scio me nihil scire // Mr. Bannerman.
 ::  :: Imaginariae Curiositates :: Frissons & Tremblements

Deryn Lund
antenne divinatoire

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Magnétisme exacerbé, elle voit les énergies des corps, arrive a en modifier la polarité. Sans arrêt, a besoin de trouver la balance pour ne pas se vider.
☾☾ Années :
Fixée comme sur le papier au milieu de sa vingtaine. Les souvenirs de ses premières aubes appartiennent à la naissance du XXe.
☾☾ Occupation :
Diseuse de bonne aventure et exploratrice des arts divinatoires, elle lira les énergies pour vous.
☾☾ Missives :
166
☾☾ Trogne & crédit :
Hadid


MessageSujet: scio me nihil scire // Mr. Bannerman.    Mar 2 Jan - 12:46

La boite absence de son, échappée à la lumière, séparation des ondes. Presque le néant salvateur, Deryn se lève de sa capsule. Elle a ressenti le besoin de si nicher tel un oiseau affolés s’installant dans le creux de son nid et elle s’y est endormi. Son sommeil était une peinture d’étrangeté, entre la renaissance d’un chaos et les douces accalmies qui venaient la bercer. Équilibre des forces qui venaient la mordre dans ses songes menteurs. L’acre de ses songes avait été un doux cygne se transformant à l’infini et finissant par s’éteindre. Sans doute que l'archétype d’une légende allemande qui s’était exprimé. Elle avait bien compris les murmures de son inconscient. Son propre chaos s’était elle-même. Elle recouvre sa capsule et ferme son armoire. Drôle de cadavre ranger dans son placard.

Andante, Deryn sort de son entre et évanouie ses rêves dans une toilette appliquée. L’eau bouillonnante, enfin comme il est possible de brûler dans cet antre. En sortant, elle eut l’idée d’aller voir le gardien des clés, une appellation qui tombait sous le sens, car il possédait des savoirs qu’il avait accumulé sur la nature de ses êtres si particulier. L’homme avait déclenché en lui une farandole de question et n’y répondait qu’à demi-mot ou dans les contours d’un silence. Il en fallait un peu plus à la fille d’Eve pour déclarer forfait et abandonné des réponses au néant. Une fois apprêtée, elle n’oublia pas de laisser dans son sac un carnet qu’elle avait commencé sur les Syndrigastis ainsi qu’un autre carnet ou elle récoltait des informations sur Mr. Bannerman, observé cet être et essayer de trouver des moyens pour doucement lui soudoyer les réponses qu’il calfeutrait au fond de sa bouche. Elle incrusta dans son sac tant bien que mal une boite de biscuit qu’elle avait déjà préparé. Deryn avait remarqué qu’il prenait son thé en compagnie de divers petits sablés.

Curiosité ancrée dans son caractère, à coups de marteau, elle pouvait être comme étant un défaut aussi bien qu’une qualité. Elle admirait les chercheurs de vérité dans les tous domaines, les réponses n’étaient pas les plus importantes, la quête était plus stimulante. Il fallait bien trouver des occupations aux veilles âme pour les maintenir dans la saveur du temps, les illuminés de nouveautés, c’est ce qui passait lorsqu’elle découvrait les fiches des Syndrigastis. Deryn avait compris que tout était possible et son imagination était la seule barrière avec les silences de Mr. Bannerman. La fraîcheur dans les pupilles, elle avait pris la route vers le Musée des Horreurs Passées bien décidé à en savoir plus. Est-ce que les gâteaux allaient lui faire plaisir ? Allait-il au creux d’une conversation lui répondre à des petites questions ? Deryn aurait aimé savoir qu’elle était le Syndrigastis le plus âgée qu’il y ait dans son musée ou le plus vieux jamais croisé. Elle imaginait aussi sans doute que les légendes mythologiques avaient des particules de réalités. Le chaos, les cyclopes, les sirènes, les gorgones et les pléiades, les muses étaient t’il des ancêtres Syndrigastis ? Était-elle la descendante lointaine d’une moire ou autre ? Monsieur, était-il le déscendant d’un cyclope particulier ? Son imagination était fertile, elle fourmillait d’idée.

Et puis elle passa la porte du musée pour ce retrouvé dans le hall, ainsi elle patienta quelques instants, les pupilles qui voltigeaient déjà sur les mures afin de dénicher des indices dans cet édifice dans lequel elle s’était déjà rendu par deux fois. Sa visite était la troisième. Monsieur Bannerman n’a pas tardé a faire son apparition, totalement impeccable comme d’habitude ? Enfin, elle imaginait, car sa présentation était avait toujours été très soigné. Il devait être méticuleux. Deryn avait des habitudes vestimentaire totalement aléatoire, elle pouvait s’échiner la peau dans divers tissus sans avoir le moindre regret. Les pas de Deryn, alors, se sont activés vers le maître des lieux. «  Bonjour Monsieur Bannerman, comment allez-vous aujourd'hui ? » Elle décrocha un sourire sincère. Les traits de Monsieur Bannerman, elle les trouvait bienveillant, ses yeux avaient la forme de demi-une et à l’intérieur des billes entre le vert et le bleu nuancé de l’un et de l’autre, elle n’arrivait pas a en définit la couleur «  Je viens pour accéder à vos archives, enfin si vous m'y autorisez de nouveau » et puis elle s’amusa à tapoter sur sa boite avant de la sortir. « C’est pour vous remercier, en espérant qu’ils vous plaisent et que vous ayez un petit creux. »   elle espérait surtout qu'il ne soit pas allergique à un aliment qu'elle avait mit dedans, elle aurait l'air fine.


vertige éphémère
All the lucky ones kept fucking it up  threatened our lives but it wasn't enough. didn't wanna sit down, couldn't listen to nobody  so everybody went out of control. Everybody went to outer space, i'm the only fool who stayed   thrashing in platinum dust, damage that can't be undone, tragic of weapons   


Dernière édition par Deryn Lund le Jeu 18 Jan - 21:56, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Clarence F. Bannerman
mirettes omniscientes

avatar
☾☾ Particularité :
Des yeux supplémentaires aux creux des paumes. Ils fonctionnent bien mais n’apportent tout à la fois pas grand-chose.
☾☾ Bizarrerie :
Le premier regard éteint, son corps devient bancal. Il avance bras tendus devant lui, cherche son équilibre dans le noir. Il ressemble un peu plus à un monstre, et déteste le savoir.
☾☾ Années :
108. Jamais plus longues que celles qui lui restent.
☾☾ Occupation :
Responsable du Musée des Horreurs Passées.
☾☾ Myocarde :
Divisé entre ce qui fût et ce qui pourrait être.
☾☾ Missives :
608
☾☾ Trogne & crédit :
Matthew Goode


MessageSujet: Re: scio me nihil scire // Mr. Bannerman.    Ven 5 Jan - 1:17



SCIO ME NIHIL SCIRE
Janvier 2018

     Quelques semaines passées dans la réalité et il levait peu à peu la tête. Oublié le passé, ses erreurs, tant que le village les enveloppait et qu’il se désintéressait de ce monde pour sa réalité. Il voulut de l’aléatoire, des flocons qui ne tomberaient pas au même endroit. Il voulut craindre où marcher, de peur de se heurter à quelqu’un ; lever la tête au ciel et voir que ce dernier n’était jamais le même. Les objets disparaissaient, réinvestis dans un cycle qui lui avait manqué. Il se voyait vieillir ici ; au moins s’y plaire assez pour ne pas ressasser les vieilles histoires de son passé. Il accusait la modernité, et la faisait fruit des autres syndrigastis, comme si 100 ans n’avaient pas existés, tant qu’il lui restait la surprise du beau ou du mauvais temps.
Ce jour la neige était paresseuse, endormie dans sa danse et secouée de quelques bourrasques de vent. Il entendit une mouette venue de loin, éclatant d’un cri le vide de cet hiver nouveau. Il la chercha du regard, les yeux voilés par quelques flocons déposés sur ses cils. L’oiseau était loin, beaucoup trop, mais il sut dessiner dans sa mémoire son bec crochu et jaune, se souvenir de longues ailes aux couleurs de l’orage. Une lointaine image de sa femme, le visage caché par ses mains pour que les oiseaux de mer ne l’emmènent pas avec eux. Il aurait aimé que celui-là revienne, ne serait-ce que pour lui rappeler que ces images corrodées existaient encore quelque part. Il aurait dû noter ses souvenirs à la place de ceux des autres, prendre conscience qu’il pourrait les oublier, et qu’il se pardonnerait jamais de les avoir laissé disparaître. Mais les images n’étaient plus aussi précises, la voix de sa femme à peine audible. Le temps lui arrachait ce qu’il lui restait de sa vie, et ce musée ne réussissait plus à organiser ses idées.

Bras chargés de nouveaux papiers, il distillait les histoires sans intérêt et donnait aux autres leur droit d’exister. Il voulait rendre ce qu’il avait volé, non par bonne conscience mais par un nouvel égoïsme ; et sans chercher d'autres pouvoirs, se permettait encore de modeler ces passés comme s’ils étaient devenus les siens. Il pensait qu’une fois terminé, ce musée des horreurs serait l’accomplissement d’un travail jusqu’à lors sans finalité. Mais tout manquait encore de sens, et il eut trop de temps à y consacrer. De ces travaux sans fins dans lesquels il aimait se plonger, inconsciemment heureux qu’aucun d’entre eux puisse un jour être terminé. La tente recouvrait ses secrets, l’isolait d’une nouvelle manière. Les murs de bois n’étaient que des feintes à ce monde marginal dans lequel le vent arrivait encore à souffler. Les visiteurs encore rares et silencieux pour lui rappelait qu'il lui faudrait arrêter.

« Deryn. »
Ses venues surprenaient, égayaient depuis peu ses journées. Il prononçait son nom mais le murmurait presque, de peur de lui voler une part d'elle-même. Il la préservait étrangère pour ne pas avoir à la haïr plus tard, car connaître les autres lui offrait l’opportunité de vomir leurs défauts, et qu’il voulut simplement qu’elle le divertisse dans son innocence. A elle il avalait les mots, le sourire mièvre et les gestes encore méfiants. Elle avait cette façon d’occuper la pièce et de poser les yeux sur ses écrits ; ce pouvoir de le mettre mal à l’aise lorsqu’il prenait conscience qu’elle se nourrissait à pleines dents de ses histoires à lui.
« Je vais bien, et vous ? »
Ses lèvres s’étiraient lentement. Il se souciait de ce qu’elle lui demanderait, et se plaisait malgré lui à l’écouter l’endormir, chercher sans subtilité les réponses à ses questions, et bien qu’il fût un homme trop facilement charmé par quelques biscuits et sourires, il n’en restait pas moins qu’elle fût un défi bien plus stimulant qu’une parade romantique.
« Vous vous donnez du mal. »
Ses doigts s’étaient saisis de la boite, tenant résistance au couvercle pour qu’il cède. Il l’aurait prise de haut s’il ne s’était pas laissé piéger à accepter ses attentions ; S’il n’avait pas au fond de lui pris la décision de se départir de ses registres débordant de milliers de pages.
« Allez-y, s’il n’y a que ça pour vous faire plaisir. Elles ne m’appartiennent plus réellement. »
Il la guidait sur un chemin qu’elle devait connaitre maintenant, mais dont il gardait la clé, aussi rapide fut-il à dire qu’ils n’étaient plus ses secrets.
« Que pensez-vous trouver ? »
La porte ouverte, il lui laissait le droit de se perdre à l'intérieur des phrases italiques, seul près de l'encadrement alors qu'une main bandée se faisait avaler dans la boite à biscuits.
« Bien que je prenne plaisir à vous voir chercher, votre enthousiasme à éplucher soixante-dix ans d'histoires ne cessera de m'étonner. »



DEFINATE SOMEONE
This wasn't the person he'd thought he was, or would have chosen to be if he'd been free to choose, but there was something comforting and liberating about being an actual definite someone, rather than a collection of contradictory potential someones. J. Franzen
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Deryn Lund
antenne divinatoire

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Magnétisme exacerbé, elle voit les énergies des corps, arrive a en modifier la polarité. Sans arrêt, a besoin de trouver la balance pour ne pas se vider.
☾☾ Années :
Fixée comme sur le papier au milieu de sa vingtaine. Les souvenirs de ses premières aubes appartiennent à la naissance du XXe.
☾☾ Occupation :
Diseuse de bonne aventure et exploratrice des arts divinatoires, elle lira les énergies pour vous.
☾☾ Missives :
166
☾☾ Trogne & crédit :
Hadid


MessageSujet: Re: scio me nihil scire // Mr. Bannerman.    Ven 5 Jan - 21:41



vertige éphémère
All the lucky ones kept fucking it up  threatened our lives but it wasn't enough. didn't wanna sit down, couldn't listen to nobody  so everybody went out of control. Everybody went to outer space, i'm the only fool who stayed   thrashing in platinum dust, damage that can't be undone, tragic of weapons   
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Clarence F. Bannerman
mirettes omniscientes

avatar
☾☾ Particularité :
Des yeux supplémentaires aux creux des paumes. Ils fonctionnent bien mais n’apportent tout à la fois pas grand-chose.
☾☾ Bizarrerie :
Le premier regard éteint, son corps devient bancal. Il avance bras tendus devant lui, cherche son équilibre dans le noir. Il ressemble un peu plus à un monstre, et déteste le savoir.
☾☾ Années :
108. Jamais plus longues que celles qui lui restent.
☾☾ Occupation :
Responsable du Musée des Horreurs Passées.
☾☾ Myocarde :
Divisé entre ce qui fût et ce qui pourrait être.
☾☾ Missives :
608
☾☾ Trogne & crédit :
Matthew Goode


MessageSujet: Re: scio me nihil scire // Mr. Bannerman.    Lun 15 Jan - 1:42



SCIO ME NIHIL SCIRE
Janvier 2018

     L’innocence érudite n’existait pas. Elle était une feinte mise à jour par la brèche ouverte de quelques attentions. Il fermait encore les paupières, les siennes - les peaux de chair marquées de cils n’existaient pas dans ses mains. Il se livrait au vide, trop souvent maintenant, apaisé par l’obscurité et une nouvelle forme d’ignorance. Dans le néant les réponses s’effaçaient, et il crut à nouveau pouvoir affronter celles qui se jetteraient à l’intérieur de ses pupilles lorsqu’elles retrouveraient la lumière, les images avalées par deux billes rétractées. Il scellait une partie de ses mots pour ne pas en dire trop ; Lorsque Deryn lui assurait que tous ces textes restaient à lui, et qu’il voulut au contraire crier pour qu’on lui arrache définitivement cette envie. Il n’en voulait plus, incontestablement, et peu le comprenaient car ils ne voyaient que celui qui s’y accrochait. La peur dépassait toute raison, et il eut peur cette fois, de n’avoir plus aucune raison d’être là si les registres n'étaient plus à entretenir. Comme il détestait geindre, cela restait son secret ; bien qu’il eut parfois demandé de l’aide pour savoir quoi en faire, et qu’il abandonna de nombreuses trouvailles aux mains de Galahad. Lors de leurs expéditions sa présence même sonnait une fin. Il se serait passé de cette alliance, il le savait. Il put refuser l’évidence même qu’il l’appréciait, il n’en restait pas moins qu’il n’eut d’autre raison que le plaisir pour justifier d’être avec lui. Il dût à ce moment appartenir au passé, et Clarence resta muet.

Il était emporté par les mots de Deryn ; femme puis enfant, entre deux mondes. Elle connaissait et découvrait, candide dans la dernière alors qu’il se refusait à y croire.
« J'ignorais que vous dessiniez. Vous devriez m’aider à illustrer ces histoires, si l’idée peut vous plaire. »
Il n’aurait jamais dû lui faire cette place dans son monde, il le savait. Parce qu’elle devait rester une étrangère, et qu’il devait se contenter de l’apprécier dans la distance. Il n’aurait pas succombé à de simples sourires, le cœur animé pour d’autres ; mais il restait aussi avare de secrets, que résolu à préserver un peu d'attirance pour ses mystères. Il pensait le jeu trop facile ; s’imaginait la percer à jour sur de maigres semaines. Il préférait croire qu’elle fût insondable, lui accorder deux mains posées sur ses paupières pour entretenir la patience de leurs conversations.
« Je ne vous force à rien. »
Il grimaçait cette fois, le sourire effacé et d’autres rancœurs nées. Personne ne prenait lieu de lui demander un thé, et bien qu’il fût facile d’en recevoir un, il détesta entre les lignes de courtoisies bien menées, être sollicité pour préparer à boire. Il laissa ses questions sans réponse, ses demandes à peine accordées. Elle s’installait dans son espace, cheveux modelés sous ses doigts et le sourire bien trop doux aux lèvres.
« Je n’ai aucun thé de ce côté, les secrets de cette tente s’arrêtent à ses archives. »
Son sourire était frêle, voilé, mais il put encore apprécier sa curiosité et glisser une nouvelle fois sa main dans la boite en métal.
« Pour la peine, je peux certainement répondre à quelques-unes de vos questions. Néanmoins il n’existe aucune fiche sur moi. Il n’est pas utile d’écrire sur soi pour savoir qui l’on est ; et vous pouvez toujours me poser vos questions en personne. »
Au risque des mensonges lui traversant les lèvres. Il gardait ses vérités pour lui, par manque d’envie bien plus que pour préserver de quelconques secrets ; Son passé n’eut jamais été plus compromettant qu’un autre. Mais l’intérêt de Deryn eut bientôt quelque chose de malsain. Une séduction qu’il douta sincère, mais qui le mettait à certains moments dans l’embarras. Troublé parce qu’il fût faible, et parce qu’il eut oublié comment faire. Il déposa la boite en métal sur l’un des cartons et essuya le miette égrainées sur ses doigts.
« La boucle la plus ancienne est celle de 1873. Je ne saurais vous dire qui de ses syndrigastis d’origine est le plus âgé, mais beaucoup approcheront bientôt leur second siècle. Je sais que Maxine Thackeray a plus de 170 ans et Irinna Olof près de 190. »
Il se mit à sourire, les yeux perdus vers le ciel pour lui arracher ses souvenirs. « J’aimerais me rappeler de toutes ces pages mais elles existent tout à la fois pour pallier aux défaillances de ma mémoire. »
Il s’assit sur le rebord du bureau, seul meuble fondu dans l’obscurité de ce cagibi fait de cartons et de papier. Poussé lui-même contre l’un des murs ajusté à la toile, il était l’illusion qu’il put travailler là.
« Vous me surestimez. Il y a des vérités que je vous cache car il est préférable que vous les trouviez par vous-même, mais j’en oublie aussi certaines. »
Il achetait son ignorance, sa présence ici comme une compagnie nouvelle. Il se revoyait écrire les mots qu’elle lisait, et cela lui rappelait qu’il put se plaire un jour à connaître tout ce qu’il rédigea.
« Nous n’avons jamais parlé de vous, et votre nom se murmure pourtant dans le parc. Il paraîtrait que vous sachiez lire l’avenir ? »
Il cherchait malgré lui des réponses. Quelques unes seulement, malgré ses propres interdictions. Une contradiction qu'il pensait incapable de mettre en péril ce qui les maintenant dans ce jeu d'ignorances.



DEFINATE SOMEONE
This wasn't the person he'd thought he was, or would have chosen to be if he'd been free to choose, but there was something comforting and liberating about being an actual definite someone, rather than a collection of contradictory potential someones. J. Franzen
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Deryn Lund
antenne divinatoire

avatar
☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
Magnétisme exacerbé, elle voit les énergies des corps, arrive a en modifier la polarité. Sans arrêt, a besoin de trouver la balance pour ne pas se vider.
☾☾ Années :
Fixée comme sur le papier au milieu de sa vingtaine. Les souvenirs de ses premières aubes appartiennent à la naissance du XXe.
☾☾ Occupation :
Diseuse de bonne aventure et exploratrice des arts divinatoires, elle lira les énergies pour vous.
☾☾ Missives :
166
☾☾ Trogne & crédit :
Hadid


MessageSujet: Re: scio me nihil scire // Mr. Bannerman.    Mar 16 Jan - 23:24

L’entretien de la mémoire, le dépoussiérage constant des souvenirs, des maux et de l’existence d’autrui. C’était en soi tout un travail complexe et fastidieux, beaucoup de documents a traité, une organisation et pourtant dans cette absorption vers les autres, Clarence semblait distant, sans doute pour conserver une objectivité qui se valait neutre. La médium respectait la ponctuation des mouvements de Monsieur. Dans son autarcie, il y avait un magnétisme singulier qui errait dans le brouhaha de documents autour de Mr Bannerman. Elle sentait une certaine gentillesse chez cet homme et c’était appréciable d’être ici en sa compagnie. Son esprit curieux était bien là, actif, vif et alerte, mais sa sympathie également. Elle n’était pas venue uniquement pour les documents, la découverte, elle appréciait également la compagnie du gardien des lieux. Elle avait dévoilé naturellement sans grande pudeur sa passion pour le dessin. Si elle laissait grouiller sa mine sur le papier et danser les traits ce n’était pas avec un grand talent. La médium préférait se déconnecter ainsi, n’avoir que le bout de papier vierge à regarder, se débarrasser de toutes les informations qui sortaient de sa tête et laisser errer sa mine. « j’aimerais beaucoup vous aidez à illustrer ses pages, mais en toute sincérité je ne pense pas être à la hauteur » elle n’avait pas encore acquis une technique assez pousser pour se sentir à l’aise, elle ne griffonnait pas assez pour prétendre lui fournir de belles pièces.

Deryn fut un peu déçue quand celui-ci lui annonça qu’il n’y avait pas de thé ici. Elle aurait bien aimé, mais au moins elle le savait une prochaine fois, elle lui en apporterait sans doute. Elle s’accommodait aisément d’un tout et d’un rien. Ce n’était une personne compliquée. Les pupilles de la femme dansaient à travers l’écriture soignée et oblique de l’homme. Il lui dévoila alors qu’en consolation il répondrait à ses questions. Deryn se doutait qu’il le ferait avec la même discrétion qu’a son habitude. Bien sûr qu’il fait une fiche sur lui devait semblait prétentieux, mais si un timide avait voulu avoir des renseignements sur lui pendant son absence, cela l’aurait aidé. La femme observa ses gestes, ses mouvements s’abattre devant elle. Sa posture laissait présager qu’il se fermait, peut-être avait elle trop été à l’aise et naturelle a son égard l’avait dérangé. Pourtant, avec beaucoup d’intérêt, le même qu’a son habitude, Deryn écouta les paroles que son interlocuteur laissait tomber à travers sa bouche. «  c’est un âge avancé, c’est assez impressionnant »  les plus anciennes particulières avaient bientôt deux siècles et en soit c’était beaucoup, même si l’ancienneté de Deryn était présente, mais elle ne comptait plus. Des nombres qui ne valaient plus grand-chose, des poussières qu’elle balayait d’un battement de cils. Elle était aujourd’hui. Ses syndrigastis devaient avoir connu un autre siècle et c’était ce qui était intéressant. Elles devaient l’être. Les syndrigastis du passé ou de l’avenir de la boucle, l’était même s’ils étaient perdus dans les caves du temps en 1941. «  les syndrigastis existait bien avant les boucles ?  » demanda-t-elle naturellement. Elle observa le sourire de Monsieur Bannerman. Elle pensait qu’il avait l’air d’avoir une bonne mémoire pourtant, mais qu’il était important de noter pour effectivement ne pas oublier et ainsi les curieux pouvait lire sans avoir besoin de sa présence sans arrêt. Elle ne voulait pas être intrusive ni le déranger pendant son activité. 

La masse de documents était importante, les cartons impressionnaient un peu la médium. Il devait être sûrement humble apparemment les compliments le mettaient mal à l’aise, mais c’était avec sincérité qu’elles les avaient prononcés pas pour obtenir des informations. Deryn appréciait le travail de Monsieur Bannerman, il venait combler une certaine ignorance qui était présente depuis bien des années maintenant. « En quoi je vous surestime ? » elle fronça un peu les sourcils, elle n’avait pas l’impression de le faire. «  Ce n’est pas grave que vous me les dissiez ou que vous les cachiez, je respecte et je n’irais pas les chercher, je n’ai pas envie de que vous soyez dans l’inconfort. » C’était son droit, elle n’allait pas le forcer à parler de lui ni a parler de ce qu’il l’incommodait, ce n’était pas son intention. Elle était certes curieuse, mais évitait d’être impolie. Pour tout dire, elle avait le sentiment qu’une amitié pouvait naître au détour de ses visites, l’idée lui plaisait. Elle écrivit dans son carnet des informations qu’elle avait trouvées sur une feuille qui l’intéressait tout en écoutant son interlocuteur, se cachant un peu à ses mots. La médium préférait poser les questions et ne pas qu’on lui en pose de personnelle, parler des autres en sommes, les écouter plutôt que parler. Elle esquiva un sourire discret «  pas vraiment non » lire l’avenir, elle n’avait pas réellement cette faculté. Elle n’avait pas des prémonitions précises comme certains avaient la particularité. La demoiselle était plus réduite que ça «  disons juste que j’ai des perceptions extrasensorielles plus ouvertes que certaines et je peux donc aiguiller les passants » elle partait toujours du présent, de ce qu’elle sentait maintenant, mais assez parler d’elle. «  Et vous, ce sont vos mains qui sont particulières ? » sa tête s’était sorti du papier avec douceur pour l’observer.


vertige éphémère
All the lucky ones kept fucking it up  threatened our lives but it wasn't enough. didn't wanna sit down, couldn't listen to nobody  so everybody went out of control. Everybody went to outer space, i'm the only fool who stayed   thrashing in platinum dust, damage that can't be undone, tragic of weapons   
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: scio me nihil scire // Mr. Bannerman.    

Revenir en haut Aller en bas
 
scio me nihil scire // Mr. Bannerman.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IMAGINARIAE CURIOSITATES ::  :: Imaginariae Curiositates :: Frissons & Tremblements-