Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge
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Darren Flanagan
Carapace écorchée

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Champ de Force
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23 ans
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Coeur prit corps à prendre
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Cameron Monaghan


MessageSujet: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:26

Darren Flanagan

I wish that I could fly, way up in the sky


☾☾ passeport

☾☾ Nom : Flanagan ☾☾ Prénom : Darren ☾☾ Surnom(s) : Certains ont le droit de l'appeler Dada mais il préfère qu'on utilise son nom entier ☾☾ Âge : 23 ans, mais on peut ajouter 144 ans à cela. ☾☾ date de naissance : 16 Août 1850 ☾☾ nationalité : Ecossais ☾☾ origine : 19 Décembre 1873 ☾☾ statut civil : Célibataire ☾☾ orientation : Homosexuel ☾☾ occupation : Aucune occupation ☾☾ Affiliation : Bocaux de Formol


particularité

Champ de Force : Il peut créer un champ de force télépathique (donc visible uniquement par lui), qu'il peut déplacer à volonté. Donc il peut l'utiliser pour simplement pousser un objet ou alors pour l'envoyer violemment dans la face de quelqu'un...
bizarrerie

Il a tendance à récupérer tout ce qu'il trouve joli, de la petite plume qui s'est perdue dans son appartement à un petit caillou brillant qui aura croisé sa route. Il amasse tout cela dans une caisse chez lui, et si vous lui demandez, même lui ne sait pas ce qu'il y a dedans...

petits secrets

I. Je suis terrifié, tout le temps, ce qui me rend plutôt agressif... II. Je passe le plus clair de mon temps dans les livres.III.J'aime particulièrement me balader seul dans la neige, j'adore le crissement de cette dernière sous mes pieds, enfin ça, c'était quand j'avais encore accès à de la neige... IV. J'accepte mon pouvoir depuis peu. V. Je dors rarement bien, je fais beaucoup de cauchemars... VI. Je me balade constamment une cigarette à la main, je fume beaucoup trop. VII. Je ne dirais jamais non à un bon morceau de viande, même si c'est compliqué ici... VIII. Je ne veux plus jamais tomber amoureux. IX. J'aime beaucoup les chats, ils sont calmes et doux. X. Je hais les humains, je hais cette boucle.
mentalité

Darren est plutôt sociable, même s'il est anxieux auprès des autres syndrigastis, il essaie de ne rien laisser paraître et saura discuter avec quelqu'un tranquillement si on lui adresse la parole. Cela dit, il est très sarcastique, et n'hésite pas à envoyer quelques piques si on le cherche un peu trop à son goût. L'impressionner est très compliqué, il sera souvent un brin méprisant si on essaie de se mettre en avant devant lui. Il est quelque peu colérique, il manque souvent de patience. Hormis cela, s'il vous connaît bien, il sera un ami fidèle, qui ferait tout pour vous sans se poser la moindre question, et sait être une oreille attentive.
identité secrète

☾☾ Pseudo : Xeloryx ☾☾ Âge : 25 ☾☾ Localisation : Lambesc, trou du cul du monde dans le sud de la france ☾☾ Type de perso :Inventé ☾☾ Avatar : Cameron Monaghan ☾☾ Crédits : Moi-même et deux illustres inconnus pour ma signature ☾☾ Comment as-tu trouvé le forum : J'étais là avant YOOO ☾☾ Le mot de la fin : "Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas, comme je le disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu ; et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?", eh ben je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour, ce goût donc qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain, qui sait, peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..."

aventures

Je suis né dans une famille de forains tout ce qu'il y a de plus basique. Ma mère était une acrobate talentueuse, je me souviens encore voir ses cheveux couleur automne réunis en un chignon serré sur lequel elle râlait régulièrement, son corps fin emprisonné dans son juste au corps argenté. Elle était une étoile parmi les constellations, et la toile noire du chapiteau était son ciel de nuit. Je me suis émerveillé nombre de fois devant ses prouesses, comme un public perpétuellement impressionné par un spectacle pourtant identique. Mon père, lui, était un dompteur de fauves imbu de lui-même, constamment persuadé d'être le clou du spectacle, et si ma mère a toujours tout été pour moi, j'ai rapidement appris à n'avoir que de l'indifférence pour cet homme qui ne me désirait même pas. Il n'a jamais été présent, n'a jamais daigné me prendre dans ses bras lorsque ma mère était en représentation, préférant me laisser aux mains des autres dames du cirque, qui ne cessaient de me balader dans tous les sens, passant de mains en mains, j'étais leur petit spectacle à domicile, pour une fois, elles semblaient spectatrices d'un autre talent que le leur, alors que je n'avais d'autre capacité que d'être un bébé calme, qui rivait ses yeux curieux sur leurs maquillages et coiffes improbables parées de plumes et de perles.

Les années ont passé, je grandissais comme un garçon peu recommandable, et du haut de mes douze ans, je n'étais presque jamais au cirque, préférant aller me balader loin d'eux, loin des relents d'alcool et de fumée de pipe qui  rendaient l'air du chapiteau presque irrespirable. Je n'étais que peu assidu aux enseignements qu'on me dispensait, et si je n'étais pas mauvais acrobate pour suivre les pas de ma mère, le reste ne m'intéressait presque pas, et je répondais souvent qu'à défaut d'avoir un talent, je deviendrai clown, ce qui mettait hors d'elle ma mère, ainsi que les clowns en question, que je rabaissais par mes mots. Attendez, tout bien réfléchit, j'avais un talent certain pour le vol et la persuasion, en un sens. Je jouais très bien le pauvre enfant dont on s'occupe peu, et souvent, cela faisait de la peine aux grandes dames que j'osais approcher si elles n'avaient pas un regard trop froid. Cela m'apportait parfois un repas chaud, et a défaut quelques pièces, que je gardais jalousement, dans le but peut-être, de pouvoir un jour acheter un cadeau à ma mère pour son anniversaire. Je savais qu'elle rêvait d'une paire de gants de satin, qu'elle n'aurait jamais avec le peu d'argent que lui ramenait ses prestations. A cette époque, je croyais encore en une idylle qui m'aurait permis d'un jour lui faire ce présent. La vie s'est donc empressée de me rappeler qu'il n'en était rien, et que se nourrir restait plus important que le luxe. Je refusais cette idée et jalousais farouchement les enfants de mon âge que je croisais, de bonnes familles, qui arboraient de magnifiques bijoux et vêtements sans honte, quand je n'avais que de vieilles fripes, récupérées des autres forains, souvent trop grands pour moi, et souvent reprisés par ma mère. Non, le cirque ne fonctionnait pas aussi bien qu'ils l'auraient souhaité, et les voyages de ville en ville étaient coûteux. Rapidement, ma mère s'est rendu compte que je volais, et je ne me souviens pas l'avoir revue une fois aussi déçue. Elle avait déploré que je me comportais comme mon père, ce qui m'avait fait l'effet d'une douche froide. Je ressemblais à cet étranger qui ne daignait même pas poser le regard sur moi, tout en continuant de se congratuler d'avoir mit ma mère dans son lit. Je me renfermais sur moi-même, petit à petit, et il devenait de plus en plus compliqué de m'adresser la parole. Il restait seulement quelques femmes du cirque qui m'avaient élevé comme des nourrices, ainsi que ma mère. Je haïssais ce sourire faux que j'arborais lorsque le soir des représentations venait. Quatorze années, et je partageais la scène avec ma mère, prenant lentement la place de l'acrobate qui avait été présent avant moi. Je ne saurais dire si c'est ce qui avait créé les tensions ou si je ne les remarquais qu'alors, mais je sentais parmi les forains une haine sous-jacente que je ne comprenais pas. A cette époque déjà, je partageais leur mode de vie, et l'alcool et la pipe étaient devenus des habitudes.

« N'en parle à personne, tu serais un monstre à leurs yeux. » Je me souviens des paroles de ma mère, qui avait elle-même l'air terrifiée. Un entraînement de plus, et l'improbable s'était produit. Une figure de pirouette ratée, et j'avais réellement cru voir ma mère s'écraser sur le sol alors que j'étais là justement pour m'assurer que cela n'arrive jamais. Dans un élan de peur pure, j'avais tendu les mains comme si cela m'aurait permit de la rattraper, et aussi étrange que cela puisse paraître, cela avait été le cas. J'avais entendu comme un roulement de tonnerre sourd, et senti au bout de mes doigts une force qui me dépassait. Sans que je ne comprenne moi-même ce qui se passait, le champ de force avait violemment claqué contre un des coussins de sûreté, le propulsant sous le corps de ma mère avant qu'elle ne touche le sol. « Tu n'es pas le premier que je vois comme ça Darren, tu devrais partir du cirque... » Ses mots m'avaient profondément blessé, et comme l'adolescent fougueux que j'étais, j'ai fait une sortie spectaculaire, envoyant voler la tenture de notre petit chapiteau personnel avec ce même champ de force qu'elle m'interdisait de montrer. Elle n'a pas tenté de me suivre, pour la première fois, alors qu'elle était toujours derrière moi lorsque je faisais ce genre de choses. De rage, j'étais parti au milieu du cirque endormi, errer entre les tentes. De quel droit se permettait-elle de m'empêcher d'utiliser ce don que j'avais ? Je n'avais jamais rien eu de particulier, je n'avais qu'une capacité certaine à l'aider en spectacle, mais je n'avais jamais été sur le devant de la scène, et la reconnaissance n'était pas au rendez-vous. Je n'avais jamais eu autant de succès que cet autre avant moi, qui avec son corps de mâle propre sur lui et bien fait, faisait chavirer les dames du public. Je n'étais qu'un gamin, encore et toujours, et tout le monde semblait se comporter avec moi comme si j'avais eu dix ans pour toujours.

« Darren, tu n'en as pas assez d'être une monstruosité ? Tu vas finir par me tuer, tu le sais ça... ? » Dix neuf ans, et ma mère, une fois encore, venait de me dire les mots les plus cruels que j'ai jamais entendu. Je lui faisais confiance, et le temps passant, j'avais réussi à cacher ma particularité aux autres, quelques accidents avaient eu lieu, certes, mais jamais rien de grave, et ma mère, à grand renforts de soupirs, avait toujours réussi à faire passer cela pour un courant d'air, et, aidant, la devin du cirque prétendait que les esprits en colère faisaient souvent ce genre de choses. Je me suis parfois demandé si elle était simplement une charlatant de plus ou si elle savait et me protégeait, je ne suis jamais allé lui poser la question. Cette réflexion qu'avait eu ma mère, m'avait fait l'effet d'un coup de poignard en plein cœur, j'avais cru en elle, lui avait fait confiance, et c'était couvert d'une honte certaine, que j'étais allé lui demander conseil. Nous étions restés un moment dans la même ville, et lors de mes escapades, j'avais rencontré un jeune homme, qui avait su réveiller en moi une flamme que je croyais pourtant éteinte depuis des années. La confiance que je portais en ma mère était sans doute trop grande, lorsque j'étais allé lui demander si j'étais comme ils le disaient, si j'étais réellement malade, lorsque mon cœur s'agitait pour un homme. Encore une fois, un scandale qu'il était interdit de faire éclater, et je me mettais sérieusement à penser qu'il m'était interdit de pratiquer tout ce qui me rendait heureux. Comment aurais-je pu cependant ? Il était toujours là, et sa simple présence me faisait oublier les soucis du cirque, me faisait oublier ma mère. Je le suivais dans les pires endroits, et je trouvais un étrange attrait aux bars à opium, au moins, j'avais là-bas des rêves. Il me traînait dans les pires quartiers, où je voyais les bordels et combats de chiens, où les gens préféraient être aveugles à tout ce qui se passait autour d'eux plutôt que de dévoiler qu'ils avaient osé aller dans un tel endroit. Là bas, les yeux étaient fermés sur deux hommes se baladant ensemble, et jamais nous n'avions un geste pour l'autre en public, nous semblions être des amis, non des amants, et je ne comprenais pas qu'il veuille aller dans ces quartiers plutôt que de se déplacer en ville. Amusé, il me répondait que je le regardais comme un homme regarde sa femme, et qu'il aurait eu honte de montrer ça en dehors de ces quartiers, je me souviens ne pas avoir su comment réagir à cette déclaration... Mais j'étais heureux en sa présence, et le fait que ma mère refuse que je l'approche et sa réaction face à mon propre bonheur me laissait un goût amer dans la bouche. Je continuais à le voir, même si elle savait ce que je faisais, et je savais aussi, que j'aurais droit à une morale chuchotée lorsque je rentrerais. « Que vont en penser les autres ? » Les autres ? Je leur disais que j'allais chercher les faveurs des dames de peu de vertu, ils n'auraient pu se douter. Elle ne voulait simplement pas comprendre que je puisse être malade, et que cette maladie me plaise. Plus on m'interdisait de le voir, et plus mes sentiments pour lui devenaient forts, et plus j'en souffrait. Il ne m'avait fallu que peu de temps pour me rendre compte que s'il était ma nouvelle étoile, je n'étais qu'un être de passage pour lui, et si je refusais que ma mère me voit comme un monstre pour cela, je me disais que j'aurais aimé pouvoir m'en éloigner comme elle me le disait. Avec le recul, je me rends compte que ce n'était qu'un amour de jeunesse, plus puissant car il était interdit, mais à cette époque, c'était ma raison de vivre, dans un élan d'immaturité que ma mère déplorait sans cesse. Puis vint le jour fatidique du voyage. Forains, nous restions rarement au même endroit très longtemps, et j'étais parti lui faire mes adieux, dans un élan déchirant de larmes pourtant silencieuses, qu'il m'avait simplement ordonné de sécher d'un air agacé. Nous avions prit la route, et mon cœur dévasté ne se souciait pas des tensions, et des murmures parmi les forains.

«Prends ça, et va-t-en. » Vingt trois ans, je restait pantelant devant ma mère, qui me tendait un baluchon rempli de quelques vêtements et de faibles victuailles. « Tu es incontrôlable, les autres ne me croient plus, ils se concertent, se doutent pour ta... capacité étrange. Ton père est même venu me parler de tes... escapades. » Je virais au rouge. De quoi se trouvait-il en mesure de se mêler ? Il n'avait jamais été présent pour moi, ni pour ma mère, et maintenant, il n'éprouvait aucune honte à lui parler de cette prétendue maladie qui me rongeait. Oh, ils voulaient du spectaculaire ? Ils voulaient du scandale et de la frayeur ? Je n'allais pas me gêner pour leur en donner. Mon mauvais caractère était connu de tous, et j'avais commencé par repousser la main de ma mère dans un mouvement brusque, je partirai, mais je n'allais pas le faire sans cris et éclats. Elle avait bien essayé de me retenir, mais je la repoussais et me décidais d'un pas décidé vers la tente de mon père, y entrant sans même demander la permission. Je jetais un regard dégoûté à la pauvre dame dans son lit, s'ennuyant sans doute d'un mari trop souvent absent. « Méfiez vous, il pourrait vous faire un enfant et vous abandonner ainsi, c'est sa spécialité, n'est-ce pas, papa. »  J'avais sifflé ces mots entre mes dents serrées, et la pauvre dame ne s'était pas fait prier pour s'en aller rapidement, récoltant ses jupons dans un mouvement frénétique et ridicule. La bataille avait éclaté, et dans la rage le caractérisant, il avait violemment dirigé son poing vers mon visage. J'accusais le coup dans une gerbe de sang d'une de mes gencives n'ayant pas supporté le coup, et cette même rage que je critiquais tant chez lui avait consumé mon cœur, au moment où je tendais une main vers lui. Un instant plus tard, je l'envoyais voler dans un craquement d'os, le champ de force l'ayant heurté si violemment qu'il avait brisé sa cage thoracique. J'ouvrais de grands yeux surpris, jamais je n'avais songé y mettre autant de force, mais je restais immobile tandis qu'il s'étouffait dans son propre sang, ses côtes s'étant repliées dans ses poumons. Alertés par le vacarme, les autres forains avaient accouru de toute part, et une fois encore, j'avais fait une démonstration de force, ils voulaient m'attraper, me mettre en cage, et j'avais fait plusieurs blessés avant qu'ils ne me maîtrisent, notamment car l'utilisation même de mon pouvoir avait consumé la totalité de mon énergie.

Poings liés, on me jeta devant un homme à l'air patibulaire, qui me regardais d'un air mauvais. « Si ce que vous dites est vrai, vous devriez pouvoir en tirer bon prix. » Je secouais la tête, encore étouffé par les effluves d'un produit qu'ils avaient utilisé pour me tenir calme. Je regardais autour de moi, je sentais mon corps trembler, et il me semblait presque revoir les bars à opium où j'avais laissé mon esprit s'envoler. Je ne savais ni ce que je faisais là, ni ce que ces personnes me voulaient, et dans un coin, j’aperçus ma mère, cachant son visage humide de larmes silencieuses derrière un mouchoir de tissus. Je sentis mes mains être libérées, et je restais à genoux, haletant un peu., je peinais à reprendre ma respiration. « Montre de quoi tu es capable. » L'ordre se suivit d'un coup derrière ma tête, alors que je regardais ce qu'un doigt me désignait, un tonneau un peu plus loin. J'étais terrifié, et je cherchais du regard l'approbation de ma mère qui détourna le regard. « Fais ce qu'on te dit, Darren.. » Sa voix brisée venait d'achever de me terrifier, et je comprenais qu'ils attendaient que je détruise ce tonneau, avec mon pouvoir. Je tendis vainement la main, mais, drainé de toute énergie, rien ne semblait vouloir se passer, et un coup dans mon dos vint me faire courber encore plus l'échine. « Un lâche, comme son père. » Marmonna une voix derrière moi, faisait naître une nouvelle vague de haine en moi. Je me tournais avec un regard noir, cherchant quelle voix venait d'oser tenir pareil propos, mais l'obscurité ambiante m'en empêcha, et pour prouver le contraire, je me tournais vers le tonneau, alors qu'un éclair de folie passait dans mes yeux, et d'une main rageusement tendue, j'envoyais ce dernier s'écraser plus loin, éclaté en plusieurs petits bouts de bois. A cet instant, je ne mesurais pas quelle avait été l'erreur que j'avais commise... L'utilisation de ma particularité sur un corps si épuisé avait eu raison de moi, et j'avais perdu connaissance dans les cliquetis de pièces et les congratulations.

Je me réveillais quelques heures plus tard, la tête me tournait toujours, et je soupirais profondément en voyant les barreaux autour de moi. Je prenais quelques secondes pour essayer de récolter mes souvenirs, et d'empêcher la nausée de prendre le dessus. Je réalisais alors que les bruits de pièces venant à mon souvenir étaient le son caractéristique d'un homme rendu bétail, vendu comme s'il n'avait pas d'importance. Je serrais les dents, et frappais du poing contre les barreaux. Il était pour moi hors de question de me rendre bête de foire, et cette rage caractéristique à mon père venait de nouveau s'emparer de moi. Cette même rage, qui fut rapidement calmée par l'arrivée d'un grand homme entièrement en muscles, et je reculais d'un pas alors qu'il ouvrait la porte de la cellule. Je préfère ne pas repenser aux coups et tortures psychologiques que j'ai subies, et je préfère surtout ne pas penser au fait que j'aurais pu les refuser encore et toujours, j'aurais dû me dresser, faire appel à ma rage pour une fois me dresser contre ce qui était mauvais, au lieu de succomber à cette peur stupide qui m'a toujours tenu en laisse. Je l'avoue, c'est la peur qui m'a fait agir ainsi, je ne voulais plus recevoir de coups, je ne voulais plus entendre dire que je n'avais fait que faire pleurer ma mère, que je n'avais que ce que je méritais à cause de ce que j'avais fait à mon père. Je ne voulais plus entendre que j'étais malade, que les coups soigneraient tous mes problèmes mentaux, de ma rage indomptable, à mon attirance pour le même sexe. J'apprenais alors que tout avait été dit sur moi, que je n'aurais jamais plus un secret. Ce fut le coup de grâce, et ce fut brisé que j'accédais à toutes leurs demandes. J'utilisais mon pouvoir pour empêcher les fuites, pour pousser les syndrigastis sur la scène, pour une fois de plus, montrer le monstre que j'étais. J'osais à peine croiser leurs regards, rongé par une honte qui me rendait fou. Mais je n'ai rien fait. La journée, j'accédais à leurs requêtes, la nuit, je me terrais pour que personne ne me voit, et j'entretenais une nouvelle haine : Celle de moi-même.

Une année passa, et j'apprenais plus de choses chaque jour, j'apprenais que la raison de ma vente était un syndrigastis capable de repérer les autres, et que seule la discrétion de ma mère m'avait sauvé. Je réalisais alors que cette mascarade avec le tonneau n'avait eu de but que de décider si je serais facilement utilisable, et je me haïssais plus encore de ne pas avoir contrôlé ma haine à cet instant. 18 Décembre 1873. Je me souviens avoir été réveillé par un brouhaha sans nom, et la panique s'était emparée de moi, alors qu'on venait me chercher pour faire face, comme si c'était la guerre. Terrifié, j'avais simplement suivi cet humain qui m'ordonnait une fois encore d'utiliser mon pouvoir, mais cette fois non pas pour empêcher qui que ce soit de sortir, mais pour se battre. Je fus un instant tenté d'agir comme toujours, puis la raison prit le dessus lorsque je réalisais. Ce n'était pas une déclaration de guerre, c'était une opération de sauvetage qui se déroulait, et mon esprit imposa à mon être, un semblant de possible rédemption. Je me tournais alors vers le même homme musclé, qui n'avait eu de cesse de me terrifier pendant tout ce temps, et avec un sourire presque dément, j'avais avec joie relâché mon pouvoir sur lui, la vengeance venant prendre une petite place dans un coin de mon esprit. J'en restais une seconde surpris même, avant de me décider à bouger. Non, je n'allais pas être du côté des humains pendant cette bataille, et si je devais y rester, au moins j'aurais fait une chose bien dans ma vie pavée d'erreurs. Je m'acharnais alors à défendre ceux que j'avais aidé à garder en cage, et, dans mes souvenirs confus, je ne saurais dire comment j'ai pu rester en vie.  

La fin de la bataille. Les morts, les cris qui résonnaient encore à mon esprit. Ce fut dans ce tumulte assourdissant de mon esprit que je me terrais de nouveau, me mettant à l'abri, loin des autres. Je comprenais ce qui se déroulait, mais un refuge ? Je ne m'estimais pas digne d'y accéder, j'avais certes aidé lors de la bataille, mais jamais un tel geste n'aurait suffit à effacer tout le mal que j'avais pu leur faire. Je n'avais nulle part ou aller, mais je n'avais pas ma place parmi eux, je décidais donc de rester là, peut-être de rajouter mon cadavre à ceux des autres... Où était passé ma rage ? Elle qui m'avait maintenu en vie toutes ces années était fatiguée de me venir en aide, et pour une fois, c'était la vie qui se montrait sarcastique à mon encontre, et non plus l'inverse. Un battement d'aile néanmoins, vint me sortir de ma transe, tandis qu'une pie se posait devant moi avant de se matérialiser en une splendide femme au regard perçant. Je fermais les yeux, persuadé qu'elle venait pour m'achever, j'avais compris qu'elle était une des instigatrices de ce mouvement, de ce qui avait sauvé les autres. Il n'en fut rien, et à ma plus grande surprise, elle me prenait la main pour me guider vers les autres, que je n'osais regarder, une fois de plus. On me donnait une chance, encore une fois, et je réalisais combien le monde même s'était acharné à me venir en aide, alors que mon égoïsme ne m'avait poussé qu'à m'enterrer vivant. Ses paroles firent pourtant écho à mon cœur, et je me laissais entraîner vers ce qui serait un refuge, un abris, vers la création de cette boucle que je chéris.

Les années ont passé, et lorsque j'ai découvert l'existence des autres boucles, j'y ait vu une occasion d'être loin des autres, de ceux que je n'osais approcher à cause de la honte qui me rongeait. Je pourrais ainsi rencontrer d'autres êtres comme moi, qui ne connaissaient pas mon histoire et qui n'auraient pas une rancune justifiée à mon égard ? Je fuyais donc pour la boucle de 1941, puis, plus tard, à sa création, en 2016, mais son tumulte m'avait rapidement effrayé, et après avoir fait l'effort d'y rester quelques temps pour découvrir un nouveau monde et de nouvelles choses, je me suis rendu compte que jamais je ne saurais m'y adapter. 1941 aurait été possible, mais la guerre me terrifiait, et si elle n'était pas semblable à la bataille que j'avais vécue, les souvenirs et les cauchemars ne semblaient pas vouloir me laisser en paix. Je retournais alors à ma boucle d'origine, retrouver la neige que j'aime tant, même si cela devait signifier abandonner d'autres choses...

1941 Que dis-je? Ah, comme si j'avais eu le choix. Une vie, j'aurais pu en fonder une, maintenant, il n'en est plus question. Une prison reste une prison cependant....




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Dernière édition par Darren Flanagan le Jeu 28 Déc - 23:27, édité 1 fois
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Miroir. Échine capricieuse réorganisant les courbes et les angles sous la friction d’un code organique soufflé. Doppelgänger. Gémellité factice et derme pernicieux, l'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gangrénant pour évincer le propre. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
☾☾ Bizarrerie :
Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
☾☾ Années :
Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six printemps.
☾☾ Occupation :
Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
☾☾ Missives :
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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:29

oust, oust, ça va nous foutre le bordel ce truc là tss
welcome back quand même hum



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Darren Flanagan
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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:30

HAN MAIS COMMENT T'ES TROP MECHANTE AVEC MOI T_T Je suis la tristesse


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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:32

roh chaton, c'est pour t'embêter, tu sais que je t'aime bien dans l'fond. hum



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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:43

Mais moi aussi je t'aime c'est pas le souci :(


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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:55

Darren. Darren. Darren. cla
T'es beau, t'es propre comme un camion.
J'espère vraiment qu'on aura un nouveau rp badass. meuh
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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 22:59


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Darren Flanagan
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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 23:24

Merci ;)


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 23:44

Une nouvelle pièce !

Il est des nôtres

Officiellement heureuse de te revoir ici !  sourcil
Va batifoler avec Thad, va !  keurr

Félicitation, vous voilà désormais nouvelle pièce maitresse. Vous pouvez désormais filer dans le vent et créer votre Fiche de liens & topics ou un scénario/prélien. Vous pouvez également lorgner du côté des défis, ainsi que demander un partenaire ici. Il ne faut guère avoir peur de poster des Questions/Suggestions, le staff est à votre disposition. Enfin, amusez-vous !
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Darren Flanagan
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MessageSujet: Re: Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge   Jeu 28 Déc - 23:48

Mais les gars on va pas batifoler ils sont juste potes mais ils vont rien faire mdr 

Mais merciiiiii


And I tried to come up with an artistic way to say they don't know you, and neither do I
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Darren Flanagan ~ My legs are dangling off the edge
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