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 running through your veins ※ galahad (flashback)

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Daphné Iversen

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- Sirène collectionneuse -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941
❧ Particularité : elle envoûte les hommes d'une seule chanson susurée. pratique pour qu'ils lui offrent un verre, beaucoup moins agréable quand ils deviennent insistants.
❧ Occupations : si voler les secrets des uns et des autres ne suffit pas à occuper son temps, elle le passe à chercher et collectionner tout et n'importe quoi.
❧ Miroir :
❧ Missives : 44
❧ Yeux de verre : 11
❧ Crédits : POLARIZE (av.)


MessageSujet: running through your veins ※ galahad (flashback)   Ven 31 Mar - 19:43


galahad, daphné ◊ ”Anytime, anywhere, baby boy, i can misbehave; breathe me in, breathe me out, feel me, i'm running through your veins.”

Les quelques faibles lumières de Londres attiraient l’œil de Daphné, avec un attrait qui ne durait pas. Elle fronçait les sourcils en prenant un virage, ses talons claquant d'une manière étrange quand elle tentait d'enjamber une flaque sur le trottoir. Le mois de mars n'avait jamais été son préféré.
Elle n'aimait pas spécialement l'été et le temps trop chaud, le soleil qui l'aveugle et la fait rougir dès qu'elle s'y expose sans protection, mais elle n'aimait pas l'entre-deux de ce mois. Si le temps ne devait pas être beau, elle aimait mieux qu'une énorme averse la trempe jusqu'aux os – Daphné ne supportait que mal les choses à moitié faites – mais elle supposait, au détour d'une pensée, qu'une averse aurait été un choix bien pire s'il fallait le revivre jusqu'à la fin des temps.
Elle prit un nouveau virage pour s'éloigner de ce qui fut une grande et belle ville.
Ses sourcils se fronçaient occasionnellement, quand l'absence de vie autour d'elle lui permettaient d'entendre un bruit blanc qui la rendait mal à l'aise – entre le mouvement d'une eau fantôme et le cri incessant d'un poste de télévision qui ne s'est jamais allumé. Elle grognait doucement, étant sa seule auditrice – en essayant de le faire partir, d'autres pensées lui venaient, et elle regrettait presque la descente de l'eau et le beuglement télévisuel. Sa main fouilla presque par réflexe dans sa poche, jusqu'à en sortir une cigarette qu'elle alluma et porta à sa bouche aussitôt – encore le meilleur moyen de se détendre.
C'est à l'un de ses amis qu'elle pensait – un ami ou l'Ami. Elle pensait à ses yeux verts qui la défiaient, à la masse de cheveux bruns qu'elle s'amusait à dépeigner dès qu'elle le pouvait. Machinalement, elle mordit sa lèvre, entre deux nuages de fumée. Un feu s'allumait dans son ventre quand elle y pensait; un feu de frustration et de colère qu'elle dirigeait contre lui à défaut de pouvoir la diriger contre un autre. Elle le détestait de ne pas céder, elle le haïssait pour la journée au moins de lui donner tort. Elle savait qu'elle avait raison – elle savait que, au sujet de sa séduction du moins, elle avait toujours raison – mais l'incapacité d'user de la facilité que ses gênes lui avaient donnés divisait ses chances de moitié. C'était idiot, ce genre de défis qu'ils se lançaient occasionnellement, parce que ça ne se finissait jamais bien – parce qu'elle lui lançait des défis trop étranges et qu'il mettait un point d'honneur à la faire échouer. Il aurait pu succomber à ses charmes dès le premier jour s'il n'avait pas été marié, mais il l'était – s'ils n'étaient pas devenus de si bons amis, mais ils l'étaient. Daphné n'était pas sûre de savoir pourquoi le simple fait qu'elle ne puisse l'obliger à rien la rendait furieuse, mais elle s'en serait consumée si elle le pouvait.
Ses talons claquaient plus fort à mesure qu'elle s'éloignait la ville, avant de se stopper net quand elle jeta sa cigarette au bord du trottoir sur lequel elle marchait. Elle en voulait un autre, n'importe lequel. Juste pour passer ses nerfs. Se convaincre qu'elle pouvait, en réalité, avoir celui qu'elle voudrait.
Elle resta sans bouger un moment, ne bougeant même pas pour éviter les quelques passants qui la croisaient; son regard tombait sur une femme qui serait bien insensible au moindre de ses chants, sur un homme trop peu à son goût – mais un autre anima ses pieds, la faisant traverser la route jusqu'à lui. Elle restait dans son dos, marchait derrière lui en faisant oublier tant que possible le bruit de chacun de ses pas, les yeux suivant le mouvement léger de ses cheveux bruns.
Hey! Ses pas s'accéléraient, jusqu'à ce qu'elle arrive presque à sa hauteur, avant de répéter, plus doucement. Hey. Daphné s'imposait sur son chemin et le détaillait de haut en bas une fois face à lui – de grands yeux bruns assortis à sa chevelure et la peau laiteuse rencontraient son regard. Daphné sourit, doucement, avant de quitter sa contemplation. Les seules fois où elle avait utilisé sa particularité pour charmer ces dernières années, elle avait eu la décence de la faire après un quelconque début de conversation. Elle fronça les sourcils, ne sachant elle-même quoi faire – elle aurait l'air bien bête si elle se retrouvait avec un homme qui la désirait en pleine rue, et elle n'avait rien de mieux pour le faire l'écouter. Avant que la panique de ne pas savoir quoi faire la prenne, Daphné entama un chant quelconque, priant surtout pour qu'il soit le seul à l'entendre.


burn ◊ ”You and your words flooded my senses, your sentences left me defenseless; you built me palaces out of paragraphs, you built cathedrals.”
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Galahad L. Ednyfed

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- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 595
❧ Yeux de verre : 175
❧ Crédits : Kidd (ava) - Mad Hattress (gifs/signa)


MessageSujet: Re: running through your veins ※ galahad (flashback)   Sam 1 Avr - 18:15


« Up against your will through the thick and thin. She will wait until. You give yourself to her. »

Les pas s'enchainent, les chaussures crissent légèrement dans un grincement répétitif, embrassant l'humidité du sol laissé par la pluie quotidienne. Probablement le meilleur moment de la journée, lorsque l'eau tombe, se mêle au sol pour en libérer une odeur de terre fraîche, effaçant la poussière qui jonche les ruelles décharnées et des immeubles qui s'éventrent sur le sol, comme si elle lavait les horreur de notre jour sinistre et sans fin. Un instant agréable et paradoxalement ennuyeux, qui avait fini par n'être qu'un écho frénétique et similaire à chaque journée. L'air s'est rafraîchi avec l'humidité, provoquant un léger frisson qui remonte le long de mon échine alors qu'un vent frais caresse les joues sensuellement.

Les doigts gantés de cuir jouent distraitement avec mon zippo en argent, faisant raisonner un doux son métallique lorsque la flamme ne s'allume pas, nervosité ridicule laissé par un manque de nicotine. La boite métallique au fond de ma poche reste définitivement vide malgré les supplications silencieuses, comme si quelques cigarettes allaient apparaître par magie. Deux solutions s'offraient ; dénicher un quelconque un individu qui en portait ou en revendait et les lui dérober ou emprunter un corps de non fumeur. Je conservais tout de même une certaine préférence pour la première option, continuant l'errance silencieuse.

Entrer donc dans une maison éventrée, fouiller dans les tiroirs, ressortir bredouille, recommencer. Jusqu'à-ce que le graal apparaisse enfin dans une vieille boite à biscuit au bout d'une heure de recherche, dérobant les quelques précieux bâtonnets pour renflouer un tant soi peu ma réserve, l'un deux trouvant refuge entre les lèvres avec un sentiment de profonde satisfaction. Les joie des pénuries éternelles en temps de guerre. Longue bouffée délicieuse qui s'engouffre avant de ressortir en une fumée légère, alors que les pas reprennent, ombre qui sillonne un décors parfaitement millimétré, s'y aventurant sans trouver un nouveau but, décident qu'il serait probablement temps de rentrer, retrouver une bobine qui attendait dans l'obscurité d'être développée méticuleusement.

Un cri raisonne, brise le calme presque sinistre de la rue. Interpellation à laquelle je ne prête pas attention, perdu dans des songeries qui s'évadent et s'enchainent, ne voyant pas quelle voix inconnue pourrait chercher à m'extirper de ma solitude en cet instant. Une blonde surgit de je ne sais où, laissant les sourcils se froncer un bref instant dans l'incompréhension alors qu'un sourire s'esquisse chez elle. Les lèvres s'ouvrent, sont prêtes à répliquer, se referment alors qu'une douce mélodie raisonne, s'imprègne, semble me porter un instant dans un doux nuage vaporeux qui vibre dans mon être, laissant tomber la cigarette sur le sol humide. Le regard s'arrondit, glissant sur la silhouette étrangère, cherchent à en dessiner les contours, enregistrer le moindre trait, la dévorant. Une femme élégante, avec un charme incontestable, le genre qu'on ne doit pas laisser filer entre les doigts, le genre pour qui on se plierait en quatre, le genre qui fait raisonner les battements cardiaques et les font chavirer d'un regard de biche. Soudain fantasme inaccessible, effleurer sa peau de poupée, oublier la contrainte de ma malédiction.

Sourire enjôleur qui s'esquisse à moitié, cherchant à reprendre mes esprits pour ne pas rester ainsi de faction, parfait idiot incapable d'agir alors qu'il ne doit pas la laisser s'échapper, voyant déjà en elle une nouvelle étoile ondulant sous les bobines. « Bonsoir. » Murmure suave, élargissant le sourire alors que les syllabes sortent. « Pardonnez ma question plutôt étrange, mais je peux vous offrir un verre ? » Phrase idiote, tout autant que le regard, comme si vouloir embarquer une sombre inconnue dans un bar sur ou parfait coup de tête était rassurant. « Je.. suis désolé, c'est peut être un peu brut, je devrai plutôt faire dans l'ordre, Galahad. » Je lui tend une main gantée de cuir sombre, espérant ne pas l'avoir effrayée, misant sur un regard légèrement perdu et un ton embêté.






Dernière édition par Galahad L. Ednyfed le Mer 12 Juil - 23:06, édité 1 fois
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Daphné Iversen

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❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941
❧ Particularité : elle envoûte les hommes d'une seule chanson susurée. pratique pour qu'ils lui offrent un verre, beaucoup moins agréable quand ils deviennent insistants.
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MessageSujet: Re: running through your veins ※ galahad (flashback)   Sam 1 Juil - 4:12


galahad, daphné ◊ ”Anytime, anywhere, baby boy, i can misbehave; breathe me in, breathe me out, feel me, i'm running through your veins.”

Les notes n'avaient pas encore fini de quitter ses lèvres colorées qu'elle jetait un regard à gauche, un regard à droite, s'assurant plutôt deux fois qu'une qu'aucune oreille ne traînait dans les parages. C'était le genre d'habitude qu'elle aurait du prendre il y a de ça un siècle déjà, mais le manque de pratique allait lui faire défaut un jour ou l'autre – elle n'arrivait plus à prendre ce genre de nouvelles manies. Quand bien même ça pourrait bien la sauver.
Daphné passait trop de temps à réfléchir à ses actes et leurs conséquences, mais elle ne le faisait que rarement avant lesdits actes. Tout au plus, elle s'arrangeait toujours pour avoir quelqu'un à qui faire porter le chapeau, mais ça n'allait jamais plus loin – généralement parce que Clarence était parfait pour porter le chapeau, et que la simple idée de se réconforter en le voyant dépité d'être accusé de tout et rien lui était charmante. Délicieuse, même.
Cette fois encore, c'était lui qu'elle blâmait, à tort ou non. À chacune des notes qui s'étaient échappées de sa gorge, ses pensées s'étaient concentrées sur le visage du britannique, et son sourire satisfait qu'elle avait détesté, et le même air qu'il avait toujours quand il lui lançait un défi qu'elle allait perdre. Il était sûr à chaque fois de faire éclater des étincelles de rage en elle, dont la dangerosité augmentait à mesure que le temps passait.
Maintenant qu'elle était face à cet inconnu envoûté, c'est un feu ardent qui la consumait en vitesse. Elle avait manqué de lui grogner à la figure.

Bonsoir.
Il avait la voix grave et enivrante, si bien qu'elle se demandait pendant un instant ou deux si elle était la magicienne ou sa victime. Un simple mot avait suffit à la faire sourire doucement, les yeux papillonnants.
Daphné se saisit, avec toute la délicatesse du monde, de la main qu'il lui tendait – gantées, ce qui ne faisait que lui rappeler davantage Clarence. Elle trouvait cependant en lui un charme qui l'attirait autant qu'elle le forçait à être attiré par elle. Elle serra le cuir de sa main, souriant d'autant plus à l'entente de son nom.
Daphné. Son sourire s'élargit. Daphné n'avait pas eu l'habitude d'utiliser ses envoûtements sur beaucoup de gens qu'elle connaissait et allait revoir, et elle n'avait alors jamais vraiment réussi à savoir à quel point le réveil de son chant faisait perdre la mémoire aux hommes.
Dans sa famille, les avis avaient toujours divergé. Sa tante la plus vieille avait réussi, avec le temps et l'expérience, à faire en sorte qu'ils s'en sortent avec une mémoire presque totale de l'expérience; sa mère et sa tante au contraire n'avaient jamais eu le moindre contrôle sur la question, et c'était de toute façon tout juste si elles-même se souvenaient de quoi que ce soit. Daphné, comme son autre tante et sa cousine, n'en savait rien. Tout dépendait probablement de l'homme sur lequel elles tombaient, de son état après le chant des sirènes. Selon qui et comment il était, ce Galahad ne se souviendrait peut-être même pas du nom de Daphné. Si c'était elle qui était chanceuse, il pourrait se souvenir ou non d'avoir froissé les draps avec elle.
Un verre serait parfait pour compenser le fait que vous ne m’ayez presque pas remarquée. Daphné rit doucement, fredonnant l'air ensorcelant, entamant une marche loin du trottoir trop impersonnel. Je m'excuse si je suis directe, mais vous êtes charmant, Galahad. Elle avait beau avoir un certain contrôle sur lui, elle n'en oubliait pas les bonnes manières, les jolis mots, faire les choses dans les règles de l'art. Quitte à finir dans la précipitation dans les toilettes du fond avant que le charme ne se rompe – Daphné avait une vision assez particulière des notions de séduction, de délicatesse, de décence et de dignité.
Elle tendait sa main et se saisissait du gant de Galahad avant qu'il ne réagisse de lui-même, avançant sans le quitter des yeux – elle se perdait peut-être dans les siens.
J'espère ne pas vous déranger pendant un tra- Il ne fallait pas plus de deux secondes à Daphné pour se retrouver parterre, et remplacer le claquement de ses talons par le bruit sourd de sa chute sur le bitume. Elle songerait à en prendre un légèrement moins attirant la prochaine fois; un avec lequel elle prendrait la peine de regarder le trottoir et d'esquiver les bouches d'incendie.


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Galahad L. Ednyfed

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❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
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MessageSujet: Re: running through your veins ※ galahad (flashback)   Jeu 13 Juil - 15:22


« Up against your will through the thick and thin. She will wait until. You give yourself to her. »

Esprit troublé, vapeurs illusoires, attraction ridicule, fascination pour le minois qui s'esquisse, blonde aux courbes délicieuses. Le palpitant s'emballe, vibre, s'entiche, s'accroche de façon surréaliste, signaux étrangers qui s'infiltrent dans la carne, vaporeux. Honteux que de sortir une telle proposition, de laisser les mots s'extirper, intrusifs, entreprenants, joues quelques peu rosies alors que les syllabes s'éteignent. Bien la première fois que la chose arrivait alors que les décennies filaient, bien que les jours furent tous aussi semblables les uns que les autres. Échine exquise étudiée discrètement, dévorée avec soin, douce souffrance silencieuse que de ne pouvoir l'effleurer, la faire mienne, de commettre l'irréparable en entrelaçant doigts nus et lèvres délicates, au risque qu'elle ne s'envole et disparaisse, crainte qu'elle ne voit que le monstre empêtré dans sa malédiction. Elle fut cependant à moitié oubliée, particularité reléguée au second plan, pensées focalisées, belle inconnue se faisant monde, point d'attraction de l'univers, centre de gravité.

Doigts délicats qui s'enserrent dans le cuir, ne parvenant plus à saisir la marche à suivre, comment opérer. Doux rictus qui s'esquisse alors que son nom glisse, caresse les tympans en douceur, répété mentalement pour le décortiquer, en détacher chaque syllabe. Daphné. Il glisse, roule, agréable.  « Un nom charmant. » Individu gaga qui se laisse berner, entrainer la tête la première dans ses filets. Air faussement outré alors que le semi reproche s'élève. « Impardonnable, en effet. » Maigre rire, gardant sa paume devenue précieuse, conservée avec soin tandis que les pas s'enchainent.

Compliment qui s'échappe de ses babines, provoquant instantanément une réplique par un sourire radieux, égo caressé dans le sens du poil, flatté. J'en ronronnerai, devenu mielleux à souhait. « Je vous retourne le compliment, vous semblez être une jeune femme fascinante. » Chercher ses mirettes pour m'y planter un instant, les capturer, enregistrer leur couleur.

Pourtant voilà qu'elle s'écroule, chute. « Tout va bien ? » Inquiétude qui se marque, sourcils se fronçant alors que sa silhouette est prise d'assaut, l'aidant à se relever, presque meurtri d'imaginer qu'elle aurait pu se blesser ou pire, scénario catastrophe s'imposant à l'esprit. Ce fut un bras qui lui fut cette fois présenté, après que la manche de l'impair fut replacée avec soin, réflexe de dissimuler le derme capricieux. Plus que probablement plus sûr, lui offrir une béquille dissimulée et un appui, sourire en coin, les pavés de la capitale anglaise ne rimaient guère avec talons, l'ayant déjà compris à mes dépends, lorsque les premières échines féminines furent empruntées, domptées tant bien que mal dans les ruelles éventrées, endossant leurs rôles pour mieux parfaire le jeu inné.

Marche précautionneuse qui reprit, dénichant un pub miraculé qui se dressait fièrement un peu plus loin. Antre chaleureuse et au ton Art Nouveau laissant échapper quelques effluves d'alcool délicieuses. La porte lui fut ouverte, avant de tirer la chaise d'une table solitaire, éducation millimétrée, gosse de bonne famille, remontant soudainement. « Et donc, qu'est-ce qu'une femme si élégante fait dehors seule par ce temps grisâtre ? » Signe au serveur d'apporter deux verres, extirpant dans la foulée l'un des bâtonnets de tabac qui venaient de trouver refuge dans leur boite métallique, déjà oubliés. Le geste devenu d'avantage réflexe qu'autre chose, douce addiction délétère. Elles furent présentées à Daphné en offrande, apposées délicatement sur la table, tandis que l'une trouva sa place entre les lèvres, consumée en une bouffée exquise.




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