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 Spy VS Spy [Clarence F. Bannerman]

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Enric Heartgrave

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- Ombre à tout faire -
❧ Boucle Temporelle : 1941
❧ Particularité : Manipule les ombres à sa guise, pouvant les rendre tangibles
❧ Miroir :
❧ Missives : 33
❧ Yeux de verre : 17
❧ Crédits : Ava: Junkiie


MessageSujet: Spy VS Spy [Clarence F. Bannerman]   Dim 25 Juin - 8:27

Spy VS Spy
Je sais pertinnement que Magda et les autres Ymbrynes condamneraient ce que je suis en train de faire, pour bien des raisons ; parce que ce n’est pas dans la nature des boucles d’être ainsi, parce que cela montre une fois de plus que je ne fais toujours pas confiance aux autres même à ceux de mon époque (j’ai presque envie de dire plus particulièrement ceux de ma propre époque), parce que cela est intrusif…A ce compte-là, ce que fait Clarence est tout aussi, si ce n’est plus, intrusif que ce que je m’apprête à faire. Car là est le cœur du problème : Clarence Bannerman. Un autre Syndrigasti de la boucle qui, lui aussi, a vécu l’enfer de la guerre, l’enfer d’être un espion. Je ne sais pas exactement quel rôle il a eu dans la guerre, ni où il était basé, mais, contrairement à moi, il n’a pas laissé de côté ce qu’il a été durant ces années en arrivant dans les boucles. Son obsession pour les informations à propos de tous et tout continu de le ronger et il en devient ne menace pour ma propre sécurité, pour ma propre santé mentale à dire vrai.

J’ai conscience que je semble être un spécimen particulièrement intéressant, pour avoir deux fouineurs pareils au derrière (Galahad s’y était mis, le bougre), mais je ne souhaite plus être le cobaye de qui que ce soit ; j’ai déjà donné, et je refuse de me retrouver encore une fois dans cette position. Je pourrais tout simplement quitter cette boucle pour aller dans une autres, me direz-vous et vos auriez raison, sauf sur un point : Je ne veux plus fuir ce passé. Je ne veux pas l’affronter pour autant, donc ne pas le faire ressortir, je veux simplement qu’il reste posé là où je l’ai mis toutes ces années en arrière. Est-ce si compliqué à comprendre ? Clarrence n’a-t-il pas, lui aussi, des souvenirs de la guerre qu’il préférait garder enfoui ? Je sais qu’il y a quelqu’un qui est venu le voir depuis une autre boucle, souhaiterait-il vraiment exposer une telle expérience à cette personne ? J’en doute, alors pourquoi chercher à m’obliger à faire de même ?

Mais tout va changer aujourd’hui. Je compte bien récupérer les informations qu’il a trouvées sur moi et les détruire, de quelque moyen que ce soit. D’où ma présence dans le couloir contenant son appartement, un kit de fortune pour crocheter la serrure de son antre. Je sais que pour l’instant il n’est pas présent, si je n’en n’ai pas l’air, j’observe ce qu’il fait, j’enregistre à ma manière ses tics, ses habitudes, son emploi du temps. Sachant me montrer patient malgré le sang chaud du Sud coulant dans mes veines. J’ai attendu le bon moment pour m’introduire chez lui, profitant allègrement que sa nouvelle amie de l’extérieure n’accapare son temps. Un regard à gauche, un regard à droite, une seconde d’écoute attentive et je me mets à l’ouvrage. Accroupie devant la serrure de son appartement, les outils travaillant avec rapidité et délicatesse dans cet entrelacs mécanique. Finalement, le clic de la délivrance retentit enfin, et, après avoir vérifié que personne ne passait par là, ni ne m’avait vu, j’entre dans la pièce. Je guette autour de moi, cherchant les traces d’un système de sécurité silencieux comme nous espion en avons le secret. Le bot de papier coincé dans la porte, ou, plus fin et vicieux encore, le cheveu tendu. Je ne vois rien, mais ne doute pas un seul instant qu’il saurait que quelqu’un est entré chez lui durant son absence. Quant à savoir qui ? Bah, il le saura très bien en découvrant ce qui a disparu, mais sans preuves, que pourrait-il faire ? Et au pire, ce n’est pas comme si on s’entendait bien en règle générale.

J’avance à pas feutré dans l’appartement, observant calmement les éléments autour de moi, cherchant à la fois l’endroit désiré et une faille dans sa carapace, quelque chose que je pourrais utiliser contre lui, si tant est qu’il ait des velléités à se venger. Un petit crochetage de plus, et j’entre enfin dans son bureau, d’après ce que je vois. Je n’ai pas allumé la lumière, préférant la couverture d’ombres qui s’enroule autour de moi comme les bras rassurant d’une alliée. Et puis il y a suffisamment de lumière qui filtre des volets pour que mes yeux s’habitues et ne reconnaissent les différentes formes. Cependant, pour lire les dossiers, il vaut mieux avoir une lampe-torche, ce que j’ai pensé à amener. Scout un jour, Scout toujours, même si je n’ai jamais été scout.

Je farfouillais dans diverses piles de dossiers quand j’entendis du bruit dans les salles en amont. Relevant la tête, j’éteins ma lampe et chercher le meilleur coin sombre et m’y cache, usant de ma particularité pour renforcer ma dissimulation. Tant qu’il ne vient pas chercher par ici tout ira bien. Car si je suis invisible, ou l’équivalent, je ne suis pas intangible, malheureusement.
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All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons but always keep 'em on a leash
(by anaëlle)
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Clarence F. Bannerman

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- Garde tout le monde à l'oeil -
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941, retourné à une Guerre qu'il crut avoir un jour classé dans son passé.
❧ Particularité : Les paumes de ses mains se sont un jour courbées de deux yeux supplémentaires. Deux paupières qu'il condamne depuis à l'obscurité.
❧ Occupations : Curiosité ou intentions cachées, il remplit les pages de ses dossiers aux couvertures criblées des noms des syndrigastis qu'il rencontre.
❧ Miroir :
❧ Missives : 414
❧ Yeux de verre : 86
❧ Crédits : © Mad Hattress | Ananas de mes nuits et de mes jours


MessageSujet: Re: Spy VS Spy [Clarence F. Bannerman]   Mer 5 Juil - 0:31


Spy vs Spy

Enric & Clarence

     Clarence croyait bon de se pavaner avec ses secrets sans en partager la couleur ; De les mentionner dans ses silences et ses sourires, en leur donnant l’importance qu’ils n’eurent pas. Il détestait depuis toujours que l’on puisse mettre le nez dans ses affaires, et s’était tout à la fois attaché à la convoitise qu’elles suscitaient. Il n’eut jamais besoin d’en jouer, l’ennui des boucles animait les curiosités tout autant que la sienne. Mais toutes vinrent creuser ses faiblesses, lui arracher violemment ce qu’il chérissait encore comme de l’intimité. Galahad s’en était saisi d’une partie, ouvrant le champ à d’autres rats comme si une courte absence leur en avait donné le droit. Il les sentait grouiller, comme la paranoïa d’une première visite voulut le lui faire croire, boudant ses cachettes depuis son retour comme s’il fût observé de ses moindres faits et gestes. Il y’avait ces femmes, des amies tendrement retrouvées lui accordant ses répits – Arrachées à leur boucle pour combler son désir égoïste de les savoir ici, et cela le fit sans aucun remord sourire. Elles rendaient ses occupations habituelles monotones, le laissant soudainement convoiter leur présence comme les instants qu’il n’eut jamais autrement. Il trainait parfois exagérément les pieds, verrouillant derrière lui une porte dont il ne supportait plus l’un des côtés. Il fût une habitude prise qu’il n’aurait omise pour rien au monde, un geste mécanique que l’homme méfiant avait appris. Il revint une après-midi retrouver cette même porte ouverte, imaginant qu’il puisse une nouvelle fois s’agir de Galahad. Cela l’agaça, ses doigts agrippés d’une pression trop forte contre la poignée de sa porte. Il avait pris le temps de se déshabiller, menaçant le silence d’une colère dont il l’avait trop de fois préservé, et une partie de lui encore l’empêchait d’y sombrer. Il revint au bureau, n’ayant pas même pris la peine de se saisir de sa clé, redoutant au fond que la porte puisse avoir une nouvelle fois été crochetée.

     La pièce était froide, comme il l’avait laissée, subtilement autopsiée et il sentit dans l’air le parfum menaçant d’une intrusion. Non plus le tabac, mais celui d’un mouvement, comme la brise légère d’un pas que l’on avait fait dans le noir. Une présence fantomatique cette fois, alors qu’il s’attendait à ce que Galahad surgisse comme il l’avait déjà fait, fier dans un fauteuil qu’il découvrit vide, et le voir disparaître le déçu presque. Les jeux de cache-cache l’agaçait, plus encore lorsqu’il fut celui qui dû chercher.
« Tes jeux m’amusent de moins en moins. »
     Il s’approcha de la fenêtre pour en ouvrir complètement les volets, baignant de lumière la pièce et dévoilant avec elle l’homme qui s’y cachait.
« Enric… »
     Aussi stupéfait de le découvrir lui, que de ne pas retrouver Galahad. Voilà un homme dont il oubliait parfois l’existence, détestait les convictions et tout autant la capacité qu’il avait à se fondre dans l’ombre. Il fût certainement question d’une pointe de jalousie, autant qu’il put être frustré de voir un tel don accordé à un homme dont l’esprit se tourmentait d’inepties et de folie. Peut-être fut-il le fardeau des ombres qu’il maîtrisait, la gangrène d’une particularité affamée par la raison. Il n’en restait pas moins qu’il n’était pas le seul à haïr l’humanité, et que l’entendre de la bouche d’un homme doté d’un si grand pouvoir terrifiait Clarence autant qu’il le mettait en colère. Il fût si facile de juger un monde parce qu’on n’y eut pas sa place, de l’écraser sous une semelle car on en avait le pouvoir. Il détestait cet homme, le côtoyait souvent en silence car il fût finalement aussi prisonnier que lui. Ses mots resteraient des mots, ses pensées des désirs inassouvis, et cela fut tout autant agaçant de le voir défendre ses convictions sans n’avoir jamais su prendre le recul sur ce qu’elles signifiaient réellement. Et il fût même dangereux de contrarier un homme tel que lui, brisé par ses peurs car il n’aurait sinon pris la peine de se dissimuler, et tout autant menaçant de le savoir pointé son doigt vers vous. Clarence avait senti son échine frémir, prise au dépourvu de cet homme qu’il n’avait pas vu venir, et le savoir brider par les Ymbrynes et les boucles ne vinrent jamais calmer sa haine ou sa méfiance.
« Tu aurais dû profiter de mon départ pour venir ici, ou aurais-je dû te faire la fleur de rentrer plus tard ? »
     Clarence s’octroyait la liberté de ses mots, des provocations de ses phrases car elles s’étaient aiguisées à l’adresse de Galahad. Enric ne fût pas moins coupable de ce crime que ce dernier, présent ici et il n’eut cette fois rien d’un allié. Il se doutait de ce qu’il put chercher, dans sa paranoïa, mais rien ne fût moins incertain que les pensées assassinent qui comblaient parfois le vide laissé dans le cœur de cet homme. Clarence soupira, tirant le cuir de ses gants en repliant ses phalanges contre le vieux radiateur installé sous la fenêtre, assis bientôt sur son rebord paré de la patience qu’il n’avait plus.
« Il était inutile de crocheter mes portes. Dis-moi donc ce que tu es venu chercher que je t’aide à le trouver. »
     Ses lèvres s’étirèrent en un sourire serviable, fatiguées et agacées de ce jeu qu’il jugeait par avance avoir gagné.




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Enric Heartgrave

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MessageSujet: Re: Spy VS Spy [Clarence F. Bannerman]   Jeu 3 Aoû - 9:50

Spy VS Spy
Clarence est de retour, plus tôt que je ne l’aurais aimé, mais tant pis. Il fallait faire avec. Le souci avec le fait que ce soit lui qui arrive maintenant et pas quelqu’un d’autres, c’est qu’il est le maître des lieux, et plus encore un homme méthodique et méticuleux, avec ses habitudes et connaissant son espace de vie sur le bout des doigts. Il ne lui faudrait que quelques secondes pour voir ce qui est différent dans cette pièce, sachant déjà que quelqu’un d’autre que lui est entré, et à peine plus pour le trouver. Pourtant, je l’observe, patiemment, maitrisant ma respiration afin de la rendre la plus silencieuse possible, alors qu’il enlève son manteau, observe autour de lui puis va vers les volets. C’est ainsi qu’il me découvre. Illuminé, à peine, par les rayons de l’astre solaire qui arrivent jusque dans le coin où je m’étais dissimulé.

Vu son expression et la façon dont il prononce mon nom, je comprends qu’il pensait avoir à faire à quelqu’un d’autre. Qui au juste, excellente question et je me ferais un devoir de découvrir qui, mais en cet instant, on se regardait en chien de faïence. Lui, clairement étonné de me voir mais aussi furieux de me trouver dans cet espace personnel que j’avais violé en toute impunité. Moi, le visage sombre, s’accordant bien avec mes yeux noirs, attendant de savoir ce qu’il comptait me faire, tout en ayant la certitude que je ne repartirais pas sans ce que j’étais venu chercher. Même si pour cela fusse-t-il nécessaire que l’on en vienne aux mains. Je ne voulais pas utiliser ma particularité, je pourrais, et elle serait diablement plus efficace que mes poings si besoin était, mais à moins qu’il ne me menace d’une arme, il est désarmé et il sera malhonnête de ma part d’utiliser quelque chose qui peut se faire offensif quand l’autre n’a pas de quoi répliquer. Alors j’attends, les poings serrés à mes côtés, attendant de voir cette scène se dérouler.

Ses mots m’agacent, mais je n’y réponds rien au départ. Il joue de la provocation et je pourrais, moi aussi, mais je n’en n’ai pas envie pour le moment, peut-être plus tard dans notre conversation. Clarence, l’un des rares à me voir comme ce que je suis, un homme brisé par la guerre, un homme plus proche de l’animal blessé que de l’être humain et il comprend la dangerosité que je peux représenter, même si, concrètement, je n’ai jamais donné de signes que je puisse être dangereux sans mes ombres. Lui en sait plus, bien plus que même les Ymbrynes. Surtout que les Ymbrynes en fait. Sa dernière phrase me fait les yeux au ciel avec un rire désabusé. Il me prend pour une buse, en plus ?

"A d’autres. Jamais tu n’aurais accepté de me donner ce que je cherche. Pas un avide d’informations comme toi, Clarence." Je le fusille du regard. Ce que j’ai pu détester les services des renseignements à l’époque, et il en est la représentation physique…"De plus tu sais très bien ce que je viens chercher : le dossier que tu tiens sur moi." Je fais deux pas dans la pièce, entrant pleinement dans la lumière, tentant de paraître intimidant mais pas menaçant, cependant, la limite est mince. "Donnes-le moi, et gardes toi d’en refaire un à mon sujet et je sors de ta vie. Donc plus vite tu coopères, plus vite je sors d’ici. Tu as à y gagner, non ?"

D’accord, on va être honnête, je n’ai jamais été un très bon négociateur. Mais il faut bien commencer quelque part et le frapper dès le départ n’est pas forcément le meilleur moyen d’arriver à mes fins…
avengedinchains



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