chose de prit dans la micro-tempête qui abrite la chambre. Enfin, le subterfuge porte ses fruits, atteignant l’œil du cyclone sous le regard d'Irène, alors l'ouragan se calme, monstre terrifiant bon nombre d'êtres redevenant juste une fillette en larme. Décontraction immédiate, affichant un maigre sourire satisfait lorsque le vent cesse de tournoyer, ne devenant plus qu'un courant d'air imperceptible qui finirait par disparaître au bout de quelques secondes. Le spectacle avant un côté ridicule, à la voir avec ses cheveux encore en l'air, les miens ne devaient guère être mieux en un sens, mèches sombres ayant probablement capturé l'électricité statique dégagée dans la pièce.

Vérifier que le col de la chemise est fermé jusqu'au dernier bouton, que le pull de laine par dessus est assez absorbant que pour ne pas transpercer sous les quelques larmes dangereuses malgré la couverture emportée par ses petites mains, se baisser enfin pour recueillir le corps à la recherche de gestes tendres, l'enlaçant doucement alors que les doigts gantés glissent dans ses mèches ébouriffées. « Shu.. Ce n'est rien. » Murmure suave, sentant son maigre corps faiblir. Provoquer une tempête doit être épuisant après tout. Je l'emballe comme je le peux, finissant par la porter contre une épaule, écartant au possible mon visage de la moindre parcelle organique.

« Tu veux que je te dise un secret ? » Pause, le temps de la reposer sur le matelas, de ré-arranger son oreiller d'une main pour le bomber légèrement, d'enrouler soigneusement la fillette dans les couches chaleureuses, d'un cocon protecteur imperméable à défaut de pouvoir l'enlacer avec une peau dénudée. Je m'installe sur le bord, effleurant son front du bout du pouce après avoir récolté les quelques larmes qui perlent encore, maigre sourire rictus rassurant toujours sur le coin des lèvres. « Les explosions, elles me terrifient aussi. » Probablement pas pour les mèmes raisons que la toute jeune fille, juste un gamin au cœur d'une guerre sans nom à qui on avait jeté une arme dans les mains, terrifié le soir venu alors que les souvenirs d'un autre temps, perdu dans la boue et les tranchées, qui devait plus que certainement échapper à la fillette, se font fourbes, confidences sincères chuchotées comme le plus terrible et honteux des secrets.  

Je me relève un instant afin de remettre quelques objets arrachés à leur position habituelle en place, notamment la lampe de chevet, beaucoup plus douce et moins agressive. Probablement une façon de faire passer la soudaine envie de tabac qui m'irrite la gorge. Les cigarettes attendront. « Tu veux que je reste ? » Je doute bien que les derniers mots murmurés me sont adressés, culpabilité de ne pas être venu plus tôt commençant à monter, sensation d'avoir des responsabilités envers la fillette. Reprendre place auprès de la jeune rousse, m'allonger à ses côtés dans sont lit trop petit, les pieds dépassant dans le vide, lui faire signe de prendre place contre moi, sous un bras protecteur, supposant qu'elle avait juste besoin d'un peu d'attention, d'une étreinte rassurante, d'un gardien pour contrer les ombres crochues qui se dessinent sur les murs.



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Irène Stuart

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Mer 10 Mai - 2:21

Let me scream!

- Let me breathe -

La fillette se sentait faible et étrangement vide. Elle était envahi de ce vide qui nous enveloppe après avoir longuement pleuré. Comme si, peu à peu, elle cessait de sentir son corps, pour s'abandonner à une mollesse qu'elle ne contrôlait pas. Irène n'avait pas pu rester sur ses deux jambes, après avoir rejoint Galahad. Elle s'était presque écroulée à ses pieds. Elle avait eu un soupir, entre deux sanglots, quand il avait glissé ses doigts gantés dans sa chevelure; le geste l'avait aidé à se calmer. Peu à peu, son corps fatigué se détendait. Elle pleurait encore, mais sa respiration se faisait un peu moins saccadée. Elle tenait tout de même sa peluche fermement, ayant eu presque peur de l'échapper lorsqu'elle eut quitté le sol, entre bonnes mains.

La fillette était las de sa crise, faible, épuisée, mais elle n'arrivait pas à chasser les images qui l'avaient causée, ni la terreur qui lui tordait encore l'estomac. Elle ouvrit grand les yeux quand Galahad reprit la parole, lui demandant si elle voulait qu'il lui confie un secret. Elle se laissa mollement déposer sur son lit, alors qu'il replaçait un peu le tout. Elle hocha la tête, les yeux grands ouverts, pleins d'interrogation et luisant encore d'un soupçon de peur, quelques larmes silencieuses en plus. Irène se sentait mieux, peluche dans les bras sous les couvertures dont elle était maintenant emmitouflée. Elle voulut sourire à Galahad lorsqu'il essuya encore quelques larmes, mais elle était encore trop ébranlée pour y arriver.

« Les explosions, elles me terrifient aussi. »

Irène afficha une mine surprise. Elle croyait que tous les adultes qui habitaient la boucle s'étaient, depuis longtemps, habitués au vacarme qui lui écorchait si souvent les oreilles. Un peu comme on finit par cesser de craindre les orages. Or, elle avait encore peur du tonnerre et des éclairs, tout comme les bruits intenses qui étaient le quotidien de cette boucle l'effrayaient.

À vrai dire, Irène était encore une enfant quelque peu naïve. Elle ne pensait pas réellement que Galahad puissent avoir peur de quelque chose. Avec sa simplicité d'enfant, elle croyait que les adultes n'avaient pratiquement peur de rien. Mais d'un autre côté, elle trouvait bien rassurant de savoir qu'elle n'était pas la seule qui n'aimait pas -et le mot est faible- toutes ces explosions.

« Toi aussi? »

Elle l'observa comme elle le put, alors qu'il rangeait un peu le désordre que la crise avait causé. Irène se sentit mal, voire coupable, des dommages qu'avaient engendrés la tempête. Il lui demanda si elle voulait qu'il reste.

« Oui. »

Puis il revint près d'elle, l'invitant à se rapprocher. Elle se déplaça doucement, ayant du mal à faire réagir ses muscles. Elle avait beaucoup plus l'impression d'être en sécurité. C'était une chose qui lui manquait cruellement, depuis l'événement. Elle avait encore du mal à l'accepter et se sentait terriblement seule dans cette boucle, elle, enfant particulière nouvellement arrivée.

« Tu sais, c'est pas que les explosions qui me font peur. »

L'enfant ne parlait pas fort, hoquetant presque. Les larmes ne coulaient plus et son visage était sec. Mais sa voix tremblotait encore.

« Il y a toutes ces ombres... »

Elle renifla un petit coup, sans vraiment en avoir besoin.

« Et... j'aime pas devoir dormir toute seule ici. C'est... vide... Et... il n'y a jamais personne qui est là... quand je fais un cauchemar... Tu sais, avant que... avant que je panique... »

Une autre larme coula.

« Je... je suis tellement... désolée... pour le désordre... »

Ce n'était plus de la peur qu'Irène ressentait. Elle se savait, à ce moment, en sécurité. Non, c'était la culpabilité qui se frayait un chemin. Elle espérait simplement que Galahad ne soit pas fâché qu'on soit allé le chercher pour ça. Mais elle n'aimait pas être seule la nuit et elle n'aimait pas qu'on lui envoie chaque fois une personne différente quand elle était en situation de crise. Elle serra très fort sa peluche, comme pour se rassurer encore plus, puis elle inspira.

« Toi, tu ne fais pas de crise parce que quelque chose te terrifie. Tu es bien plus brave que moi. »
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Lun 15 Mai - 0:16

Storm

- Affronter l'ouragan -

« Je te jure. Parfois, ça m'empêche de dormir. » Semi-sourire rassurant, tachant de me coller à elle comme je le peux, parodie d'étreinte pourtant séparées par les couches de tissus, précaution obligatoire et habituelle, bien que déchirante par instants, ayant oublié le réconfort d'une véritable étreinte depuis bien longtemps déjà, perdu dans un amas de souvenirs vaporeux d'un autre temps révolu, à une époque où la carne ne devenait pas capricieuse au moindre effleurement. Satisfaction que de la sentir s’apaiser, se laisser aller dans la fatigue et probablement bientôt un sommeil qui lui serait bénéfique.

« Mais tu sais, c'est normal d'avoir peur, même si parfois ça peut sembler ridicule. En général les adultes n'aiment pas l'avouer, c'est comme ça. » Commencer à murmurer, laisser le calme prendre le pas, alors que les grondements infernaux touchent doucement à leur fin, mélodie sinistre et quotidienne apprise sur le bout des doigts. Terreurs nocturnes de la fillette de toute façon fondées, enfant paumée dans ce nouveau monde en temps de guerre, esseulée parmi d'autres sans avoir encore trouvé sa place. Juste un besoin de repère et de temps. « Tu peux venir dans ma chambre quand tu veux. Elle est juste à l'autre bout du couloir. » Probablement la solution la plus simple et efficace, bien qu'un tant soi peu dangereuse au vu des crises occasionnées et des précieux objets qu'elle abrite, refusant d'imaginer ma pauvre 8mm s'envoler pour percuter le sol avec violence, frissonnant rien que d'y songer. Il faudrait probablement que je pense à réaménager mes appartements en cas de visites nocturnes imprévues, devant probablement m'habituer à sa présence certaines nuits où les souvenirs et l'imagination prennent le pas.

Hausser les épaules, oubliant les trop nombreux objets qui s'étaient envolés précédemment, tout comme la tempête infernale, déjà pardonnée. « Ce n'est rien d'accord ? Puis je ne suis pas très brave tu sais, j'ai juste appris à garder la peur pour moi. Tu apprendras aussi à le faire. Il faudra juste un peu de temps, puis tu finiras par maitriser ta particularité. Même si j'avoue que le côté cheveux en pétard me manquerait. » Un bien grand mot de la part d'un individu tout bonnement incapable de maitriser la sienne, devenu plus esclave de sa malédiction qu'autre chose, hôpital qui se fou de la charité. Un bien piètre exemple en matière de repère à ce sujet, friser le siècle d'existence et ne rien savoir dompter correctement, juste subir et attendre que la chose passe, n'être que maître s'il faut entretenir l'image, rien de plus. Foutue génétique. Espérer qu'elle ne fasse pas vraiment le rapprochement de par son côté naïf, histoire de ne pas avoir à chercher des explications et excuses douteuses.

« Dis-moi, qu'est-ce qu'on faisait à l'extérieur des boucles pour t'endormir ? Ne me dis pas de manger des friandises pour tenter de m'avoir, ça ne marchera pas. » Léger rire qui s'élève, boutade visant à détendre un peu plus l'atmosphère, pas si simple à amadouer, pourtant ce n'était pas faute d'avoir dérobé tout un tas de sucreries aux Ymbrynes pour les dissimuler jalousement sous une latte du plancher, caprice d'une copie passée qui n'avait fait que dicter le vol de façon frénétique, appartements souvent devenus cavernes aux merveilles à cause de caprices engendrés par les effets secondaires de ma malédiction.



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Irène Stuart

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Ven 2 Juin - 2:36

Let me scream!

- Let me breathe -

« Je te jure. Parfois, ça m'empêche de dormir. »

Irène écarquilla les yeux. Elle n'était donc pas la seule à avoir du mal à donner à son corps suffisamment de sommeil. Elle renifla légèrement, les larmes finissant de sécher sur ses joues. Elle était rassurée de savoir qu'elle n'était pas la seule à avoir ce genre de peur, à être terrifiée par les bruits qui emplissaient sa chambre la nuit, accompagnées d'ombres monstrueuses. Elle se sentait rassurée qu'un adulte lui affirme que sa peur était justifiée. Que ce n'était pas qu'une histoire de gamine, que ce n'était pas qu'une invention de son cru pour attirer l'attention des autres. Elle sourit timidement, contente qu'on lui démontre un peu de compréhension, ce dont elle avait l'impression de manquer cruellement depuis l'incident. Certes, il n'y avait pas que Galahad qui s'abritait dans cette boucle; mais parfois, il vaut mieux quelques phrases réconfortantes que des cookies. Son coeur se réchauffa quand Gal lui annonça qu'elle pouvait passer dans sa chambre quand elle le voudrait. C'était comme lui proposer un refuge secret, un lieu caché haute-sécurité, pour trouver asile quand elle avait besoin de s'échapper de ses craintes.

« Si je viens, on pourra faire des forts en couvertures et en oreillers? »

Irène avait posé sa question en toute simplicité, sans trop réfléchir. Elle adorait construire des cabanes du genre, puis les explorer ou les transformer en véritables QG.

Gal lui assura qu'elle finirait par parvenir à garder sa peur, maîtriser sa particularité, ses tempêtes. Elle laissa échapper quelques notes d'un rire léger, qui contribua à alléger ses épaules encore un peu. Elle voulu répliquer que ses cheveux à lui n'étaient pas mal non plus, mais elle n'osa pas. Elle se sentait beaucoup mieux, plus apaisée, mais bien que les paroles du Syndrigasti la sécurisaient, elle avait du mal à croire qu'elle puisse un jour parvenir maîtriser sa particularité. Irène se promit tout de même que si elle réussissait vraiment à la maîtriser, elle ne se priverait pas pour électrifier légèrement l'air pour faire se dresser les cheveux sur la tête à tous ceux qu'elle croiserait, une fois de temps en temps.

« Dis-moi, qu'est-ce qu'on faisait à l'extérieur des boucles pour t'endormir ? Ne me dis pas de manger des friandises pour tenter de m'avoir, ça ne marchera pas. »

En entendant la question, la fillette fut tentée d'expliquer à Galahad que ses parents lui donnaient un morceau de chocolat à tous les soirs en allant la border. Mais il avait anticipé la ruse et Irène laissa à nouveau échapper un petit rire, affichant une moue coupable. Elle fit mine de réfléchir, cherchant à gagner du temps. Elle ne voulait pas retourner dormir tout de suite. D'une part, elle craignait que les cauchemars ne reviennent la hanter si elle se laissait aller au sommeil. D'autre part, elle voulait que Galahad reste un peu plus longtemps. Bien sûr, elle était fatiguée. Sa particularité lui avait demandé beaucoup d'énergie, même si la déclencher n'avait pas été volontaire, ni contrôlé. Mais Irène avait encore besoin d'une présence rassurante. Elle retroussa légèrement le nez, yeux plissés, sourcils froncés.

« On ne me donnait pas de friandises, mais on faisait tout un tas d'autres choses. »

Elle fit de son mieux pour garder une mine sérieuse, tâchant d'être le plus convaincante possible.

« D'abord, on bâtissait un fort et on me racontait une histoire. Après, je buvais un très grand verre d'eau. Puis, on me chantait une berceuse. »

Elle chercha autre chose à inventer, essayant de rester plausible.

« Et après, il faut dire la formule magique pour que je m'endorme. »

Son sourire, à ce moment, la trahi. Elle essayait d'imaginer une formule magique, mais elle trouvait la situation si amusante qu'elle ne pouvait s'empêcher d'afficher un léger sourire espiègle.

« Ensuite, je m'endors. »

Irène serra sa peluche dans ses bras.

« C'est promis! »


Dernière édition par Irène Stuart le Sam 1 Juil - 18:49, édité 1 fois
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Galahad L. Ednyfed

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❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Sam 3 Juin - 17:14

Storm

- Affronter l'ouragan -

Les mots s'enchainent, doutant quelque peu de leur véracité, surtout au vu du sourire lancé certainement malgré elle, probablement comme tous les enfants, à ne pas vouloir fermer l’œil malgré l'épuisement. « Tu y tiens vraiment à ton fort. » L'idée germe, s'installe, s'impose, soufflée par les lèvres de la gamine faiblarde au fond de son lit, sourire qui se fend en réponse, à pleine dents. Le corps se redresse, cesse l'étreinte, avant de l'enrouler de la tête aux pieds dans une couverture, mesures de précautions nécessaires et obligatoires avant la moindre ébauche de contact, c'était la règle instaurée depuis le début, éviter la moindre parcelle organique, le moindre code que ma carne pourrait capturer pour l'imiter. « Allez viens. » Elle n'était plus qu'un cocon ridicule, la saisissant dans mes bras pour l'emporter avec précaution, doutant qu'elle puisse courir dans les couloirs dans cet état, abandonnant la chambre où les quelques traces d'une tempête gisent encore, alors que les pieds glissent  sur le plancher.

Promenade silencieuses dans les corridors aux portes clauses, rares sont celles d'où s'échappent une maigre lumière de par dessous, heure tardive et au couvre-feu déjà bien derrière. Tenter d'ouvrir la porte visée et d'y tourner la clefs d'une main sans pour autant lâcher Irène, monstre haut comme trois pommes introduit dans ma tanière, appartements cavernes des merveilles où tout un tas de curiosités s'accumulent depuis une bonne soixantaine d'années qui se répètent inlassablement, d'avantage grenier que lieu de vie. Ignorer si la faire entrer sans prendre la moindre précaution était une bonne idée ou non, n'osant même pas imaginer le chaos qui pourrait découler d'une quelconque crise en ces lieux, supposant qu'il n'était pas bon de vouloir l'enfermer dans une bulle imperméable et ne jamais lui faire voir d'autres lieux que sa propre chambre.

L'enfant est déposée soigneusement sur le lit défait, abandonné plus tôt pour filer affronter la tempête. Clin d’œil qui se glisse, esquisse d'un sourire emprunt d'une once de malice, remontant les manches de ma chemise et d'ôter les gants, parcelle de chaire temporairement à nu, avant de filer dans les tiroirs d'une commode, éventrée en emportant quelques draps qui s'accrochent à l'aide de quelques pinces à linge, fils et trépieds, structure bancale qui prend des allures de grottes protectrices. Chambre devenue une fois de plus théâtre des excentricités, voyant naître un enchainement d'histoires en tout genre, toutes aussi rocambolesques les unes que les autres. Pratique des forts connue jusque sur le bout des ongles, cocons créés autrefois par centaines pour échapper au reste d'une fratrie trop nombreuse, à l’abri des regards le temps d'après-midis, autrefois fermement interdits aux filles qui osaient vouloir y pénétrer.

Ne restait plus qu'à emporter les oreillers et la maigre lampe de chevet, peaufinant le tout durant quelques secondes encore avant de redresser fièrement l'échine face à la création. « Tadaa ! » La laisser entrer, le temps de me tourner vers l'étagère d'ouvrages et redescendre les manches, reprenant à nouveau les précautions infernales. Sceptique face à la tranche des livres, doutant fort que l'anatomie et la médecine ne soit le genre d'une fillette de dix ans, il faudrait probablement aller piocher dans la bibliothèque du refuge, certainement plus appropriées, peut-être demain. Plutôt opter pour rejoindre Irène bredouille, corps se courbant tant bien que mal pour entrer, bien loin de la taille chétive des aventures passées, me posant en tailleurs en face d'elle. « Alors ? Qu'est-ce que tu en dis ? » Sourire de mioche qui se dessine fièrement.        



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Irène Stuart

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Sam 1 Juil - 18:47

Let me scream!

- Let me breathe -

Elle sourit quand Galahad se releva, l’emmitouflant bien comme il le faut dans sa couverture.  Elle se doutait bien qu'il ne croyait pas un mot de ce qu'elle avait prétendu. Irène se sentait un peu ridicule, enveloppée comme un petit saucisson, mais en même temps, ça la réconfortait. Elle savait que la précaution était de mise, de toute manière. La fillette se laissa porter, presque bercée par les pas du Syndrigasti. Elle ne voulait pas dormir, mais la promenade imprévue lui rappelait qu'elle n'avait plus tellement de forces et qu'elle avait grand besoin de sommeil. Irène luttait pour ne pas fermer les yeux, sachant que si elle cédait, elle risquait de se laisser emporter dans le monde des songes.

« Woah. »

La fillette écarquilla les yeux en pénétrant dans la chambre de Gal. Il y avait tellement d'objets! Elle les détailla lentement, alors qu'elle fut doucement déposée sur le lit. Trop occupée à admirer tout ce qui se cachait dans la tanière de Galahad, Irène prit un moment avant de réaliser qu'il construisait un fort. Elle aurait tapé dans ses mains, joyeusement, si elle n'avait pas été aussi bien enveloppée dans son cocon protecteur. Elle se contenta de serrer sa peluche, qu'elle tenait toujours dans ses bras.

Plus jeune, elle avait construit quelques forts, parfois avec sa mère, parfois seule, quand elle voulait être plus tranquille. Elle n'avait jamais eu beaucoup de talents pour ces constructions, ses repaires étant souvent bien sommaires, simplistes, sans compter qu'ils s'effondraient souvent. Elle se fit violence pour penser à autre chose, pour éviter de ramener à la surface le souvenir bien trop douloureux de ses parents.

« Tadaa! »

Irène sourit largement, de petites rides se formant aux coins de ses yeux fatigués. Elle entra dans la petite tanière, qu'elle trouva fort impressionnante. Il y avait longtemps déjà qu'elle avait cessé de construire ces cabanes, se faisant dire qu'elle était rendue « trop vieille » pour ça. Mais la fillette avait l'âme d'une rêveuse, et avait une imagination débordante. Ce genre de choses l'aidait particulièrement à se sentir plus calme, plus à l'aise, en d'autres mots à chasser les crises.

Elle s'installa confortablement avant de porter plus attention au contenu du repaire. Elle ne put s'empêcher de songer que l'endroit manquait cruellement de friandises avant de s'attarder aux livres. Elle aimait bien lire, à condition que ce soit des livres faciles qui parlent de magie et de créatures fantastiques; elle n'avait pas encore développé de goût pour les autres genres. Enfin, elle ne les avait pas vraiment essayés non plus. Lorsque Galahad vint s'asseoir en face d'elle, se faisant petit pour pouvoir lui aussi entrer, la fillette lui adressa un sourire à la fois malicieux et reconnaissant.

« C'est génial! Mais ça manque un peu de dragons et de chevaliers, tu ne trouves pas? »

Elle tâchant d'afficher un air sérieux, sans grand succès.

« Moi je dis qu'on est dans une petite cachette dans un château, pris en otage par un énooooorme dragon rouge et noir cracheur de feu! »

Elle regarda autour d'elle, faisant mine d'être très concentrée.

« Hmm... Nous n'avons pas beaucoup de vivres dans notre cachette... »

Irène sourit à Galahad.

« Il nous faudra vivre d'air et d'eau fraîche! »

En chuchotant, elle se penchant vers lui.

« Dis, on a de l'eau? »
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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: Let me scream! ~ Ft. Galahad   Lun 24 Juil - 13:01

Storm

- Affronter l'ouragan -

Bâillement. La fatigue prenait doucement le pas, s'installant peu à peu malgré les insomnies. Il était tard, probablement l'unique chambre perdue dans les combles encore faiblement illuminé. La jeune rousse devait surement l'être aussi, d'autant plus avec la crise précédente au don tempétueux qui avait du la vider de ses forces. Malgré son enthousiasme apparent pour notre nouveau refuge et cocon protecteur. M'y faire une place n'est pas aisé, silhouette trop grande qui se replie tant bien que mal dans les couvertures, rictus faisant écho à celui d'Irène qui se voit déjà dans de grandes épopées. C'était fou comme le plancher de cette chambre pouvait amener au voyage, se métamorphosant au rythme des pas et des envies, antre et demeure qui avait vu les rôles et caprices de son propriétaire s'enchainer depuis plusieurs décennies, lieu des lubies et autres fantasmagories.

« Dans ce cas il vaudrait peut-être mieux attendre qu'il s'endorme pour qu'on puisse sortir et chercher quelques vivres demain matin. » Le rôle fut endossé à merveille, acteur inné qui se laisse constamment porter par les êtres qu'il ingurgite, connait les moindres expressions jusque sur le bout des ongles. « Heureusement, cette caverne nous rend invisible. » Soupir de soulagement, alors que la fillette est une nouvelle fois emmaillotée, précaution pour la nuit avant de faire de même, couvertures bouclier, semblables à des chrysalides blotties l'une contre l'autre.

« Bonne nuit petit monstre. » Maigre rire qui s'extirpe, nous l'étions tous d'une certaine manière, en parfait décalage avec le monde extérieur, repliés dans notre cavernes pleines de portes et à l’abri des regards. Les mirettes se ferment, l'esprit s'évade.



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