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 Alcohol is for good folks (Galahad)

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August Hastings

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- Illusionniste mythomane -
Le gros Gus
❧ Boucle Temporelle : 22 mars 1941
❧ Particularité : Insuffle des images mentales à tout un chacun, distord la réalité dans la tête d'un individu
❧ Occupations : Expérimentateur chevronné
❧ Miroir : Va cliquer ailleurs :(
❧ Missives : 157
❧ Yeux de verre : 40
❧ Crédits : Lux Aeterna, Musset, Poe


MessageSujet: Alcohol is for good folks (Galahad)   Hier à 23:21

Alcohol is for good folks

Galahad & August



Le soleil irradiait de carmin la ville d'acier. Une lueur rougeâtre émanait de la métropole, alors que les réverbères parsemaient d'or les rues encore pleines d'agitation fébrile. August s'y promenait avec délice, et coulait parmi la foule qui l'entraînait dans son cours ; il se laissait ballotter de tous côtés, et échouerait là où le mènerait la masse humaine.
Alors que le soleil éclatait en une supernova incandescente entre les buildings, et après quelques temps de sa promenade solitaire, Hastings trouva son point d'ancrage. Il s'agissait d'un petit restaurant, apparemment sans grande prétention, à la lisière des quartiers mal-famés. La devanture lui attira l’œil. August lui décelait un certain charme typiquement new-yorkais auquel il ne sut résister : et quand on avait le pouvoir de feindre quelques dollars en une petite supercherie mentale, il était bien ardu de résister à la duperie et ne pas dépenser ces quelques pièces fictives... Mais enfin, le tavernier n'y verrait que du feu demain matin, quand il se réveillerait sous son perpétuel 3 juillet...

La porte s'ouvrit sur un nuage de fumée. Quelques têtes avisèrent August de haut-en-bas. On lui trouva l'air un peu drôle, un peu décalé, comme si on sentait que le garçon n'avait rien à faire en pareil établissement. On s'enquit silencieusement de son âge, et on décida qu'il ne représentait pas grande menace. D'aucuns songèrent qu'il s'agissait d'un commis particulièrement bien habillé, d'autres imaginèrent en lui le fils d'un riche rentier, mais dès lors qu'August leur servit son plus beau sourire, on fut certain d'une chose ; ce gamin avait tout loisir de prendre la table qu'il lui siérait.

Hastings flaira lui aussi que ces gens louches, dont quelques uns seraient probablement prêts à le dépouiller à la nuit tombée, cachaient un secret au moins aussi gros que le sien. Et quand il demanda à s'installer à l'étage inférieur, d'où émanaient quelques notes d'un quintet de jazz, on fit de si gros yeux qu'August dût monnayer une certaine somme fictive afin de pouvoir accéder au sous-sol, dont l'entrée était protégée par une armoire à glace de vigile.

L'air y était plus irrespirable encore qu'au rez-de-chaussée. Mais ce qui frappait plus encore, passé le nuage quasi-opaque de fumée, c'était les consommations qu'on y servait - dont la plupart contenaient évidemment le précieux éthanol prohibé. Ces messieurs en guêtres portaient parfois un holster à la ceinture, les cigares répandaient leur parfum âcre dans l'atmosphère confinée, les verres s'entrechoquaient et les rires fusaient. On y lisait les journaux du sempiternel jour, on jouait aux cartes, on admirait la belle chanteuse Noire.
Les badauds dévisageait August, qui pour sa part, alla s'installer avec une royale assurance à une table isolée. Il ne craignait rien du tout, simple observateur de ce monde nocturne et effréné ; que risquait-il, quand d'une simple illusion, il pouvait tout à fait disparaître dans le décor, tout tapissé de velours rouge ?

Même s'il ne buvait pas en temps normal, Hastings se laissa griser par l'ambiance du lieu, et se fit servir un cognac. Il n'était jamais contre un remontant en de telles circonstances, et quel privilège de se sentir auprès des gangsters et autres malfrats en 1928 ! Il crut apercevoir Al Capone, dans son coin, cigare aux lèvres et liasses en poches...
Oh, August se moquait bien du grabuge. Il ne cherchait rien d'autre ici qu'une substance pour son imaginaire ; plus il admirait les époques, plus s'enrichissaient ses illusions des merveilles qu'il glanait çà et là. Et quel spectacle que celui qui s'offrait sous ses yeux...

Hastings se plaisait tout à fait dans ce sous-sol humide et moisi par endroits, et admirait avec ferveur la déchéance du monde new-yorkais. Il s'amusait follement, comme au théâtre, mais plus vivant, devant son verre de cognac. Et ses traits s'illuminèrent d'autant plus qu'il repéra un visage connu dans la foule... Galahad Ednyfed, un toqué de sa boucle, un curieux type tout à fait excentrique mais à la discussion tout à fait agréable. August s'assura de croiser son regard, et, de loin, lui leva son verre. Santé à 1928 !



I became insane with long intervals of horrible sanity.
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