AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Partagez | 
 

 « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 29 Avr - 0:30

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Tableaux qui s'enchainent, défilent à l'esprit de façon délicieuse, images apaisantes loin des tumultes nocturnes de mille-neuf-cent-quarante-et-un, bien des années avant les premiers impacts de cette guerre absurde, rêves cotonneux qui bercent. La lueur matinale se glisse dans la fente d'un rideau, chatouille doucement un morceau de peau dénudée, sensation d'un réveil au soleil estival oublié depuis bien longtemps. Profond soupir d'aise, les membres s'étirent, craquent doucement, alors que l'esprit immerge, trouve un semblant de repères et d'images. Vision trouble d'une veille agitée, raisonnant comme un doux songe déjà beaucoup trop lointain, parvenant pourtant presque encore à en sentir le contact chaleureux. Le regard s'entre-ouvre, cherchant la silhouette voisine, demi-sourire alors qu'elle confirme la véracité de la chose, songe pas si loin que ça d'une réalité.

L'hésitation s'installe rapidement, s’immisce, rôde dangereusement avec les doutes, laissant place à cette crainte absurde, cette boule grossissante au fond de la gorge, provoquant cette parfaite sensation d'étouffement. Ne pas savoir rend fou, besoin de tenter, pousser le vice, chercher à se rassurer que la magie opère encore, que la malédiction est contrôlée et disparue. Ne pas oser, se contenter d'observer à distance raisonnable, de longer la courbe qui se dessine sous le drap. Finir par approcher quelques doigts hésitants, effleurer à peine son épaule, provoquer le drame, l'inévitable. Quel idiot. Doigts maigres et délicats, mèches tombantes sur les épaules en les chatouillant, seins nus qui se courbent, poupée de porcelaine, jumelle en tout point, pas besoin d'avoir à faire à un miroir pour savoir que la malédiction est réapparue, traçant les mêmes ondulations, recopiant son échine jusque dans les moindre détails, code soufflé et approprié.

Sentiment de colère sourde qui monte, s'installe, filant hors des draps avec l'envie d'envoyer le moindre objet tombant sous la main dans un mur, le voir s'éclater en morceaux, le réduire en miette, de hurler jusqu'à en perdre la voix, se détester à un point inimaginable, maudissant ce gène coupable, incontrôlable, avoir mal. Se contenter uniquement de chercher dans la poche du pantalon abandonné, n'osant certainement pas me permettre de réveiller la belle dans ses draps, préférant éviter au mieux la prunelle de ses yeux dans cet état, dans cet habit illusoire.

Saisir une cigarette entre les doigts pour en aspirer une bouffée un tant soi peu apaisante à défaut d'extérioriser. La coincer entre les dents alors que les pieds agiles empruntent la démarche fantomatique, glissant jusqu'à la fenêtre pour en contempler tristement l'aurore matinale, ravalant quelques brides d'émotivité qui embuent les yeux clair qui finissent par retrouver leur teinte au bout de quelques minutes, carrure se déformant à nouveau, retrouver un semblant de structure, les traits d'origine.

Les draps s'agitent, indiquant probablement le réveil de la valseuse, l'originale. « Bonjour » Se forcer d'esquisser un sourire matinal à pleine dents, radieux, en penchant la tête, tâchant de l'accueillir au mieux, alors que le mégot, trace du mécontentement dû au réveil, est éteint discrètement. Conserver la distance, éluder l'approche, lui faire comprendre par cette dernière que la contiguïté ne serait plus, retour à la normale, l'inné, l’acquit, l'habituel, déjà oublier le semblant de proximité qui n'a plus lieu d'être, envolé, comme les songes nocturnes, déjà devenus souvenirs vaporeux, qui ne feront que s'éloigner de jour en jour.



Revenir en haut Aller en bas
Moïra-Mari Calum

avatar
- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Mar 9 Mai - 23:37

Eternel Ombrage

- La réalité est une prison -

Doux miel lointain, cet arrière goût amer qui emporte le sommeil. Les yeux s'ouvrent brutalement, le corps encore figé. Souvenir d'une vague d'une délicate nuit, d'aventures et de mésaventures, souvenirs précieux qui ressemblent à un rêve. Aux portes de l'inconscience, elle comprend rapidement la réalité de ces images. Précieuses images, à jamais gravé dans son cœur. Et cette réalité qui la rattrape, d'un battement de cil et le temps se fige... Retour à une normalité presque sinistre. Colère et tristesse qui valsent comme deux amants, danse macabre d'une douceur écœurante, jubilation de l'éternité. Ils sont loin les rêves d'humanités, cette même journée qui se répète une nouvelle fois, le même jour, mais le ciel semble bien plus sombre qu'hier. Un astre balayé par les pensées noire, peu à peu, le temps reprend sa boucle, les sons ressurgissent, le cliquetis des horloges, le chant des oiseau. Orchestre infernal qui lui rappelait sans cesse la journée d'hier. Dans l'agacement, un mouvement, les draps qui se balance et attire son attention... Elle aurait voulu disparaître à cet instant, s'effacer de cette pièce, mais elle n'avait pas le choix que d'affronter cette horrible vérité.

Ses gestes sont lents, ses bras sont lourds. Le poids de la douleur qui a reprit ses droits. Se réadapter à cette situation serait difficile et long, elle avait goûté au fruit défendu, il était devenu difficile de s'en passer. L'amour n'était plus qu'un vague souvenir, la passion pouvait bien retourner dans son placard. Long soupir. Sans chercher à caché son secret, elle ouvre brutalement le tiroir de la table de nuit et s'allume une cigarette, visiblement contrarié par la situation. Elle portait encore sa robe d'hier soir, rien n'avait changé, si ce n'est ses cheveux en pétard et le retour de leur malédiction. Sans même une marque de politesse, sans la moindre douceur, ni délicatesse, sans le moindre bonjour. « Elles sont revenue. » Le regret l'envahit soudainement, elle retient une larme en crachant presque le bâton de mort, cherchant du regard un réconfort absent, une présence, un contact. « Nos particularités... Désolée... Bonjour. » Non, c'est trop... Elle n'y arrive pas. La douleur lui transperce le cœur. Elle a mal, elle crève de mal, comme ces drogués en manque, elle veut mourir, elle ne demande que ça, elle ne peut pas vivre sans...

Une larme roule le long de sa joue et le silence se fait. Une nouvelle fois suspendu, le temps se soumet à ses caprices. Elle bondit hors du lit, elle se dirige vers la sortie de la pièce, le cœur en miette. Il reprend son cours alors que la porte claque. Elle ne savait faire que cela, fuir, fuir le mal, fuir la douleur, fuir ces hommes qui lui ont retiré sa mère... Malgré ses capacités, malgré tout ce qu'elle est, elle ne sait que fuir. C'est la seule chose qu'elle a apprise, c'est le seul enseignement qu'elle garde de cette génitrice disparue. Instinct de survie primaire, alors qu'elle sent une main la saisir, un sursaut, elle se crispe, une nouvelle fois le temps se suspend. Encore et encore, le scénario se reproduit à plusieurs reprise, chaque contact vient à l'effrayer. Elle s'épuise rapidement, elle tousse, elle crache du sang avant de tomber à genou entre deux étages... Le temps reprend son cours normal, comme si de rien était. Elle, elle restait à genoux, paralyser par la fatigue. Torturer par cette douleur, ce vide qui persiste en elle... C'était trop beau pour durer, elle maudit ce monde, cet univers, cette malédiction qui les touche, elle maudit même sa propre existence, ils ne sont qu'anomalie hors des lois du temps, défiant la nature elle-même. « Nous sommes des... Monstres... » Murmure à peine audible, les larmes qui coulent à gros sanglot. Poupée fragile, brisé par la cruauté de sa nature.


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Mer 10 Mai - 12:02

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Mots qui tranchent, percutent, impactent alors même qu'il sont apposés, mettant le doigts sur le dit problème. Regard qui se baisse d'instinct, fuit, sensation minable que d'être enfermé dans cette maudite peau qui n'arrive jamais à graver sa structure en mémoire et son emprunte. Réponse muette, silencieuse, lourde, regard qui en dit long, alors que l'angoisse monte, s'installe, piège de ses doigts crochus, sensation désagréable dans le fond de la gorge. Profonde inspiration, perdre tout semblant de bonne humeur faussée, retrouver le vague reflet des minutes précédentes, cauchemars revenant engloutir le tout.

Elle disparaît, juste le son d'une porte, volatilisée, supposant qu'elle s'était joué du temps pour le suspendre, filer plus rapidement, disparaître dans son monde perdu entre deux fractions de secondes. Les muscles se tendent, bouillonnent, le contenu de la table est envoyé au sol dans un geste désespéré, s'extériorisant de lui même, doigts se glissant sur les tempes. Se maudire une seconde de plus, ne prier que la normalité, vouloir définitivement faire disparaître cette part, condamné à subir l'odieuse malédiction. Brèche béante qui semble s'installer, valseuse démontrant par A plus B que la distance aurait du être maintenue depuis le début, qu'importe l'attrait alléchant de la situation de la veille, de l'appât dangereux. Tourner comme un lion en cage, impuissant, quête d'une consolation qui n'existait pas, unique coupable de ce cirque. Maintenir la décomposition, le surplus d'émotion, mêlant probablement ceux de Moïra, emprunt bref s'installant avec dégoût.

Retrouver les vêtements abandonnés, les enfiler à la hâte, réflexe de se couvrir qui n'a pas eu le temps de se perdre, dissimuler la moindre parcelle, boutonner la chemise jusqu'en haut. Saisir une paire de gants laissés là, les enfiler dans une grimace alors que les pas s'enchainent, jambes fébriles coursant les couloirs, chercher la trace de la valseuse, malgré son avantage d'un point de vue de la dissimulation, défaillir en la retrouvant sur le plancher dans cet état, douleur immuable qui ne fait que s'accentuer, s'accroître. « Moïra » Murmure qui se perd dans un soupir, me courbant pour mieux être à sa hauteur. Iris meurtries qui s'inquiètent, comprenant qu'elle a abusé de ses capacités. « S'il te plait.. » Supplication, doigts gantés qui glissent le long de sa joue. « Tout est ma faute. » Soupir, culpabilité lourde malgré l'incapacité à maitriser la chose. Incapable d'avoir éviter les déceptions inévitables, le retour de réalité, le maintient des distances, le raisonnable, ne pas avoir su contenir les deux mioches qui ne voulaient que profiter durant quelques heures sans songer au gouffre et à la chute. Retenir les ravages, se contenir, ravaler un sanglot similaire, ne pas s'y joindre dans la mesure du possible.

« Allez viens, il faut que tu te reposes. » Souffle suave, se comporter comme face à un oiseau blessé et apeuré, ne désirant que fuir face au moindre mouvement brusque, presque médecin qui n'aura jamais son diplôme malgré les connaissances ingurgitées et acquises sur le bout des doigts qui parlait, sachant que son corps ne suivrait pas d'autre suspensions de plus. « Je suis là. » Tenter de rassurer par la présence, pas envolé malgré la chose, pas mort pour autant, chercher son regard une seconde, triste sourire qui s'esquisse.

Précautions millimétrées en vérifiant la moindre parcelle de tissus, éviter que les larmes ne transpercent, enserrer prudemment, étreinte dangereuse, saisir son corps de poupée pour l'emporter, la ramener hors des regards, hors de l'agitation, ne comptant pas l'effleurer sans son aval, ne pas en éprouver l'envie, ne pas vouloir déclencher la chose. La ramener dans les draps, l'y déposer délicatement avant de lui tendre un verre d'eau pour faire passer le goût métallique. « Tu.. veux que je m'en aille ? » Question lourde, qui arrache la gorge, ne sachant pas comment prendre sa fuite, son rejet, probablement un besoin d'intimité, de solitude. Vouloir entre autre disparaître, se volatiliser, changer de vie avec le premier inconnu trouvé.  



Revenir en haut Aller en bas
Moïra-Mari Calum

avatar
- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 13 Mai - 12:56

Eternel Ombrage

- La réalité est une prison -

« Non... Ne pars pas.. » Sont les seuls mots qu'elle parvint à articuler avec difficulté. A bout de force, elle ne pouvait presque plus bouger... Son corps était complètement endolorit, elle ne sentait presque plus rien, si ce n'était cette douleur qui lui déchire le cœur et les entrailles. Elle qui se pensait forte déchantait, elle qui pensait qu'elle serait supporté l'absence après avoir goûté au fruit interdit. Elle se surestimait. Elle était bien plus fragile qu'elle voulait l'admettre, l'amour devenait peu à peu un poison qui parcours ses veines, chaque millimètre de son corps. Cette distance, elle ne peut plus la supporter. Plus aujourd'hui, plus comme avant. Elle veut le sentir contre elle, son odeur, sa chaleur, tout ça lui manque déjà. Elle ne peut pas vivre ainsi, conservant toujours une distance de sécurité entre eux, pas après tout ce qu'ils ont vécu. Mais elle savait ce qu'il se passerait, elle ignorait si elle serait capable de supporter de se faire face à elle-même. Après tout, elle était un monstre, une ymbryne ratée, incapable de soumettre le temps à ses envies plus d'une vingtaine de seconde... Incapable de s'envoler loin de ce monde de fou. Condamnée à vivre hors de ce monde, défiant sans cesse les lois de la nature. Elle ne se voyait pas comme une femme, mais comme une horreur, une anomalie qui n'aurait jamais dut voir le jour sur terre. Sa place n'était pas parmi les vivants de ce monde.

Elle use de ses dernières forces pour se recroqueviller sur elle-même sous les draps de satins, tentant en vain d'étouffer une tristesse omniprésente, tentant de retenir les larmes qui coulent le long de ses joues, les sanglots qui déchirent ce silence pesant. Pourquoi devait elle souffrir de cette manière ? Pourquoi lui arraché chacun de ses rêves ? Pourquoi lui avoir fait goûter à l'interdit si c'est pour lui enlever par la suite ? C'était d'une cruauté sans nom, sans équivalent. Seul un monstre pourrait lui faire subir cela. A cet instant, elle maudissait cette boucle et tout ses habitants. Elle en était certaine, cela ne pouvait être que le coup d'un Syndrigasti au don sans équivalent. Ou peut être simplement un coup du destin, une anomalie dans cet endroit bien trop parfait. Elle ne savait pas, elle ne savait plus, son esprit bien trop embrumé par l'épuisement, usage répété de son don hors du commun. Une malédiction qui pourrait la pousser jusqu'aux portes de la mort si elle continuait, si elle avait la force de suspendre le temps une ou deux fois... Quelques secondes de répit, loin de ce monde avant de tenter d'abréger son calvaire ? Non, elle était bien trop fière pour ça.

« Un monstre... C'est ce que je suis. » Articula t'elle avec difficulté, comme pour soulager sa confiance. « Une erreur parmi les autres syndrigasti... Incapable de m'envoler, incapable de pleinement plier le temps à mes envies. Je ne peux que le suspendre quelques secondes... » L'incapacité de changer les choses, la frustration d'une enfant blessé. Monstre de foire, même parmi les siens, rancune tenace envers le monde entier, envers elle-même qui ne sait même pas être complète. Qui ne sait que créer des natures mortes, figé l'espace de quelques instants, elle qui aimerait retrouvé cette merveilleuse nuit, qui aimerait pouvoir changer le cours de sa vie. Elle qui possède tant de regret, la femme enfant, qui cache l'éternité sous son visage de porcelaine. Elle qui se fatigue, au point d'être paralyser dans ce lit. Aveux lourd de sens, le masque qui se brise peu à peu, visage lugubre, empoisonné par les mensonges, empoisonné par cet amour impossible. A croire qu'il fait simplement parti de son monde, l'impossible, son existence même le défiant sans vergogne, pourtant, elle ne peut même pas l'effleurer sans faire face à son propre visage. Avant d'aimer quelqu'un, elle doit apprendre à s'aimer elle.


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Lun 15 Mai - 11:33

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Soupir, plainte silencieuse qui s'échappe alors que le gouffre ne fait que s'accroître. Prendre place sur le bord, regard dans le vide, à des années lumières de là, parfait instant de supplice dans la lourdeur du silence. Effleurer un instant son front, chaires séparées par le maigre cuir, mieux que rien, probablement. Ne plus savoir comment interpréter la fuite, impression malsaine de n'être qu'un monstre de foire insupportable lorsque la malédiction revenait, simple sac de chair qui ne fait qu'ingurgiter ce qu'il prend, rien de plus, ne supportant pas de la voir dans cet état, fardeau de la culpabilité s'ajoutant au reste pour s'y mêler. Les gants sont ôtés sèchement, jetés sur le sol, ne supportant définitivement pas d'enfermer les doigts, la moiteur qui s'infiltre, avant que le corps ne se recourbent sur lui-même une seconde, doigts nus, dangereux, cherchant les tempes dans un besoin d'oxygène.

Défaillir. Irritation palpable alors que les mots tombent, s'envolent, provoquant instantanément une crispation de mâchoire. Décomposition totale qui s'installe, sensation que le tout tombe en miette et s'écroule en une seconde à peine, pâleur blafarde gagnant les traits avec cette envie viscérale de la secouer dans tous les sens. « Tu es égoïste. » Grimace, mot s'extirpant non sans difficulté et tombent sèchement, découpant les lèvres, brûlant la trachée. Promesses et caprice de la veille soudainement futile, juste du vent qui s'était évaporé, devenu souvenir qui semble déjà appartenir à une autre époque, rejoignant ceux d'un autre temps révolu où la douce normalité était quotidienne. L'avoir vu venir depuis le début, le mal, la douleur immuable, approche dangereuse, appât risqué malgré le fait qu'il soit terriblement alléchant, malgré la pseudo réciprocité. Un parfait idiot tombé dans le piège, appâté par ses yeux doux et sa fascination, par des sentiments refoulés, jeté comme un malpropre dans une fuite froide, net et précise.

Ne rien savoir d'un fardeau constant, incontrôlable, plus proie de son propre corps qu'autre chose. Homme sans visage et sans structure, qui s'efface, perdu au confins de lui-même, éponge qui absorbe tout ce qui passe, s'en imprègne avec dégoût. Songer à Marie, vouloir qu'elle m'en arrache, nous déchirent. Plainte de ses capacité devenant blessure profonde, ne faisant qu'enfoncer le couteau dans la plaie béante. Se relever d'un bond, incapable de rester assis une seconde de plus, implosant. L'émotivité monte, embuant le regard avec cette amère envie d'ôter ma propre peau, la maudissant encore plus, dégoût de soi-même à son paroxysme. « Je t'interdis de tenir de tels propos devant moi. » Plainte qui s'extirpe lentement, pilier inébranlable qui se brise en une seconde, la mâchoire se crispe, les larmes roulent.

« Tu ne vois pas la chance que tu as, combien certain donneraient pour être aussi discret et avoir quelque chose d'invisible, combien moi je donnerai pour avoir ce genre de don, savoir créer des tableaux vivants, savoir l'occulter pour être normal. Je ne vois aucune d'abomination lorsque je te vois. » Voix qui tremble, s'éteint presque. Gestes qui accompagnent, tremblent, décomposition qui ne fait que s'accentuer. « Regarde-moi, le voilà le seul et unique monstre de foire de cette pièce. » Pantin d'habitude silencieux qui s'extériorise, écorchures à vif. Baisser le regard, chercher nerveusement une cigarette, laissant tomber le paquet au sol alors que les bâtonnets s'éparpillent dans un juron qui en ferait pâlir toute Ymbryne. Se baisser pour les ramasser, finir par tomber à genoux, perdre la face alors qu'un sanglot s'échappe.  



Revenir en haut Aller en bas
Moïra-Mari Calum

avatar
- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Lun 5 Juin - 12:11

Eternel Ombrage

- La réalité est une prison -

Si invisible... Intérieurement, elle ne pouvait s'empêcher de rire. Si ce « don » était aussi invisible qu'il le prétendait, si elle était autant capable de l'occulter, si le temps ne se suspendait pas d'un dixième de seconde à chaque crise de hoquet, alors où se trouve sa mère ? Où se trouve celle qui lui a donner la vie, celle qui la hante depuis bien des décennies, presque plusieurs siècles ? Tant de regret qui la déchire, des erreurs qui ont fait d'elle le monstre qu'elle était. Le sang d'une femme sur les mains, pas n'importe laquelle, de celle qui lui offrit cet existence, de celle qui lui transmit cet héritage maudit, cette cassure en elle. Des détails infimes, mais des réalités qui font partie d'elle. Trop souvent, elle loupe cette seconde, elle se perd dans la léthargie, une seconde qui prolonge l'agonie. Trop souvent, cette seconde lui échappe, incapable de la rattraper, cette seconde s'éternise pour elle, alors elle ferme les yeux dans l'espoir d'entendre la vie vibrer à nouveau. Trop souvent, elle pense a cette mère qu'elle a abandonné, ce fameux jours qui a bien failli signer le dernier de sa courte existence, une vie devenue trop longue aujourd'hui.

Et elle maudit cette particularité, elle la hait. Ce pouvoir qui ne lui permet que d'effleurer l'homme qu'elle aime l'espace d'un instant, sans qu'il s'en rende compte. Cette particularité incomplète, ce pouvoir interdit. Elle tente de bouger, en vain, le corps complètement briser tandis qu'il retourne ses paroles, tandis qu'il réagit comme n'importe qui. Elle pleure, elle aurait aimé qu'il la comprenne à demi-mot, elle aurait aimé oublier, pourtant, ça reste éternellement gravé dans son crâne. Sa refuse de disparaître comme le reste, ça persiste, ça vibre, ça fait mal... « Non... » C'est tout ce qu'elle parvient à articuler. Tentant une nouvelle fois de bouger, les larmes par milliers roulant sur ses joues, se mêlant à la sueur de l'effort, elle parvint finalement à se redresser au prix d'un effort sur humains. Son regard est vide, la mélancolie l'a frappant brutalement, venant se gorgée peu à peu de tristesse, alors qu'elle prenait son courage à deux mains, alors que la scène se redessinait sous ses yeux. Son plus lourd secrets était celui-ci. « J'ai du sang sur les mains... Celui de ma mère... Elle s'est faite attraper à cause de ma particularité... Parce que je ne savais pas m'échapper, je ne savais pas m'envoler... »

Et depuis, elle se voyait comme l'ymbryne cassé, incapable d'avoir ses ailes, incapable de protéger ce qui lui était cher. Elle n'était bonne qu'à défier le temps dans une course éternel, à qui serait le plus lent. Si elle gagnait ? Elle ne saurait le dire, tout ce qu'elle savait est que ce petit jeu l'usait, elle était fatigué de vivre à quelques mètres de celui qu'elle aime, fatiguer de le voir filé ainsi, elle craignait qu'il soit un jour plus à ses côtés. La vieille femme était au plus profond d'elle, une enfant encore terrifié. Une enfant blessé. Elle avait besoin de lui, elle avait besoin de le sentir contre elle... Surtout après cette fameuse journée où elle a goûté au fruit interdit. Ou elle s'est promise de tout faire pour retrouver cette sensation qui lui avait tant manqué


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Lun 26 Juin - 0:25

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Désillusion. La plainte est retenue, ravalée dans la gorge qui s'enserre, soubresaut alors que la carne s'enlace d'elle-même, habituée à se consolée seule, rester pilier solitaire qui ne serait pas consolé par des doigts protecteurs, amputé de cette chance. L'oxygène manque, les perles salées roulent, tracent leur sillon dans cette sensation qu'elles ne sont qu'acide. Sanglot étouffé, silencieux, souvenir de la veille définitivement entachés. Solitude. Voilà tout. « Moïra... s'il te plait. » Supplication qui s'échappe alors que ses mots s'élèvent, n'aimant définitivement pas la tournure, cherchant à capturer ses mirettes, y plonger l'espace d'une seconde malgré le flou, l'humidité qui prend possession des paupières rougies. Forcé de se reprendre, de devoir retrouver le rôle de mur, celui qui ne peut espérer la caresse rassurante pour effacer les maux, interdite, condamné à se débrouiller par lui même pour regagner son souffle.  

« Vivre avec soi même, c'est ça le hic. » Murmure à peine audible vagues tumultueuses d'un sanglots encore perceptibles, peinant à s'effacer. Soupir, maigre sourire nerveux qui tente une esquisse, mélancolique à souhait, remarque qui n'avait jamais été aussi réelle qu'en cet instant même. Se faire face, s'affronter, tout les jours. Davantage plus déroutant lorsque l'autre devenait ce soi-même, lui donnait une consistance, une emprunte réelle, silhouette imprégné des horreurs, qu'on peine à supporter, détesté malgré la curiosité de s'observer, refusant de croiser les iris sous peine d'être jugé par l'apparence faussée. Regard qui se baisse, fuit, saisit les pensées derrière les mots de la jeune femme d'apparence, de sa confidence, son secret. Quel idiot d'avoir imaginé qu'il en serait autrement de toute manière. Te voilà bien naïf Galahad. « Cesse de te voir comme une Ymbryne ratée. Quand bien même ce serait le cas, cela m'importe peu. » Hausser les épaules, iris se perdant dans le lointain.

L'échine se redresse maladroitement, vascillante, peinant à rester sur deux jambes et enchainer les maigres pas qui me séparent du lit. Le matelas est pris d'assaut, distance de sécurité amère. Le drap est saisit entre les doigts animés de tremblements, écho des émotions qui s'y mêlent, s'extériorisent malgré leur ravalement. La couverture est déposée sur les épaules de la valseuse, devenant cocon imperméable. L'étreinte se glisse, enlaçant sa frêle silhouette piégée dans le tissus avant de finir dans la cage chair, laissant le silence prendre le pas en un soupir. Tête qui se pose sur son épaule, doigts remontant la courbe de son dos, tâchant d'en deviner l'apophyse de chacune de ses vertèbres malgré les couches, traçant mentalement chaque muscle qui la compose, méthode comme une autre pour s’apaiser le mal.

« Je vais te faire une confidence. » Murmure sans même la relâcher, maigre consolation dans l'étreinte pourtant entravée. Murmure suave qui se perd, face enfouie pour mieux éviter son regard, affronter le moindre jugement. « Je... J'ai tué des gens. Je leur.. ai volé leurs vies pour sauver la mienne égoïstement. Des gamins comme moi, naïfs, qui n'avaient rien demandés, dérobés à leur avenir, tous aussi apeurés les uns que les autres et à qui on leur avait jeté une arme dans les mains en leur donnant des ordres absurdes. Qu'ils furent nazis ou non, cela ne change rien, ils restaient de êtres humains. L'Enfer. Voilà ce que c'était. » Inspiration saccadée, mâchoire qui se crispe, pause marquée alors que la voix se perd, peine à s'extirper, mots qui sont dégueulés avec dégoût. « Je suis presque certain que c'est ma punition, être affublé d'un fardeau le reste de mon existence pour avoir participé à ces horreurs, d'être condamné à la solitude, à me perdre encore et encore. » Malédiction justifiée, une histoire de karma, rien de plus. Après tout la chose avait instauré ses rouages en ces temps obscurs. En y repensant, peut-être qu'elle ne se serait jamais manifestée si les abominations avaient été évitées. Secret et confidence échangée, jamais révélés, au même titre que ses mots qu'elle avait peiné à balbutié. 



Revenir en haut Aller en bas
Moïra-Mari Calum

avatar
- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Ven 30 Juin - 5:06

Eternel Ombrage

- La réalité est une prison -

Le cœur qui se déchire face à ce terrifiant aveu. Les entrailles qui se serrent, les larmes qui lui montent aux yeux. Pauvre gamine, petite égoïste. Incapable de voir ce qui entaille le cœur de ceux qui l'entoure, incapable de percevoir la douleur dans les yeux de ses camarades. Ses frères et sœurs, partageant tous ce terrible fardeau. Celui de la réalité, cette réalité pourtant hors norme, cette inhumanité qui les habites, comme le prix à payer pour des pêchés impardonnable. Une  punition divine qui les frappent aussi brutalement que délicieusement. Elle sait, elle sait bien que certains cèdent au délice d'un pouvoir presque divin tandis que d'autre, beaucoup d'autres comme eux en souffre encore et encore. Mais elle était loin d'imaginer que lui, son pilier, son repère dans cette éternité en souffrit aussi, qu'il portait cela comme une croix massif. Elle était loin de se douter de la grandeur de ses pêchés, loin d'imaginer ce sang qu'il avait sur les mains, comme elle, sauf qu'il coule à flot. La vie d'innombrable personne sur la conscience ? La voie d'un soldat peut être. Elle l'ignore, égoïstement elle ne veut pas en entendre plus. Dans un acte de bonté, elle ne veut pas plus le faire souffrir.

Alors elle ravale cette douleur, celle qui la foudroie, qui lui arrache le cœur. Ce rêve qui se volatilise. Mais elle est incapable d'effacer les larmes, impuissante face a cette expression de sa propre faiblesse, alors pour étouffer ses sanglots, sous le voile de soie, elle se relève vivement et saisi son compagnon de toujours entre ses bras. Elle l'enroulerait presque sous le fin drap, s'assurant inconsciemment qu'à aucun instant leur peau ne s'effleure. Elle l'entoure de ses frêles bras, enfuit sa tête dans son coup, noyant par la même occasion dans cette mer de tissu toute sa tristesse. Elle ne peut pleurer devant lui, elle ne peut plus être aussi fragile face à lui, pas après ça. Elle ne peut plus être égoïste, c'est injuste. Entre deux sanglots, à peine audible, elle articule. « Je suis désolée... » Désolée de n'être qu'une enfant sous ce visage de porcelaine, une pauvre gamine qui refuse de grandir, s'enfermant confortablement dans on malheur et son immortalité. Désolée de être qu'une égoïste. Elle aurait souhaité être plus, une amie, un pilier tout comme il l'était pour elle, mais elle n'en avait pas les épaules, bien trop brisée pour rayonner comme lui. Elle le sait, le problème ce ne sont pas les autres, au fond d'elle, elle n'a aucun doute, tout vient d'elle. Elle est incapable de s'estimer, elle manque de confiance en elle, en ce qui l'entoure.

Non, la réalité n'est pas une prison, seule la sienne l'est. C'est elle-même qu'elle s'enchaîne, c'est elle même qui se blesse encore et encore, se confortant dans cette position de fausse victime, préférant blâmer le monde plutôt qu'elle-même. Le mensonge est plus facile à affronter que la vérité, douce tombe dans laquelle elle s'enterre un peu plus chaque jour, elle s'en rend compte aujourd'hui. Au cœur de cette boucle étrange, elle prend conscience du monstre qu'elle est. Pas dut à sa particularité, pas dut à son passé, seulement dut à quoi elle se convainc. Elle est la seule chose qui l'empêche de prendre son envol, elle est la seule antagoniste de sa propre existence.

La tristesse toujours présente, le trouble là, pourtant elle prend son courage à eux mains. Elle inspire profondément ravalant enfin ses sanglots, en relevant la tête, sans oser le regarder droit dans les yeux, elle essai d'articuler quelques mots d'encouragement. « Ne dis pas tout ça... Je... Je suis certaine que tu peux apprendre à la contrôler. Et puis tu n'es plus seul, je suis là moi. Malgré tout, je serais toujours à tes côtés et ça, je peux te le jurer, sur ma vie même. » Tentative folle pour enrailler le destin. Même si jusqu'à présent, elle ne fut pas la personne qu'elle aurait voulu être pour lui, elle désire plus que tout rattraper cet erreur. Une promesse qui l'enchaîne à l'enfer, du moins, si ses paroles n'arrivent pas à toucher son cœur, s'ils ne sont pas assez fort pour qu'il y croit comme elle aimerait y croire elle.


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Mer 12 Juil - 13:14

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Soupir, confidences arrachées qui s'extirpaient, à nu. Éluder pourtant la suite, les détails, les pseudo-diagnostics, les mots tranchants qui sont tombés, les menaces au dessus de la tête, psychotique qui n'aurait jamais du finir dans une quelconque boucle salvatrice, à la particularité d'abord bancale et incomprise, pseudo-hallucinations et autres joyeusetés schizophréniques, juste bon à enfermer, bombe à retardement. Envoyé dans une demeure de fous qui ne sera jamais atteinte, extirpé juste à temps d'une réalité dénuée de tout avenir et d'idéalisme, arraché aux doux songes de succès brillants depuis trop longtemps. Prison temporelle amère et pourtant chaleureuse, détestée et adorée, seconde chance parfois plaie.  

Tenter de capturer son parfum, effluves étouffées par le tissus qui l'enrobe, foutue précaution, pourtant habituelle, bien que devenue insupportable lorsque les échos de la veille reviennent en mémoire. Étreinte délicieuse malgré tout, bienfaitrice, rendue avec précaution, doigts cherchant à imaginer la texture lisse et chaleureuse de son épiderme perdu dans le cocon. Éviter les quelques larmes qui traverses le bouclier, perles dangereuses si elles venaient à se glisser à travers la chemise immaculée, entrer en contact avec l'échine adverse par mégarde. Lèvres qui se posent sur une épaule couverte, embrassent le drap alors qu'une excuse parvint à l'oreille.  

Silence qui s'installe, le temps de profiter une seconde, ravaler les dernière brides de sanglots tus. Silhouettes qui s'écartent une seconde, cherchant tristement ses mirettes alors que sa voix douceâtre s'échappe à nouveau. Maigre sourire qui s'esquisse à peine, ramassant les gants de cuir abandonnés pour qu'ils retrouvent leurs doigts avec amertume, glissant alors une paume protégée sur la joue de la valseuse. « Ça ne marche pas comme ça. Tous les autres ayant écopé de cette chose n'y sont pas parvenu et ont fini par s'y perdre. Elle va finir par m'avaler. » Murmure à peine audible, douloureux, préférant d'emblée la mettre en garde. Il suffisait de regarder Siarl pour comprendre la dégénérescence, pur pantin de ses jeux de chairs et de ses costumes qui finissent par avoir raison de lui, rongé. Destin qui me pend plus que probablement au nez. « Tu ne devrais pas t'infliger ça. » Syllabes suaves qui s'extirpent, tout aussi tranchantes que les précédentes, à ne pas vouloir l'enfermer dans une solitude mutuelle. Pouce caressant ses lèvres interdites l'espace d'un instant,  main retombant lacement alors que l'échine fait de même, s'enfonçant dans le matelas.

« Je l'ai senti tu sais... ta souffrance. » Murmure qui s'extirpe, déglutissant presque alors que le nouvel aveux s'échappe. Promesse silencieuse ce ne jamais l'effleurer, la dérober, l'avaler, rompue au réveil. Impression d'avoir violé toute intimité, voyeurisme qui n'a jamais été aussi regretté qu'en cet instant même. « Excuse-moi, je t'ai effleuré au réveil. J'ai cru durant une seconde qu'elle n'était pas revenue, c'était idiot. » Nouveau soupir, détaillant un instant la courbe de son dos.

Ses mots raisonnent encore, tournent, se sont gravés. Les réflexions s’élancent, cherchent, se souviennent vaguement qu'un surplus perd les repères de l'échine, d'une mésaventure où trop de changements les avaient annihilés, malgré le raz-de-marée d'effets secondaires et d'échos caractériels qui suivit, épuisant, douloureux. Puis il y a les connaissances, les essais rédigés par quelques syndrigastis curieux de décortiquer le gène, de vouloir le dompter. Avantage que d'être assez futé et paradoxalement stupide que pour pouvoir expérimenter. « Je vais essayer de trouver quelque chose. » Ce qui ressemblait à une promesse, bien qu’intérieurement peu convaincu par la chose.



Revenir en haut Aller en bas
Moïra-Mari Calum

avatar
- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Sam 15 Juil - 7:24

Eternel Ombrage

- La réalité est une prison -

Silencieusement, son regard se baisse, vers ces mains qu'il enferme dans de délicat gant de velours. Elle ne peut s'empêcher de maudire ces accessoire sinistre, cette particularité si étrange qui l'a prive de celui qu'elle aime. Maudire ce monde, capable d'une telle cruauté, désireuse plus que tout de le libérer de cette malédiction, c'est avec amertume qu'elle balaie les dernières larmes qui roulent sur ses joues. C'est avec colère qu'elle maudit leur propre existence. Qu'on t'il fait pour mériter un tel châtiment ? Que cherche dame nature en défiant ses propres lois ? Ils n'ont aucune raison d'exister, sous le dôme intemporel créer par les ymbrynes, ils n'ont aucune raison de persister, alors, pourquoi ? Des damnés vivant hors de leur propre monde, sans réel refuge, des immortel dans des prison doré, c'est tout ce qu'ils sont. Elle ne pourrait pas dire si leurs pouvoir font d'eux des dieux ou non dans le monde des hommes. Mais si c'était le cas, alors on leur avait coupé les ailes. Au final, étais-ce mieux que de mourir en temps qu'esclave ? Sûrement pas de son point de vue. Surtout si c'est pour ressentir une telle douleur, surtout si c'est pour ne jamais pouvoir effleurer la peau de l'homme qu'on aime. Elle ne perçoit aucun sens dans la folie de cet univers incontrôlable.

Elle serre les poings, furieuse et surtout anéantie par cette triste vérité, ils étaient des amants maudits. Et lorsqu'il dévoile les sombres travers de sa particularité, elle ne peut qu'en être ébranlée, cela le détruira t'il réellement ? N'y a t'il aucun moyen d'y échapper ? Étais-ce une obscur réalité ou une simple légende ? Elle l'ignore, elle ne connaît sûrement pas son arbre généalogique aussi bien que lui. Mais au fond d'elle, elle n'espère qu'une chose, que ce ne soit pas une fatalité, un léger murmure s'évapore de ses délicate lèvre. « Je suis certaine que c'est possible... Ils n'ont pas du bien chercher. » Il est vrai que dès qu'il s'agit de tactile, on baisse rapidement les bras, pensant que cette particularité est tout simplement incontrôlable. Elle a vécut la même chose, ou presque. Incapable de contrôler les arrêt temporel lorsqu'elle s'emporte, la moindre émotion était devenu comme une épée de damocles au dessus de sa tête, menaçant de l'emporter ou de la briser à chaque instant. Elle s'était finalement construit une carapace que lui seul avait put percer, dévoilé toute la douceur, toute la passion qu'elle cachait depuis tant d'années. Lui seul avait la clé de son cœur entre les mains, seulement lui avait sut briser sa solide carapace, il avait simplement trouver les bons mots, les bons gestes au fil du temps.

Elle reprend finalement sa position initiale dans le lit, cette fois assise, presque entièrement à découvert sous les draps, dévoilant la robe qu'elle portait le jour juste avant, cadeau des hôtes de cet endroit plein de mystère. Il fini par avouer, d'une voix à peine audible, la fatalité de leur existence. « Tu sais, c'est notre fardeau à tous, la souffrance. C'est encore plus perceptible dans le regard d'un des nôtres lorsque le temps est suspendu. Toute la douleur resplendit dans une nature morte, prenant le dessus sous tout autre sentiment, on se rend alors a compte a quel point chacun de nos gestes, chacun de nos actes est faux, erroné par notre nature même. On ressemble à des humains, mais on souffle terriblement de ne pas en être, c'est notre triste existence, notre prison. » Prison, il n'y a pas d'autres mots pour qualifier cette existence, ces pouvoirs incommensurable qui stimule chaque parcelle de leur organisme. Leur particularité est une prison de laquelle il est impossible de se détacher, on ne peut que la dompter. Alléger son poids, pour quelques années, ou pour l'éternité. « C'est peut être pour ça que nous sommes tous rassembler, pour partager notre douleur, pour l'alléger. Il paraît que l'union fait la force après tout, on peut se soutenir mutuellement, comme des amis, ou encore des amants... » Elle marque un temps d'arrêt avant de reprendre. « Dis moi Galahad, lorsqu'on sera rentrer... Que dis tu d'un mariage ? Après mes aveux d'hier, je dois admettre que je suis un peu gênée... Et... Ce sera une raison de plus pour toujours nous soutenir mutuellement, non ? » Un sourire gorgée de tristesse. Elle doit l'admettre, elle est un peu de la vieille école, elle croit toujours en ce vieux principe, le mariage renforce les liens, c'est ce qu'on lui a toujours dit. C'est sa croyance et son rêve, épouser un homme qu'elle aime, un luxe qu'elle n'a jamais connu auparavant. Un désir flamboyant en elle, dépassant la folie de ce jeune corps, car sous ses allures de poupée de porcelaine se cache malgré tout un cœur usé par le temps.


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Dim 16 Juil - 14:58

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Maigre rictus au murmure, mirettes perdues dans leur contemplation lointaine, l'esprit vagabond. Peut-être. Ne pourtant pas y apposer de réponses, besoin primaire que de vouloir fouiner, décortiquer en détail, analyser d'un œil avisé, individu dicté par son besoin d'assimiler et comprendre, n'ayant peut-être pas été jusque dans les méandres de sa propre carne. Avantage des connaissances sur les prédécesseurs. Valseuse cherchant une fois de plus à aider à assimiler, images des premiers jours chaotiques imprégnés encore en mémoire, rapidement point d'ancre et objet des fascinations qui furent jusqu'alors muettes.  

Nul jugement qui semble sortir de ses lèvres, aveux enserrant la gorge ravalé grâce à la douceur de ses mots. Ils furent justes, parvenant à déceler les secrets dans ses tableaux vivants, dénicher ce que les coques dissimulent. Démonstration pure et simple de pourquoi s'en être entiché. « Les boucles sont salvatrices. » Triste réalité pour ceux dont le fardeau ne peut être dissimulé aux yeux de tous, parfois bien trop jeune. Chance dans le malheur que d'avoir pu profiter d'une presque trentaine. Pénible que d'être un enfant qui ne grandirait jamais pour la plupart. « Pourras-tu m'y emmener un jour ? Dans ton monde ? » Curiosité que de découvrir la magie dont elle fut affublée, la partager, figer le monde pour le faire nôtre l'espace de quelques secondes, peut-être en devenir maîtres, figé entre deux cliquetis d'aiguilles et battements cardiaques. Carcasse qui se redresse, distance raisonnable et amère maintenue alors que le draps retombe en dévoilant les pans d'épiderme de la jeune femme, nostalgie d'une veille déjà voilée par la nuit marqué par la robe en accord parfait avec l'époque insufflée.

Palpitant qui rate un battement aux dires, suggestion et demande pour le moins inattendue qui me prend au dépourvu. Ne savoir que rétorquer dans un premier temps, silence de plombe qui se fait lourd à chaque seconde de plus, interminable, enserrant la gorge. « Moïra.. » Murmure alors que ses iris sont cherchées, cherchant à les pénétrer dans leurs tréfonds. Chose n'étant pas à prendre à la légère, éducation millimétrée revenant dans la face, gamin de bonne famille qui aurait du être parfait mari et père, avenir qui fut ôté aux premiers jours de guerre, sans parler des années qui s'en suivirent passant du bon parti à prendre, à névrosé incapable de rester esseulé et dont personne ne voulait. Valeur de la chose qui ne se prenait pas sur un coup de tête, peut-être différentes des années connues par la valseuse, où une telle proximité ne s'opérait pas sans une quelconque bague au doigts. D'autant plus qu'elle fut mariée, bien que dans une autre partie du monde, à part, temps perdu qui ne comptait très certainement plus. « C'est un peu précipité. » Frustration muette que la demande ne fusse pas opérée dans le bon sens, aurait dût être insufflée par mes propres lèvres, tout aussi en décalage avec le monde que nos existences.  

Paumes moites, nervosité ravalée tant bien que mal alors que le cuir qui enserre les doigts est déjà ôté, jugé insupportable, comme à l’accoutumée. Œsophage qui démange, quémande son addiction délétère toujours étendue sur le sol. Le tabac attendrait. « Regarde-moi. Je veux que tu apprennes d'abord à me voir, tel que je suis, là, maintenant. Et ce, peu importe le faciès que j'arbore. Je dois cesser de te terrifier Moïra, que tu ne craignes plus ta propre échine. Je ne veux pas que tu t'enchaines et en souffre d'avantage. C'est important pour moi. » Elle y parvenais, la plupart du temps, cerner le vrai dans l'illusion de la carne, bien que l'affrontement restait certainement le plus contraignant. « Je t'y aiderai, il suffit que tu fermes les yeux. » Épiderme qui reste pourtant le même malgré ses jeux, ne fait qu'être miroir temporaire, emprisonnant autre chose de la simple copie, loin de vouloir l'affronter, juger par ce qui pourrait sembler être propre regard alors qu'il n'en fut rien.  



Revenir en haut Aller en bas
Moïra-Mari Calum

avatar
- Ymbryne défectueuse -
❧ Boucle Temporelle : sous la terreur des bombardements (1941)
❧ Particularité : troublionne des temps anciens, unique danseuse sur un tableau figé
❧ Occupations : valseuse, elle éclaire la journée des âmes innocente. Objet de fascination, émerveille les yeux innocent
❧ Miroir :
❧ Missives : 40
❧ Yeux de verre : 19
❧ Crédits : avatar by ghost.writer & signature by alas


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Mar 25 Juil - 9:58

Eternel Ombrage

- La réalité est une prison -

Les boucles sont salvatrices. Ce mots résonnent comme une affreuse vérité envelopper d'un délicat mensonge. Elle ne parvint pas à y croire au fond, cet éternité la blesse plus qu'autre chose. Elle se refuse de l'admettre, mais elle maudit ces prisons dorée suspendu dans le cycle du temps, au plus profond d'elle, elle se révolte sans jamais cesser de craindre leurs regards. Ceux de ses congénères qui ne partagent pas son désir de révolte, ceux qui trouve le réconfort et l'harmonie au cœur de ces anomalies. Ceux qui n'ont aucune honte d'altérer le cycle de l'existence, ceux qui jubilent devant l'éternité qui leur est offert sur un plateau d'argent. Au final, ces orgueilleux sans le moindre complexe, ceux qu'elle n'apprécie guère mais qui font tout de même parti de son monde, par les talents dont ils sont doté, défiant même l'équilibre de toute chose sur ce monde. Elle rêve parfois d'avoir continuer sa propre existence, craignant malgré tout l'absence de cette rencontre improbable, l'absence de l'amour, ce sentiment qu'il lui a fait découvrir avec la plus grande des douceurs. Elle n'était plus que paradoxe, déchirer entre bien des tableaux qui auraient put tracer son existence, tourmenté par les échos d'un avenir impossible, les murmures d'un passé vague et un présent bien trop amère de par son éternité. L'avenir, il était devenu imperceptible, condamner à toujours revivre la même journée, décennies après décennies Elle avait finalement perdu le compte.

Et sans réel surprise, sa demande est rompu. Pulsion de folie, elle comprend parfaitement sa réaction bien que cela fasse mal. Oh oui, que c'est douloureux de se faire rejeter. Pour autant, il ne l'a repousse pas, elle le voit dans ses yeux sombre, elle y perçoit la peur. La crainte de la tourmente pourtant déjà bien présente entre eux, la peur de l'a blessé plus qu'elle ne l'est déjà. Pourtant, derrière son visage enfantin, elle n'est plus une gamine et au fond, cela l'irrite un peu, cela l'a met en rage. Mais elle ne peut lui en vouloir, sa colère n'est pas contre lui. Oh que non, jamais elle ne pourrait lui en vouloir. Elle le sait aujourd'hui qu'il ne désire que son bien, c'est elle même qui s'inflige une telle torture, c'est elle qui le désire plus que tout dans ce monde d'éternité. Il est celui qu'elle veut à ses côtés, l'homme dont elle ne peut se défaire. La frustration rayonnant dans son regard, elle articule dans un délicat murmure, presque enfantin. « Je ne suis plus une enfant.. » Ni une poupée de porcelaine. Elle n'est pas aussi fragile qu'elle en a l'air. Du moins, elle aimerait l'être, se convaincre de cela n'est il pas la première étape ? La foi, la confiance étaient les premiers pas vers son idéal, c'est ce qu'on lui avait toujours apprit, c'est le seul héritage qui lui reste de son existence passés.

Mais cela ne suffit pas a forger une éternité de soumission, cela ne suffit pas a penser une infinité de blessures qui avaient fini par la briser. Il lui fallait plus, un moteur, un pilier sur lequel se reconstruire, retrouver ce sourire perdus, emporter par les vagues du temps. Alors elle secoue la tête en signe de désapprobation « Je veux être à tes côtés, Galahad. Je ne reviendrais pas sur cette décision, plus jamais je ne reviendrais dessus. Peut importe le terrain sur lequel je m'engage... Tu es... La personne la plus précieuse qui soit à mes yeux. » Elle pouvait être buter la petite, son regard resplendissant cette fois de détermination. Elle savait que ce ne serait certainement pas facile, elle savait que sa particularité serait une terrible épreuve, mais qu'importe. Comme a cet instant vingt quatre heures plus tôt, le même désir rayonnait d'elle, celui de se battre pour l'homme qu'elle aime. Une tigresse prête à protéger son dut, une femme plus déterminé que jamais. Prête à endurer mille morts si cela le rapproche de lui. Prête à tout, rien de plus, rien de moins. Et qu'importe si les boucles étaient salvatrices ou simple prison. Qu'importe ce que leur fera endurer l'éternité, la particularité du Ednyfed, toujours elle se relèvera si c'est pour lui. Jamais elle ne pourrait renoncer a cette journée là, jamais elle ne pourrait envisager d'oublier ce qu'elle a ressentit une fois délivrer des chaînes du secrets. Jamais elle n'oublierait ses baisers échanger avec lui, car c'est ce souvenir qui l'inspire, qui la pousse au combat. C'est pour un jour revivre cette même journée qu'elle est prête à se battre. Même si cela brise toute les conventions de leurs mondes passé, même si une femme n'a pas sa place sur ce vaste terrain qu'est la guerre. Elle lèverait pourtant sans aucun doute les armes pour le conquérir, pour qu'il soit sien une nouvelle fois.


timeline end
The solitude creeping around in strands until I’m weighted down, remembering in innocence my laughter in the distance. I can’t get free; no, can’t get free; no, can’t get free, no can’t get free; no, can’t get free, no, can’t get free; it’s unravelling the world
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   Mer 26 Juil - 14:00

It's taking over

- I'm caught up in a daydream, nothing that could wake me now -

Requête qui reste sans réponse, maigre déception pointant, comme si elle voulut garder son univers à elle seule, tableau inaccessible et curiosité sans fond non rassasiée. Pourtant déjà oubliée en dépit du reste, autre demande qui en deviendrait presque surréaliste. Murmure soufflé, trahissant la contrariété de la valseuse, maigre soupir qui en découle en guise de réponse. Elle ne fut jamais une enfant, juste elle-même, oiseau dans son temps à ne pas blesser, maintenu à distance raisonnable pour éviter les atterrissages catastrophes et autres éboulements. Périmètre protecteur, permettant de mieux appréhender les chocs s'ils arrivaient, voilà tout. Longtemps idéalisée, fascination obsessionnelle qui en était devenue interdite. Jusqu'à la veille, papilles appâtées par ce qu'elles ne connaissaient pas ou plus, en quémandant encore tristement, profondément blessé que d'avoir retrouver les lourdes chaines.  

Maigre sourire. Esquisse qui se fend au fil des mots, transpirant de détermination. Syllabes qui se font presque rassurante, réchauffant les entrailles. Presque parvenir à en rire, ridicule que de s'enticher d'excentricités à ce point, de vouloir s'enfermer dans quelque chose qui la dépasse. Surréalisme délicieux. Ne pourtant pas parvenir à trouver les mots, peu habile dans ce type de situation pour le moins étrangère. Lèvres muettes. Préférer l'action, gestes très certainement plus impactant. Sérieux retrouvé en une seconde à peine, cherchant ses iris pour y pénétrer l'espace d'un instant, les soutenir. « Ferme les yeux, ne les ouvres que si tu te sens prête. » Murmure suave qui s'échappe. Prévention nécessaire, ne préférant pas user d'un effet de surprise afin de ne pas la brusquer, lui laisser le temps d'anticiper ou esquiver. Promesse qui serait rompue pour la seconde fois aujourd'hui, oubliant les principes même établis depuis le premier jour, alors que nul effleurement ne devait être fait, épiderme couvert au possible, dangereux malgré son apparence inoffensive. Jeux des costumes de chairs qui pouvait devenir blessant. 

Approche tout de même hésitante, image de sa fuite précédente s'imposant à nouveau à l'esprit, anticipant presque la réaction si elle ne parvenait pas à voir. Ne pas savoir lequel des deux fut en réalité le plus effrayé, frontière floue. Palpitant qui s'emballe, raisonne, vibre sous l'échine en une angoisse ravalée au possible. Contacts opérés des milliers de fois, vol sans scrupule d'autres faciès défilant et pourtant ne pas réellement comme m'y prendre. Pourtant tétanisé à l'idée de lui ôter délibérément ce qui lui fut propre. Triste vérité.

Souffles qui se mêlent, une seconde, avant l'impact fatidique, à la fois redouté et aspiré. Lèvres qui s'enlacent l'espace d'un instant, quelques fractions où elles furent elles-même, baiser délicieux faisant écho aux images de la veille, souvenir déjà floutés en partie. Inspiration, souffle qui se coupe, retenu. Comme si ça allait retarder la chose, réflexe idiot et inutile. Carne qui se réorganise avec amertume, trouvant des courbes qui ne furent d'ordinaire pas attribuée. Chemise désormais trop ample sur les épaules frêles, pâle copie grotesque et parodique de la valseuse se perdant dans le tissus. Baiser rompu aussitôt, tout de même envolé en douceur, ne laissant pour contact qu'une ébauche de caresse sur sa joue, mélancolique. Silence maintenu, ravalant cette voix qui ferait écho à la sienne, malaise palpable, carcasse haïe une fois de plus malgré l'instant qui fut incontestablement exquis.  



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: « It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari   

Revenir en haut Aller en bas
 
« It's taking over » ❧ Ft. Moïra-Mari
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Taking the hobbits to Isengard ! [PV Evan]
» Rayjon taking solar panels to rural Haiti
» ❧ BROKEN - You've been taking up my mind with your little white lies.
» ❝ Kathleen ◊ I'm taking a stand to escape what's inside me. ❞
» Eben&Tal • I don't know where the lights are taking us but something in the night is dangerous

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Song of the Gears ::  :: Le Manoir et ses Alentours :: Les Chambres-