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 New Noise (feat. Marie)

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MessageSujet: New Noise (feat. Marie)   Mar 16 Mai - 1:13

New Noise

- Mackenzie Frey & Marie Balmain -

Mackenzie tourna et retourna le Zippo dans sa main. Elle guettait l'occasion idéale pour s'infiltrer dans l'université, mais celle-ci tardait à venir. "Oh, il te suffit de rentrer dans le grenier et tu ressortiras dans la boucle!" qu'elle lui avait dit. En attendant, il fallait déjà qu'elle puisse accéder au bâtiment sans se faire repérer.

Le briquet fit encore un tour sur elle-même. Si elle était honnête avec elle-même, Zee avouerait que sa grand-mère l'avait déçue. Elle lui semblait si... détachée de tout. Sans non plus être négligente, mais ne voyant que la boucle et ses miracles. Comme si elle n'était qu'un enfant sur un manège qui refuse de descendre. Bien sûr, Mackenzie appréciait la main tendue qu'Alice lui avait offerte mais... Tout était trop familier et étranger à la fois. Un paradoxe qu'elle commençait à avoir du mal à accepter.

C'est pour ça qu'elle avait sauté sur l'occasion et demandé à sa grand-mère plus de précisions quand celle-ci lui avait évoqué les autres boucles au détour d'une conversation. Celle de 1941 lui semblait parfaite : suffisamment éloignée pour que tout lui semble étranger mais pas trop non plus pour éviter d'avoir l'impression d'être sur une autre planète.

Alors que Zee chassait ses pensées, elle réalisa qu'elle était enfin seule. Sans plus attendre, elle ouvrit la porte. A l'intérieur l'attendait une odeur nette de renfermé et une obscurité qu'elle trouva instantanément désagréable. C'était déjà une chose de rentrer dans un espace confiné, mais en plus de ne pas savoir où elle allait l’exaspérait au plus haut point. Allumant son briquet, elle se guida à la flamme, fredonnant "Ain't No Rest For The Wicked" pour oublier qu'elle faisait quelque chose de complètement fou. Il lui fallut un certain temps pour arriver au grenier et trouver la porte. Temps pendant lequel elle songea très sérieusement à faire demi-tour, faire une crise de panique dans les escaliers ou courir jusqu'à la porte. Elle ne fit rien de cela. Et c'est dans un calme relatif, qu'elle entra dans la boucle de 1941.

Et rentra la tête la première dans un bocal rempli de formol. Enchainant des injures plus créatives les unes que les autres, elle releva la tête pour s'apercevoir dans son malheur elle avait de la chance : le bocal était tombé sur un carton rempli de chiffons, évitant qu'il ne brise. Avec un soupir de soulagement, la texane se releva et étira ses bras. Même l'air renfermé avait une sensation différente, plus lourd, comme si il y avait de l'orage dans l'air. "Génial." pensa-t-elle sarcastiquement. Après tout, la boucle se trouvait dans Londres alors on ne pouvait pas vraiment s'étonner de ce genre de temps.

Mackenzie finit par descendre et sortir de l'université, accueillie par un soleil beaucoup moins intense que sa première entrée dans une boucle. Tellement peu intense qu'on aurait même pu dire qu'il était inexistant. Avec un nouveau soupir, celui-ci de déception, elle enleva ses lunettes de soleil pour les caler dans son sac à main. Ou plutôt celui de sa grand-mère, parfait pour l'époque. Sa tenue en elle-même était plutôt crédible, si l'on exceptait que le tissu était un peu fin pour le temps qu'il faisait dehors et qu'elle ne portait presque rien en dessous. La flemme.

Le spectacle était aussi désolant que celui des livres d'histoire : des visages fermés, des bâtiments en ruine et des pleurs d'enfants. D'un air morne, elle alluma sa première cigarette, cachant soigneusement son paquet dans son sac et décida d'explorer la surface. Elle se doutait qu'elle ne risquait rien en faisant ainsi, le choix de la journée étant très étrange dans le cas contraire.

Elle ne pût s'empêcher que tout lui était bien étrange de toute façon.
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Marie Balmain

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❧ Boucle Temporelle : 22.03.1941
❧ Particularité : Copie de mémoire
❧ Occupations : Le plus souvent, Marie s'assoit contre un mur et lit pendant des heures. Cela lui permet d'oublier pendant quelques temps ces jours, tous les mêmes, qui se répètent à l'infini
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MessageSujet: Re: New Noise (feat. Marie)   Ven 19 Mai - 14:09


J’ouvre un oeil, puis l’autre. La lumière grisâtre me faisant spontanément mal à la tête et me provoquant une douloureuse nausée, je les referme aussitôt, prenant le temps de remettre mon esprit en totale activité. J’étais revenue dans ma boucle, en 1941, je connaissais ce ciel mieux que n’importe quel autre. Celui dans lequel je me perdais régulièrement, tentant d’échapper aux regards apeurés qui bercent le sol un peu plus bas dans mon champs de vision. Ce ciel gris qui m’évoque sans cesse celui de Paris, souvenir qui reste à jamais gravé dans ma mémoire, inébranlable. Ce ciel familier qui me rappelle aussi ce jour où tout à commencé, mon départ de la ville lorsque les soldats allemands étaient venus nous chercher, ou à cette époque où je déambulais dans les rues enfant, accompagnée de mon cher père et de ma tendre mère. Ce ciel-ci, je le connais mieux que quiconque. Je passe ma main sur ma tête, me heurtant à une bosse qui me lance violemment, me piquant, me faisant verser une larme que j’essuie rapidement. Je suis rentrée de mon voyage en 1873, lieu merveilleux qui pourtant ne devait se faire qu’éphémère pour ma personne. Mes yeux clos revoient la neige, les habitants naïfs qui jouissait de l’approche de Noël, courants dans les magasins pour faire multiples emplettes afin de gâter leur famille de dizaines de cadeaux. L’époque victorienne, simple, joyeuse, polie, presque parfaite. Et pourtant, j’avais ressentis ce besoin de rentrer, enfin en paix avec mon être. J’ose affronter à nouveau le paysage extérieur, et la nausée ne parait plus. Un tour de tête sur la gauche puis lentement vers la droite me permet de me localiser dans Londres. Toujours à l’université vétérinaire, mais hors de celle-ci. Je m’assois lentement, prenant garde à mon corps et mon cerveau qui se faisait faible, me servant de mes bras pour prendre appuie sur le sol, et je pu me rassurer de constater que mes gants couvraient toujours mes mains. A leur poste. Je prends le temps d’analyser ma situation, réalisant que j’avais tourné de l’oeil, cherchant à trouver l’objet du crime. En face de moi, à moins d'un mètre, se tenait fièrement un panneau indiquant l’université ainsi que les quelques entrées pour y accéder. Parfaitement à hauteur de ma tête, j’en venais à la conclusion qu’il était mon malfaiteur. Je ne cherchais pas à comprendre plus amplement ce qui m’avait amené à ne pas voir ce panneau, bien trop souvent plongée dans mes rêveries pour réaliser la place que j’occupe en ce monde, et beaucoup trop souvent confrontée à de multiples chutes et blessures. Je me relève d’une façon qui me semblait dynamique, bien que je me savais au fond aussi rapide qui escargot exténué. Je me stabilise sur mes deux jambes, prête à me mettre en marche afin de rentrer à mes appartements, dans le quartier des portes. J’attrape mes maigres bagages, contenants quelques vêtements, me mettant à la suite en route d’un pas décidé, excitée à l’idée de revoir les quelques personnes qui partagent mon quotidien afin de leur conter les aventures que j’ai pu vivre lors de cette aventure qui avait eu l’effet d’une gorgée d’eau de Jouvence pour mon âme.

Il y avait une demoiselle qui se tenait devant l’école, dos à elle, fumant une cigarette et le regard perdu dans ce qu’elle voyait. Un visage qui m’était inconnu et qui n’était certainement pas humain, car aucun d’entre eux ne venait trainer dans les alentours de l’université abandonnée en ce 22 mars 1941. Je fronçais les sourcils, geste non prévisible qui ranima aussitôt une énième douleur émanant de la bosse que j’avais sur le front. J’empêchais un « aïe » indigné de sortir de ma gorge, le bloquant dans mes entrailles, acceptant malgré moi le mal que cela engendrait encore plus. Je m’avance vers la jeune demoiselle, et plus je m’approchais, plus je la voyais jeune. Pas seulement jeune physiquement - bien que ce soit le cas. Jeune à l’intérieur, l’âme encore vivante, dont la flemme n’est toujours pas éteinte, brûlante d’envie et de désirs, de hargne, de pensées cachées, d’aventure à vivre et de diverses choses à découvrir. Je me sens presque mal à l’aise, voyant en ma personne l’antithèse exacte de cette jeune femme, pourtant si récemment pourvue d’un sentiment de renouveau total de mon être; persuadée que j’étais à nouveau plus joyeuse, plus vivante, plus apte à voir sans devenir le reflet du malheur des autres et à sourire afin d’être le contraire des visages vidés des autres humains et Syndrigastis. « Bonjour. » J’avais élevé la voix, afin qu’elle m’entende malgré la distance, mais ma faiblesse encore dominante bien que gérée fit vibrer mes neurones pour me donner encore une fois un mal de crâne des plus insupportables. « Que fais-tu ici? » Agacée par moi-même, mon ton se faisait froid et désagréable, pouvant se confondre à une reproche. Je ne m’excuse pas, n’y voyant aucun intérêt, me contentant de la fixer bien que ma vision soit encore assez trouble. Je replace mon sac de voyage qui ne demande qu’à fuir de mon épaule, et commence à analyser la demoiselle à la chevelure dorée. Un joli minois, des vêtements plus ou moins anachroniques dans les années 40, qui pouvaient toutefois passer sans nul problème et j’avais la conviction que les Ymbrynes de la boucle ne lui en tiendrait pas rigueur. Mais qui étais-je pour porter un tel jugement, moi qui avait débarqué au XIXè siècle avec mes robes d’une ère future. Je marque un temps d'arrêt sur sa cigarette, le regard qui pétille soudainement, me souvenant qu’ici, la pipe n’était plus le seul moyen de pouvoir fumer. La cigarette simple, que l’on sort du paquet et qui à l’aide d’un briquet dont le feu jaillit instantanément, nous brûle et nous asphyxie les poumons. Je lui adresse un regard envieux, presque abattu. « Me ferais-tu don d’une de tes cigarettes, s’il te plait? » Elles ne ressemblent pas à celle que j’ai coutume de voir ici, mais je n’avais pas eu besoin de cette constatation pour comprendre qu’elle venait d’un ailleurs qui représente pour moi le futur.



evanescence

Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

Coucou :/ :
 
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MessageSujet: Re: New Noise (feat. Marie)   Mer 21 Juin - 5:29

New Noise

- Mackenzie Frey & Marie Balmain -

"Bonjour."

Le son de la voix de Marie fit presque sursauter Zee, perdue dans ses pensées. Elle tourna sa tête en direction de l'inconnue, surprise que quelqu'un lui prête attention. Ses yeux la scrutèrent rapidement avant qu'elle n'arrive à sa hauteur, tentant de savoir à qui elle avait à faire. Rien ne lui sautait aux yeux sinon un air léger de douleur : physique ou mentale, elle n'aurait su dire. Elle observa d'un air distrait la bouche de l'inconnue qui bougeait.

Le ton était surprenant. Zee avait presque l'impression de se faire gronder. Une pensée vint la frapper. Et si quelqu'un l'avait repérée, forçant ainsi les gardiennes de la boucle à intervenir? Elle aurait été incapable de dire si l'inconnue était une Ymbryne ou non, ses yeux étant encore fichtrement incapables de discerner l'humain du particulier. D'une grimace, elle lui répondit :

"Je venais simplement explorer... et toi?"


Mackenzie observa son visage en attendant sa réponse et ne put m'empêcher de remarquer son changement d'expression, ses yeux se plissant pour regarder... sa cigarette? Le temps que l'information lui monte au cerveau, l'individu qui ne perdait pas le nord lui en demanda une. Malgré leur prix, Zee n'était pas du genre à garder ses cigarettes pour elle et ouvrit son paquet après un regard circonspect aux alentours - rien à signaler. D'un geste souple, elle tira directement du paquet un des tubes cancéreux noirs qu'elle tendit à la femme. Habituée de son briquet qu'elle était, elle le fit tourner dans sa main avant de l'ouvrir d'un coup sec et offrir une flamme. Une fois sûre que celle-ci était allumée, Zee rangea son matériel dans son sac et dit à Marie avec un sourire :

"Lèche toi les lèvres tu verras c'est marrant."

Les cigarettes étaient aromatisées au chocolat. Si Mackenzie trouvait ça marrant, elle n'oubliait pas non plus que cela la faisait définitivement passer pour une gosse. Mais bon, au chocolat quoi...

"Euh, j'espère que t'aimes du coup... Sinon, c'est quoi ton nom?"


Zee prit un air de conspiratrice et se pencha un peu en avant pour lui murmurer :

"Et, tu viens d'ici ou...?"

A se baser uniquement de l'endroit où elle sortait, la blonde aurait dit que non. L'université vétérinaire n'avait définitivement pas l'air très utilisée. Et elle n'avait pas l'air d'une étudiante. Enfin, que pouvait-elle en savoir - elle avait fait des études d'art et tout le monde là-bas avait l'air particulier. La demoiselle, elle, avait l'air plutôt ordinairement habillée.

Un mouvement lent attira son regard. L'amas de nuages gris semblait se faire plus imposant, signe qu'une averse serait à prévoir. Zee poussa un soupir : pour une fois que le climat cowboy-esque du Texas lui manquait...

"Et évidemment, il va pleuvoir je parie." grommela-t-elle à voix basse, espérant secrètement pouvoir piquer un parapluie pour ne pas finir détrempé quand cela arriverait. Elle avait simplement prévu une robe, sa grand-mère ne lui ayant pas donné plus d'informations que cela - elle aussi avait tendance à avoir l'esprit ailleurs. La pensée que des bombes puissent tomber aussi lui avait effleuré l'esprit, mais l'assurance de sa grand-mère et l'absence de personnes la poussant à aller ailleurs était en soi rassurant. Si la femme était au courant, de bombes rasant l'endroit, elle ne la laisserait sûrement pas rester ici à fumer comme si de rien était. Enfin, elle l'espérait.
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Marie Balmain

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MessageSujet: Re: New Noise (feat. Marie)   Lun 24 Juil - 18:48


Au moins, une chose est claire, la demoiselle n’est pas une voyageuse avertie. Nouvelle dans les boucles, ou sédentaire de nature, peu importait car le résultat était tel quel. Elle n’avait pas fait le bon choix en venant en 1941. Cette boucle n’est pas la plus jolie, pas la plus agréable, et encore moins la plus fréquentable lorsque l’on ne connait pas les lieux.
« Mieux vaut ne pas explorer seule, alors. Certains coins sont à éviter avec précaution dans une tranche horaire donnée. Ne te promène jamais de nuit pour commencer. »
Plus une mise en garde avisée qu’un reproche ou autre chose. Ce serait dommage qu’un visage neuf meurt si rapidement. Il est aisé de laisser sa peau dans l’explosion d’une bombe, on se retrouve si facilement au mauvais endroit au mauvais moment.
« Je rentre chez moi. »
Malgré mon coup douloureux à la tête, j’étais pleine d’entrain et encore dans l’excitation et la joie que m’avait procuré mon voyage dans les années victoriennes. Ce départ avait été une des meilleures décisions que j’avais pu prendre pour moi-même. Je me sentais ressourcée, nouvelle, prête à affronter à nouveau la routine morose et les visages péniblement las des Londoniens.

Mackenzie me tend une cigarette noire. Je fronce les sourcils, inspectant le tube en le faisant tourner entre mes doigts. A la suite, elle l’allume avec un briquet comme je n’en avais jamais vu avant.
« Toi, visiblement, tu viens de 2016, n’est-ce pas? »
J’amène la cigarette à mes lèvres, et exclame une onomatopée lorsque je perçois le goût singulier de la fumée. Je n’avais jamais rien vu de tel.
« Mais c’est délicieux ! »
Je profite d’autant plus de la cigarette, et un réflexe méfiant me fait buter lorsqu’elle me demande mon nom. Pourtant elle ne pouvait pas être un danger pour nous, frêle et jeune comme elle est. Mais ça seules les Ymbrynes peuvent prendre la décision finale à ce niveau.
« Je m’appelle Marie. Comment te nommes-tu? »
La fumée fait tambouriner ma tête de la pire des manières, mais je m’oblige à la terminer par politesse et gourmandise. Pourvu qu’elle ne me fasse pas tourner de l’oeil comme tout à l’heure. Je désigne du doigt la cigarette entre nos doigts. 
« Fais attention aux anachronismes, les Ymrbrynes n’aiment pas vraiment cela. »
Je marque une pause, un sourire s’esquisse sur mes lèvres et j’abaisse ma voix comme pour la mettre dans la confidence.
« Après tout, elles n’aiment rien ! »

Un murmure pour me demander si je viens d’ici. Force est de constater que la blonde ne connait strictement personne dans la boucle. J’ai un soupçon de tristesse pour elle, la comprenant complètement perdue. Rester seule ici n’est vraiment pas une bonne idée, et je me promets à l’instant même de la guider aussi longtemps qu’elle en ressentirait l’envie et le besoin.
« Je ne compte plus le nombre d’années que je déambule dans les rues de Londres. Chaque endroit, chaque seconde du 23 mars 1941 n’a plus de secret pour moi. »
J’avais malgré tout la sensation de les découvrir à nouveau. Après ce temps passé loin de mon paysage habituel, je vois chaque chose d’un oeil nouveau, comme si l’on avait réinitialisé mes aprioris à propos de cette boucle. Me voilà satisfaite, car c’était en un sens ce que j’attendais de mon voyage vers un ailleurs.

Les nuages qui annoncent la pluie quotidienne gonflent, s'étalent, et drapent l’entièreté du ciel. Tandis que la jeune voyageuse semble consternée à l’idée d’être noyée sous des trombes d’eau, je m’en réjouie par esprit de contradiction.
« A 16h27, chaque jour. Comme elle m’avait manqué ! »
J’ouvre les bras pour enlacer les premières gouttes qui tombent sur mon visage et sur mes vêtements. Puis je me rappelle que peut-être cela pouvait être un problème pour la particularité de ma voisine.
« Quelle est ta particularité? Il faut se mettre à l’abri? »
Je désigne de la tête un renfoncement sur la façade de l’université vétérinaire, et me dirige avec mes affaires sur le dos vers le refuge sans attendre. Bien que la pluie me fasse l’effet d’un baume au coeur, je n’avais pas forcément envie d’être complètement trempée. Bien qu’en mars il fasse froid, mon séjour en plein hiver m’avait remémorer ce qu’était la bise glaciale. Nous n’avions pas à nous plaindre, en réalité.
Je m’assoie par terre, en tailleurs, oubliant mon sac sur le côté, jetant le mégot de cigarette au sol. Je laisse planer un petit silence, puis pris plaisir à le briser.
« Tu me rappelle ma propre personne, lorsque j’ai connu les boucles. »
J’inspire un bon coup, puis expire. Effleurant la bosse sur ma tête qui me lance encore, je remarque malgré ça que le céphalée se dissipe.
« Tu n’es pas seule, là bas? »



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Viens, tu verras la route est longue. Parfois le ciel devient sombre, mais les nuages sont encore loin. Et même si de fatigue tu tombes dans ta course vagabonde, ai le courage de continuer ton chemin. Dis-toi que rien est écrit, l'avenir se construit.

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