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 « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl

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Galahad L. Ednyfed

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- Imitateur excentrique -
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❧ Boucle Temporelle : Le printemps incessant et sous l'enfer du vingt-deux mars quarante-et-un.
❧ Particularité : Copie et immitation, prendre les traits d'un être au toucher, malheureusement les manies et traits de caractère ont tendance à suivre. Ne jamais être soi-même est le fardeau de mon existence.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations à mes heures. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret pour moi.
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MessageSujet: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Mer 5 Avr - 19:22

Poker Faces

- Tel est pris qui croyait prendre -

L’euphorie nocturne s’installe peu à peu dans cette boucle étrange, l’heure où tout le monde se pare, où l’excentricité commence à battre son plein, où les rues grouillent au point que la foule en donne le tournis, se mêlant aux lumières épileptiques des trop nombreuses enseignes. Une ville qui ressemble d’avantage à un lieu de fête éternel, une immense piste de danse où chaque figurant faisant partie de la boucle danse la même mélodie frénétique chaque soir. Je n’en connais pas encore les ficelles par coeur, pas encore la mélodie alors que le soleil se couche loin du tintamarre habituel des impacts d’obus. La réflexion en amène forcément une seconde, la question du retour en quarante-et-un, à la normalité, le fait considérable que la porte magique est poussée un brin trop souvent depuis les derniers jours. Bien que l’émerveillement se perpétrait encore et toujours, dévorant un New York idéalisé chaque jour, une certaine amertume restait, loin de connaître les détails et secrets de cette boucle, loin d’avoir pu approcher le moindre syndrigasti lui appartenant, loin d’avoir pu apercevoir cet hôte énigmatique donc le nom seul engendre des centaines d’interrogations. Peu assez d’informations, c’était terriblement frustrant, dérangeant, faisant face à un dossier qui restait définitivement vide, voir même qui se creusait de jour en jour. Où diable était donc Clarence lorsque j’avais besoin de son aide ?

Enquêter seul, rôder un soir de plus. Prendre une brune aux cheveux tirés pour cible alors qu’elle s’éloigne du manoir, certain qu’elle faisait partie de ce temps, de cette époque, d’avoir déjà croisé son visage dans un couloir. Une démarche féline qui arpente les rues, une silhouette devenue cible, ne la lâchant pas une seconde, bien décidé à l’attraper dans mes filets pour une petite discussion, histoire de tenter de récolter quelques informations précieuses. Tâcher de rester discret, invisible, impair fermé jusqu’au col dissimulant une tenue de soirée en accord avec l’époque donnée, regard noisette à peine visible sous un chapeau et les doigts gantés tirant de temps à autre sur une cigarette maintenue coincée entre les dents. Une fâcheuse manie exacerbée par une époque où le tabac est monnaie courante, où se remplir les poches de cigarettes chaque soir pour les dissimuler sous une latte du plancher est si simple.

La voir filer dans ce qui semble être un casino, disparaissant dans la foule alors que la mâchoire se crispe. Trouver rapidement une cible, un visage attrayant, méconnaissable, de la même corpulence de manière à garder un costume ajusté, ne pas faire la fine bouche et réfléchir trop longtemps. Un jeune minet aux cheveux châtains en bataille est pris rapidement pour modèle, fonçant dedans dans une collision intentionnelle, cherchant un contact discret avant de filer aussi rapidement que j’étais apparu dans son champ de vision, laissant la magie opérer dans un frisson qui remonte le long de mon échine tout en modifiant le code d’origine, réajustant chaque parcelle dans les moindres détails, prendre un costume parfait le temps de la cuisiner, gardant le masque pour ne pas attirer la méfiance sur mon véritable visage en cas d’échec, une éventualité qui reste optionnelle et envisageable malgré tout, loin de connaître les habitudes de la boucle lorsqu’un étranger se montre un brin trop intrusif.

Les dernières connexions internes se font alors que l’impair et le chapeau sont délaissés dans un vestiaire, la cigarette me brûle la gorge, provoquant une quinte de toux alors qu’elle est écrasée à la hâte et à contre-coeur dans un cendrier, visiblement ces poumons-ci ne la supportait pas. Quelques billets dérobés dans un portefeuille sont échangés contre des jetons pour jouer le jeu jusqu’au bout. Les mèches relativement claires et le noeud papillon sont ensuite réajustés soigneusement à l’aide du reflet d’une vitre, peinant un bref instant à me retrouver moi dans cet amas de costumes et visages tous un brin trop identiques. Il n’y avait plus qu’à retrouver la silhouette féline qui regard, cherchant son visage perdu quelques minutes plus tôt.

Deux coupes de champagnes sont attrapées au vol, esquissant un sourire en coin alors qu’elle est enfin aperçue. Il n’y avait plus qu’à affronter la foule, déglutissant presque tout en esquivant chaque parcelle de peau un peu trop dénudée. Les gants sont restés en place, rendant les mains moites, une sensation répugnantes qui me donne envie de m’en débarrasser à chaque seconde, mais tout de même bien conscient des trop nombreux risques d’effleurements et de la montagne de problèmes engendrés si la catastrophe venait à se produite. « Bonsoir » Murmure suave, premier contact instauré sans trop montrer d’attrait. Maintenir le sourire, jouer de ce visage juvénile au charme incontestable, lui glisser la coupe entre les doigts. Prendre place sur la table alors que des cartes sont distribuées dans un jeu qui m’échappe. Me voilà dans de beaux draps, à mettre les pieds dans un lieu où toutes les règles me sont étrangères, inconnues, sont beaucoup trop floues. Jamais je n’avais mis les pieds dans un quelconque casino, encore moins joué au poker. Il n’y avait plus qu’à prier pour que la chance du débutant se glisse entre mes doigts, tenter d’imiter les gestes des adversaires, sans être soupçonné d’une quelconque tricherie par mon malaise, une mission qui ne devrait pas être si compliquée.



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B. Siarl Ednyfed

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❧ Boucle Temporelle : mille huit cent septante trois (1873)
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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Jeu 13 Avr - 23:01

Sous le masque de la splendeur
Elle était l'éxigence incarnée. Elle ne cherchait qu'une chose à travers cet amas de vêtement qui s'accumule encore et encore sur les draps brillants. Elle cherchait ce déguisement parfait, celui qui mettrait chacune de ses courbes en valeur, cette tenue qui fait fantasmé le genre masculin. Désir de provocation, brasier brûlant, l'orgueil du roi de Babylone. Intentions troubles qui se mêlent dans son esprit tandis qu'elle perçoit, au loin, la grosse pomme qui s'éveille peu à peu. Incandescente, elle était une de ces étoiles qui éclaire les rues de la métropole Américaine, elle se devait donc de soigner sa prestance, comme chaque soir, à l'aube de sa propre chute, aux portes des Enfers, elle échappait sans cesse à son destin, elle qui complotait avec les plus lugubres trafiquants de Manhattan, elle qui répétait encore et encore les mêmes gestes, elle qui s'adonnait toujours à la même occupation, chaque nuits, portant une nouvelle robe, chaque fois de nouveaux compliments, mais toujours les mêmes sous-entendu, cela la faisait sourire, elle, l'orgueilleuse. Pourtant, ce soir, son esprit était quelque peu troubles, ses désirs les plus noires étaient comme déchiré par un voile d'ennui foudroyant, une lassitude, une sensation de déjà-vu, bien plus intense qu'au quotidien, bien plus bouillonnant. Un agacement grandissant et un doux murmure cristallin qui se perd dans le vide de cette chambre. « T'es pas très originale, ma petite... » A côté d'elle, son double s'était retrouvé inconsciente, comme emporté dans un sommeil profond par un choc terrible. Emportée dans un monde onirique, subjugué par sa propre beauté, celle qui s'était matérialisé sous ses yeux quelques instants plutôt. Elle attrapa délicatement sa mâchoire douloureuse tout en articulant, toujours dans le vide. «  Ça fait sacrément mal... ». Puis l'écho d'un visage passé se dissipe, peu à peu les mots se perdent dans ce silence absolument glacial. Un long soupir et l'homme s'endort, il ne reste qu'elle, cette beauté obscur.

°°°

Robe courte, d'un bleu aussi profond que la nuit. Le porte cigarette dansant délicatement entre ses doigts, elle vagabonde au cœur de l'immense New-York, fierté américaine avec sa belle « dame liberté » dominant la grosse pomme. La démarche fière et prédatrice, loin d'être une errante, malgré son insouciance, elle savait parfaitement où elle allait en dansant entre ces âmes si... fade, qui persistent a existé, malgré leur faiblesse et leur inutilité. Créatures méprisable. Dans un soupçons d'orgueil, elle relève la tête, bousculant un jeune couple croisant son chemin avant d'entrer dans le lieu de tout ses désirs, avant de désirer un nouveau portrait sur son tableau de chasse, avant de briser les espoirs d'un autre hommes, bien avant de jubiler devant une douce coupe de champagne, tout en admirant les nouveaux rêves qu'elle aura volé. Elle comptait bien transformer cette cité en nécropole, d'ôter les ambitions et les espoirs de tout ces habitants.

Comme chaque soir, elle s'installe à la table de jeu, toujours cette même place, ce fauteuil qui porte son nom. Sa place, le seul et unique point zéro de son éternité. Son commencement et sa fin. Et à sa grande surprise, un nouveau visage apparaît, un visage qu'elle n'a jamais aperçu... Ses soupçons allèrent immédiatement en direction de leurs nouveaux visiteurs. Mais son visage, sa tenue, rien ne collait avec les Sydrigastis qui avaient posé pieds ici. Aurait elle altérer d'une quelconque manière le déroulement de sa journée ? Sa robe aurait elle attiré un audacieux jusqu'ici ? Jeune et séduisant qui plus est. Elle accepte, tout en souriant, cette délicate attention. « Charmant... Mon mignon. Mmmh, on dirait qu'un nouveau joueur vient assister au spectacle. Tu voudrais me croquer, c'est ça beau brun ? » Alors que ça langue claque sur ses derniers mots, les cartes tombent sur la table. Son sourire s'élargit, elle est joueuse, elle a glissé quelques billets dans la poche du croupier pour quelques cartes, une seule et unique partie suffirait. Il paraît qu'ils sont bien meilleur tricheur que monsieur ou madame tout le monde, ils ont leurs astuces pour faire des cartes ce qu'ils désirent. Sans parler des quelques as dans la manche, juste assez pour lui permettre une malhonnête victoire. Quelques habiles mouvement de leurs parts, une tricherie invisible aux yeux de tous, même elle n'y voit que du feu, mais elle ne s'inquiète pas, il ne l'a jamais trahi, ce n'est pas l'arrivée de ce nouveau joueur qui changerait la donne. « Je relance de vingt » Son regard se tourne vers sa nouvelle proie tout en jouant habilement avec quelques jetons entre ses doigts. « Tu veux que je te fasse crédit, pour jouer avec nous, mon chaton ? Après tout, ça ne se fait pas d'entrer dans un casino sans rien » son sourire s'élargit à nouveau


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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Lun 17 Avr - 17:39

Poker Faces

- Tel est pris qui croyait prendre -

Inspirer profondément, enregistrer ce qui se trame à la table voisine, rapidement, ingurgiter les gestes, la façon dont les cartes sont déposées, les mises glissées sur le tapis. Pas de panique Galahad, tu peux le faire, ça ne doit pas être si compliqué, ne reste plus qu'à se concentrer, imiter les attitudes aperçues en plus de conserver les traits, une question d’imitation, de copie, d'emprunt, comme toujours, éternels mots finissant par revenir, gravés dans la chair à chaque instant. Impression d'être véritablement ce gamin peut-être un peu gauche et qui tentait d'y aller avec la chance du débutant, quand bien même il fallait encore être débutant et non parfait novice étranger qui ressemble d'avantage à un môme paumé qu'autre chose.

Léger malaise imperceptible, aussitôt dissimulé dans le jeu d'acteur, talent inné, alors que le plan est déjà percé à jour, du moins en partie, satisfait d'avoir capté son attention. Dévoilé dans son appât, pris un brin trop rapidement pour un croqueur de femmes. Elle avait l'air du genre à les enchainer, se jouer des hommes entres ses doigts agiles, femme élégante, ne pouvant le nier, qui profite de ses talents dans une boucles qui les oubliera le lendemain. Avec un peu de chance, je pourrais la faire chanter avant qu'elle ne tente le moindre geste un brin trop... intime. Elle finirait probablement vite par déchanter si c'était le cas de toute manière, la douce malédiction la repousserait pour moi, avant même que je ne puisse dire un quelconque mot de protestation, un certain avantage en un sens. En attendant, il faudrait jouer le jeux, conserver un regard aguicheur, se forcer à le plonger quelques instants dans son décolleté et suivre la courbe d'un sein. Boire une gorgée de champagne, ne pas aller trop vite, ne pas paraître suspect, pouvoir la coincer et non la faire fuir.

Regard bref en direction des quelques jetons échangés qui sont sortit d'une poche, maigre solde par rapport à ce qui est misé, comprenant aisément que je n'avais aucune notion de ce genre de chose et entendre la féline brune le prononcer me fait me sentir ridicule. Probablement la dernière fois que je mettais les pieds au beau milieu de ce genre de lieu de toute manière, je n'avais guère ma place dans un casino, encore moins dans une boucle où l'argent n'était qu'une chose superflue, inutile. « J'ai toujours de la chance aux jeux. » Mensonge, tenter de rester crédible, décliner, faire croise que mes pauvres jetons finiraient par se démultiplier. Idiot.

La partie commence, remarquant aussitôt les quelques gestes suspects de ma cible, tricheuse qui se joue du décors, force la chance, enfin je suppose. Froncer les sourcils, amasser mes cartes, les observer discrètement, ne rien y comprendre, ignorer si elles signifiaient quelque chose. Autant partir sur la technique du bluffe, probablement la plus efficace, se dissimuler derrières les apparences, encore. Enfin jusqu'à-ce qu'un regard accusateur se tourne vers nous, plus particulièrement vers la sulfureuse joueuse femme. Comme si le fait de l'avoir observé triché, avoir prononcé quelques mots qui pouvaient prêtés à confusion, avait suffit pour dérégler les choses. Se renfrogner légèrement, prier pour que mon enquête ne vire pas en comédie rocambolesque, voir en drame. Calculer un itinéraire de sortie, quitte à remettre ça un autre soir, avec un autre visage, une autre couverture insoupçonnable. « J'ai l'amère sensation que nous ne sommes pas véritablement le bienvenue ici. » Murmure à peine audible destiné à la voisine, tâchant de la mettre au courant de ce qui semble se tramer, désagréable impression qu'une arme était pointé sous la table, retenant une déglutition. Quel genre de casino était-ce ? Retraçant mentalement de grandes histoires de bandits et autres gangs mafieux de cette décennie. Oh Galahad dans quoi t'es-tu encore embarqué...



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B. Siarl Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Dim 7 Mai - 15:40

Sous le masque de la splendeur
Sourire plein d'orgueil, elle se rit du danger. Elle connaît parfaitement le sens de cette journée, capable de décrire chaque instant de celle-ci si elle le souhaitait. La mort qui ne frappe jamais, la folie qui les frappe eux. Le murmure de l'homme prudent ne changera rien, qu'importe les armes qui sont pointé sur elle. S'il y en avait, ce qui n'était pas encore le cas, mais le serait bien assez tôt si le jeune homme continuait à bavasser ainsi. Un léger ricanement, elle lance quelques jetons sur la table, symbolique pour doubler la somme actuellement en jeu, pour faire monter la tension. Elle sait déjà qui se couchera et qui suivra, elle connaît déjà la finalité de la partie, mais elle s'amuse chaque soir à jouer une somme différente, de plus en plus grande, jusqu'à ses extrêmes, jusqu'à jouer le tapis dans une soirée de folie, qui ne sera pas celle-ci. Elle se remémore les souvenirs, malgré les suspicions grandissante, malgré ce jeu parfait... Ce bien étrange personnage à ses côtés compliquait la situation, voisins bien trop suspect pour n'être qu'une erreur de sa journée, un simple regard croisé, une passion brûlante ? Non, ce n'était pas un vulgaire obsessionnel. Pourtant, elle ne connaît syndrigastis avec ce visage et cela, malgré les nouveaux venus à New-York. Elle lui fallait donc étouffer les soupçons assez vite, au risque que cette partie s'achève bien plus tôt qu'habituellement. Par réflexe, elle regarde sa montre à gousset... Mais, ce n'est pas la sienne, elle n'en possède pas. Étrange réflexe qui ne lui appartient pas.

C'est alors qu'une idée de génie l'a percute avec toute la violence du monde. Un éclat ingénieux, dans cet élan, un petit rire, quelque peu gêné brise la tension présente. « Voyons, monsieur. Ce n'est ni l'endroit, ni le moment et ni la manière de faire ce genre de proposition. » Comédie parfaite qui dirige l'attention de toute la table vers le voisin quelques peu désagréable. Elle n'aimait pas qu'on vienne la déranger lors de ses parties de poker avec ces gentilshommes, du moins, c'est ainsi qu'elle les flattait. Un clin d’œil à son adversaire juste en face, le troublé, le désarmé, lui promettre mont et merveilles pour prendre l'avantage sur n'importe qui. C'est ainsi que jouait la veuve noire, misant jusqu'à sa propre vie à un jeu pipé. Car en cas du moindre petit imprévu, sa particularité retournerait toujours la situation en sa faveur. Maîtresse absolu de la chance, les probabilités n'avaient plus aucune influence sur elle. Même si cela ne l'empêchait guère de tricher un peu, elle aimait avoir toute les cartes en mains ainsi que de donner un peu de piment. Un jeu sans danger n'est plus aussi divertissant.

Délicat sourire qui s'élargit. Tricherie flagrante, histoire de mettre le feu au poudre. Mais elle n'est pas à l'origine de cet étincelle. Il y avait un autre tricheur à table, comme chaque soir, elle était celle qui le perce à jour. Regard outrée en la direction du tricheur. L'homme dont elle a attiré l'attention quelques secondes plus tôt se retourne sur son voisin, une carte dépassant de la manche. Rictus amusé quand l'homme bondit de son siège pour sauter au cou du mauvais joueur, le sang chaud, très chaud, il ne fit qu'un tour, comme chaque soir, il tenait ses promesses. L'actions attire l'attention de tous, elle s'amuse de cet instant, qu'est-ce qu'elle peut s'en amuser. Son attention se tourne ensuite vers son voisin, toujours présent. « Très divertissant comme petit spectacle, vous ne trouvez pas ? » Un coup de feu résonne dans la pièce, provoquant un bref élan de panique dans la foule. « Oh, c'est déjà le moment... Le temps passe si vite. » Elle veut provoquer la chance, altérer les probabilités, mais rien ne se passe... Une nouvelle étrangeté de ce monde, étonnement mêlée à une crainte soudaine tandis que finalement, son visage se déforme, son corps tremble de tout son être, incapable d'expliquer ce qui se passe. Sujette à une soudaine peur alors que le masque tombe peu à peu...


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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Dim 7 Mai - 18:44

Poker Faces

- Tel est pris qui croyait prendre -

Retenir les souffle, vouloir disparaître et se fondre dans le sol, désir de les laisser quelques secondes pour changer de tête, laisser le blondinet s'effacer et reprendre depuis le début alors que les regards accusateurs fusent suite aux quelques mots de l'autre, comme si elle commençait à se douter de quelque chose, à moins que ce ne soit qu'une vulgaire diversion en me prenant comme complice, peinant définitivement à saisir ce qui se trame dans ce foutu casino. Puis les choses s'enveniment, observant deux hommes qui semblent soudainement s'entretuer, tricherie démasquée, éludant la question de la désormais complice, avant de sursauter au coup de feu qui retenti, son plus que désagréable et pourtant connu sur le bout des doigts.

Quelque chose ne va pas chez ma voisine, la cible, mettant d'abord ça sur le compte d'une particularité qui se déclenche, avant que la forme adoptée ne soit un brin trop familière. Le regard s'écarquille, un frisson d'horreur remonte le long de mon échine, détaillant les traits de Siarl avec stupéfaction. « Mais c'est pas vrai, je rêve ! » Exclamation qui s'échappe. Une main se porte d'elle même sur les tempes qui sont massées, échec plus que cuisant, parfaitement lamentable, mission initiale s'envolant définitivement, sulfureuse féline n'étant qu'une illusion factice et empruntée, s'envolant pour faire face au visage ridicule de l'aïeul dans sa robe, berné du début à la fin à mon propre jeu, empêtré dans le je ne sais quoi à cause de l'ancêtre bizarre. Grimace digne de ce nom, entretenant la copie comme je le peux pour ne pas commettre la même erreur de débutant et nous retrouver un peu plus dans la panade.  

Le changement provoque un élan de panique total autour de la table, scène déjà grotesque et rocambolesque qui vrille soudainement en crainte. Le parfait exemple de pourquoi il valait mieux faire profil bas avec ce genre de malédiction, capables de provoquer une émeute si nous nous mêlions un peu trop à la foule. A se demander si le temps apporte vraiment la sagesse, il suffisait de jeter un œil à Siarl pour comprendre que c'était plutôt l'inverse. La mâchoire de crispe, envie soudaine de lui coller une bonne droite et lui faire perdre quelques dents dans la volée, se retenir tant bien que mal, ce n'était pas le moment, surtout pas mon genre, émotion empruntée. Il fallait qu'on sorte de là tout en évitant la tendance mafieuse de certains joueurs.

Entrainer le vieux par le poignet, gants toujours de mise, évitant une nouvelle catastrophe. Filer, espérant que l'autre y mette du sien malgré la tenue qui ne devait pas être confortable pour courir. S'arrêter dans les vestiaire, lui refourguer mon impair sur les épaules avant d'ôter les gants. « Mais quel idiot ! » Marmonner, le maudire d'avoir joué avec le feu pour au final se divertir, alors qu'il semble complètement perdu dans l'emprunt et ne pas réaliser la chose. Impression de devoir prendre la situation en main alors que l'autre se fait définitivement sénile. « Je vais faire diversion, la sortie est par là. Si on ne s'en sort pas, je te tue. Et surtout je t'interdis de toucher à mes cigarettes. » Oublier les formes et les conventions, pas le temps de réfléchir d'avantage. Apposer une bonne grosse mimine bien à plat sur sa joue, frisson qui remonte alors que chaque parcelle s'adapte, regard de chouette, le jugeant sévèrement avec son propre regard. Jeter un œil alors qu'un élan de panique envahit le lieu, coups de feu raisonnant, impression soudaine de revoir les horribles tranchées d'où les tirs fusaient, profonde inspiration alors que le corps peine à décoller. Finir par filer, hurlant comme un dégénéré en agitant les bras.



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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Dim 21 Mai - 0:13

Sous le masque de la splendeur
Métamorphe dégénéré, l'esprit encore empreint de l'identité volé, somnolant au plus profond de la carcasse difforme. Tenue peu conventionnel pour les traits qui se dessinait, bien trop masculin pour se reconnaître dans un miroir. Fière, comme à son habitude, elle ne se décompose guère, malgré ce soudain dérèglement très... Particulier. Elle soupçonne la malice de jouer une nouvelle fois avec ses talents. Soupçon de rage brûlante, toujours avec élégance, du moins le peu qui en restait. Caché le trouble, l'irritation, mentir sur son apparence, seul éclat de génie qui la frappe. Pourtant, l'inconnu, le trouble-fête, source de bien des étrangetés ce soir semble reconnaître ce visage inconnu, ces cernes marqué, cette barbe mal rasé et cette chevelure cassante. Vaguement, quelque chose lui dit qu'elle le reconnaît aussi, au delà du masque, une intuition, loin d'être féminine. Une essence vibrante que très faiblement tandis que son regard l'a trompe. Doute semer, faiblesse grandissante, ce que la veuve n'appréciait guère, sensation d'être la proie, alors qu'elle se devait d'être prédatrice. Une nouvelle hésitation bride son esprit, était elle femme ou homme ? Les personnalité s'entrechoquent, les étincelles éclairent le brouillard de sa cervelle en pleine tourmente, la jugeote, lui il ne l'a pas et elle, le mensonge remplace tout bon sens.

C'est alors que l'inconnu attrape ses larges mains poilu, changeant à son tour d'apparence, se déformant sous l'air ébahit de la syndrigastis plus réellement elle même. Une pensée la traverse, comme un éclair alors qu'elle voit ce visage se dessiner face à elle Qu'elle est cet horreur?. Un écho lui répond vulgairement. Accepteriez vous de la boucler un peu, catin.. Révolte fulgurante de la femme qui s'efface et tandis que l'autre s'enfuit, comme un fou sorti de l'asile, il se relève brutalement, tandis que toute les attentions se tournent vers le fuyard. « Mais qui est ce dégénéré ?... » Il pouvait bien parler, lui qui était habillé en femme, lui qui portait des dessous particulièrement inconfortable. Son regard, idiot comme habituellement s'égare sur sa tenue... Unique en son genre. Haussement de sourcil, suivi d'un haussement d'épaule tandis que l'homme, qui quelques instants plus tôt était tombé sous le charme de son doux visages, du moins, de cette identité qu'il avait volé, le dévisageait. A la fois troubler et écœuré, drôle de mimique. « Je peux vous comprendre » dit il, levant le doigt et s'agitant de manière plutôt féminine, même si sur le coup, cela ressemblait plus à l'attitude de l'ivresse. « Cette tenue me laisse aussi... Perplexe. » Il aurait bien ajouté quelque chose, mais il se souvient soudainement qu'il devait quelque peu s'extirper de cette mauvaise posture. Sans demander son reste, il décida que c'était l'instant parfait.

Il se faufila à travers la foule, sans se soucier du contact, les visages s'enchaînent, les traits avec. Cocktail de sensations diverses et variés, délicat poison qui se déferle dans ses veines, menant jusqu'au point de rupture. Entre deux portes, retour à la normale, il prend conscience de cette folle soirée, de la situation dans laquelle il s'est embarqué. Il reconnaît la capacité de son petit-fils. Il perçoit l'irritation des quelques hommes qui lui cours après. Oups ! Il l'admet, le vieux a fait quelques folies de trop ce soir, il reprend sa fuite, cette fois, à la recherche de son petiot et sans discrétion, il hurle à travers les couloirs du casino. « GALAHAAAAAAAD ! » De quoi attirer l'attention de tout être ayant au moins une oreille de valable, les deux, ce n'était même pas nécessaire pour l'entendre arrivé.


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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Sam 27 Mai - 14:50

Poker Faces

- Tel est pris qui croyait prendre -

Plus mioche immature et complètement à la ramasse qu'ancêtre qui se maîtrise, à se demander comment serait teinté l'avenir qui en devient effrayant, secrètement espérer ne pas finir dévoré par la malédiction comme il l'est, rongé au point de ne même plus cerner la copie de l'original, se perdre jusqu'au bout des ongles dans un abysses qui n'a rien de personnel. Terrifiant. La réflexion en donne presque des frisson d'effroi, dégénérescence qui finirait certainement par arriver à un moment où un autre, juste devenir le parfait pantin de pulsions étrangères. Voilà ce qu'il donnait l'impression d'être, paumé lorsqu'il change de visage, perdu dans les abysses de lui-même, enfermé profondément sans réaliser les actions et les actes commis.

Laisser filer la pensée, y revenir probablement plus tard, occupé à jouer les appâts en courant dans tous les sens comme le ferait très certainement Siarl dans une parfaite parodie de lui-même. Craindre tout de même les risques, les balles qui peuvent fuser à tout moment, loin d'être immunisé contre tout accident. La diversion prend soudainement une tout autre tournure, alors que l'autre se ré-invite à la fête pour compléter ce qui devient une pièce de théâtre absurde et surréaliste où deux protagonistes semblent tenir exactement le même rôle principal.

Vouloir se terrer dans un trou, voilà l'image qui correspondait, alors que l'autre, l'ancêtre, hurle, se théâtralise une nouvelle fois en clamant haut et fort mon nom. Partagé entre désespoir, pitié pour ce pauvre vieux qui n'y pouvait probablement pas grand chose si sa particularité le fait défaillir à ce point et colère sourde avec une envie terrible de lui reclaper son caquet et le mettre à terre. Bordel monstre dans lequel il nous avait mis, une panade totale qui n'a plus ni queue, ni tête et devrait attendre le renouvellement de la boucle pour revenir à son état initial, d'origine, comme si cette soirée ne s'était en réalité jamais écoulée, perdue dans une temporalité qui n'existe plus. En attendant, les humains piégés s'agitent, se tapent dessus dans un mauvais sketch, nous prennent en chasse, monstres de foires qui tentent de filer tant bien que mal.

Forcé de prendre Siarl en chasse, effleurant un épiderme qui passe par là dans la foulée pour mieux me fondre à nouveau, inaperçue, tentative presque contre carrée par le corps féminin qui se dessine et s'encre dans ma chair, réorganisant les ondulations et les courbes, qui se retrouve dans des vêtements d'homme, loin d'être la notion de l'époque. Blonde vénitienne aux yeux clairs qui s'élance dans de grandes enjambées, remettant les gants en place, éviter de faire la même erreur stupide que l'aïeul et se laisser épuiser par cet amas de chairs qui pourraient s'imprégner dans un balais désagréable et successif. La cible est repérée au détour d'un couloir, gazelle aux vêtements trop grands l'interceptant, saisissant le semeur de trouble par la manche pour l'entrainer dehors dans la première ouverture possible, refusant de le lâcher d'une semelle, poigne de fer qui le maintient malgré l'allure frêle de l'emprunt.

« Toi, t'as assez fait de dégâts pour aujourd'hui. » Prendre tout de même le temps de glisser les doigts dans mon impair qu'il a toujours sur les épaules, en sortir une cigarette qui est allumée d'un geste vif, coincée entre les dents alors que les pas s'enchainent, rapides, prudents, autant ne pas non plus y aller dans la précipitation sous peine de finir blessés. Duo bancal aux tenues ridicules, sexes inversés, couple tout aussi parodique que le reste. Rejoindre la ruelle au bout de quelques longues minutes de prudences, exfiltration réussie, l'isolant dans un cul de sac, le temps que le capharnaüm ne se calme. « Tu peux me dire à quoi tu jouais ? T'as bien failli nous faire tuer ! » Reprendre ma veste alors qu'une longue bouffée s'envole et s'évapore dans l'air frais, voix aiguë qui laisse échappé un reproche à peine voilé.



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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Ven 2 Juin - 16:05

Sous le masque de la splendeur
« Est-ce que tu crois réellement que je sais ce que je fais ici ? » La réponse résonne comme une lugubre vérité dans cette ruelle sinistre, si proche mais pourtant si lointaine de l'agitation de la grosse pomme. Après tout, il était loin d'être une personne particulièrement responsable, saine, partageant son esprit avec des milliers d'inconnu, des visages qui se superposent encore et encore, sans cesse. Un vrai calvaire paraît il, lui, il n'y accorde plus trop d'importance, il se laisse porter au grès de ses envies, même si elles ne lui appartiennent pas. Car au final, son existence n'avait aucun sens, aucune cohérence, il ne faisait pas parti des héros de son arbre généalogique, il n'était qu'un bouffon depuis déjà bien longtemps oublier. La dégénérescence d'un pouvoir que les hommes ne devraient pas posséder, une particularité unique, le parfait déguisement. Du moins, c'est ce qu'il croyait. Qu'il était unique, le dernier Ednyfed à foulé une terre hors du cycle du temps. En tout cas, c'est ce qu'il se contentait de croire jusqu'à il y a peu, avant de rencontrer la chair de sa chair, une bien triste descendance. Lui père et puis grand père ? Les probabilités étaient formels, c'était parfaitement envisageable, bien que surprenant. Finalement, son épouse avait bien apprécier une nuit au loin de leur bref ménage, sans doute la dernière qu'il avait put lui offrir, qui sait ?

Les pensées divaguent, entre ceux qui demandent des détails et les autres exaspérer. Légère absence niaise affiché sur son visage. C'est plaisant d'être une femme, d'être désiré en soit, cela doit l'être encore plus lorsqu'on désire, étrange pensée qui lui traverse l'échine. Retour à la réalité, l'air idiot accroché à ses lèvres. Son attention se tourne vers ce visage inconnu, encore un autre ! C'était la soirée dites donc. Les inconnus se bousculaient à sa porte. Pourtant, ce visage lui semblait familier... Ou peut être étais-ce le costume qu'elle portait. Il ne savait pas trop, mais quelque chose chez cette personne lui rappelait quelque chose de familier, une situation qu'il connaissait que trop bien. « Heum, excusez moi, je doute que nous nous connaissions mademoiselle et quel étrange tenue, vous permettez que je vous appelle Barbara ? » Son fessier vient le démanger, c'est sans retenue qu'il assouvit cette pulsion irritante et se gratte brièvement les fesses avant de continuer. « Alors, Barbara, pourquoi m'emmener ici ? Ah oui ! Je suppose que la robe que je porte vous appartient. Je ne sais même pas ce que je fais avec, les tenues aussi... ''moulantes'' comme on dit n'ont jamais été mon truc, surtout qu'elle est un peu trop voyante à mon goût, vous aimez faire rêver les hommes ? Et ben, je peux vous assurez que cette nuit, plus d'un d'entre eux feront des cauchemars. On s'échange nos tenues donc ? »

Sans un mot de plus, il entreprend l'action de se déshabiller, découvrant stupéfait la lingerie ''sexy'' qu'il portait. Culotte bien trop fine, presque transparente et un soutient gorge qui défiait la bienséance. Une vraie vision d'horreur qui en fera défaillir plus d'un. Le rêve de la splendeur définitivement briser, il ne serait sans doute plus jamais vu de la même manière par les gens qui le croiseront ce soir. Mais cela n'a pas vraiment d'importance à ses yeux, ceux-ci oublieront, dans quelques heures, ce monstre travesti.


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Galahad L. Ednyfed

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MessageSujet: Re: « Poker Faces » ❧ Ft. Siarl   Jeu 15 Juin - 22:11

Poker Faces

- Tel est pris qui croyait prendre -

Douce fumée délectable et rassurante qui s'élève et se mêle à la fraîcheur du soir, addiction retrouvée face à l'agacement que le vieux a provoqué, malgré des traits encore trop juvénile que pour dévoiler son âge astronomique, faussés pour être ancêtre. Réponse à l'interrogation qui ne fait que provoquer un long soupir, bâtonnet de tabac toujours coincé entre les dents, qui apaise l'ouragan tant bien que mal, le surplus d'émotions qui se mêle, émotivité de l'inconnue dérobée semblant s'y mêler. « Tu es l'exemple parfait du pourquoi on ne doit pas se mêler à la foule. » Syllabes marmonnées, pensée qui s'extirpe à voix haute et pour moi-même, alors que les maigres doigts aux ongles propres et parfaitement taillés se glissent dans les poches de l'impair.

Grossier personnage qui ne sait pas se tenir, bien loin de l'éducation familiale inculquée, ne voyant aucune ressemblance avec la génération manquante et qui marque notre écart, avec le médecin réputé et adroit qu'il avait engendré. Quand il commence à se déshabiller, c'en est trop. « Mais c'est pas vrai ! » Le regard se détourne instantanément dans une grimace d'effroi, frisson d'horreur remontant l'échine. « Rhabille-toi nom de dieu, c'est terriblement gênant ! Je me serai volontiers passé de cette vision d'horreur, je vais en faire des cauchemars durant des jours. » Spectacle abominable, atrocités sans nom et traumatisme qui nécessiterait très certainement de longues années et renouvellements de boucle de thérapie, à encaisser le choc et effacer l'image donnée.

« C'est moi, Gal. » Peut-être qu'il aurait fallu commencer par là, ayant déjà oublier le détail de la reconnaissance visuelle, préférant m'assurer qu'il percute. « Il est hors de question que j'enfile cette robe. Encore moins ces sous-vêtements. » Nouvelle grimace, refus catégorique d'effleurer le tissus qui lui enserre le corps et plus particulièrement la partie pour le moins intime, dégoût de la chaire davantage marqué en cet instant au vu des visions d'horreur. Quand bien même, la vénitienne n'était pas entretenue, disparaîtrait dans les minutes, voir secondes à venir, ayant déjà largement donné pour ce genre d’accoutrements dans les trait d'origines, crédibilité entachée depuis bien longtemps. « Tu n'as qu'à emprunter. Non oublie, mauvaise idée, je n'ai pas envie de recommencer tout depuis le début. »

Nouvelle bouffée, rejeter l'autre qui tente de s'incruster, de s'immiscer, qui ne souhaite que pousser un hurlement strident accompagné d'une bonne gifle en plein visage, la retenir en passant les nerfs sur le tabac, manie personnelle devenant accroche et point de repère dans cet océan. Inspiration suivie d'une expiration profonde, retrouver le calme. « Tu te perds à ce point dans les emprunts ou tu en joues ? » Question sérieuse, sourcils qui se froncent, commençant à ne plus savoir s'il joue le jeu en y plongeant un peu trop  et s'y perdant volontiers ou s'il n'en peut définitivement rien. « Va vraiment falloir trouver une solution pour t'empêcher de virer en légume. Puis m'en veut pas, mais je n'ai pas vraiment envie de suivre le même schéma. » Mégot écrasé contre la brique alors que le timbre s'aggrave au fil des sons qui s'extirpent de la gorge, épiderme retrouvant sa forme d'origine, donzelle retournant à ses traits masculins en un frisson.



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