Prélude ft. Deryn
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Charlie Duncan
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MessageSujet: Prélude ft. Deryn   Dim 31 Déc - 4:17

La mélodie qui se brise net, une dernière note vibrante encore et la maigre foule qui se disperse rapidement, c'est ainsi que s'achève la représentation des monstres de foire que vous êtes. Quelques applaudissement qui s'égarent, d'autres qui tournent les talons comme si cette musique leur avait toujours été dut. Orgueil humain horripilant, rapidement balayer par l'ivresse de l'art, la passion des artistes, une nouvelle fois, vous pourrez pardonné, comme des idiots. Idéal impossible que de trouver un équilibre entre vous et la race humaine, rêve absurde, digne d'un ignare. Mais au fond, c'est peut être ce que tu recherches gamine. Vivre heureuse, quitte à vivre idiote. Oublier, le passé et l'avenir, ne voir qu'un présent qui t'est offert par la vie. Pourtant, après l'ivresse, vos visages se ferment, tandis que les instruments sont rangés dans un taudis, dernière représentation de la journée, tandis que l'astre ardent s'éloigne lentement, les sourires ne sont plus qu'un vague souvenir ici. Les jours passent, se ressemblent... L'inspiration, tu commences à la perdre, tu cherches désespéramment vers l'horizon, au loin tu cherches une muse, alors que celle-ci est sans doute sous tes yeux. C'est alors que ton regard croise un visage vague, vaguement familier, un visage parmi tant d'autres que tu croises au quotidien. Pourtant, un visage plus plaisant qu'un autre, un délicate bouille qui fait pétiller tes pupilles malicieuse.

Sans un mot superflu, sans une excuse faussé, tu t'éclipse, tu bondis hors de cette scène extérieur, rare temple dédier aux arts, aux tiens. Théâtre de ta passion, la musique, la chanson. Art que tu maîtrise avec une certaine habilité, presque naturel. Au détour d'un axe principale de cette foire aux anomalies, cinq fois par jour, pendant une demi-heure à une heure, tu te lâches, tu te libères de tes chaînes, contant ton histoire, comme si celle-ci était un récit fantastique. Vérité voilé sous une toile de fantaisie, la gamine qui n'a jamais trouvé de maison dans tes couplets, cette enfant qui a perdue beaucoup, c'est toi. Mais cela, nul ne le sait. L'audace accompagnant chacun de tes pas, tu avances vers ce visage que tu as tant aperçu, du coin de l’œil, au détour d'un couloir ou ici même, au cœur de cette attraction monstrueuse. Silhouette plutôt alléchante quand on y regardait de plus près, avec plus de minutie, attention accordée uniquement à la gente féminine, les seules éveillant ce genre d'intérêt chez toi, les seules que tu es capable d'effleurer et cela depuis bien longtemps.

Délicat rictus taquin, tu finis par arriver à sa hauteur, sous le regard curieux de tes compères musicaux, quelque peu timide, spectateurs muets de la scène, divertissement pour eux. Quelques instants d'égarement dans les pupilles claire de cette charmante inconnue. Quelques secondes d'un silence gênant avant le retour à la réalité, reprise de conscience, un objectif précis en tête, au moins lui arracher son nom, après tout, c'est ainsi que ça fonctionne. « Salutation, ma belle. On se connaît, non ? Très jolie minois, il m'intéresse énormément. » Sans délicatesse, sans réelle charme au premier abord, comme à ton habitude. Mais le regard pétillant d'intérêt, et de douceur, tu espères sans doute que cela sera suffisant, alors qu'elle ne connaît même pas ton nom. « Charlie, c'est ainsi qu'on m'appelle. Une petite balade ? Qu'on fasse connaissance ? » Clin d’œil complice à la belle. On ne change pas tes habitudes, toujours ces mêmes manies, cette façon de passer au delà des conventions, sans détour, sans tact, tu es bien digne de ta réputation. En marge de la société, qu'elle soit passé ou présente, tu ne ressembles à personne, tu ne pèses aucun de tes mots. Régit par de simple pulsion, les paroles surgissent avant les pensées, jamais tu ne prends en compte la sensibilité d'autrui. A quoi ça sert après tout ? A part être hypocrite. Tu es peut être égoïste, mais jamais tu ne mens... Ou très peu en tout cas, et bien trop souvent à toi-même. Mais tout ceci, c'est une autre histoire, pas celle que tu souhaites engagé à cet instant.
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Deryn Lund
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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Lun 1 Jan - 14:32



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All the lucky ones kept fucking it up  threatened our lives but it wasn't enough. didn't wanna sit down, couldn't listen to nobody  so everybody went out of control. Everybody went to outer space, i'm the only fool who stayed   thrashing in platinum dust, damage that can't be undone, tragic of weapons   


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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Lun 1 Jan - 15:56

Grande surprise pour toi, ce contact dérobant ton espace vital ne faisait pas parti de tes prévisions. Tu t'attendais qu'elle fuit, comme n'importe qui l'aurait fait après tout, un franc parler bien trop tranchant, beaucoup te fuyaient pour ça. Même dans une société d'anomalie, tu avais appris que l'honnêteté ne plaisait guère, à la majorité en tout cas. Comme n'importe quel humain, ils semblaient préféré la doux miel de l'hypocrisie, morbide venin, à la sincérité du cœur. Voilà pourquoi tu n'avais pas non plus réellement ta place ici, voilà pourquoi tu affiches toujours ce sourire gorgé de malice. Voilà pourquoi ils avançaient à reculons en général, mais elle, elle semblait différente, à cet instant, elle t'avait brillamment dérouté, désarmé. A cet instant, tu te retrouvais troublé, comme une jeune fille idiote face au garçon de ses fantasmes. Tu te laisses porté par ses pas, sans un mot mais un millier de question en tête, le regard admiratif, désireux d'effleurer une fois de trop sa peau si délicate. Au fond, qui était cette petite qui t'a suivi le sourire aux lèvres avec tant de simplicité, chose que tu ne trouvais plus au près de tant d'êtres de ton espèce. Une simplicité presque blessante vu comment ton esprit par en vrille. Ressaisis toi voyons, joueuse dans l'âme, tu devrais t'en donner à cœur joie. Retour à la réalité brute lorsque sa main s'échappe. Finalement, ce n'était pas sans raison qu'elle t'avait taper dans l’œil la petite, charmante petite curieuse, tentant de te percer à jour. Question innocente diriez vous ? Pas pour toi, ce nom que tu chéris tant n'est pas celui qui t'a été donné, mais celui que tu as choisi. Celui auquel tu ne renonceras pas, symbole de ta liberté, toi qui a brûlé tout ce qui faisait partie de ta vie passé, cette vie bien rangé qui t’écœure au plus haut point.

« J'aime bien l'idée que ce soit moi qui est choisi mon prénom, pas un quelconque géniteur. Mais oui, c'est bien un diminutif, et il faudra sans contenter. » Audace dans les doigts, légère pichenette qui effleure le bout de son adorable museau, tu es sous son charme. Énigmatique, précieux et flatteur. Ressenti partagé sur ta prestation, écho d'admiration dans sa voix peut être ? Cela te touche énormément, te fait légèrement sourire. Si peu de compliment, un premier fait toujours le plus grand bien, surtout venant d'un congénère, les humains étant un public stérile à tes yeux. Mépris certain pour une espèce qui t'a rejeté depuis longtemps, toujours présent dans un coin de ton être, malgré tout tes efforts pour oublier. Rancunière ? Plus que tu l'admets. Mais l'instant ne se prêtait pas a ce genre de ressenti petite, reviens à la réalité du moment, réponse qui te brûle les lèvres tandis que tes mains effleurent délicatement ses doigts, causant un frisson qui te parcours l'échine. Tu l'emportes là où le calme règne dans cette foire monstrueuse, avant de répondre, la malice et le miel au creux des lèvres. « C'est vrai, la musique est réellement libératrice, sur scène, je peux vraiment être tout ce que je souhaites, ce que je rêves. C'est une des deux seules choses qui me libèrent du poids de cette existence... La seconde est. » Tu marques un temps d'arrêt, ton regard s'illumine d'un étrange éclat, ton sourire déborde de malice. Un désir te dévore à cet instant, tel une enfant, tu souhaites plus que tout jouer, t'amuser comme une âme faussement innocente. « Le sexe. »

S'en suivi d'un éclat cristallin, ton propre rire. Drôle d'aveux après tout, hors de toute norme, confidence malsaine auprès d'une inconnue, intention devenue claire ? Plus si affinités avec ce jolie minois, tu n'agis jamais sans arrière pensée, comme n'importe qui sur cette terre. L'altruisme, l'innocence, deux belles illusions. Malgré tout, la sincérité existe sur cette terre, tu en es certaine. Éclat de rêve auquel tu t'accroche. Tu désires l'être, sincère. Dans ce monde débordant d'hypocrisie, dans cet univers menteur, tu veux être meilleure que cette masse grouillante. L'orgueil corrompant peu à peu ta chair, le refus de leur ressembler, à ceux qui t'ont rejeté, ceux qui t'ont presque tout enlevé. Humanité jeté dans une benne à ordure, tu préfères être monstrueuse et sincère qu'humaine. Hors du cycle du temps, tu as eu le temps d'y réfléchir longuement. De nombreuses décennies reclus on fait de toi une femme étrange, bourré de paradoxe, apprenant peu à peu à s'en défaire, à ne plus maudire cette carcasse monstrueuse. Mais s'accepter lorsque nous sommes une anomalie, voici une tâche particulièrement complexe, sans nul doute la plus ardue de toute.
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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Lun 1 Jan - 23:23



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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Mer 3 Jan - 0:14

Qu'elles prennent la fuite, tu t'y étais accoutumé, qu'elles restent par contre, qu'elles se laissent embarqué dans ton petit jeu, si proche et pourtant cette sensation qu'elle est si lointaine de toi. Jamais auparavant tu n'as ressenti cela, jamais par le passé une fille te faisait tant tourné la tête en à peine quelques mots, quelques sourires. Toujours, elles tournaient les talons, et au final, ton cœur s'enferma dans une épaisse prison de glace, tombeau mortuaire aux idylle perdue. Petite misérable que tu es, petite fragile, si fragile, telle une poupée de porcelaine, incapable de supporter la moindre émotion forte, incapable de réchauffer ta chair si glacée. Monstre écailleux, voilà ce que tu es après tout, reptile sans âme, c'est sans doute ainsi qu'ils te voient, animal vibrant au rythme d'un seul instinct, aussi primaire soit il. Créature sans la moindre profondeur, image que tu renvois au monde, lorsque tes cordes vocales ne vibrent pas au rythme de la musique. Mais si tout était aussi simple, sans doute que l'éternité serait plus douce, sans doute que les regrets ne t'auraient pas gorgé d'amertume et de culpabilité. Si seulement tu étais une femme simple, simplette, simplement heureuse d'être encore en vie. Si seulement tu étais optimiste. Si tu pouvais rire avec autant de légèreté qu'elle, si tu ne craignais pas qu'elle s'échappe à tout instant, cet être si fascinant que tu viens à peine de rencontrer.

Tu te laisses embarquer par la syndrigasti, tu lui emboîtes le pas sans un mot superflu. Au côté de cet arbre immense, dans son ombre tu t'allonges à ses côtés. Tu admires la prestance de cette chose inébranlable, tu perçois entre ses épaisses branche le bleu infini de la voûte céleste. Magnifique azur qui pousse aux rêves, horizon immense qui s'étend à perte de vue. Vue splendide, on y plongerait avec plaisir, se laissant bercer par la douceur de la brise. Comme les oiseaux, on souhaite tous s'envoler pour un lieu toujours plus beau, recherche folle de la perfection, idylle impossible. Triste retour à la réalité, déception plus enrichissante qu'autre chose. Si le temps t'a appris une chose, c'est que les rêves sont fait pour rester des rêves, un idéal, un objectif qui nous pousse en avant. Un certain bonheur se trouve en... « L’inaccessible... Ce ciel bleu, au-delà des branches, si parfait ne peut être, ne serais-ce, qu'effleurer, il reste toujours hors de portée. Mais nous souhaitons toujours l'atteindre, le saisir, dans toute sa splendeur. » Pensée à haute voix, marque d'une longue solitude, un choix à demi confessé, car tu te refuses à les terrifiés, ces pauvres jeunes âmes, par cette carcasse au deux visages. Humaine, monstrueuse, particularité que tu divulgue à peu d'habitant de ce lieu hors des chaînes du temps. Anomalie qui se déchaîne en certaines occasion, sous l'afflux émotionnel complexe qui te ronge.

Lentement, ta main s'élève vers ce ciel que toi aussi souhaite saisir, comme n'importe qui. Tu recherches cette perfection, au dépend de l'équilibre. Tu n'es pas aveugle, juste idiote à vouloir t'acharner, ce désir de ressembler aux autres, conflit persistant avec ton dégoût envers ce monde souillé, terre de nombreux vices incarnés par ses habitants. Délicat soupir qui fuit des tes lèvres, tu laisses retomber ta main sur la pelouse délicate. « Ouai je sais. C'est vraiment stupide, fais pas gaffe, je m'égare un peu. On peut pas dire que je prends le temps de philosopher en général, c'est sorti tout seul, peut être à force de tout refouler. » Franchise exaspérante au couteau, incapable de mentir, tu ouvres grand le jardin de tes secrets, dévoile à demi-mot les maux qui te hantent. N'espère pas jouer les femmes fatales ainsi, n'espère pas la jouer mystérieuse dès lors que tu ouvres la bouche. Le tact littéralement porté disparu de ton attitude, tu te blesses sans cesse tout en blessant ce qui t'entoure. Auto-destructrice, au final tu n'es plus qu'une bombe à retardement, déjà un pied dans le vide, est-ce que quelqu'un te rattrapera quand tu céderas sous le poids des remords ? Cela, tu l'ignores.
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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Mer 3 Jan - 3:30



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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Dim 7 Jan - 21:32

La douceur d'une caresse, la tendresse de l'échange, délicats venins qui fait frémir ta pauvre et misérable échine, qui ébranle tout ton être. Hors des apparences, tu n'y es guère accoutumé, tu cèdes avec tant d'aisance, ton cœur défaille un peu plus à chaque instant. Malaise voilée, le doute s'installe, la crainte du mensonge. Pourtant, tu aimerais y croire, à ses paroles, tu aimerais les boires comme la rosée du matin. Une confiance ébranlé depuis bien des décennies, l'âme trahie, brisée tant de fois, damnation du monstre que tu es, incarnation du démon retranscrit dans les saintes écriture, horreur écailleuse, à mi-chemin entre la femme et le reptile. Comment réagirait elle face à cette hideuse silhouette ? Sait-elle seulement ce que tu es au fond ? Non. Cette malédiction est un secret bien gardé, apparence caché aux yeux de tous, ou presque. Car tu sais que même les tiens, aussi monstrueux soient ils, te repousseraient en faisant face à ce monstre disgracieux qui sommeil en toi. Les pensées s'égarent quelques instants, et surgissant de l'ombre, la terreur avance l'air victorieuse en toi, envahissant ton crâne d'un millier de pensées noires alors qu'autre chose se passe en toi, ton cœur résonne à vive allure dans ta poitrine, un rythme endiablé digne des batteries de ta jeunesse, ces chants révoltés, punk qui vibraient sous tes pieds encore fragile. Ce rythme qui te fait vivre, encore aujourd'hui. Adolescente rebelle, adolescente touchée en plein cœur.

Second frémissement qui te traverse l'échine, faible soupir libérateur, le plaisir au creux des lèvres, doux plaisir dont tu te gorges innocemment. Tu ne désires pas plus, si ce n'est un baiser. Pourtant, tu te l'interdit, encore une fois, ceux-ci font désormais partis de toi, ces chaînes qui t'empêche d'être toi-même, de libérer cette rage bouillonnante, cette tristesse glaciale, ces larmes muettes. Fausse, au fond, c'est ce que tu es, sous ce mirage de franchise, calculer, maîtriser pour ne pas te blesser, pour te protéger, pour les éloigner de toi. Tu ne veux plus perdre qui que ce soit, alors, la petite fille fragile que tu es a choisi la solitude, terrible amante, jalouse amante. « Le néant... Ah ah, si seulement c'était si facile de l'atteindre, l'effleurer. J'aimerais savoir faire le vide de temps en temps. » Ta voix est si faible, elle se casserait presque, tant de choses refoulé qui remonte, tant de souvenir que tu veux balayer, d'un revers de la main. Mais une réponse suffisante pour briser le silence qui s'était installé. Presque salvateur, uniquement ébranler par le vacarme lointain du parc, prison dorée pour les monstres qu'ils sont tous. L'espace d'un instant, tu oublis ces chaînes qui te retiennent hors d'un monde qui fut tien, tu oublis jusqu'à la cruauté de cette soi-disant humanité. La gamine idéaliste en toi s'indigne alors, voyant les massacres commit par un peuple qui se revendique civilisé avec tant d'ardeur. La mort fini toujours par accompagner leur pas. Cette grande faucheuse, un mal qui ne vous touche pas, vous, les anomalies de cette terre, temps que vous restez dans vos prisons.

« Et ce n'est pas fou, c'est même parfaitement censé. Je pense que le plus fou, c'est l'envie que j'ai de t'embrasser... Alors que je ne connais même pas ton nom. » Un aveu qui s'achève au creux de l'oreille, délicat murmure confesser le rouge aux joues. Finalement, pas tant ''rentre-dedans'' que ton attitude souhaite montrer. Bien plus douce que les apparences, fille fragile sous cette carapace de sauvagerie, gamine rêvant toujours du prince charmant, bien que celui-ci ne porte pas des attributs masculin. Au fond, tu rêves toujours de cette douce romance, tu aimerais tant y croire encore aujourd'hui, tu t'accroche à des rêves de gamines, derniers éclats d'innocence qu'il te reste, toi qui reste seule.
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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Dim 7 Jan - 23:41



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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Mer 10 Jan - 3:12

L'instant se fige, la tétanie s'empare de ton corps tremblant. Inexplicable, tu ne peux mettre de mots sur ce qui vient de se dérouler, tu ne peux expliquer pourquoi ton cœur s'emballe ainsi. L'intimité dévoiler, voler, l'espace d'un moment, le temps d'un contact, délicieux échange. Loin de toute parole, de toute autre contact, un simple baiser poser sur tes lèvres glacés, l'acte qui se mêlent aux mots, l'acte qui surpasse les pensées. Pensées embrumés par l'instant présent, la chaleur de ses lippes qui effleurent délicatement les tiennes. Troublée, touchée en plein cœur, c'est ce que tu es à cet instant, celui-ci résonne trop bruyamment dans ton crâne pour que tu perçoive ce monde clairement. Il n'y a plus qu'elle, l'inconnue et toi. Combinaison improbable, addition étrange pour un résultat surprenant. Innocence falsifiée, tu n'en doutes plus, délicat rictus sensible qui déforme ton visage, les yeux éclairée par un désir franc. Elle te plaît, cette belle énigme qui se tient à tes côtés, ce mystère que tu effleure du bout des doigts, tendre caresse, franche mais douce. Ta main caresse lentement sa joue, guidant une nouvelle fois son visage vers tes lèvres. Unique réponse à cet acte, la seule possible. Les battements de ton regard redouble une nouvelle fois d'intensité.

Un second baiser, tendre, gourmand, ardent. Tes lèvres ne veulent plus quitter les siennes, tout ton être brûle de la sentir encore plus près de toi, tu t'emporte, tu te sens bien... Trop bien. A cet instant, tes écailles déchirent ta peau, encore timide, mais la douleur te brûle la chair, rompt soudainement l'acte. Plaie ouverte au niveau de ta cuisse tandis que le monstre s'agite en toi, tes pupilles s'affinent, prennent une teinte mêlant l'or et le vert, nature monstrueuse dévoilé au grand jour, tu étouffes un juron en la repoussant doucement, le cœur en miette, une larme roule, mêlant bonheur et amertume, saveur horrible que celle de la mise au grand jour de ta nature, monstre reptilien. « Et merde... » Regard suppliant qui se tourne vers elle, gorgé de honte, des yeux inhumain qui se dresse face à l'inconnue. La peur, la rage qui fait tremblé ton être, le manège, le spectacle s'achevait maintenant, tu ne pourrais plus lui cacher cette nature hideuse, cette silhouette écailleuse qui vit sous ta chair. Particularité qui se manifeste tel une malédiction divine, est-ce que le tout puissant t'avait puni pour tes blasphèmes, tes sacrilège ? Pensée absurde, tu n'as jamais cru en une force supérieur quelconque, auparavant, l'humain était tout ce qui existait sur cette terre... Aujourd'hui, seul l'homme et les monstres se partageait ce monde à tes yeux. Il n'y avait pas de dieux. Et s'il y en avait un, il a un humour très particulier.

Tu t'éloignes lentement, tu te recroqueville sur toi-même, terrifié par ce qu'elle a vu de toi. Les regrets t'envahissent, tu te maudis... Comme toujours. Quelques mots tremblant s'extirpe de tes lèvres. « Je suis désolée... Je... Je dois être un monstre horrible... Et tu n'as pas encore vu les écailles... Elles se cachent encore... » Tu étouffes un bien triste ricanement. Douce ironie, sarcasme délicat, c'est plus fort que toi. C'est ainsi que tu vois cette chose qui fait de toi un être si particulier, un monstre, comme une lugubre blague. Une plaisanterie de mauvais goût particulièrement réussi. « Je sais que nous sommes tous différent du genre humain ici, mais... » Tu soupires profondément. « Cette '' particularité '' en terrifie plus d'un, même dans ici et dégoûte les autres. Je suis... Hideuse. » Triste confession, terrible complexe qui t'éloigne de ce monde qui est censé être le tiens. Tu aimerais tant être comme d'autres, avoir une particularité imperceptible à l’œil nue, ou simplement gracieuse. Si tu pouvais arracher cette carcasse d'écailles qui est aussi tienne, la faire disparaître en un instant, tu le ferais sans hésiter. C'est ton vœu le plus cher. De n'être qu'un être comme les autres.
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Deryn Lund
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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Jeu 11 Jan - 18:08

Élan sauvage, Deryn s’était établie sur les lèvres sans questionnement profond, mais plutôt avec un naturellement déconcertant, elle avait habité les morceaux de sa peau et la réponse de Charlie ne s’était pas fait attendre, elle avait rejoint a nouveau les racines de ses lèvres, ainsi Deryn avait compris que ce contact lui avait été agréable. Les doigts tenu sur son visage, la médium s’échappa dans l’alliage de leurs lippes tenu l’une dans l’autre. Les frisons poussées sur sa peau de façon agréable, elle ne se sentait pas attaquer ni a profané les lippes de Charlie. Elles profitaient de la douceur d’une communion légère, illusoire. Et puis les mouvements de Charlie on annoncé un recule, l’incompréhension au creux des pupilles s’était annoncé à l’intérieur de Deryn. Et puis les billes de Charlie changent, se métamorphose, forme devant rectangulaire, droite. Sans pour autant avoir peur, la surprise nait dans l’esprit de Deryn. La souffrance physique vient s’insurger dans le corps de Charlie. La crainte d’avoir fait quelque chose de mal se présente. La particularité de Charlie c’était peut-être éveillé. La médium venait de voir la naissance humide dans les yeux de la chanteuse. Elle se recula pour la laisser respirer, ne sachant pas comment faire disparaitre la douleur. Charlie pousse des jurons.  «  Qu’est-ce qui ce passe Charlie ? » Deryn ne la quitte pas des yeux de peur qu’il ne lui arrive quelque chose.

Charlie prend ses distances, devient fragile, se cache recroqueviller sur elle même. Des mots tremblant sortent de l’air. Incompréhension volatile, pupille animale, écailles qui se cachent ? Particularité animal, reptilienne. Deryn sent les blessures dans les mots qu’elle prononce comme des couteaux qu’elles plantent a son propre égard. Charlie se déteste d’être ainsi et s’isole. Cette vision touche maladroitement Deryn, elle n’aime pas sentir l’artiste ainsi. Deryn ne pouvait pas se mettre à la place de Charlie. Elle ne connaissait pas la lourdeur d’une particularité qui poussait à la transformation physique. Non, elle ne savait pas la sienne été caché, elle passait souvent pour une folle démente. «  ne t’inquiète pas..   » elle lui avait dit avec beaucoup de douceur avec des frôlements d’inquiétude et puis Deryn s’était rapproché Charlie sans pour autant la toucher de peur qu’une douleur viennent lui griffer la peau. «  Ne te sent pas désolée, c’est moi qui le suit.. je ne voulais pas que tu aies mal. » Bien sûr que c’était surprenant, bien sûr que ça l’avait surprise mais le dégout n’était pas présent face aux émotions de Charlie, bien au contraire Deryn avait envie de la prendre dans ses bras pour que son chagrin disparaisse.  «  est-ce que je peux faire quelque chose pour soulager ta douleur ? »  est-ce que c’était possible ?

Deryn poussa la crinière ébène de Charlie pour découvrir son visage qui s’était recroquevillé. Les termes de beautés, d’esthétique, qui lui faisait peur pourtant l’énergie de la jeune femme n’avait rien d’hideux.  «  Tu es loin d’être hideuse. Tu as une particularité physique et oui ici, mêlé dans la foule il y a des choses qui nous démarque » Deryn essayait de lui faire penser à autre chose. «  Je dors dans une sorte de cerceuil si tu veux tout savoir » elle rigola un peu. «  C’est un peu étroit mais on s’y fait » elle dormait et était poussé dans la coma. « si tu peux venir dans mes bras, vient te calmer. Je vais pas te repousser si tes écailles apparaissent d’accord ? » elle avait sans doute eu le tour. Les rejets étaient douloureux, ils laissaient des cicatrices forte, injuste. «  Tu peux m’en parler si tu veux.. » c’est avec naturel que Deryn lui tendrait l’oreille sur ce qui faisait sa particularité. Peut-être pouvait-elle la contrôler et ainsi se sentir mieux ?  


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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Mar 16 Jan - 1:01

Folie, c'est le seul mot qui te vient à l'esprit. Mais est-ce que sentiment ne rimait pas avec folie ? Incompréhension, c'est ce qui se lire dans ton regard, tu ne l'as comprends pas. Ne devrait elle pas fuir ? Ne devrais-tu pas distinguer de la peur dans ses yeux ? Pas cet élan de tendresse. C'est douloureux, oui ma petite, ton cœur te serre comme jamais, infiniment plus que si elle t'avait rejeté. Mais après tout, tu avais l'habitude du rejet, il ne t'atteignait même plus, du moins en apparence, car au fond, à chaque fois, ton cœur se brisait. Plus que maintenant, mais moins douloureusement. Toujours cette même peur, peur du mensonge, peur de l'inconscience, que ce ne soit qu'une douce folie passagère. Peur du retour à la réalité. Et peu à peu les écailles s'étendent sur ton écorce, nature reptilienne qui prend peu à peu le dessus, le monstre qui fait surface, balayant le peu d'humanité qu'il te restait. La peur comme moteur et non comme frein, celle-ci ne faisait qu'exalter la bête en toi. Animal sauvage, comme cette carapace que tu te donne au quotidien, unique rempart contre le désespoir, dernier pilier soutenant le peu de conscience persistant en toi. Créature sur la défensive, peur d'être découverte, pourtant tu es incapable de briser la faible distance qui vous sépare, tétanisée, tu as peur qu'elle t'échappe. Flot ardent, océan violent vibrant en toi, une mer déchaînée de sentiment qui fait de toi une enfant, une enfant ne cherchant que de la chaleur dans les bras d'une inconnue. Délicate inconnue qui fait flancher ton corps, femme mystère qui te fait frémir, qui t’effraie autant qu'elle te fascine.

Murmure d'ironie entre tes lèvres, éclat cristallin qui te ferait presque oublié ta condition. Un cercueil ? Drôle d'image, étrangeté de la nature. Rictus furtif qui se dessine un instant au creux de tes délicat lippes, pulsant encore de ces délicats baiser échanger. Qui dormait dans un cercueil dans les contes pour enfant ? Qui est-ce qui hantait les nuits, apportant sinistre mort dans l'ombre. Des étranges immortels craignant l'astre solaire, drôle d'image, drôle de fantaisie. Bien que tu sois monstre, ceux de tes livres d'enfants n'avaient jamais stimulé ton imagination, bien trop irréels à tes yeux, comme toi aujourd'hui. « Et tu t'abreuves du sang de pauvres innocents, c'est ça ? » C'est plus fort que toi, ironie comme bouclier, le tact qui est aux vestiaires. Libre à interprétation, mais ce n'était rien de plus qu'un commentaire stérile, une manière de détourner de ce qui te blesse, une manière de la repousser. Pourtant, cette tentative était sans la moindre conviction. Tu ne voulais pas l'effrayer, mais tu refusais cette douce amante qu'est la solitude. Pas après avoir goûté à ses lèvres, tu en désirais simplement plus. Cela ne freine en rien la métamorphose qui s'opère déjà depuis quelques minutes, les écailles verdâtres, reflétant les faibles éclats de lumière tels des émeraude se dévoilaient déjà à la lueur du jour. Cette image t’écœure... Tu ne veux plus le revoir, ce monstre qui fait parti de toi, tu désires plus que tout l'arracher de tes entrailles, cette atrocité qui te défigure. Culte de la splendeur factice, rapidement balayer par la carne écailleuse du monstre. La mort pourrait être un remède à ce mal, mais tu es trop lâche pour l'effleurer, la défier avec tant de vulgarité. Tu baisses tes yeux devenus topaze.

Tu ne peux plus cacher ton horreur. Tu ne peux plus lutter contre, te voilà entièrement couverte d'écaille, te voilà monstre parmi les monstres. La honte se lit dans ce regard brillant qui est pourtant river au sol. « Je n'ai plus rien d'humain sous cette forme, de plus... C'est si douloureux. Ressentir ces... Maudites écailles me déchiré la peau. Je n'en ai jamais voulu, de cette particularité. Tout le monde me fuit dès qu'ils voient ce que je suis au delà de ''la mignonne petite brune''... » Amertume dans la voix, tu ne peux plus mentir, tu ne t'en sens plus capable, pas sous cette forme, pas sous ses yeux. Tu n'oses même plus la regarder, tu n'oses plus bouger. Tu es plus qu'un monstre prisonnière de son regard, prisonnière de ta propre honte, des chaînes bien trop lourde pour toi.
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MessageSujet: Re: Prélude ft. Deryn   Mar 16 Jan - 23:25

Les peurs pouvaient être à l’origine de nombreux comportements, alors que d’autre on un fou rire nerveux ou un hurlement strident, la réponse de Deryn à la peur était souvent le silence étouffé et le ventre qui se retourne dans tous les sens, mais ici la peur n’était présente. Être différente et côtoyer des personnes différentes avaient ouvert son esprit, il n’y avait pas non plus de dégoût. Ce qui dégoûtait la demoiselle, c’était la vue d’aiguille près des pupilles ou si l’on touchait aux globes oculaires de cette façon, elle détournerait sans aucun doute regard. Et l’imagine de certain animaux dès lors qu’elle les imaginait ramper sur elle pour la manger ou la mordre dans tous les sens, mais a par ses divagations elles les aimaient bien. Elle avait comme tout le monde sa dose de peur rationnelle et irrationnelle, des blessures enfantines qu’elle portait encore aujourd’hui. L’esthétique était quelque chose de trompeur, les plus belles personnes en forme pouvaient être aussi les plus mauvaises en coeur, alors Charlie n’avait pas réellement de crainte à avoir. Deryn aussi se trouvait hideuse quand elle était diaphane, elle se détestait aussi quand elle était dans sa capsule sans énergie. Ce n’est pas elle qui aller se montrer moqueuse ou brute parce que sa particularité s’était éveillée. Elle l’intéressait toujours autant. Deryn était en réalité inquiète, elle ne savait pas quoi faire contre la douleur. Mise à part lui changer les idées contre l’angoisse. Elle lui avait au moins décollé un petit rire. «  Justement, t’allais être mon repas… comment je vais bien pouvoir faire maintenant ? Je vais me casser les dents contre tes écailles. » Elle rit à son tour en douceur, personne n’était parfait et tous les particuliers avaient leurs lots de différence «  t’inquiètes pas, je vais pas te dévorer. »  elle n'était pas un vampire...

La médium sentait les changements physiques opérer chez la chanteuse. Elle ne pouvait pas se mettre à la place de Charlie, sa particularité changeait son apparence de A à Z. Les troubles devaient être conséquents, douloureux et difficiles à vivre. Elle se trouvait stupide à ses côtés en espérant qu’elle aille mieux. Ses yeux étaient liés au sol, il était visible qu’elle se détestait ainsi. Les écailles lui grimpaient sur la peau, la transformant ainsi en manteau d’une couleur différente. Bien sûr qu’elle l’écouta et la tristesse était présente pour la chanteuse. Visiblement, Charlie n’avait pas réussi à maîtriser sa particularité encore. La médium ne savait pas ce que ça faisait d’avoir la peau réduite en miettes, mais elle ne pouvait pas rester là ainsi à rien faire. Deryn se leva, prit la main sertie d’écaille de Charlie. Le contact fut différent, la texture fut différente, elle ne voulait pas l’effrayer, mais il n’était pas bon qu’elle reste. «  On va sous ma tente, tu vas pouvoir te reposer. » Peut-être que là-bas elle avait quelque chose pour calmer la douleur. Elle ne lui laissa pas vraiment le choix. Elles prirent le chemin et elle l’emmena alors sous sa tente, lui proposant son aide si elle en avait besoin. Et puis elle la fit entrer dans l’endroit ou elle invitait les passants pour user des arts divinatoires. Des tissus bleutés dominaient l’endroit partout, de différentes teintes de bleu. Ce bleu qui était une couleur qui l’apaisait naturellement, c’était douillet que dehors «  Allonge-toi » il y avait un fauteuil allongé ou elle pouvait s’y loger, détendre un peu son corps et Deryn se mit a cherché dans une boîte à la recherche de flacon, des plantes écrasées. «  C’est toujours comme ça quand tu embrasses quelqu’un ? » c'est un peu surprenant et embêtant pour elle si ça lui arrive a chaque fois. Deryn essayait toujours d’occuper l’esprit de Charlie, cherchant à la détendre et à lui faire penser a quelque chose de plus agréable. 

Dans ses bocaux, elle trouva des feuilles séchées qu’elle écrasa, Deryn se servait de ses plantes pour se détendre lors de grande angoisse. Deryn était toujours à l’écoute de Charlie si elle voulait lui parler de sa particularité, la façon dont elle apparaît et quand elle repart. Ça n’avait pas le mérite de faire disparaître les douleurs, mais ça endormirait un peu la sensation de se faire bouffer. Elle fit chauffer de l’eau pour ensuite faire dissoudre les plantes dans une petite boîte à la façon d’un thé et enleva ensuite les résidus de plante pour aller vers le fauteuil. «  ce n’est pas grand-chose, mais ça ne peut pas te faire de mal » elle s’installa a ses côtés, Deryn ne voulait pas paraître impolie en la regardant, elle n’avait pas envie que Charlie se sente dévisager non plus «  Tu préfères que je ne te regarde pas ? ou je peux ?  »  elle lui demanda simplement, en tenant la tasse entre ses phalanges, est-ce que sa voix s’était métamorphosée elle aussi ?  Pouvait-elle faire quelque chose pour que ça aille mieux ?  


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