A slight attack - Ft. Thaddeus
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Lauren Atkinson
Jaseur Perdu

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Apprentie Ymbryne « Bombycilla Garrulus »
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Paquet de nerfs enthousiaste. Bavarde. Grégaire. Percheuse de peignoirs. Offreuse de douceurs. Curieuse apprentie.
☾☾ Années :
18 ans
☾☾ Occupation :
Coursière aventureuse, entre l'apprentissage Ymbryne et ses courses, elle guide les visiteurs à travers la Foire, généralement en soirée.
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Les Synri... Syngi... les syngadi... les mutants sont sa nouvelle passion.
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Taylor Hickson (& kawaiinekoj)


MessageSujet: A slight attack - Ft. Thaddeus   Dim 31 Déc - 4:28

a slight attack

@Thaddeus Gentilis


C’est quand même frustrant. Elle vient de passer deux heures à tenter de contrôler sa métamorphose et rien du tout. Même pas une apparence de plume. Rien du tout. Pourtant, elle avait l’impression de bien le sentir, mais absolument rien du tout. Le néant total. De toute évidence, elle est incapable d’être une vraie Ymbryne. Non, elle devra se contenter à jamais d’être une tentative maladroite pour en devenir une. Une wanna be. À jamais pas tout à fait ! Oui, bon, c’est déprimant, mais si l’enthousiasme de Lauren ne fléchit pas, celui de devenir la parfaite Ymbryne du futur commence à décliner. Tout devrait aller plus rapidement, parce qu’elle veut vraiment. Tout ça, c’est magique ! Elle veut de tout ça. Elle veut protéger tous ces Syng… ces Syndra… Syn… dri...gas… ces mutants ! C’est quand même moins difficile à prononcer mutant que Sy… ce mot là.

Contrariée, angoissée et peinée de cet échec, elle se dit qu’une balade dehors, respirer l’air, ça pourrait lui aérer l’esprit et lui donner un petit coup de fouet pour recommencer à essayer de devenir un oiseau. Alors elle met son manteau, parce que bon, on est en mars. On est toujours en mars. Ça lui fait un peu bizarre parce qu’elle est arrivée en plein mois d’août et que c’était ici le mois de mars. Elle a eu froid. Elle n’était pas assez habillée. Normal, elle était en août, elle. Mais bon, pour le moment, la température partout est à peu près semblable. Il fait même un peu plus froid à la Foire. Mais bon. C’est normal, à peu près normal. Mais brf, pour le moment, elle angoisse sur son avenir d’Ymbryne. Elle n’arrive pas à se métamorphoser et elles disent toutes que c’est la base. Alors bon, si elle n’arrive pas à se métamorphoser, comment pourra-t-elle jouer avec le temps ? Bon sang, la honte ! Et si elle n’y arrive jamais ! Enfin, si, elle y arrive, mais de manière involontaire. Ça lui prend tout le temps quand elle est nerveuse… comme en ce moment… et soudainement, cette impression de vide sous ses pieds.

- Oh non… non… ni… hiiii ! Hiiii ! Triiiii ! Triii ! Triiii !

Et la voilà encore à tenter de s’extirper de ses vêtements. Mince ! C’est lourd le manteau ! Si au moins on était en juillet, elle pourrait porter une robe légère ! Mais non, il faut être en mars ! Avec le manteau et le pull ! Mais bon, elle y arrive avec quand même assez d’aisance. Elle commence à être habituée à devoir se sortir de sous les étoffes. Pas que c’est sa première métamorphose, mais elle aimerait bien, de temps en temps, y arriver quand elle veut y arriver, pas par surprise après avoir passé deux heures à tenter le coup. C’est quoi son problème, hein ? Elle finira bien par comprendre comment ça fonctionne, quand même, tôt ou tard.

- Triii ! Triiii !

Ah enfin, elle en est sortie. Le lumière ! Le froid… mince… Oui, bon elle ferait peut-être mieux de rentrer avant de choper un rhume. Mince, le trajet lui semble long… elle n’a pourtant pas marché si longtemps… elle est à peine rendue à la verrière. Mais du point de vu ras du sol, quand ne mesure plus que 18 centimètres de long, eh bien ça change les distances. Évidemment, si elle avait apprit à voler… mais non… puisque de toute évidence, son karma refuse qu’elle se transforme à sa guise, c’est pas gagné pour apprendre à voler, hein. Et pourtant, à devrait être facile. Agiter les ailes. Alors elle agite les ailes et elle sautille… mince… elle est nulle, totalement nulle.

- Triiii !

Bon, alors, il ne reste plus qu’à sautiller pour atteindre le manoir. Ouf, c’est quand même un exercice violent. Non, elle n’a pas l’habitude que l’herbe soit si haute. Mais pourquoi l’herbe est si haute ! Ça devrait être au ras du sol, non ? Une perspective si différente quand on passe d’une mètre soixante à 18 centimètres. alors elle sautille, agite les ailes, fait son possible pour se rapprocher de la maison. Évidemment, autant d’activité l’empêche d’avoir froid. Ce qui n’est pas mal quand on y pense.
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Thaddeus Gentilis
Autour amnésique

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Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
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30 ans, mais en réalité, c'est une énigme pour lui.
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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Dim 31 Déc - 18:30

A slight attack
Lauren & Thaddeus
The holy whore they're fighting for like lambs to slaughter in a bible war Oh - Victims of the night it's time to say your prayer in the dark

La nuit fut longue et loin de se faire propice à un repos que je ne trouve plus depuis qu'ici j'ai échoué, forcé de quitter cette boucle qui fut un jour la mienne. En cette journée qui s'annonce et qui déjà file sans moi, je ne suis bon qu'à rester dans le seul fauteuil de ma chambre, recroquevillé sous ma couette que j'ai tiré jusqu'à celui-ci, simplement pour fuir le matelas trempé de sueur que j'ai souillé d'un peu plus de larmes et de sanglots, et qui en cet instant se fait un ennemi que je fuis et dont je me cache en me réfugiant derrière les piles de livres qui composent cette pièce que je n'arrive pas totalement à considérer comme ma chambre, voyant plus en ces quatre murs que les barreaux d'une nouvelle cage dans laquelle on m'a enfermé. D'un battement de cils, je chasse poussière et volutes de tabac qui s'élèvent dans l'atmosphère que je trouve lourde, à la limite de l'irrespirable. Un soupir pourrait m'échapper mais la morosité de ce temps qui passe et de cette réalité que je ne parviens pas à accepter font que je reste mutique, offrant au silence une place de roi que même Darren n'a pas quand il vient me rejoindre dans la journée. Même lui n'a pas les privilèges que j'offre au silence et à la tristesse en cet instant. Lui n'a pas ce que je leur offre. Il n'a ni mes faiblesses, ni ma docilité ou ma facilité à cesser de lutter… Non, lui doit d'habitude supporter mes sourires et mes manies vieillottes qui en agacent plus d'un en cette époque qui me semble bien trop moderne, mais il n'a pas à voir les fêlures de mon être qui se révèlent à la nuit tombée. De ça, je le protège, et si en cet instant il me voyait, je pense qu'agacé par mon état de faiblesse il ne se gênerait pas pour me secouer comme lui seul sait le faire, à l'aide de mots qui sont comme de l'acide que l'on jetterait sur des plaies encore trop fraîches et déjà malmenées par d'amers regrets. C'est surement pour cela, que par désir et besoin de rester seul, j'ai verrouillé la porte de ma chambre, me fermant ainsi du reste du monde. Un autre battement de cils me permet de fuir les secondes qui s'écoulent et après un autre baiser cendreux que je vole à ma cigarette, j'expire regrets et fumée comme si c'était tout ce que mes poumons étaient capable d'emmagasiner, exprimant ainsi à haute voix mon besoin de fuir les démons qui dans mon ombre rampent encore. D'eux, je cherche à m'éloigner mais incapable de bouger, je me retrouve à les écouter me susurrer ce que je ne sais que trop bien déjà. "Sigmund, Sigmund." Le prénom de cet autre est une chanson, un requiem presque, qu'ils entonnent sans cesse et qui se fait autant le prélude à l'angoisse que sa conclusion, me donnant ainsi l'impression que toute mon existence n'est en réalité qu'une boucle qui n'a de sens que parce qu'il a été un jour vivant et maître de cette carcasse que j'ose aujourd'hui considérer comme mon corps. Cet être qui fut un jour le seul à exister est ce cauchemar nocturne qui alimente les sifflements des vipères qui se font frissons sur mon échine qui me rappellent que dans cette chair je ne suis qu'un étranger qui parasite le corps et la vie d'un autre. Thaddeus n'est rien. Juste une création d'une Ymbryne qui devait sans doute avoir bien trop pitié de cette chose qui avait émergé de la boue et du sang. A ses yeux, je n'ai surement jamais été rien de plus qu'une cause perdue dont elle voulu s'occuper pour se donner bonne conscience. D'entre mes lèvres, une autre volute se glisse, dansant un instant devant mes prunelles ternes avant de se dissiper avec le reste de mes résolutions, me faisant ainsi prendre une décision que j'applique à l'instant même où j'écrase sans la moindre délicatesse ma cigarette dans une vieille tasse de thé, quittant ensuite mon fauteuil pour mieux débarrasser autant de ce qui me servait de pyjama que de ma peau, abandonnant les deux sur le pas de ma fenêtre pour mieux revêtir du plumage du rapace. Sans honte et sans attendre, j'abandonne derrière moi mon humanité et les coups qui sont portés à la porte, redevenant cet oiseau, cet autour, dont les instincts primaires sont parfois plus agréable à vivre que les émotions humaines, qui au lieu de se faire une myriade de sensations qui devraient donner un sens à l'existence ne sont en réalité que des poids qu'il faut supporter, des raisons supplémentaires d'en venir à détester cette capacité que nous avons à réaliser que notre place dans ce monde n'est déterminée que par une suite d'évènements plus ou moins malheureux. Et c'est pour ça, que bien souvent, quand le coeur n'y est pas à jouer ce rôle d'amnésique qui se cherche et qui s'enferme dans le refuge que sont les mots imprimés sur des feuilles de papier, je deviens l'animal, laissant les pulsions primaires de la bestialité se faire les seules choses qui peuvent faire battre mon coeur. Par la fenêtre entrouverte, je m'envole et d'un battement d'aile puissant, je m'élève, ignorant les arbres et le sol qui s'étend à perte de vue, décidant de faire comme le chasseur que je suis, à savoir veiller sur ce que je considère être mon domaine depuis les cieux, projetant ainsi sur les rares passants mon ombre menaçante. En grand, j'ouvre les ailes et ferme les yeux un instant, appréciant simplement la caresse du vent, qui sans peine se fait comme les caresses de mon ancienne Ymbryne, qui a une époque, appréciait de simplement glisser ses longs doigts fins dans mon plumage avant de déposer sur le bout de mon bec acéré un léger baiser. Le temps d'un battement de coeur, je reviens à cette époque qui me semble faire partie désormais d'une autre vie, avant que quelque chose en bas n'attise ma curiosité et les bassesses de mon envie.

Les prunelles rivées sur l'herbe haut, je perçois alors une petite masse de plumes, qui péniblement sautille dans la pelouse et tente de rejoindre le domaine, cherchant surement à fuir la fraîcheur de la journée et les possibles prédateurs, qui comme moi, rôdent autant dans les cieux que dans le couvert du feuillage des arbres. De nous, je me doute que cette petite chose essaye de se cacher, espérant ainsi prolonger son existence mais malheureusement pour elle, en ce jour, je me mets en tête de ne point laisser passer ce plaisir étrange qui est le mien. Ainsi, au dessus de sa tête, je commence à tourner, projetant sur elle et sur l'herbe mon ombre menaçante alors que de mon regard perçant, je scrute sa frêle silhouette, l'appétit déjà aiguisé par l'idée même de plonger dans sa chair mes serres. Et après un dernier battement d'aile, voilà que je fonds sur ma proie, me laissant tout d'abord chuter avant de carrément descendre en piqué sur elle, déployant mes serres au dernier moment pour l'attraper élégamment entre mes pattes, la faisant ainsi prisonnière de cette décision cruelle qui est la mienne. Au sol, je la cloue et contre la terre je l'accule, lui forçant ainsi à contempler l'autour que je suis, qui d'un piaillement discret, tente de se faire pardonner d'ainsi se laisser aller à des instincts qu'il ne devrait pourtant plus posséder depuis des années. De toute ma hauteur, je me redresse et la toise, prenant un instant pour apprécier le bruit de son coeur qui cogne si fort contre ses os et qui force à se soulever à un rythme frénétique qui si devrait m'amadouer me laisse en réalité avec une envie de l'achever au plus vite pour ne pas laisser plus longtemps la peur couler dans ses veines et déverser un flot de pensées qui en cet instant doivent l'étouffer. Pour cette pauvre créature, je n'éprouve pas grand chose en cet instant, pas même une once de remords. Tout ce que j'entends en cet instant, c'est le bruit du vent dans les feuilles et la respiration calme et lente qui est la mienne. Délicatement, j'entrouvre un peu les ailes et me penche alors vers cette petite chose, le bec entrouvert et la rétine dénuée de la moindre empathie.
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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Lun 1 Jan - 7:02

a slight attack

@Thaddeus Gentilis


- Triiii ! Trii !

Le problème quand on devient un oiseau, c’est qu’il faut penser à ce qu’un oiseau ne pense pas vraiment. En fait, techniquement, ça ressemble surtout à marcher sur les mains, mais en marchant sur les pieds. Parce que bon, à part battre maladroitement, ses mains sont actuellement parfaitement inutile. La marche, sous forme d’oiseau a quelque chose de différent parce que bon, ça revient à avoir les fémurs très court, les tibias et les tarses de longueur presque égale. C’est comme marcher en accroupi, mais avec certains os plus ou moins contraire à ce qu’ils devraient être normalement. Alors disons que pour le moment, la marche n’est pas aisé pour l’apprentie Ymbryne. Le centre de l’équilibre est totalement chamboulé. Elle suppose qu’avec le temps, on s’y fait, mais le hic c’est qu’elle n’a pas encore eu le temps de s’y faire. Le seul truc qui semble lui faciliter la tâche, c’est de parfois agiter les bras (comme une tarée pense-t-elle) et profiter de la portée de l’air pour se tenir en équilibre. Un peu comme si elle tentait de retenir un parapluie ouvert contre le vent. Ça au moins, elle avait saisit le principe. Merci aux cours de physique scolaire !

- Triiii !

Mais bon, elle s’acharne, parce qu’après tout, elle a quand même tenté de se mettre dans cet état pendant deux heures et que ce n’est que maintenant qu’elle y arrive. Elle ne va pas laisser passer cette chance. Elle aurait préféré être à l’intérieur, par contre. Enfin, peut-être pas. Ici, si elle arrivait à voler, elle pourrait faire de plus longues distances… mais bon, elle doutait d’y arriver. Ah, elle croit peut-être saisir le truc… il faut sautiller, mais seulement en s’appuyant sur les orteils et la détente se fait avec le pied seulement… ah ouais… ah non… ah si ? Il y a un peu de ça… elle a l’impression de sautiller accroupie en exagérant le mouvement. Comme quand on imite la grenouille mais sans les mains. Parce que les mains sont occupés à tenter de garder l’équilibre en s’agitant (comme une tarée pense-t-elle encore) dans tous les sens. Mais quand même, c’est amusant de tenter de décortiquer des mouvements dont le corps n’a pas l’habitude. Elle se dit qu’une fois redevenue à sa forme originelle… quoique va savoir, elle est peut-être née dans un oeufs pour ce qu’elle en sait. Elle est peut-être née oisillon. Faudra qu’elle demande à une Ymbryne, question de non seulement savoir si elle est née d’un oeuf, mais est-ce qu’elle risque de pondre à son tour un jour ? Elle aimerait vraiment le savoir avant que ça se produise.

- Triiiiii !

Enfin, une fois qu’elle sera redevenue une fille, elle s'entrainera à sautiller sur la pointe des pieds. Ou peut-être pas, parce que soudainement, une ombre lui cache le faible soleil et le temps de relever la tête, elle se retrouve plaquer au sol par l’oiseau le plus gros qu’elle ait jamais vu. Enfin… de son point de vue, c’est l’oiseau le plus gros au monde. Mais il faut savoir qu’elle ne mesure en ce moment que 18 centimètres. Mais quand même, elle n’a jamais vu un rapace si immense. Et techniquement, elle n’a jamais vu de rapace de si près. Elle reconnait que c’est efficace, mais elle n’en a pas vraiment envie. Elle essaie de se débattre, mais même si les pattes s’agitent, elle croit bien ne saisir que ses plumes. Ses bras/ailes sont tout à fait inutile. Elle n’a pas d’ongles qui en temps normal sont assez long et généralement vernis en une variété de couleurs selon les jours. Reste le mordre, mais vu la dureté, elle n’arrivera même pas à lui faire mal.

- Triiii ! Triiiiiiii ! Tri !

Merde, elle va vraiment mourir bouffée par un faucon ? Elle essaie quand même de se débattre, parce que c’est pas vrai qu’elle va se laisser bouffer comme ça. Non, surement pas, mais elle a quand même plutôt mal. C’est que l’air de rien, il est vachement lourd sur son petit corps frêle de volatile. Elle étouffe un peu, parce que bon, il lui écrase la cage thoracique, sans parler de son coeur qui cherche à lui défoncer cette même cage thoracique pour pomper son sang au cerveau. Parce que oui, elle a besoin de son cerveau. Elle a besoin de son cerveau, de sa volonté parce que ce serait vraiment le bon moment pour redevenir une fille et botter cette saleté de volatile à l’autre bout du monde !

- Triiiiiiii ! Allez, c’est le moment ! Triiii ! Allez Lauren, redevient une fille ! Triii ! Bon sang, c’est vraiment comme ça qu’elle va mourir ? Triiii ! Elle ne s’est jamais attendue à mourir dans la gloire, mais quand même. Triiii ! Elle aurait préféré mourir très vieille.   Triiii ! De ce qu’elle sait des documentaires animaliers, les rapaces vont généralement briser la nuque de leur proie.   Rriiii ! Du coup, ce sera vite fait.   Tiiii ! Est-ce qu’elle va vraiment mourir sur le coup ou paralyser avant ?   Hiiiii ! Oh non, c’est pas comme ça qu’elle va mourir !   Hiiii ! PAS QUESTION !   Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Et c’est le froid et la douleur des serres qui lui piquent la peau de l’épaule qui la saisissent. AH !

- ARH !

D’un bras furieux, elle balaie le rapace avec force. Il y a aussi les petits cailloux et autres brindilles qui lui rentrent dans les fesses et les cuisses qui l’incommodent. Mais bizarrement, ça l’incommode moins que le fait que cette saleté de rapace a failli la boulotter !

- SALOPERIE D’OISEAU DE…

Ah ouais, la différence est quand même moins impressionnante quand on mesure 164 centimètres contrairement à ce volatile qui doit quoi, en faire une soixantaine tout au plus. Brusquement, elle a bien l’intention de retourner la situation. Elle se jette presque à plat ventre sur le rapace pour le saisir.

- On fait moins le malin, hein !?

Non, mais le volatile, quel retournement de situation, hein ? Elle n’a pas l’intention de lui faire mal, peut-être juste le brusquer un peu et surtout de lui faire peur, mais elle sait comme tout le monde que les oiseaux c’est plus fragile. Et puis bon, elle n’est pas non plus du genre à tuer ou torturer les petites bêtes.
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Thaddeus Gentilis
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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Lun 1 Jan - 20:39

A slight attack
Lauren & Thaddeus
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J'aimerais rassurer cette petite chose qui entre mes serres piaille et se débat, et qui espère échapper à mes serres qui si durement écrasent sa frêle ossature, coupant très certainement au passage sa respiration et la circulation de son sang. Pour cette petite proie qui ne demandait rien à personne et qui ne méritait pas de terminer ainsi prisonnier de mes appétits primaires et de mes pulsions répréhensibles, j'ai envie d'avoir des mots que le rapace n'est pas capable d'exprimer, j'ai envie de lui murmurer que je suis désolé mais que ça ne sera pas long… Que la souffrance ne sera qu'une connaissance dans sa vie et non une longue amie auquel elle aura le temps de s'attacher le temps de son agonie. J'aimerais pouvoir la rassurer et l'assurer que rien ne sera plus long qu'un battement de coeur, que dans le noir elle se retrouvera bien vite et que la peur ne sera rien de plus qu'un souvenir dont elle n'aura même pas à se remémorer, que tout ça ne se gravera jamais dans son esprit et que dans le néant elle glissera, trouvant ainsi la paix et la sérénité qui sont réservés à ceux qui trépassent. De tout ça, j'aimerais la convaincre mais ne peut, limité par la nature même de mon être en cet instant. Alors, tout ce que je peux faire pour cette petite boule de plumes qui hurle et qui tente de quitter l'étreinte ferme de mes serres, c'est de ne pas plus la faire attendre et de pleinement exécuter ce que mon instinct me susurre de faire au plus vite. Les ailes légèrement écartées, je me penche vers elle et m'apprête à planter sèchement mon bec dans sa nuque afin de briser entre le bout de celui-ci la frêle structure qu'est sa colonne vertébrale. D'un coup sec, je m'apprête à mettre un terme à son existence, à goûter sur le bout de ma langue son sang et sa chair mais voilà qu'au lieu d'accepter sa fin imminente, le petit geai parvient à m'échapper en devenant une humaine que je ne connais pas. Surpris, je piaille, tente à mon tour de fuir et me retrouve alors prisonnier des mains d'une jeune femme, qui au lieu de s'amuser de la situation qui je l'avoue, n'a rien de légère, me hurle dessus et m'insulte, me forçant ainsi à jouer des ailes et des serres pour me libérer de sa prise, qui autour de ma personne se fait aussi brutale que la mienne l'était il y a quelques minutes à peine. Une piaillement douloureux m'échappe quand au sol je me retrouve plaqué et prisonnier. D'instinct, il est à mon tour de gigoter et de me débattre, n'appréciant pas de devenir la proie de sa colère et du ressentiment qui doit très certainement couler dans ses veines au milieu de son sang. Pour elle, qui la prunelle teintée d'une envie vengeresse, je me fais subitement docile, recroquevillant les pattes sur mon ventre tandis que mon coeur s'affole et se contracte bien trop vite dans ma poitrine, poussant presque violemment mon sang dans mes veines pour mieux donner l'impression que sous peu, je vais m'écrouler sur moi-même et ne devenir qu'une masse de chair infâme, un résidu de l'être vivant que j'étais et dont les plumes se disperseront dans le vent, pour ne laisser apparaître que des os qui seront blanchis par le soleil et la pluie. Voilà tout ce qui traverse mon esprit paniqué par le trop plein d'informations que me crache au visage la situation. Il se mêle à mon esprit les regrets, l'angoisse, la crainte et les remords. La culpabilité se fait étouffante et alors que l'inconnue enfonce un peu plus ses doigts dans le duvet de plumes qui recouvrent ma peau, je réalise toute l'erreur qui fut la mienne de laisser mes bas instincts s'exprimer et obscurcir ce qui fait normalement ma raison. Je comprends quand nos regards se croisent qu'elle est une âme qui dans se refuge, une jeune Ymbryne que j'ai attaqué sans raison. D'elle, je devrais recevoir plus que sa colère. D'elle je devrais avoir la douleur et la souffrance qui fut un jour celle de cet autre, de celui qui dans le conflit et le sang fut surement un monstre pour lequel je dois payer. Pour elle, je devrais payer mes offenses et enfin finir dans cette cage que je mérite depuis bien longtemps, celle dont mon Ymbryne m'a un jour tiré. Alors j'accepte ma punition. Etrangement calme, j'ouvre en grand les ailes et cesse de bouger, me faisant aussi docile que peut l'être l'homme qui accepte cette mort qui vient pour lui. Allongé sur le dos, les prunelles dévorées par la peur et la douleur, je fixe celle, qui complètement nue, me toise de sa hauteur et m'intimide, m'empêchant de ce fait de reprendre cette forme humaine qui est la mienne, restant ainsi bloqué sous l'apparence de l'autour, restant ainsi aux yeux de la jeune innocente, un prédateur, un animal qu'il faut réprimander pour mieux l'apprivoiser, une bête qu'il faut enfermer et empêcher d'ainsi attaquer ceux qui veulent simplement exister. Le temps d'un instant, le souvenir d'un incident similaire me revient et si un frisson vient hérisser mes plumes, je n'exprime qu'une expiration discrète qui se fait la larme que je suis incapable de verser sous cette forme et qui n'est rien de plus que le témoin de la culpabilité que je ressens à l'idée de réaliser que depuis quelques temps, je n'ai fait que glisser, régresser et redevenir cette chose sauvage que j'étais à mon réveil. Je suis revenu des années en arrière, oubliant les efforts de cette femme qui a eu la patience de prendre soin de moi et de faire ce Thaddeus qui a une époque était un protecteur, un chasseur patient qui prenait soin de autres, reniant l'amour de celle qui contre son coeur m'a si souvent gardé pour me faire sentir la puissance de l'espoir qui permettait à son corps de ne pas s'effondrer sous le poids d'une mélancolie que j'ai toujours perçu dans ses prunelles. Pour le souvenir de cette femme que j'ai trop souvent regretté, je me fais doux et patient pour les envies de cette jeune Ymbryne, acceptant avec une certaine sérénité sa colère que je mérite amplement pour avoir ainsi franchit les limites de ce qui était acceptable, préférant ne pas me révéler à elle et rester un oiseau qu'elle peut malmener à sa guise.
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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Sam 13 Jan - 3:24

a slight attack

@Thaddeus Gentilis


Elle reste prudente, parce que bon, les serres et le bec, ça pourrait la défigurer… ou du moins, la blesser. Et elle n’a pas trop envie. En même temps, elle veut juste lui faire peur, pas le blesser. Quoique, non, elle n’a pas envie, elle a juste réagit. Une sorte de réprimande vengeresse spontanée, comme quand on surprend le chat accroché aux rideaux et on veut lui faire peur pour qu’il ne recommence pas. Le rapace se débat, comme elle quelques secondes plus tôt. Elle se protège le visage des coups de plumes, mais elle est bien déterminée à mettre la main dessus. Ça pince un peu, mais ce ne sont que des plumes. C’est pas tous les jours qu’on peut approcher un rapace de si près. À moins d’en avoir un à porté de main. Et puis c’est sans parler de la terre et des cailloux qui meurtrissent un peu ses coudes et ses genoux. Elle s’est certainement planté un billot dans le coude, mais pour sa vengeance, ça lui est égal, même si plus tard, elle se plaindra, quand il faudra désinfecter tout ça. Mais pour le moment, elle n’y pense même pas.

Non, elle s’élance pour saisir l’animal entre ses mains, se protégeant des griffes et du bec, mais étrangement, elle n’en a pas vraiment peur. Elle réagit. Elle ne réfléchit pas. Lauren saisit l’oiseau, avec fermeté, mais toutefois assez de délicatesse pour ne pas le blesser. Non, elle n’en veut pas à sa vie. C’est un animal, après tout. Il ne faisait que ce pourquoi il est fait; chasser. Mais c’est étrange l’effet que ça fait de saisir un oiseau quand même assez imposant de cette manière. Les plumes offrent une résistance froide dans sa paume, mais quelques doigts ont froissés des plumes. Elle sent l’étrange effet de la raideur du calamus et de la chaleur de l’animal. Et elle sent aussi les petits coups d,un petit coeur qui bat frénétiquement, comme le sien une ou deux minutes plus tôt. C’est bizarre comme effet. Sa prise se fait soudainement moins ferme. Elle, elle n’est pas un prédateur. À bien y réfléchir, elle est plutôt nécrophage… la viande qu’elle mange est généralement morte depuis un moment… quand on chasse et qu’on mange plus tard, est-ce que ça fait de nous des nécrophage ? Bonne question… à laquelle ne répondra pas ici et maintenant.

Le rapace cesse de bouger, de se débattre, comme s’il attendait qu’elle lui assène le coup fatal. Mais non, elle n’est pas un prédateur, elle. Et elle a comme habitude de se dire qu’elle ne tueras que si c’est pour manger. Ce que l’oiseau a bien faillit faire d’elle d’ailleurs. Elle devrait peut-être revoir ses idées. Elle se dit brièvement qu’elle pourrait faire ce qu’elle veut de cet oiseau. De toute manière, demain… enfin, ce sera « encore » aujourd’hui, il aura tout oublié. Alors à quoi bon… et franchement, elle se voit mal tuer un oiseau juste parce qu’il a faillit la tuer… elle était une proie après tout… elle relâche l’oiseau et elle se redresse un peu. L’oiseau ne bouge toujours pas. Elle l’a peut-être blessé ? Elle espère que non… est-ce que lorsque la boucle recommencera, si elle l’a blessé, est-ce qu’il revivra ? Elle devrait peut-être poser ces questions à une Ymbrine. Miss Olof pourrait peut-être y répondre.

Il est sur le dos, les ailes déployés, offrant au prédateur qu’il croit qu’elle est, tout ses points vulnérable. Mais elle n’a pas l’intention de le tuer. Elle n’a pas non plus l’intention de le blesser, ni le torturer… mais il ne bouge pas, c’est inquiétant. Elle se met à genoux et reprend son souffle. C’était quand même une pure terreur, mais elle sent sa raison reprendre le dessus. C’est une bonne leçon. Elle n’avait jamais envisagé qu’elle puisse être la proie d’un prédateur. Il faudra qu’elle se méfie. Elle s’attendait vraiment à ce que l’autour se dépêche à s’enfuir. C’est quoi, il n’a aucune instinct de survie ce volatile ? En même temps, couché sur le dos, c’est pas vraiment une position naturelle pour un oiseau, n’est-ce pas ? Alors avec délicatesse, elle approche les mains, se méfiant tout de même des serres et du bec et elle replis une aile, doucement, avant de le retourner sur le ventre, une position qu’elle estime plus adéquate pour un oiseau. De l’autre main, elle resserre l’autre aile contre le flanc du volatile. Elle profite qu’il ne semble pas vouloir la becqueter pour poser sur son dos une délicate caresse, juste pour la douceur des plumes sous son doigt.

- Allez, vas-t-en. Demain, ce sera encore aujoud’hui et tu te souviendras de rien. Mais moi j’vais te surveiller, dit-elle en pointant de l’index et du majeur ses propres yeux avant de pointer l’oiseau des mêmes doigts.

Elle glousse, pour elle-même, puis elle a un frisson. Oui, bon, elle n’a plus de plumes pour se garder au chaud. Non, il n’y a que le sept degrés extérieur sur sa peau nue. Oh merde… et si quelqu’un l’avait vu ?
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Thaddeus Gentilis
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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Lun 15 Jan - 13:19

A slight attack
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Je mériterais coups et blessures, colère et furie pour sa vie que j'ai tenté d'écourter, pensant que sous les plumes du petit oiseau inoffensif il n'y avait que chair et os à briser au lieu de la jeune Ymbryne, qui en cet instant me fait prisonnier de ses mains et de sa volonté. D'elle, je n'attends que la punition pour les offenses qui ont été les miennes, et ainsi, les yeux clos et les ailes grandes ouvertes, je ne cherche à me défendre, acceptant mon sort avec une sérénité qui me donne presque froid dans le dos, comme si je cherchais en cet instant à être châtié pour les crimes d'une vie passée, d'une existence qui n'a pas été la mienne et qui n'est à ce jour rien de plus que la preuve qu'à une époque, j'étais un autre homme. Un être qu'en cet instant, j'essaye presque d'expier et de chasser de mes veines et de la moindre fibre de mon être en m'offrant si gracieusement à celle qui il y a quelques secondes n'était rien de plus qu'une proie que je m'apprêtais dévorer, devenant ainsi sous la paume de ses mains et sous la courbe de son regard, une pauvre bête dénuée de tout envie de vivre, une créature qui accepte avec une résignation bien trop humaine de se laisser mourir. Les battements furieux de mon coeur font se soulever les plumes de mon poitrail au fil des secondes qui passent et qui révèlent alors avec une déception certaine la non-violence dont elle fait preuve et l'absence de cette vengeance que j'attendais presque avec une impatience qui se fait surprise quand elle me relâche et qu'avec une infinie douceur, qui trahit plus une crainte de se prendre un coup de bec ou de serres, elle me fait rouler sur le sol, arrachant mon dos au tapis herbeux et boueux pour mieux m'enjoindre à m'envoler et à selon elle oublier cette journée. Interloqué, presque choqué par la façon dont ses paumes enveloppent mes ailes, je ne pousse qu'un piaillement en réponse  à son injonction avant de me tourner vers et de croiser son regard, soutenant ainsi un échange silencieux qui se fait autant de questions et de réponses à cette demi-menace qui glisse d'entre ses lèvres et qui n'est en réalité rien de plus qu'un conseil qu'elle énonce à haute-voix pour elle-même, un rappel de faire plus attention aux cieux quand elle se couvrira à nouveau de plumes. Et si il serait plus sage, voir plus simple, de disparaître en effet et de ne rester à ses yeux qu'un animal sauvage, créant ainsi la certitude que le Thaddeus qu'elle a pu croiser au détour d'un couloir ne partage rien avec l'autour affamé, je reste pourtant face à elle, levant le bec pour mieux l'informer de mon intention de rester, plantant au passage fermement mes serres dans la boue, faisant ainsi entendre qu'il n'est pas question que je disparaisse, surtout en voyant les frissons qui secouent ses épaules et font naître sur sa peau nue une chair de poule qui m'arrache un autre piaillement.

J'aurais toutes les raisons de fuir, de retourner me terrer dans ma chambre et me flageller durant des heures sur mon comportement, en fumant cigarette sur cigarette, recroquevillé dans un coin de la pièce, une main dans les cheveux, à psalmodier que je ne suis rien de plus qu'un être que l'on doit mépriser, mais en cet instant étrange, qui semble être suspendu dans cette temporalité qui n'a de toute façon plus réellement de secondes à égrener et de futur à venir, je reste là, la couvant de mon regard acéré avant de sautiller vers elle, effleurant la peau de son bras du bout des plumes de mes ailes, lui offrant ainsi une caresse réconfortante et un geste qui se fait les mots que je ne peux prononcer, ceux qui lui dirait d'aller mettre quelque chose sur ses épaules avant d'attraper froid. A nouveau, j'entrouvre le bec et émets un petit son strident et dissonant, une injonction qui se veut autoritaire mais douce, le genre d'ordre que peut donner un père qui s'inquiète. J'insiste une seconde, laissant la courbe naturelle de mon plumage effleurer sa peau un instant de trop avant que je ne cherche autour d'elle un amat de vêtements que je trouve bien rapidement, et vers lequel je m'envole bien prestement, refermant mes serres autour d'un pantalon et d'un haut que je fais ensuite tomber sur ses épaules, permettant ainsi au tissu d'à moitié glisser sur son dos et ainsi couvrir son échine frissonnante. Un autre piaillement m'échappe et cette fois-ci, c'est à côté que je me pose, le bec tourné vers elle et les ailes sagement repliées sur mon flanc, patientant, veillant sur elle le temps qu'elle se rhabille et se dissimule ainsi à la vue des curieux et des autres Syndrigastis, qui par mégarde, pourraient laisser leurs pas les mener ici et découvrir cette scène étrange, où dans la boue, au milieu des herbes, des brindilles et des cailloux, une jeune femme à la peau exposée aux regards du monde semble converser avec un rapace aux prunelles bien trop intelligentes pour être humaine. Aux passants et autres âmes de cette boucle, nous pourrions en cet instant offrir une étrange scène, une fresque toute droit venue d'un tableau de maître, où une nymphe serait représenté en compagnie d'un quelconque symbole de liberté ou de puissance divine, qui prise sur le fait cherche simplement à faire fuir l'intrus qui oserait poser sa pupille sur elle. Mais qu'elle ne craigne cette possibilité, car à ses côtés, désormais, je veille, me préparant à faire fuir quiconque chercherait à l'approcher, me faisant en cet instant son gardien, l'autour dont les serres désormais ne se planteront que dans la chair des trop curieux et des malchanceux. Près d'elle je reste et j'attends, le regard non pas posé sur sa personne mais sur l'horizon, patientant en silence qu'elle soit habillée et que sur son épaule je puisse me percher, afin de retourner en sa compagnie au sein du refuge, où là, sous le couvert des vêtements qui sont les miens ou d'un draps, je pourrais platement m'excuser de l'avoir attaqué.

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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Lun 29 Jan - 0:07

a slight attack

@Thaddeus Gentilis


Ouais, ben si quelqu’un l’a vu, cette personne aurait quand même pu venir la tirer des serres de cet oiseau, non ? Ou du moins venir voir si tout va bien. Alor bon, elle estime que personne ne l’a vu. Ce qui est bien, parce que bon, elle n,est pas particulièrement prude, mais elle est flambant nue. C’est une chose de se balader en bikini et s’en est une autre de se balader nue comme un ver. Et si elle était en bikini, ça voudrait dire que c’est l’été et il ne ferait pas que 7°. Beaucoup de possibilité absurdes pour quelque chose qui n’est pas. Au moins personne ne l’a vu presque se faire bouffer par un rapace, ce sera déjà ça de bien dans cette mésaventure. Elle s’attendait bien à ce que l’oiseau décolle le plus rapidement possible. Mais non… il reste là. Même qu’il la regarde et l’invective. Elle le fixe, perplexe. Bah quoi.

- Bah quoi ? Allez, file, je vais pas te manger, alors bon, va te trouver un autre casse-croute.

Elle l’observe. Il ne semble pas l’entendre de cette oreille. Non, il revient vers elle et il la frôle des plumes de ses ailes. Ok, c’est vraiment un oiseau bizarre. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe. Mais quoi, elle l’a blessé et il veut qu’elle le soigne ? Elle ne pensait pas l’avoir assez malmené pour le blesser, mais elle n’y connaît pas grand chose à la résistances physique des rapaces. Il n’a pas l’air blessé. Il n’a pas l’air de souffrir… il a l’air d’un rapace qui ne veut pas partir. Mais pourquoi ? Les autres oiseaux se seraient envolés à tire d’ailes non ? En fait, elle est pas mal persuadé que dès qu’elle l’aurait relâché, il se serait envolé pour ne plus jamais se rapprocher d’ici. Enfin, non, puisque la boucle se serait rembobinée et tout ça.

- T’es un drôle d’oiseau toi. Elle hoche la tête. Oui bon, de ton point de vue je dois l’être aussi, je te l’accorde.

Et la voilà qui bavarde avec un oiseau. Ok, oui, bon, parfois elle bavardait avec une Miss, mais elles étaient sous formes humaines… enfin, pas toujours… ouais, bon, c’est pas si absurde de bavarder avec un oiseau finalement. Et puis bon, elle en est un aussi, non ? Elle a beau être initiés aux boucles et tout ça depuis quelques mois, elle a encore quelques réflexes de hors de la boucle. Comme quoi on ne bavarde généralement pas avec un rapace qui vient d’essayer de vous manger, parce que les rapaces n’essaie pas de vous manger parce que vous n’êtes pas sous formes aviaire. Non, tout ça, c’est que dans ce tout nouvel univers dans lequel elle a été plongé par cette dame bizarre. Mais ce qui encore plus bizarre, c’est que lorsqu’enfin le rapace consent à s’envoler, c’est pour aller voleter au-dessus de ses fringues laissés en tas plus loin et de les lui ramener. Ah bon ? Les oiseaux font ça ?

- Euh…

Ok, non, les oiseaux normaux ne font pas ça… et là, un doute effleure son esprit. Non, c’est pas un oiseau… enfin, si, mais c’est pas un rapace comme les autres. Mais bon, tant qu’à se geler elle fouille son pantalon et constate avec satisfaction que sa petite culotte est dedans. Ce qui aurait été un peu contrariant d’aller la chercher plus loin. Elle se rhabille donc, du moins avec ce qu’elle a à porté de main, ce que l’oiseau a ramener et elle l’observe, du coin de l’oeil, en même temps. Non, c’est pas un oiseau normal. Elle finit de s’habiller et elle court vers ses bottes, laissées plus loin, sans doute trop lourdes pour le rapace qui bon, avec son jeans et son pull en avait plein les serres. Elle met aussi son manteau, ce qui pour le moment ne la réchauffe pas vraiment, parce que bon, ils ont prit la température ambiante, mais au moins elle ne sent plus le vent directement sur sa peau. Et puis elle est certaine s’avoir de la terre et de l’herbe partout. Elle devra prendre une bonne douche. Oh, oui, une bonne douche, avec de l’eau chaude. Elle termine de lacer ses bottes et se frotte les mains, pour se réchauffer. Mentalement, elle se repasse la liste de tous les métamorphes aviaires. Y a les ymbrynes, mais il doute que ce soit l’une d’entre elles.

- T’es un synd… un mutant, hein ? Elle pose ses poings sur ses hanches. Et t’as failli me bouffer, reproche-t-elle, avant d’afficher une mine perplexe. Est-ce que ce serait considéré comme du cannibalisme ? Elle semble réfléchir, mais comme il ne répond pas, elle hausse les épaules. Plus tard cette interrogation. Attends, t’es le type qui sort jamais de sa chambre, c’est ça ?

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Thaddeus Gentilis
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MessageSujet: Re: A slight attack - Ft. Thaddeus   Sam 10 Fév - 16:24

A slight attack
Lauren & Thaddeus
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De ses remarques, je ne fais rien, préférant à la place fixer l'horizon sans chercher à rompre le silence qui nous enveloppe, offrant ainsi à la jeune Ymbryne une conversation qui n'amène à rien et qui s'avère être fatigante pour elle. La prunelle vissée sur le lointain, et le bec légèrement tourné vers le ciel grisâtre de cette journée qui est vouée à sans cesse se répéter, j'inspire simplement alors que derrière-moi je l'entends s'habiller pour ensuite pester autant sur ma nature que mon comportement. Et si le temps d'un instant, je songe à baisser la tête et à entreprendre des révérences qui n'ont rien de naturelles pour le rapace que je suis encore, je me raidis à la place quand elle pose la seule question, la seule interrogation que j'aurais aimé qu'elle n'ait pas, celle qui soulève en effet les travers qui sont les miens et qui révèle la nature ô combien sauvage de ma personne. Pour cette demande étrange, je cligne des yeux avant d'enfoncer mes serres dans la terre humide, cherchant dans les fibres de cette carcasse que j'aimerais savoir être ma seule identité, un semblant de courage pour lui avouer qu'en effet, sous les plumes du rapace se cache un homme qui ne sort plus et qui a fait de cette chambre dans laquelle on l'a jeté, une cage au sein de laquelle il se laisse mourir. Mais en parfait lâche que je suis, je me fais l'incarnation de cet être méprisable qu'est devenu le Thaddeus que certains ont pu apprécier il y a des années de cela, m'envolant pour simplement venir me poser sur son épaule pour mieux glisser le bout de mon bec acéré dans la jungle de ses cheveux, d'entre laquelle je tire une douce mèche sur laquelle je tire en un geste faussement joueur. De cette tentative pathétique, je ne cherche pas à m'attirer son affection ou à même lui arracher un semblant de rire, mais espère simplement détourner son esprit de ce silence qui semblait hurler qu'en effet, d'animal je n'ai rien, quoi que je puisse en dire, et que de l'ermite taciturne et souvent désagréable, j'ai tout. Que de cet homme qui joue avec les ombres et qui fait d'un voile de fumée âcre son manteau, j'ai tout. Dans mon silence, j'ai peur qu'elle soit capable de dessiner les courbes de la silhouette de cet être qui navigue dans les limbes d'un temps qui ne coule plus avec la morosité d'une âme qui se sait proche d'entamer sa dernière danse avec la mort. Je crains que dans les motifs de mon plumage, elle finisse par entrevoir la carcasse de l'épave que l'on a un jour tiré de la boue pour en faire un semblant d'homme qui n'était capable que de vénérer une femme qu'il aimait en silence et dans la crainte que ses sentiments ne soient perçus comme immondes. Perché sur son épaule, voilà ce que je crains mais que je n'évoque pas, alors qu'à nouveau, je m'envole, abandonnant sa silhouette pour quelque peu voleter au-dessus d'elle, projetant à nouveau l'ombre de ma frêle silhouette sur sa personne. Puis, conscient des frissons qui font trembler sa personne, je viens saisir l'une de ses manches entre mes serres, tirant quelque peu dessus pour lui intimer de me suivre et de me poursuivre jusqu'à la porte de cette bâtisse vers laquelle je me dirige désormais et sur le pas de laquelle je me pose, piaillant simplement pour attirer son attention et pour terminer ma parfaite prestation de l'être attentionné que j'ai été à une époque. Sous la couche de mes plumes et la surface de ma peau, je sens alors un frisson y courir, se faisant pareil à la caresse de doigts timides, qui au lieu de n'être qu'une réaction de mon corps face à des souvenirs que je ne veux pas voir remonter, se fait le prélude à une sensation dérangeante qui prend soudain le contrôle de mon corps et force celui-ci à trembler longuement pour les réminiscences de ce passé que j'aimerais savoir être ensevelis sous les décombres d'une lassitude qui n'a pas encore complètement détruite ma volonté d'exister. Au loin, voilà que me revient l'époque où j'étais pour les particuliers de la boucle un père ou un grand-frère auprès duquel on pouvait trouver autant le réconfort nécessaire pour chasser d'éventuelles larmes que le plaisir de se savoir écouté et choyé par un prédateur qui aurait tué quiconque aurait touché à ceux qui sous le couvert de son aile auraient trouvé refuge. Dans les recoins de mon esprit, c'est cette facette de Thaddeus qui ressurgit et qui lentement fait remonter dans le parcours complexe de mes veines et de mes nerfs une envie, une pulsion presque de devenir à nouveau celui sur lequel on pouvait compter et qui n'était pas juste une ombre que l'on voit disparaitre aussi rapidement que les étoiles face aux premiers rayons du soleil, mais au contraire une figure paternelle inébranlable, un rapace aussi éternel que les montagnes le sont et qui ne courbe jamais l'échine peu importe la force du vent qui souffle et enrage. Cet homme je pourrais redevenir, et le faire ressurgir des cendres qui composent l'étrange humain que je suis, mais par faiblesse ou besoin sûrement de continuer à m'abimer dans les tourments d'une mort lente que je provoque par négligence, je préfère rester ainsi, me contenter de n'être qu'un homme dont on ne connait pas le prénom et qui n'est qu'au plus une silhouette que l'on ne cherche pas à croiser, un être que l'on oublie et qu'on égare entre les quatre murs d'une chambre et qui finira par disparaitre sans laisser derrière-lui rien de plus qu'un vide qu'on comblera avec plaisir. Il est plus simple de laisser ainsi la conscience des autres m'effacer et de me transformer progressivement en une esquisse d'humain, qui bientôt ne sera plus rien pour personne, et se confondra parfaitement dans la peau de l'animal que je suis actuellement. Doucement, je ferme les yeux et inspire, réalisant alors que le temps de ne devenir qu'un autour est proche, et que dans quelques temps, peut-être, je ne serais qu'un rapace de plus parmi les animaux qui peuplent la boucle, un oiseau que l'on observe au loin mais dont ne remarque plus la présence aussitôt le regard détourner et l'attention accroché par autre chose. Et si de cette réalité je devrais m'attrister, je ne peux en réalité que me réjouir de cette seconde mort qui va bientôt être la mienne, et qui se fera la délivrance dont je suis en quête depuis bien trop longtemps déjà.


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