AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Partagez | 
 

 Il barre la route des policiers avec un gramophone pour empêcher l’arrestation de son frère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité


MessageSujet: Il barre la route des policiers avec un gramophone pour empêcher l’arrestation de son frère   Jeu 11 Mai - 20:06

Et tout ça,

- vêtu d'une robe de satin et de talons aiguilles. -

Cela faisait maintenant deux semaines que j'avais fait irruption dans cette boucle temporelle. Ma boucle précédente avait été un vrai massacre pour la culture londonienne, enfin ce n'était après tout que mon avis... Ces instants passés dans le futur m'ont secouée, il fallait que je l'avoue. Ma famille me manquait terriblement, et revenir à une époque que je connaissais, et où je me sentais à l'aise, bien qu'elle ne me rappelle de mauvais souvenirs de la guerre me réchauffait le cœur. J'avais passé tant de temps à errer dans ces rues que je pouvais m'y repérer comme dans ma poche. Je pouvais épeler le nom de chacune de ces allées à l'endroit comme à l'envers, bien que ce ne soit pas vraiment utile. Revoir les boutiques devant lesquelles je m'arrêtais pour contempler les trésors qu'elle contenait me laissait croire que j'allais pouvoir contempler éternellement la beauté de ces pièces. J'avais d'ailleurs eu le droit d'emménager dans un appartement, dans le quartier des portes. Les enfants aimaient le nommer ainsi, et certains venaient me questionner lorsque je me rendais à la maison de maître pour y faire un peu de ménage. Je partais alors sur une description plutôt humoristique de mon appartement, regorgeant pour l'occasion de dragons, de fées et de lutins. Moustache le dragon se cachait dans mon placard, s'occupant de garder mes vêtements repassés, tandis que les fées nichaient dans ma salle d'eau, s'amusant à souffler des bulles de savon. Les lutins ? Eux, ils préféraient se cacher sous mon lit, friands de me chatouiller les pieds. Les éclats de rire de ces gamins me laissaient toujours ébahie devant leur naïveté si mignonne, et me rappelaient ce que je n'aurais jamais...

Ce matin là, je m'étais levée, et avais entamé mon rituel. Jetant un regard par la fenêtre, je pouvais voir les timides rayons du soleil se faufiler à travers les nuages. Le printemps tardait à venir... Il n'était pas encore l'heure de mettre une robe, bien que ce n'était pas l'envie qui me manquait... Sentir le vent s'engouffrer sous mon jupons, tandis que les hommes admiraient mes mollets, appâtés par ce qu'ils ne toucheraient jamais pour chasse-gardée. Non, il ne faisait pas assez chaud... Mais il était vrai qu'une paire de petits talons... Auraient pu être les bienvenus, s'ils avaient été à ma taille... Mes pieds avaient bien pris cinq pointures, quel dommage... Alors je m'imaginais mentalement ma tenue des plus féminine, sur ce corps si... Masculin. Je n'étais pas si repoussante, après tout. Même avec mes poils aux jambes et mon duvet sur le torse ! Qui pourrait résister à un homme habillé en femme ?! Tout le monde... Évidemment..! Quelle idiote je fais ! Alors j’enfilai une chemise, colorée pour me ramener à ma condition de femme, ainsi qu'un pantalon,  par dessus mon caleçon qui me mettait bien trop mal à l'aise, mais que je me forçais à mettre. Une paire de chaussette, ainsi que des chaussures suivirent la lancée. Et pour finir, la suite de mon costume trois pièces, une cravate, un veston, ainsi que sa veste. Mis à part ma chemise rose pâle, mon ensemble était dans les tons de marrons. Une tenue sur-mesure pour la personne hors du commun que je suis, évidemment. L'enchaînement terminé, je pouvais sortir de mon antre, lâchant un au revoir à ma collection de boucles d'oreilles. Une petite manie, qui m'aurait valu beaucoup de moqueries si je n'habitais pas seule... Un petit passage de main dans les cheveux, et je m'aventurais dans les couloirs.

Mais que vois-je ? Monsieur Bannerman... Un homme qui, jadis, en tant que femme, aurait pu me rendre toute chose, mais aujourd'hui, il me semble que mon corps en dit toute autre chose... Mais passons, là n'est pas la question ! Cet homme voyez-vous, est en quelque sorte mon informateur... Celui qui, en échange d'informations m'aiguille vers mon petit frère, Galahad, que je n'avais, pour le moment, pas eu le courage de rencontrer... Alors, dans ce long couloir, je le héla. Il semblait s'approcher, ou partir de appartement, avec détermination. "Bien le bonjour monsieur Bannerman ! Comment allez-vous ?! Je voulais justement vous parler de deux trois petites choses..." Une main s'approchant de la sienne pour la lui serrer, accompagné par mon sourire le plus radieux, et je tentais déjà de l'amadouer. Oui, je pouvais peut-être avoir des informations à lui confier... S'il fait de même en échange, c'était notre petit procédé pour nous arranger l'un comme l'autre. Je laissais mon regard amusé se poser sur sa tenue, jalousant intérieurement la classe qui transpirait par tous les pores de sa peau. "Quel bon vent vous fait sortir si tôt, et en si jolie tenue ?" Une question comme cela, histoire de brosser l'animal dans le sens du poil. Une once d'hypocrisie ? Non, la franchise est mienne... Enfin, à cet instant là.
Revenir en haut Aller en bas
Galahad L. Ednyfed

avatar
- Imitateur excentrique -
administrateur
❧ Boucle Temporelle : Grondements infernaux qui déchirent les cieux, l'apocalypse journalière de quarante-et-un.
❧ Particularité : Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui copie et imite l'être effleuré. Il s'implante jusque dans l'esprit qui s'efface, fardeau que de ne jamais être soi.
❧ Occupations : Projectionniste, pour le plaisir des regards avides de curiosités. Voyeur et récolteur d'informations qui se joue de ses habits de chair. La médecine et l'anatomie n'ont également plus aucun secret, avenir brillant dérobé.
❧ Miroir :
❧ Missives : 618
❧ Yeux de verre : 179
❧ Crédits : Mad Hattress


MessageSujet: Re: Il barre la route des policiers avec un gramophone pour empêcher l’arrestation de son frère   Jeu 11 Mai - 22:35

Un comme un problème Huston

- définitivement sentir l'embrouille -

Doux cliquetis de la serrure qui saute, son qui s'élève, terriblement rassurant, si doux à l'oreille. Rictus qui s'esquisse de lui-même alors que la victoire est annoncée, refermant soigneusement la porte des appartements risqué de l'individu, risquant très certainement gros si la présence est découverte. Les absents ont toujours tords. Le regard effleure un bref instant l'appât, les dossiers alléchants qui se dissimulent certainement, les occulter tant bien que mal malgré cette irrésistible envie qui brûle les doigts, profiter de l'absence pour prendre une avance considérable, dualité puérile, jeux d'échec qui s'enchaine depuis bien trop de jours répétés, d'années, ne s'en lassant pas. Les règles du jeu instauré pourtant respectées avec soin. Se concentrer sur le but initial, paperasse laissée loin des préoccupation alors que les lieux sont passés au peigne fin pour une toute autre quête. Oh que Clarence me tuerait s'il apprenait que son précieux plancher avait été effleuré par mes pieds en son absence. Dernière longue bouffée de ma cigarette coincée entre les dents, l'écrasant pour mieux mener l'opération.

Commencer par la penderie, parcourant le moindre millimètre de toutes les vestes, prenant soin de déloger un costume abandonné dans sa fuite vers je ne sais où, finir par la salle d'eau, probablement le plus efficace, arpentant le fin fond des éviers avec une grimace. Pourquoi fallait-il que ça tombe toujours sur moi ? Dénicher le Graal sous forme de fils d'ébène, les extirper soigneusement du bout des doigts gantés avant de les glisser dans un mouchoir qui serait conservé avec soin, après tout, sait-on jamais. Ôter le tissus, l'échanger pour le costume emprunté, un brin trop grand, en revenir à la trouvaille une fois les doigts nus, effleurant les quelques cheveux égarés, provoquer l'odieuse malédiction, laissant le reste faire, dans un frisson qui remonte le long de l'échine, déformant les traits initiaux, code insufflé reproduit à la perfection, s'adaptant, parfait jumeau du propriétaire absent, jusque dans les paupières clauses au creux des paumes qui ondulent. Sensation désagréable de ne pas pouvoir exploiter le plein potentiel de mes mains qui sont à nouveau gantées, histoire de prendre des précautions en plus de parfaire l'illusion. Dissimuler les preuves, effacer toute trace du passage, à l'exception de l'emprunt du costume, remplacé par mes propres effets qui seront récupérés une fois les traits envolés.

Ne restait plus qu'à enquêter, tentative d'infiltration pour mieux chercher une information. Trouver que signifiait le nom de Maxine, satisfaire la curiosité insatiable, combler un dossier qui reste définitivement vide. Refermer la porte avec soin, laisser l'original s'imprégner, paraître naturel, adoptant la démarches et les réflexes précautionneux pour les paumes. Entamer l'expédition, entendre un appel, serrer les dents, déjà entrecoupé. Merde. Faire volte face histoire de confronter l'individu, sombre inconnu, visage bien trop peu familier, pourtant pas faute de les retenir, probablement un individu fraîchement débarqué, avant que Clarence ne disparaisse dieu seul sait où.

Effacer au mieux le malaise, maigre salutation, éviter la poignée de main, l'esquivant, l'original l'aurait aussi fait de toute manière, loin de vouloir se faire presser les yeux par des doigts étrangers. Qu'est-ce qu'il voulait celui-là ? Il puait l'espion à plein nez, ne doutant certainement pas de Bannerman, bien capable d'engager n'importe qui pour faire la basse besogne et grappiller des informations à sa place. La paranoïa monte un brin, pouvant m'attendre à tout. Dilemme, esquiver l'énergumène, reprendre la mission d'origine ou se laisser appâter par le mystère, grugeant ainsi l'original. Définitivement trop alléchant de prendre un brin d'avance, à voir jusqu'où le jeu d'acteur pouvait perdurer.

Hausser un sourcil, ne pas se laisser amadouer. « Nous serions probablement plus à l'aise dans un endroit plus discret. » Quitte à recevoir quelques informations croustillantes, autant le faire correctement et appâter le poisson pour qu'il morde et tombe les deux pieds dans le piège. Hésiter une seconde, ne préférant pas retourner dans les appartements du troisième élément inculpé malgré lui, sait-on jamais qu'il ait pris une photographie de l'état des lieux avant son départ pour mieux coincer les fouineurs dans mon genre. Opter plutôt pour le grenier, nettement moins risqué et parfaitement discret, lui faisant signe d'emboiter le pas. « J'écoute. » Statue de granit, oreille à l'écoute, prête à enregistrer. Je le tiens.



Revenir en haut Aller en bas
 
Il barre la route des policiers avec un gramophone pour empêcher l’arrestation de son frère
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Mission] Sur la route de Crocus {avec Nox Apostolica}
» moules à la normande
» L'Anneau de Barahir
» Liquide non Newtonien !! :D (testé et approuvé au labo)
» ★ Laisse moi effleurer ta peau de mes notes... ♫ [TERMINEE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Song of the Gears ::  :: Les Archives-