pirate somnolant -- bartholomew
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Tao Zhi
Teint porcelaine

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
concubine de porcelaine, poupée de chine - et de son.
☾☾ Bizarrerie :
vertige exacerbé accompagné de gestes disproportionnés face à des réactions trop impulsives ou qu'il juge trop violentes.
☾☾ Années :
24 années figées sur sa mine pouponne.
☾☾ Occupation :
artiste polyvalent - qui touche à tout, au chant, à la danse -, qui à jamais marqué par l'opéra de pékin ne saurait en faire autrement.
☾☾ Myocarde :
possédé, possédant, branlant, battant - inexorablement en attente.
☾☾ Missives :
46
☾☾ Trogne & crédit :
park bo gum // faust


MessageSujet: pirate somnolant -- bartholomew   Dim 7 Jan - 11:39

Pirate somnolant
Bartholomew et Tao

« cate, je te flingue de mes mains si tu n'arrêtes pas. je t'ai dit ça parce que je t'aime, pas pour te faire peur. »
((musique))
manque. manque d'instants répétés qui, fautes de pouvoir s'inscrire dans l'éternité, choisissent de se poser juste là, au coin de son esprit martelé d'éparses pensées. manque. manque d'un éclat de rire qui aurait tout pour briser un verre en plusieurs morceaux, une fenêtre ou une boule de cristal enfermant l'avenir - ode à la liberté, qui égoïstement, souhaite être enfermée. manque. manque des cheveux sombres qui s'écoulent à foison sur ses épaules délicates - parfois coupés, parfois reprisés pour la course au sol qui n'aura de fin que dans des rêves éveillés. manque. manque des paroles qui se répercutent contre les murs, qui s'écrasent en même temps que les chairs qui font comme si - comme si tout autour n'était que de la mousse, des nuages différents, insolents, qui n'ont cure de qui passe à travers, tant qu'ils survivent à cette chute. comme si avec bartholomew, comme si l'éléphant pouvait rentrer dans une bouteille, comme si la terre, sous chaque tremblement de terre, signait l'arrivée maladroite d'un géant ayant abusé d'une énième pinte. et la lèvre inférieure pincée, les jambes se traînent jusqu'à la porte fermée - l'inspiration profonde, tao qui se remémore encore les mots violemment lancés, une dizaine de couteaux qui ne voulaient toucher les bras, les jambes ou même le coeur, mais qui tous ont trouvé le chemin pour saigner un peu. plaies superficielles.

réparables - abîmées.

juste à polir, juste à souffler dessus, juste à inspirer profondément pour avaler le mauvais - y recracher les vols d'un petit bonheur qui s'écoule le long des veines, à la façon d'un poison qui enivre, assassine. le petit poing s'abat sur le bois, joignant le silence dans son jeu du plus grand roi. une fois, deux fois, trois fois peut-être. l'impatience qui se dénoue du bout des ongles, la poignée qui bouge et l'entrée sans fanfares dans le huis-clos réservé au fils hodgkin. il y met un pied, puis deux, elle se referme - il s'enferme.
souffle.
- bart... prénom qu'il n'a plus décortiqué dans son entièreté depuis de trop longues années - bartholomew comme un appel à la simplicité, bartholomew comme une évidence à faire homme plus qu'objet. bartholomew en divinité trop adulée, qu'il aurait tort d'énerver - sous peine de succomber aux foudres. les sourcils se froncent, les bras sont le long du corps - et tao regarde, dévisage l'ombre dans un coin autre, détachée de son hôte. elle aussi devenue partisane d'une petite guerre éphémère. le soupir se décline, s'abat sur le parquet.
- je suis désolé.
(c) DΛNDELION
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Bartholomew L. Hodgkin
ombre vagabonde

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
le corps n 'a pas d'ombre, elle n'est pas rattachée à celui-ci, indépendante.
☾☾ Bizarrerie :
chasseur d'ombres, armé d'un appareil photo, mitraillant tout reflet, s'appropriant toute reproduction d'un corps, emprisonnant l'image des autres
☾☾ Années :
âgé en apparence d'une vingtaine d'années, en réalité approximativement sur terre depuis une centaine d'années
☾☾ Occupation :
antiquaire, collectionneur des vieilles babioles et de celles du futur
☾☾ Missives :
49
☾☾ Trogne & crédit :
Ezra fucking Miller (avatar : javanaise)


MessageSujet: Re: pirate somnolant -- bartholomew   Lun 8 Jan - 18:06

Pirate somnolant
Bartholomew & Tao

Semaine orageuse. Les muscles sont tendus. Douleur au dos, esprit embrumé. La vague impression d’avoir passé plusieurs jours sous l’eau. Souffle court. L’ombre a compris la colère qui gronde et a été discrète. Elle ne s’est pas échappée. Est restée prêt de toi tout du long de la semaine. Souvenirs de la guerre, anniversaire maudit. Le temps a eu raison de l’âme et la tête s’est perdue. L’esprit vaporeux, l’humeur ronchonne. Difficulté à reprendre les rênes. Le corps subit l’esprit. Ouragan, emportant sur son passant les pauvres individus présents. Tao. Impossible de comprendre pourquoi s’est déversé sur lui une telle colère. Sentiment de culpabilité. Dévoré. Ton meilleur ami a été victime de l’orage grondant enfermé dans ta poitrine. Il s’est évadé, t’a avalé et a causé de nombreux dégâts. Reprendre possession de toi. Complexe que de récupérer un corps qui n’a plus être tien depuis un certain nombre d’heures. Les mouvements sont gauches et les mots peinent à dépasser la barrière des lèvres. Le français refait son apparition et l’accent se renforce. L’impression d’avoir changé de personnalité pendant une courte période. Revenir à soi. Il n’y a rien pour expliquer un tel ouragan. Il a toujours été là, il est toujours là, le sera encore. Apaisé aujourd’hui.

Tu enchaînes les cents pas, incapable de réfléchir. Fatigué, épuisé, le corps accuse le coup. L’ombre a profité de l’accalmie pour fuir. Oh tu ne lui en veux pas. Tu te serais probablement effondré sur elle à tout moment. Elle a su rester en retrait. Elle te connaît. Elle sait anticiper le moindre de tes mouvements, prévoit le moindre souffle et la plus petite colère. Tu ne peux lui en vouloir. Oh que tu aimerais fuir ces périodes orageuses, où l’esprit perd pieds. Abandonner le corps, laisser de côté les réflexions étriquées.

On toque à la porte. Le corps se déporte en direction de celle-ci, la main se tend sur la poignée et ouvre la porte. Se découpe le corps frêle de ton ami. Pincement au coeur. « Entre... » Souffle. Le français est de mise. Amitié née sur un autre territoire, consumée là bas et entretenue ici. Sensation de retour au bercail. Le corps entier se sent soulagé. Retrouver une encre. Agréable réunion. Pourtant l’estomac est tordu, noué. La culpabilité est coincée dans la gorge et les mots peinent à sortir. Le jeune homme rendre dans la chambre. La porte est refermée, avec une certaine hâte. Elle t’échappe et vient légèrement claquer. Les sourcils se froncent, l’angoisse vient s’emmagasiner au bout des doigts. Les mains se lient, les doigts se craquent. Un léger soupir. Le regard se porte sur le tendre ami quand ton nom est prononcé. Le corps entier de Tao transpire la tristesse. Penaud, les bras le long du corps, il se contente de te regarder. Tu te sens mis à nu. Et la culpabilité bat les tympans. Et il s’excuse ! Ton corps fond sur lui, tes bras l’enveloppent et le serrent doucement contre toi. Le coeur s’est emballé et les yeux se sont clos. Il n’y a plus que les deux souffles, calmes, apaisés, surement. Ton visage s’enfouit dans le cou de ton ami. Une grande inspiration et le parfum si familier du jeune homme calme la moindre de tes craintes. « C’est moi qui suis désolé mon ami. Je suis désolé. Je ne voulais pas… Je n’aurais jamais… » Une main caresse le dos du jeune homme. Le lâcher maintenant serait comme le perdre. Superstition étrange qui dévore les entrailles. 

« Je crois que je me suis emballé. Et tu en as fais les frais. »
Tao sait ce que c’est. Oui, il sait. Au fond de lui, il a probablement toujours su que tu n’étais qu’une bombe à retardement, qu’était enfouie à l’intérieur de tes entrailles cette étrange rage qui s’est déversée sur lui. A contre-coeur, l’étreinte se brise, mais la main cherche le bras de ton ami, vient saisir sa main pour l’entrainer prêt d’une chaise. « Tiens, installes toi. Je vais te préparer du thé. » Besoin soudain de renouer. Relation à double sens. Accrochés à la vie. Morts-vivants l’un sans l’autre. L’estomac est toujours tiraillé et le nœud se resserre quand les yeux se posent sur Tao. « Je suis désolé... » Oh, tu n’étais pas du genre à te confondre en excuses. Tao était le seul a y avoir droit. Il est le seul à mériter autant d’efforts.


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† Our rules, our dreams, we're blind, blowing shit up with homemade dynamite. Our friends, our drinks, we get inspired, blowing shit up with homemade dynamite.
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Tao Zhi
Teint porcelaine

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MessageSujet: Re: pirate somnolant -- bartholomew   Lun 15 Jan - 11:09

Pirate somnolant
Bartholomew et Tao

« cate, je te flingue de mes mains si tu n'arrêtes pas. je t'ai dit ça parce que je t'aime, pas pour te faire peur. »
((musique))
ça s'enlace, se prélasse, s'attache jusqu'aux chairs pour pardonner - pour murmurer une autre excuse, d'une autre bouche parsemée de mots éhontés. les yeux se ferment quelques secondes, le coeur se tait à son tour pour prendre attention au souffle de l'ami - vérifier qu'il est toujours là, ici, dans le présent, non pas dans une autre dimension, hors de la boucle où il pourrait disparaître soudain. bartholomew comme un coup de vent - comme une tempête inaperçue au loin, qui d'un coup d'un seul se met à faire survoler une maison pourtant bien enracinée dans son sol. bartholomew qui imperturbable pourrait faire tourner la planète dans un autre sens - qui pourrait, s'il le voulait, jeter l'étoile solaire en plein océan. l'inspiration se veut profonde, les poumons se relâchent d'une pression terminée au couteau - et le sourire s'affiche un peu sur sa mine figée, le souvenir lointain des phrases violentes échangées peine à revenir à son esprit. tao qui jamais ne souhaite trop s'attarder sur ces détails, qui veut faire des mots de belles choses, non pas une grande bataille - à préférer les élans d'une poésie plutôt que d'une haine passagère, comme un chien fou, enragé qui aurait à coeur d'arracher les jugulaires peu protégées.

petite courbette vers l'ombre dont il n'a de cesse de sentir comme une violente curiosité à son égard - et sa carcasse qui se pose dans le fond de la chaise de bureau, le dos épousant presque trop parfaitement la droiture du bois. la main reste, la main se lève et se pose sur l'avant-bras de l'autre - pression légère pour rendre compte d'une véritable peine.
- non, non, tu es là, alors tout va bien. le rire à peine s'extirpe de ses lippes blanchâtres, l'inférieure se veut cependant pincée une seconde ou deux pour retenir une pensée immédiate. et puis peu importe - et puisque la vie semble si longue en ce temps, les regrets seront toujours omniprésents. dans ces moments-là, j'ai toujours peur que tu partes. je ne saurais dire où.
tao qui sépare chacun des mots - qui n'a jamais su mâcher dignement, faire comme les bien grands français qui d'une traite peuvent aligner un surplus de termes compliqués, sans bien les séparer. tao qui dans la langue trouve un autre moyen de soigner - ou enfoncer.

- les mots ont dépassé ma pensée.
la paume se cale dans sa propre nuque, masse légèrement cette partie presque métallique tant elle s'est contorsionnée sous l'angoisse d'un adieu improvisé.
- je suis malheureusement, insupportable quand je suis inquiet. les yeux se perdent un peu sur l'horizon, s'attardent sur la fenêtre pour éviter quelconque pitié dans l'autre oeillade. et tu occupes le centre de mes inquiétudes, égoïstement sans doute.
à vouloir garder bartholomew, à vouloir enfermer bartholomew, à vouloir faire de la liberté un présent posé sur l'autel, à vouloir épouser cette insouciance, cette folie d'existence - loin des troubles, loin de la souffrance, comme barrière.
(c) DΛNDELION

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