I got bad vibes [Aramis]
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Darren Flanagan
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MessageSujet: I got bad vibes [Aramis]   Dim 31 Déc - 19:07

I got bad vibes [Aramis]



Darren recracha son amertume dans une volute de fumée presque trop opaque. Cette nouvelle vie qui s'offrait à lui lui faisait l'effet d'une prison plus terrifiante encore que celle de sa précédente boucle. Pourquoi avait-il fallu que cela se produise ? N'avait-il pas passé assez de son temps à expier que le sort s'acharna encore sur sa personne. L'amour de la surenchère dont le destin faisait preuve envers sa personne lui donnait la nausée. N'avait-il pas assez souffert de la haine et de la guerre, de l'emprisonnement et des rumeurs des bombes fendant le ciel ? N'avait-il pas assez perdu, à la disparition de sa boucle ? Sa maison, ses amis, son essence même n'était plus que poussière, et la douleur sourde en son sein ne faisait que croître, pernicieuse, habile et impitoyable, elle évoluait au rythme fou des battements de son cœur affolé. Perdu. Il avait tout perdu, il n'y avait que Thaddeus. Thaddeus, son ancre au beau milieu d'une tempête qui faisait rage, et tel de bâtiment perdu en abîme, il sentait ses os céder sous les assauts d'une mer déchaîner. La peur. Violente. Irascible. Révoltée.

Il porta sa cigarette à ses lèvres tremblantes. Il n'allait pas se laisser sombrer, non, s'il avait été dans son tempérament de se laisser abattre, cela aurait fait des années qu'un sombre arbre aurait enroulé ses racines autours des restes de sa personne. Il ne faisait de doute qu'il n'y aurait eu de sépulture pour un être tel que lui, rejeté des siens, rejeté des autres, il n'avait de place en ce monde que celle qu'il s'était faite en l'image de sa petite chambre dans le quartier de portes. Il n'avait nulle part d'autre, il n'y avait rien de familier. Son univers, c'était la neige, le calme d'une nuit bien trop froide, le bruit claquant des tentes dans un coup de vent traître, rappelant à son souvenir un passé méphitique. Il avait cru se faire une place en deux mille seize, il avait cru y voir un futur possible, et il avait suffit qu'il décide de repartir dans son monde d'origine pour que tout s'effondre. La disparition des boucles avait mené à la destruction de tout ce qu'il avait connu, tout ce dont il était fait, et de tout ce qu'il avait connu... De tout ceux qu'il avait connus. Il réprima un frisson venant secouer son échine courbée par une culpabilité exacerbée par les cris lointains des obus perforant le ciel gris. Il n'y avait rien le terrifiant plus que la guerre, cela rappelait à son souvenir le Freak Show, les cris, le sang qu'il avait vu, les tortures qu'il avait subies.

Dans une nouvelle volute de fumée, il regarda autour de lui, embrassant de son regard émeraude la verdure de cette vallée qui n'avait aucunement l'effet escompté sur sa personne. Combien lui avaient vanté les merveilles de cet endroit ? Combien de voix faisaient écho de la beauté de cette nature verdoyante, havre de paix dans ce monde en guerre ? Il ne voyait là que la désolation, il ne voyait que le silence et l'absence même de toute âme qui vive autre que quelques syndrigastis sans nul doute aussi perdus que lui. Comment faire autrement ? Y avait-il vraiment un but à leur existence ? Y avait-il un espoir quelconque, hors des limites de la boucle ? Reprendre une vie normale ? Cela ressemblait à un doux rêve qu'il se contentait de contempler seulement. Il n'y avait pas la place pour le pardon en son cœur. Il n'y avait aucune rédemption possible pour ces êtres humains perfides qui avaient voulu faire d'eux des bêtes de foire. Ces humains perfides, infâmes, qui ne voyait que la guerre comme étant la solution à chaque problème. Que la domination et les démonstrations de force. Il avait vécu cela avant même sa première guerre, lorsque alors il était encore dans son cirque itinérant. Combien se pâmaient d'être supérieurs à lui, mieux que ce va nu pieds qui n'avait de mérite que la souplesse de son corps, et de but que d'engendrer leur divertissement.

Darren était consumé par une haine farouche, indicible, elle le rendait plus agressif que ce qu'il avait jamais été. La peur aussi, exacerbait l'agressivité qui n'était que la seule réponse qu'il avait trouvé à son incapacité chronique à répondre de manière cohérente à un geste quelconque, à un mot, qui pourtant parfois, n'avait pas une once de la haine qu'il voyait se refléter dans des yeux souvent plus ébahis que colériques. Il avait des difficultés de compréhension, des réactions excessives. Il en avait conscience, ne serait-ce que par le fait que Irinna n'avait eu de cesse de le rabâcher à ses oreilles. Il avait pourtant tenté de faire des efforts, cela s'était, comme toujours, soldé par un échec cuisant, le poussant un peu plus encore dans les retranchements de son esprit dérangé. Il n'y avait que la tempête, encore et encore, aucune pensée cohérente, et lorsque cela lui arrivait, par erreur ou par hasard, de réussir à recoller des morceaux pourtant éparpillés depuis trop longtemps, ces derniers ne tenaient qu'en équilibre et le moindre souffle venait de nouveau répandre ces derniers.

Son errance le mena indubitablement à traîner vers quelques habitations, son amour pour la nicotine entraîna la fatigue. Lui qui avait pourtant toujours eu une endurance certaine se voyait se retirer ce privilège peu à peu. Il ne faisait plus autant d'exercice qu'avant, se laissait consumer comme il consumait les cigarettes, l'une après l'autre. Il s'était donc arrêté près d'un jardin, dont il s'amusa un instant à analyser les plantes, dans le but de reprendre sa respiration. Il regarda quelques instants l'homme l'entretenant avant de réaliser ce qui le gênait en quelque sorte chez lui. Ses oreilles, dépassant de ses boucles qui semblaient de soie. Il songea non sans amertume à tout ce que les autres, tout ce que les humains avaient dû le dénigrer pour ces dernières, ce faisant, son regard se fit noir à tort. Il se faisait insistant, ses pensées prenant le dessus. Il se faisait malpoli et maladroit, les deux choses qu'il savait le mieux faire au monde, il aurait été le dernier à contredire ce fait. Il ne s'en rendait seulement pas compte, et quand bien même, il ne décelait pas le mal...



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Aramis O'Malley
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Né le 1er janvier 1900, il a vécu sa première boucle en 1945, donc en apparence 45 ans, malgré ses 117 ans en réalité
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Depuis son entrée dans la boucle, il vit son existence bien simplement. Ancien apothicaire, il aime peinturer les plantes et les étudier, mais il n'a pas de métier précis
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Il aime rester seul, il ne s'en plaint pas. Et pourtant, il ne le dit pas, mais Aramis aimerait se trouver un compagnon. Sauf qu'il est trop grincheux
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MessageSujet: Re: I got bad vibes [Aramis]   Lun 1 Jan - 19:59

Darren et Aramis


I got bad vibes

Dans ma jeunesse d’apothicaire, j’avais appris à prendre soin des plantes de guérison. Nombreux ont été mes maîtres qui m’apprenaient à apprécier cette nature, de comment elle était fragile, mais à la fois si magnifique. Ils m’avaient tous transmis quelque chose de différent qui avait forgé ma patience et ma passion pour la botanique. Je ne m’intéressais pas seulement aux plantes médicinales. Bien sûr, leurs vertus étaient importantes en tant qu’apothicaire pour savoir comment et quand les utiliser. Mais mon dévolu c’était aussi acharné sur les autres herbes en tout genre. Depuis, j’expérimentais et j’étudiais tout ce que j’avais sous la main. Je les mettais dans mon jardin qui avait beaucoup grandi. Je pouvais passer des heures à l’extérieur, sans jamais m’arrêter de regarder chacune de mes plantations grandir et briller. Je possédais de nombreuses variétés qui poussaient un peu partout ici et là. Je ne m’en plaignais pas parce qu’il m’arrivait parfois d’y passer des heures, voire même des journées entières à regarder ces spécimens prendre racines dans les terres de la Vallée. Je n’étais pas très social et je voulais surtout qu’on me laisse tranquille dans mon jardinage, c’était ce que j’aimais faire. Je n’embêtais pas mes voisins et ils en faisaient de même, sauf pour Achille avec qui je pouvais quelques fois partager quelques mots autour d’une bonne fumée d’herbes. Mais sinon, je m’occupais de mes affaires sans embêter personne. Ce n’était pas mon genre de parler d’abord aux personnes et je ne tenais pas à me faire des amis, non merci. Bien sûr, je passais pour le grincheux du quartier, mais ça ne me dérangeait pas non plus. Les gens pouvaient bien dire ce qu’ils voulaient à mon sujet, ça m’était bien égal. Mon domicile était parfois la cible de moqueries des jeunes et moins jeunes qui avaient parfois mon âge. Je me contentais de les écouter, sans rien dire et de retourner à mes occupations. À quoi bon m’infiltrer dans leur conversation à mon sujet et obtenir leur fausse impression de moi ? De toute façon, ils n’y connaissaient rien. Certains ignoraient la fatalité de ce qui les attendait. Mais moi, je restais bien là, dans mon chez moi à étudier mes plantes, à peinturer, fumer et boire un bon thé.

Mais voilà qu’un beau jour, je me retrouvai à faire un petit ménage dans les bonnes et les mauvaises herbes. J’avais appris à mes dépends que les mauvaises herbes pouvaient aussi avoir de bonnes vertus, mais la plupart ne servaient qu’à empoisonner les plantes à faire de mon jardin une véritable proie pour ces plantes qui poussaient un peu partout. Et je me résolus donc à le faire, histoire d’avoir quelque chose à faire. L’hôpital ne me disait rien du tout et Rudolph était dans réalité linéaire. Je n’avais donc rien d’autre à faire... que de m’occuper de mon jardin dans la boucle. Il fallait qu’il reste bien entretenu quand même ! Et comme je restais souvent des heures sans m’occuper des autres ou de ce qui se passait aux alentours, je ne m’étais pas rendu compte qu’on m’observait de loin, depuis un petit moment, peut-être même plus, je ne savais pas trop. Mais je sentais néanmoins que quelque chose, du moins quelqu’un me regardait. Et je trouvais cette habitude humaine terriblement agaçante. Je pensais aux jours où Rudolph jardinait parfois avec moi et il faisait ses propres affaires. Il ne venait pas m’embêter. Peut-être que ce type voulait m’acheter quelque chose ? Ou faire la promotion de la guerre ? Le pire, c’était ces gamins qui avaient entendu de mes herbes à fumer qui voulaient tout essayer. Ah, ça il en était hors de question ! Et plus j’y pensais, plus je me rendais compte que je faisais subir ma maladresse aux plantes de mon jardin.

Je ne pouvais pas le savoir, mais il me fixait et je me sentais terriblement mal à l’aise. Non pas dans le sens où j’étais gêné, mais ça me frustrait énormément. Alors que je déracinais une mauvaise plante, je me mis à regarder à nouveau et il avait toujours son regard braqué sur moi. Ah, parce qu’en plus, il était silencieux et il utilisait un moyen de pression silencieux pour essayer de me sous tirer quelque chose. « Bon, vous avez fini de me regarder, jeune homme ? » l’interpelai-je, très irrité. « Si vous voulez me vendre quelque chose, faites-le tout de suite ou partez ! »


❝ v'la c'qu'aramis o'malley déteste ! ❞ tordez les roses blanches puis les plantes vertes briser les pots en milles morceaux casser le muguet et puis les géraniums, v'la c'qu'aramis o'malley déteste !
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MessageSujet: Re: I got bad vibes [Aramis]   Lun 1 Jan - 21:10

I got bad vibes [Aramis]



Vendre quelque chose ? Darren regarda un instant seulement autour de lui, avant d'arriver à la conclusion que cet homme s'adressait à lui. Il leva alors un sourcil en se redressant, il détestait cette manière que ce dernier avait eue de s'adresser à lui, il n'aimait ni le ton, ni le vocabulaire employé. Certes, il avait conscience maintenant qu'il aurait mieux fait de s'abstenir de dévisager de la sorte un inconnu, cependant ce dernier aurait pu se contenter de le chasser aimablement, au lieu de quoi, il le prenait de haut ? Il n'avait pas souvenir que qui que ce soit ait osé se comporter de la sorte avec lui, et pour une cause sans doute logique : les rumeurs avaient bon train dans les boucles, de part l'enfermement qu'ils vivaient, un quotidien morose qui se répétait, les syndrigastis n'avaient alors que les potins des uns et des autres à se conter afin de tromper l'ennui. En mille huit cent soixante treize, il avait surprit plusieurs fois des conversations chuchotées sur son passage, on le disait allié des humains, on le disait monstre comme eux l'étaient. Et si ces mots étaient autant de poignards dans son dos, ces élucubrations avaient eu le mérite de lui apporter son lot de tranquillité. Tous savaient quel était son pouvoir, tous savaient qu'il avait mauvais fond, tous avaient écouté ces rumeurs. Seuls quelques uns, nouveaux ou alors plus intelligents avaient fait un trait sur le passé pour lui adresser la parole. Oh, il ne disait pas que le monde avait été paisible, il s'était déjà fait cracher aux pieds pour sa simple présence. Comment osait-il, lui, se réfugier dans une boucle qui avait été créée afin de protéger les syndrigastis ? Lui, qui avait aidé les humains à les faire leurs ? Ils ne savaient pas eux. Ils ne connaissaient pas la peur, il ne connaissaient pas les coups, et les tortures incessantes, ils ne connaissaient rien de sa vie et le jugeaient. Tous étaient bien trop doués pour ce fait, particuliers comme humains, et il était doué pour cela aussi, alors comment aurait-il pu les blâmer ? Darren n'avait pas la particularité d'être honnête envers lui-même, cependant il avait conscience qu'il était humain avant tout, et cela lui donnait la nausée.

Parlant de cela, il avait une expérience en tant qu'ombre dans la boucle dont il était originaire, il avait vu tous les visages, connaissait toutes les particularités des personnes en sa provenance, tel un espion à son propre compte. « Connais ton ennemi. » Il avait vécu des années durant avec cette pensée, et c'était développée autour de cette dernière, et bien qu'il ait fait un énorme travail sur lui-même ces derniers temps, son agressivité naturelle reprenait facilement le dessus. La haine qu'il entretenait pour la totalité de l'univers l'avait rendu plus aigri que jamais, et s'il ne s'abusait, il n'avait jamais vu poindre ces oreilles ridicules dans sa boucle, la plus ancienne subsistant de son temps, or il avait vu de nombreux syndrigastis, et dans l'attitude de ce dernier, il devinait qu'il n'avait pas l'âge que lui avait. Habituellement peu friand de faire valoir son âge, il se sentait blessé par cette attitude qu'il prenait pour hautaine.

Darren eut alors un léger rire sarcastique alors qu'il portait une cigarette à ses lèvres, l'allumant dans un silence bien trop orgueilleux. Il s'approcha ensuite pour s'accouder à la clôture entourant ce petit morceau de paradis que Aramis semblait entretenir avec tant de passion, laissant négligemment sa cendre tomber du côté du jardin.

- Dis moi lapinou, il s'agirait que tu apprennes à reconnaître un de tes aînés. Qui appelles-tu jeune homme ? Il sourit en coin, mauvais garçon qu'il était, il le tutoyait sciemment. Pour qui te prends-tu et pour qui me prends-tu ? Si j'avais voulu te vendre quoi que ce soit, je n'aurais pas observé ton magnifique faciès sans un mot. D'ailleurs, je suis plus du genre à voler qu'à gagner mon argent, ces saltimbanques, tous des voleurs. Il y avait un fond de moquerie dans sa voix, et un rire mauvais au bord des lèvres. Allons, sois poli, excuse toi, et peut-être que je serai d'humeur à en faire de même. Mais j'en doute.

Il inclina légèrement la tête sur le côté avec un sourire en coin qui ne reflétait en réalité que tout le mépris qu'il pouvait avoir pour quiconque lui adressant la parole sans qu'il n'en ait au préalable donné l'autorisation. Tous deux avaient des torts dans cette histoire, mais il n'était que peu enclin à l'admettre pour l'instant, et il se doutait en un sens que Aramis n'allait pas se laisser faire en retour. Cependant, cela l'amusait. Il ne se souvenait pas à quand remontait sa dernière altercation avec qui que ce soit, et s'il n'était pas connu pour sa bonne répartie, il était aussi peu violent, et si Aramis ne se montrait pas physiquement agressif, il n'avait aucune raison de l'être. Cela s'avérait prometteur, et malheureusement pour l'homme devant lui, Darren était clairement décidé à rejeter sa haine pour les humains, pour la boucle, et pour tout ce qui l'entourait ces derniers temps sur ce pauvre être qui n'avait de tort que de ne pas apprécier être fixé... et accessoirement de le dire de la mauvaise manière.


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Aramis O'Malley
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MessageSujet: Re: I got bad vibes [Aramis]   Sam 13 Jan - 1:44

Darren et Aramis


I got bad vibes

Ces jeunes pouvaient parfois être insupportables de nos jours ! Je me demandais sérieusement quelle mouche pouvait les avoir piquées pour que certains soient aussi désagréables. J’avais choisi un quartier tranquille et par pitié, je voulais simplement qu’on me laisse tranquille, ce n’était pas bien compliqué et c’est tout ce que je demandais. Je détestais recevoir des visiteurs et encore moins lorsqu’ils étaient indésirables ou que je ne savais pas qu’ils passaient chez moi. Et ce que les jeunes pouvaient être désagréables, en plus. Je ne savais pas pourquoi, mais ils semblaient toujours atterrir sur le pas de ma porte, à m’espionner dans mon jardin pour une raison que je ne connaissais pas et que je ne comprendrai probablement jamais. J’étais un O’Malley respectable et j’étais quelqu’un de bien sans histoire. Rien d’inhabituel ne se passait et cela n’allait pas changer. Je m’occupais tranquillement de mon jardin et de mes affaires, ce n’était pas pour me faire embêter ou quoi que ce soit, je voulais qu’on me fiche la paix, ce n’était pas compliqué. Je n’étais qu’un homme qui faisait son jardin et qui s’occupait de ses plantes. Je n’avais pas retrouvé de métier et je n’en désirais aucun. Tout ce que je voulais, c’était de vivre en paix avec l’environnement. Je m’occupais bien de mes affaires et je me demandais comment on ne pouvait pas vivre et laisser vivre. C’était trop demander, j’imagine ? C’était bien dommage que cette société ne puisse pas faire autrement.

Donc, ce jeune homme me regardait depuis... enfin, je ne savais pas exactement depuis combien de temps exactement, mais il me regardait et je me sentais très observé. Un regard pesant et très... furtif ? Je ne sais toujours pas comment le décrire. Même en n’ayant rien sur mon dos, je sentais cette pression de lui parler ou de lui faire la conversation. Je ne savais pas du tout ce qui lui avait pris de jeter son dévolu sur moi, pour être bien précis. Mais les gens aimaient vous regarder, histoire de vous dévisager. Moi, quand cela faisait trop longtemps, je me contentais de les confronter, histoire de savoir le fin mot de l’histoire. Lorsque je me rendis compte que je faisais n’importe quoi avec ces pauvres plantes, simplement parce que son regard devenait insoutenable, je me décidai enfin à lui demander ce qu’il avait. Bon, l’histoire du vendeur n’était peut-être la meilleure idée, mais il était important de savoir ce qu’il voulait. Le pire dans toute cette histoire, c’est qu’il avait bien eu le culot de me répondre, ce sacripant... Je sentis mes oreilles devenir rouges de nervosité. C’était bien la première fois qu’on me traitait comme un plus jeune que soit et j’ignorais l’âge du jeune homme en question. « C’est bien la première fois qu’on m’aborde pour un plus jeune, » dis-je, tout en soupirant. Surtout vu son âge, disons que ça m’avait... un peu déstabilisé. Il restait un de ces jeunes qui n’avait aucun filtre. Je soupirai à nouveau. Je connaissais leur moindre questionnement. « Ce sont mes oreilles, c’est ça ? Elles vous plaisent ? Vous dérangent ? Tant mieux ! » Je m’exclamai, tout en continuant à couper les herbes de mon jardin. « Vous les jeunes, on ne peut même plus travailler tranquille en espérant mourir sans que vous nous jugiez d’un poil. »

Mais le gamin il restait là, planté. Je ne savais pas comment m’en débarrasser. Je fumais à l’intérieur et il refusait toujours de bouger. Même avec mon caractère grognon, rien ne faisait le coup. Alors, il fallait que je sois plus malin que lui. Je fis aller mon nez comme un lapin pour essayer de ne pas trop faire de dégât dans mes réparations de mon jardin. Cependant, j’avais vraiment du mal à me concentrer. « Et pour information, ça peut vous abîmer les poumons, si vous fumez du tabac de mauvaise qualité. » En fait, je mentais un peu parce que peu importe la sorte de tabac, ça peut vous abîmer de l’intérieur, mais juste en sentant la fumée qui s’échappait de sa cigarette de débutant, je savais que ce n’était vraiment pas bon pour la santé. « Ah et avant de me poser la question, je fume aussi, même à mon âge, c’est possible ! » m’exclamai-je, en sentant mes joues rougirent de colère.

Spoiler:
 


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