☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.
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Roxoan F. Wilde
renard chapardeur

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☾☾ Miroir :
I am an ocean, I am the sea, there is a world inside of me...
☾☾ Particularité :
Métamorphose en Renard noir et argent
☾☾ Bizarrerie :
Collectionne de petits objets sans liens les uns avec les autres, au fil de ses vols.
☾☾ Années :
28 en apparence, 104 en totalité.
☾☾ Occupation :
Voleur, chapardeur, cambrioleur, appelez ça comme vous voulez, et gardez vos poches sous surveillance.
☾☾ Myocarde :
Je me glisse dans le lit de ta mère pour te faire un petit frère, puis dans celui de ton père pour qu'il oublie son cœur brisé.
L'amour ? Jamais.
☾☾ Missives :
46
☾☾ Trogne & crédit :
Andy Biersack - crédit à moi-même


MessageSujet: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 18:45

Roxoan Francis Wilde

There is a world inside of me


☾☾ passeport

☾☾ Nom : Wilde, le nom parfait pour un sauvage amateur de littérature et de belles choses aussi brillantes que fumeuses. ☾☾ Prénom : Roxoan, un prénom étrange (quoique semblable à Roxanne dans sa prononciation) créé par sa tout aussi étrange mère ; Francis, le prénom de son père comme il convenait de le porter il y a longtemps ☾☾ Surnom(s) : Ses amis, s’il en a, l’appelleront sans doute Rox. Ceux qui le recherchent pour en faire une écharpe ou juste le traîner sous les bombes utilisent le nom Emile Fawkes, celui qu’il s’est choisi, l’identité derrière laquelle il cache son vrai visage. C’est sous ce nom qu’il se présentera à vous tous. ☾☾  ge : Vingt-huit ans d’apparence, mais cent-quatre longues années passées entre ruelles obscures, boucles, guerres, et les chambres de vos daronnes. ☾☾ date de naissance : 18 Novembre 1913 ☾☾ nationalité : Anglais ☾☾ origine : Né à Londres en 1913, il s’est plus tard glissé dans la boucle de 1941 pour des raisons qui seront exposées plus bas.☾☾ statut civil : Célibataire, enfin, sauf si l’on compte toutes ces femmes à qui il a promis monts et merveilles et qu’il a ensuite fait bien attention de ne jamais recroiser. ☾☾ orientation : Si ça bouge et que c’est à peu près consentant, et si ça peut lui donner un toit pour la nuit, alors il fera des tas de bêtises avec. ☾☾ occupation : Voleur, cambrioleur, déserteur et homme à tout faire pourvu que ça lui rapporte quelque monnaie sonnante et trébuchante (particulièrement si la loi le réprouve). ☾☾ Affiliation : Spécimens Naturalisés. La neutralité lui convient, il n’est pas bagarreur, tant qu’il peut rester tranquille dans son coin et faire ses petites affaires, les conflits entre Syndrigastis et Humains ne le regardent pas. Il a échappé à une guerre, ce n’est pas pour entrer dans une autre.


particularité

Roxoan est capable de se transformer en renard noir et argent, les poils au bout de sa queue sont blancs. Bien sûr, ce don l’épuise lorsqu’il s’en sert, et n’est utile que lorsqu’il se retrouve à devoir vivre dans la rue pour quelques jours ou semaines - ou bien pour attendrir quelque beauté et se rouler sur ses genoux. Sa petite taille lui permet de se faufiler partout, et grâce à son pelage, il gambade furtivement dans les ruelles enténébrées en se faisant aisément passer pour un chien errant.
bizarrerie

Comme les pies, Roxoan est attiré par les objets qui brillent. Dans la petite besace qu’il porte toujours en bandoulière, il collectionne de petites choses chapardées çà et là au cours de ses fuites. Cela va de l’épingle à cheveux de la collection personnelle d’une conquête, au portefeuille abîmé emporté un jour de disette et impossible à revendre. Des broutilles qui ne font sens pour personne à part lui, des souvenirs attachés à d’autres que lui mais qui le rattachent, lui, à toutes ses années de vie. Le plus précieux d’entre eux, un minuscule ours en peluche délabré, ne peut être touché que par lui et par lui seul, sous peine que vous perdiez la vôtre si seulement vous essayez. Outre cela, peut-on considérer sa peur des hauteurs comme une bizarrerie lorsqu’elle l’empêche parfois de descendre du trottoir ?

petits secrets

I. Il a choisi le nom de famille Fawkes pour son pseudo en faisant une déformation du mot Fox, pas une référence à Guy Fawkes, mais le possible parallèle l’amuse. II. Il parle couramment la langue des signes. III. Il aime les enfants et les animaux. IV. Il a toujours un mouchoir en soie dans sa poche. V. Il est amateur de thé depuis sa plus tendre enfance et considère l’art du thé comme sacré. VI. Il n’a plus eu de domicile fixe depuis son départ de chez ses parents à dix-huit ans et cela lui convient très bien. VII. Pendant les quinze premières années de sa vie, il se présentait sous le nom de Francis Wilde, car il détestait son prénom qu’il trouvait trop bizarre. VIII. Il ne sait pas se battre et l’évite à tout prix. IX. Il est très commun pour lui de se présenter sous d’autres noms que son véritable nom ou son pseudo, et il ira jusqu’à utiliser le nom d’une connaissance si cela peut le sortir d’un mauvais pas (par exemple, en se faisant passer pour le fils d’une Ymbryne). X. Sa mère est la seule famille qu’il lui reste.
mentalité

Menteur, manipulateur, voleur insaisissable à l’humour divin, Roxoan sera décrit par quiconque l’a rencontré dans ses errances comme un scélérat, un avorton, un vaurien incorrigible. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’il pense la même chose de lui-même. Persuadé qu’il est incapable de changer, que ce n’est même pas la peine d’essayer, il se vautre dans ses vices et ses bassesses sans jamais se retenir de rien. Inutile, selon lui. Pourquoi chasser le naturel alors qu’il revient au galop ? Au fond de lui cependant niche toujours un minuscule renardeau blessé et meurtri qui voudrait encore aimer et être aimé. Eh oui, encore un de ces personnages torturés, un de ces bad-boys au grand coeur, clichés mais qu’on adore tellement détester… Roxoan, c’est exactement ça. Tout le monde le déteste, mais personne ne le rejette jamais. Il ne passe la nuit dehors que par choix ou par flemme (parce qu’il est flemmard, aussi…), mais s’il s’y met vraiment, il est toujours capable de trouver où crécher. Il mentira s’il le faut, prétendra être quelqu’un de bien, racontera des bribes de son histoire et se volatilisera au matin, en faisant bien en sorte que vous ne l’oubliiez pas. Si votre route croise à nouveau la sienne, il s’enfuira avec le sourire tel l’Arsène Lupin drapé dans un trench couleur de nuit. Le tout serait peut-être, un jour, de l’empêcher de partir… Avec les femmes (et souvent les hommes aussi), il se montre enjôleur, toujours aussi menteur et manipulateur, s’il s’est mis en tête de se glisser dans votre couche, il ne reculera devant rien.
identité secrète

☾☾ Pseudo : Arisu, Lala ☾☾  ge : Trop vieille, comme ta mère. ☾☾ Localisation : Uranus ☾☾ Type de perso : Inventé ☾☾ Avatar : Andy Biersack ☾☾ Crédits : écrire ici ☾☾ Comment as-tu trouvé le forum : J’étais sur la V1, je pensais pas revenir, et en fait me revoilà ☾☾ Le mot de la fin : De la fin.

aventures

Londres, le 24 Mars 1941

Lorsque je passai la porte et que j’accrochai au porte-manteau mon trench noir, quoique poussiéreux, je fus surpris comme toujours par le silence de mort qui régnait dans la maison. Les quelques bougies allumées dans le salon, que je distinguais de là où j’étais, combinée à cette absence de bruit inhabituelle mais oh combien dérangeante seulement perturbée par le sifflement du vent et des bombes me fit aussitôt froid dans le dos. Je posai ma besace, fis quelques pas hésitants, tapai quelques fois dans mes mains pour annoncer ma présence, réfléchis encore. Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas rentré, et quelque-chose en moi craignait que la maîtresse de maison peine à reconnaître son fils bien aimé. A petits pas de souris, une grande dame aux rondeurs maternelle me rejoignit dans l’entrée. Elle avait donc perçu mon arrivée, j’ignorais toujours, même après plus de vingt ans, comment elle réussissait ce tour de magie. J’esquissai cependant un sourire lorsque je la vis me reconnaître, battre des mains, se retenir de m’étreindre, et signer le plus vite possible que ma mère n’allait pas en revenir. Puis, elle signa que j’étais beau, et dans ses yeux qui brillaient, je vis qu’elle le pensait vraiment. Enfin, elle se rapprocha, frottant ses longs doigts potelés sur le petit tablier blanc qui ceignait ses hanches depuis aussi longtemps que ma mémoire me permettait de remonter. Je posai une main sur son épaule, elle tordit le nez. “Vous puez.” Signa-t-elle, avec une déférence que j’aurais préféré qu’elle abandonne. “Je vais vous faire couler un bain pendant que vous allez saluer madame votre mère.” ; “Très bien.” J’acquiesçai, sachant qu’il était inutile d’essayer de la faire changer d’avis. Ma nourrice, Emily, savait être aussi douce que ce qu’elle pouvait être bornée - et elle était plus bornée qu’un âne. Je gardais d’elle des souvenirs d’enfant d’une extrême tendresse, peut-être plus encore que ceux de ma mère, souvent dépassée, toujours sur le fil. Je rejoignis cependant le salon, et ne me retournai qu’en l’entendant signer encore. “Votre mère… Elle pensait que vous aviez fini par rejoindre le front.” J’haussai les épaules. Emily insista : “Nous vous croyions mort.” ; “Bah. J’suis comme les cafards.” Répondis-je avec un petit sourire, ce qui me valut la menace - mais non l’exécution - d’une claque que j’aurais méritée. Elle prit mon manteau dans ses grandes mains blanches, sans doute pour le laver aussi, et j’entrai enfin dans le salon, le coeur battant de plus en plus vite à mesure que j’approchais, dans un silence presque religieux.

Au centre de la pièce, dans un vieux fauteuil de cuir qui avait autrefois appartenu à mon grand-père, ma mère était tournée vers l’âtre dans lequel de belles bûches portées par Emily rôtissaient joyeusement. Le feu me fit me déplacer légèrement, j’avais froid, cela faisait plusieurs jours que je tournais dans la rue autour du Refuge sans oser y entrer, et c’était ma toute première sortie de la boucle. Je m’étais dit que si je m’apprêtais à me figer là où le temps se refusait à passer, il fallait d’abord que je dise au-revoir. Le visage de statue de ma mère n’avait pas pris une ride, seuls ses cheveux striés de blanc dénonçaient les dix années qui étaient passés. Je m’approchai encore, jusqu’à ce qu’elle sente ma présence. “Mère.” Dis-je, tout doucement, de ma voix rauque et grave, sans pouvoir retenir un petit sourire en coin dont elle m’avait transmis le secret. Je vis tiquer le visage gracieux de la reine Helen Fairfax lorsqu’elle pencha vers moi sa tête alourdie de mèches blondes. Ses yeux éteints vinrent dans ma direction, s’échappèrent quelque-part sur le côté gauche de mon corps. La dernière fois qu’elle m’avait vu, j’avais dix ans de moins qu’aujourd’hui, et si je n’avais pas beaucoup changé physiquement, je continuais à me dire que j’allais la surprendre. Toute aveugle qu’elle fut, elle m’avait regardé de mille manières, au cours de ces dix-huit années qu’elle avait passées à m’aimer. Curieux, je m’interrogeai dans un coin de mon esprit : m’aimerait-elle encore, si elle savait ?

“Oh, Roxoan…” Murmura-t-elle, les larmes aux yeux, les mains tremblantes. Je m’approchai, m’agenouillai, lui offris mon visage sur lequel ses doigts plus fins que des aiguilles se promenèrent sans pudeur. “Oh, mon enfant, mon bébé…” ; “Maman…” Je gémis, et comme son bébé, comme elle avait su si bien le dire, je blottis mon visage contre sa poitrine pour y cacher la douleur qui soudain le déformait. “Je te croyais mort !” ; “Emily me l’a dit. Maman, je ne suis pas comme Papa. Je ne suis pas courageux.” Le souffle me manqua, ma poitrine se serra. “Je n’ai jamais été à la guerre, je n’ai jamais rejoint le front.” ; “Bien !” S’écria-t-elle. “Je ne te veux pas brave, je te veux vivant !” Elle me serra contre elle de toute la force de son corps minuscule, et mon attention ne se détacha d’elle qu’un bref instant, lorsque j’entendis le cliquetis caractéristique de la théière sur le bord de la tasse. Emily, derrière moi, nous servait le thé dans la vieille porcelaine ébréchée de mon grand-père, celle qui portait déjà les traces de toutes les feuilles que nous avions utilisées durant des décennies. Papa était venu sans rien, et lorsque Maman s’était remariée à Eugene Fairfax, en septembre de l’année 1919, il n’avait pu se résoudre à la forcer à se débarrasser de toutes ces vieilleries auxquelles elle tenait tant. Je remerciai Emily d’un regard que j’espérais doux, elle hocha la tête et signa “Votre bain est presque prêt” avant de s’éclipser avec la discrétion qui la caractérisait. Tandis que ma mère et moi-même nous plongions dans un silence confortable, je restai à genoux, les bras autour de sa taille, et cherchai des yeux une vieille photographie que je savais encore encadrée. Et elle était bien là… Mon père, posant fièrement aux côtés de son minuscule fils et de sa radieuse femme, en tenue de militaire français, juste avant son départ. Francis Pierre Wilde, de mère française et de père anglais, avait décidé d’aller défendre la France de son enfance lorsque la guerre avait éclaté, alors que je n’avais qu’un an. Ce cliché sépia à demi effacé sur la cheminée était la seule chose que nous avions gardée de lui, si l’on omettait bien sûr le bleu grisé de mes grands yeux. Emily m’avait appris que mon père avait les mêmes, qu’ils étaient ce qui avait séduit ma mère avant qu’elle ne perde la vue, à l’âge de vingt ans. Ils avaient un jour été jeunes, amoureux fous, et sa mort l’avait détruite au moins autant que ce qu’il m’avait marqué par son absence, il valait donc mieux qu’elle ne voie pas mes iris qui lui rappelleraient sans doute possible ceux de son amant défunt. Près de cette photo, une autre, que je connaissais tout aussi bien : la famille Fairfax au grand complet, fils Wilde, bâtard donc, inclus, la minuscule Lila sur les genoux de son père, un tout petit ours en peluche dans les bras. Eugene Fairfax était un homme riche, sa fille était parée de ses plus beaux atours, quant à moi je me noyais déjà dans des chemises trop grandes, appelé Francis, à l’école pour garçons, pleurnichard, maladif et blanc comme un lavabo. Sur la photo, je faisais la moue. Poser m’ennuyait, et j’avais envie de retourner jouer. Eugene n’était pas mon père, mais c’était un homme bon. Ma mère et ma petite soeur l’adoraient. “Tu la regardes encore.” Me réprimanda ma mère, comme si elle lisait mes pensées, en me caressant la joue. “Ne le ferais-tu pas, si tu le pouvais ?” Je rétorquai, à mi voix, le regard sur les boucles blondes de ma petite soeur. “Elle était si belle…” ; “Elle l’était.” Nous fîmes silence. Des bribes de souvenirs de cette minuscule tombe près de celle de mon père manquèrent de me faire monter les larmes aux yeux. La douce Lila Fairfax n’avait pas passé les cinq ans, n’avait jamais connu les leçons, les copines, les chamailleries d’enfants. Le manque d’elle me serra la gorge.

Je rêvais encore parfois de plonger mon nez dans son odeur poudrée de talc et de fleurs fraîchement coupées. Quelquefois, en songe, je nous revoyais partageant un bain, aux bons soins d’Emily et de son silence contraint, signant maladroitement pour lui dire ce que nous voulions. J’entendais la voix d’Eugene couvrir celle de ma mère, annoncer les actualités, elle, qui lui répondait à demi en riant. Il n’y aurait pas de seconde guerre, la première avait fait suffisamment peur au monde pour que nous nous tenions tranquilles, c’était ce que nous croyions, ce que tout le monde croyait, alors. Le doux son d’un disque qui s’achevait leur répondait parfois, je les entendais valser dans le silence, Lila souriait. Jours heureux, doux et tranquilles… Elle était si petite lorsque la maladie l’a prise, j’ai cru que c’était ma faute, que je la lui avais donnée. J’étais si faible, toujours une toux ou un rhume qui couvait, c’était moi qui aurais dû être emporté, c’était tout ce que je parvenais à penser, et ma mère se cramponnait à moi de toute la force de ses petites mains, comme maintenant, comme dans notre salon, dans l’obscurité. Eugene nous quitta peu de temps après la mort de sa fille, nul ne sait ce qu’il advint de lui ensuite, aucun de nous ne l’a cherché - à quoi bon ? Nous comprenions. Ma mère vivait sa seconde perte avec la fierté qui lui avait fait défaut pour la première, et moi, je sombrais, en silence, trop loin dans l’obscurité pour que l’on puisse me retrouver.

Du bout des doigts, ma mère chercha sa tasse de thé, et je la laissai faire. J’étais désormais assis entre ses jambes, sa main libre parcourait mes cheveux noirs, hérités de mon père eux aussi. “Tu n’iras pas, alors ?” Me demanda-t-elle, dans un souffle. Je dis non. “J’ai trouvé un endroit pour les gens comme moi, tu sais.” Dis-je, à voix aussi basse que la sienne. “Il y a d’autres renards ?” ; “Non. Juste moi.” Je mentais, je n’en savais rien, se pouvait-il qu’il y ait d’autres personnes qui se transformaient ? Pas juste en renard, même en d’autres animaux ? Je connaissais le principe de la boucle, celui du Refuge, des autres, mais j’ignorais le reste. Je ne connaissais vraiment personne, je m’y étais attelé, sachant que s’ils me cherchaient, ainsi, ils ne me retrouveraient jamais. “Nous présenteras-tu une jolie jeune femme, un jour ?” ; “Maman.” La rabrouai-je, avec un petit sourire. “Enfin, Roxoan, à vingt-huit ans, tu devrais déjà être marié et père… Quitte à être un déserteur, tu pourrais au moins courir le jupon !” Je me retins de lui dire que je le faisais, les pantalons aussi pendant que j’y étais, et qu’il était même possible que j’aie quelques enfants ailleurs. Inutile de l’inquiéter pendant que nous buvions le thé. Lorsque ce fut fini, elle m’envoya dans mon bain (je devais vraiment puer), et je m’y plongeai avec délectation, fronçant le nez lorsque l’eau prit une teinte de caniveau, une couleur d’asphalte. Oui… Le pelage du renard se salissait, et mon corps suivait. Je me dégoûtais un peu, et je me mis à frotter vigoureusement ma peau blanche salie par ces deux années passées à vagabonder en tâchant d’éviter les bombes qui pleuvaient. Je me rassurai : elle m’aimait toujours. Elle ne m’en voulait pas d’avoir fui la guerre, bien au contraire. Demain, lorsque je partirais, je lui dirais “à bientôt”, et je prierais pour qu’elle vive encore des centaines et des centaines d’années. Pas que je sois croyant, mais Père, lui, l’était. C’était ce qu’il aurait voulu, moi à genoux, mains jointes, front pieusement baissé. J’en étais si loin… Menteur, voleur, cambrioleur, rebelle dans une société que je fuyais, je n’avais pas ma place au Refuge, et pourtant j’allais m’y aventurer. Pourquoi ? Parce que je n’avais plus nulle part où aller. Les immeubles tombaient, les rues s’effritaient, si je m’éternisais dehors je craignais pour ma peau et mes poils. Alors je disais au-revoir, et demain, j’endosserais encore le costume d’Emile Fawkes. Dans un manteau propre, besace autour de moi, j’embrasserais ma mère et ma nourrice et m’en irai encore, comme à dix-huit ans lorsque j’avais voulu l’aventure. Je tâcherais de vivre, et je volerais encore, à coup sûr, car on ne change pas la nature et elle m’a ainsi fait. Dans mon bain, j’esquissai un sourire et plongeai la tête sous l’eau dans un nuage de bulle. Ce n’était pas fini...






Have fun.
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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 19:19

Bienvenue petit renard uuuh plup
c'est beau ce choix de particularité fangirl
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Roxoan F. Wilde
renard chapardeur

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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 19:19

Oh merci beaucoup belle et gente dame plup
Les renards, c'est les plus mignons luv




Have fun.
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Clarence F. Bannerman
mirettes omniscientes

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Des yeux supplémentaires aux creux des paumes. Ils fonctionnent bien mais n’apportent tout à la fois pas grand-chose.
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Le premier regard éteint, son corps devient bancal. Il avance bras tendus devant lui, cherche son équilibre dans le noir. Il ressemble un peu plus à un monstre et déteste le savoir.
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108. Jamais plus longues que celles qui lui restent.
☾☾ Occupation :
Responsable du Musée des Horreurs Passées.
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Divisé entre ce qui fût et ce qui pourrait être.
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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 20:23

Bon, vu que c'est pas moi qui vais te tamponner, je te souhaite officiellement la bienvenue ! pliz
Bon retour parmi nous le Speedy Gonzales de la fiche. yy


DEFINATE SOMEONE
There was something comforting and liberating about being an actual definite someone, rather than a collection of contradictory potential someones. J. Franzen
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Roxoan F. Wilde
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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 20:25

Merci Clarencinouchet yy
Je fais toujours ma fiche avant de m'inscrire en fait pour être sûr pliz




Have fun.
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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 20:32


Bienvenue brill Le coup de la fiche pré-écrite, ça m'arrive aussi huhu au moins, tu sais de suite si le personnage te plaît lol
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Roxoan F. Wilde
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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Dim 7 Jan - 20:35

Merci beaucoup pliz
Eh oui c'est super pratique perv




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Galahad L. Ednyfed
reflet excentrique

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Miroir. Échine capricieuse qui prend le code soufflé, carcasse qui imite en tout point l'être effleuré. Doppelgänger. Jumeau factice qui se perd dans l'illusion. L'imitation s'infiltre, se glisse, caractères et manies gobés à la manière d'une éponge. Excentricités d'un égaré qui finit par ignorer ce qu'est d'être lui-même.
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Versatilité constante, imprévisibilité. Fascination des objectifs et pellicules. Voyeur inconditionnel qui fouine et récolte, collectionne les dossiers sur autrui, curiosité maladive qui ronge les tripes.
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Frustration éternelle, carcasse figée quelques jours avant la trentaine qui ne sera jamais atteinte, traits mensongers, censés afficher nonante-six automnes.
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Anatomie adulée et répugnée, médecine opérée lorsque nécessaire bien que l'épiderme demeure problématique, brillant avenir dérobé. Parfois projectionniste pour le plaisir des regards avides de curiosités.
☾☾ Myocarde :
Palpitant embourbé dans les fils d'un idylle platonique. Carne répugnée par les chairs. Interrogation demeurant, de qui voudrait d'un être devenant soi-même. Odieuse fatalité.
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Brendon Urie ☾ Morrigan (ava) / DΛNDELION (gifs/sign)


MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Lun 8 Jan - 10:12

Une nouvelle pièce !

Il est des nôtres

Ce ninja moustache Et ça n'veut pas en dire plus sur l'identité secrète (mais j'ai ma p'tite idée hum ). Un renard chapardeur, va falloir planquer les objets rares. mdrr Allez file, encore navré pour le temps de validation, j'ai du luter contre la maladie.  oupsy

Félicitation, vous voilà désormais nouvelle pièce maitresse. Vous pouvez désormais filer dans le vent et créer votre Fiche de liens & topics ou un scénario/prélien. Vous pouvez également lorgner du côté des défis, ainsi que demander un partenaire ici. Il ne faut guère avoir peur de poster des Questions/Suggestions, le staff est à votre disposition. Enfin, amusez-vous !



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Roxoan F. Wilde
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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Lun 8 Jan - 12:30

Merci beaucouuuup pliz Ne t'excuse pas pour le temps de validation, enfin, voyons, je me suis inscrit hier soir luv
Et je pensais que j'avais donné assez d'indices sur qui j'étais mais apparemment... mdr Cela dit si tu penses que tu sais, c'est sans doute que tu as trouvé sourcil




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Irinna K. Olof
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Ymbryne Confirmée et consciencieuse. Loyale et nostalgique de son époque perdue à jamais...
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Obsession du temps et de l'espace. Besoin de contrôle qui lui est enlevé et qui laisse place à l'horeur du bruit, lui rappelant la mort.
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186 années de service irréprochable, figées dans un début de quarantaine qu'on ne lui soupçonne pas.
☾☾ Occupation :
Ymbryne co-créatrice de la boucle de 1873, relayée au rang de mentor, professeur, protectrice, surveillante,...
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Amour unique. Cœur explosé par les bombardements et enterré par une décision à jamais regrettée. Veuve contrariée.
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Charlize Theron © Kettricken


MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   Sam 13 Jan - 17:32

Bienvenue parmi nous ! pliz
Le gars d'American Satan, moi je dis oui slurp
Au plaisir de te croiser - ou peut-être pas en faite... mygad - en jeu ! What a Face


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MessageSujet: Re: ☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.   

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☾ Roxoan Francis Wilde ~ I hear them clawing at the gates.
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