à l'aube -- alexandre
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Tao Zhi
Teint porcelaine

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
concubine de porcelaine, poupée de chine - et de son.
☾☾ Bizarrerie :
vertige exacerbé accompagné de gestes disproportionnés face à des réactions trop impulsives ou qu'il juge trop violentes.
☾☾ Années :
24 années figées sur sa mine pouponne.
☾☾ Occupation :
artiste polyvalent - qui touche à tout, au chant, à la danse -, qui à jamais marqué par l'opéra de pékin ne saurait en faire autrement.
☾☾ Myocarde :
possédé, possédant, branlant, battant - inexorablement en attente.
☾☾ Missives :
46
☾☾ Trogne & crédit :
park bo gum // faust


MessageSujet: à l'aube -- alexandre   Dim 7 Jan - 20:49

à l'aube
Alexandre et Tao

« et je ne peux pas continuer je ne peux pas continuer putain sans exprimer ce terrifiant ah putain cet effrayant ce blessant putain de besoin physique que j'ai de vous. Et je ne peux pas croire que je peux ressentir ça pour vous et que vous, vous ne ressentiez rien. vous ne ressentez rien ? »
((musique))
et sur sa peau, elles roulent, comme des billes d'opales relâchées sur une pente en ligne droite. et sur sa peau, elles rebondissent à peine, s'y accrochent en araignée happée par sa propre toile - et le son percute parfois quelques rochers, jusqu'aux échos qui s'enflamment dans la bâtisse. tao renifle, tao sent ses joues chauffer - sans pour autant qu'elles prennent la couleur estompée, qui sans maquillage, ne pourra se vanter d'une teinte rosée, à l'égard des pétales fanées. inspiration profonde, les doigts qui se posent sur les genoux, la tête qui se secoue - et l'averse oubliée, pourtant toujours présente à cette heure précise dans la journée, le froid qui vient engourdir le bout des doigts. bêtise de n'avoir aucun cadran à son poignet - et enfin le dos qui se redresse, la tête en arrière pour laisser les iris batifoler vers des broutilles oubliées. bâtisse ancienne vers laquelle il se tourne parfois - aux mille histoires qu'il invente, sans savoir à quoi elle a pu servir un beau jour et quelques âmes qui s'y enfoncent, épines dans une chair qui supporte la douleur. les pas qui doucement s'activent - dans un cliquetis répétitif, rébarbatif quand ses jambes se frôlent avec maladresse. prendre attention, prendre gare aux obstacles sous peine de ne pas s'en relever - une chute si déplorable que rien ne saurait lui redonner la possibilité de papillonner des cils.

buée qui s'échappe - volette de ses lèvres blanches pour venir s'isoler dan le vide, l'attention portée à une tache colorée, qui n'a rien d'une vulgaire flaque ou d'un miroir vers une autre humanité. et suivre lui paraît une bonne idée - tao au coeur de chiffon qui se serre, se malmène sous ses élans curieux. grandissante, s'éparpillent en plusieurs points de rupture, passant d'un beige à d'autres nuances modifiées par le sol mi-brisé mi-terreux, vacillant entre deux mondes bien différents. l'oreille qui se tend - qui écoute la pluie se frayant un chemin par quelques fissures, par un plafond à ciel ouvert. et le silence - le silence qu'il embrasse à pleine bouche jusqu'à l'arrivée, jusqu'à l'arrêt net de ses sens, jusqu'à la silhouette dessinée, jusqu'au spectre décimé.

celui à attendre - et pourtant qui peine à reconnaître ce visage empourpré. barbe mal taillée, chevelure d'ébène affalée sur ses épaules, joues creusées - mais les mains, les mains qui dévoilent les restes de peinture, peau si fine qu'il y voit du rouge, un peu de bleu, et de sang qui continue de passer. sens du détail - et les paupières qui se baissent. regards qui se croisent - poings qui se rétractent un peu, à chercher les souvenirs. air qui se bloque - poumons qui débloquent. et ça fait mal - peut-être. et ça fait mal - sans doute.

et il se tait.

le prénom sur le bout des lèvres qui vibre, le doute qui s'immisce bien que balayé par une conviction presque bestiale - qui le reconnaitrait à son souffle, à sa façon de marcher, quelque part au bout du monde.

attente enfin terminée -
et il se tait.
(c) DΛNDELION
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Alexandre Carlier
Chair diaphane

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☾☾ Miroir :

☾☾ Particularité :
corps de verre, sous sa peau le coeur battant est à nu, à la vue de tous.
☾☾ Bizarrerie :
collection de cailloux, petits visages colorés et inutiles.
☾☾ Années :
physiquement toujours au crépuscule des trente-six ans, les centaines s’entassent dans ses valises en cuir.
☾☾ Missives :
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☾☾ Trogne & crédit :
adam driver // odistole (av) // anesidora, milles rêves (sign).


MessageSujet: Re: à l'aube -- alexandre   Mer 10 Jan - 22:00

à l'aube
Alexandre et Tao

«  mais comment dire ça,  ce n'est pas évident parve qu'on peut se tromper, et puis mes mots sont casse-gueule, le meilleur truc c'est l'action.  »
Un nuage noir le menaçe d'en haut de son perchoir, le fusilant du regard. Prêt à exploser d'un instant à l'autre, attentat au ciel triste, projettant des milliers d'éclats d'obus  liquides. Et quand les gouttes commencent à tomber,  alex sait qu'il a perdu la guerrz avant même d'avoir levé les armes - il est de ces affrontements qu'on ne peut pas gagner si on sait déjà qu'on veut perdre. Et le géant baisse les bras facilement, face à la force de la nature et au poids du monde. Même un géant ploye sous la des mensonges - encore plus si c'est les siens. Le coeur de plomb lui fait tourner la tête, noircit les idées, des rêves écrit à l'encre des regrets. Il s'aventure dans l'oeil du cyclone, vaincu, pour profiter de l'ondée aussi naturellement que s'il allait prendre sa douche. Il lave les derniers résidus de sommeil qui embrument mieux son esprit que la lande ; le géant oscille encore entre conscience et rêverie depuis la fin de sa sieste.
Un pied dans le monde des possibles.
Un pied dans le monde où rien ne change jamais.
Il a encore rêvé de la même chose, une vielle ritournelle dont il n'aime pas la mélodie. De musique et de visages pâles, de porcelaine brisée et de larmes. Il a rêvé ces murs qui s'élèvent dans l'horizon, d'un autre géant tombé,  de la verdure mourrante et le bruit de la guerre au loin - il peut encore l'entendre battre dans son coeur. Chaque battement comme un coup de feu qui le tue un peu plus chaque jour. Hémorragie interne, de plaies invisibles. Les souvenirs du matin froid où il est partit, d'une main solitaire sur son épaule, fantôme. Il ferme les yeux et visualise l'image à travers ses paupières fermées. Il reviendra peindre ici la mélancolie, un jour où les souvenirs voudront le voir mourir. Il peint comme un suicide et vit la vie par procuration.
Tant qu'il peut pleurer, crier sur quelq'un, les mains restent immobiles. Les poings fermés.
Les ruines se dressent dans le paysage comme un monstre endormi, le fracas de l'eau comme le ronronnement constant de la bête assoupie. Il craint de trop s'approche de peur de la réveiller, effleure à peine les vestiges. Pourtant Alex à aimé l'histoire du temps où il en faisait encore partie. Il l'a aimé comme tout : il l'a aimé trop fort. Il l'a pleuré trop tard.
Comme un chevalier sans armure, désarmé, les épaules tombées sans fortune, il erre comme un fantôme entre les murs. Il peut le sentir, le vent changer, le poids de l'air quand quelques chose de grave va arriver. Comme avant l'orage, même s'il sait qu'ici rien ne viendra le foudroyer.
Et pourtant le temps s'arrête, les paupières s'affaissent, chasse quelques goutellettes. Pourtant le cœur s'arrête sur place et menace d'incendier la cage thoracique.
Tao.
Il croît reconnaître - en est certain. Même impression, même incapacité à retenir un petit haussement de sourcils enfantin. Inchangé, comme la dernière fois qu'il l'a vu. Il y a des jours, des annes, une vie. Le même qu'il à désiré, séduit, aimé, comme on aime se réveiller un matin d'été Parisien. Et lui, reflet brisé du miroir, semblable à une épave ravagée par le sel, dévorée par les flots du temps et de la peine. De ces navires morts, Immortels sur sa toile.
Lui effrayant, comme un spectre, de mauvaise augure, revenu du passé.

Tao.
Tao.
La bouche s'ouvre pour dire quelque chose mais rien ne sort, le géant s'avance à pas feutré. Alex tend la main, caresse la peau fragile, caresse la porcelaine de sa peau pour s'assurer qu'elle est réelle. Des mains abîmées, cruelles dangereuse et la si fragile chose à son contact. Il a peur. De se réveiller seul à nouveau, peur que ce soit vrai. Que ce soit vrai.
Et ça l'est.
Et il l'aime à nouveau. Encore plus fort. Encore plus doulouresement.
(c) DΛNDELION


† Somebody told me it was pointless for me to come back i nto your arms, Said you fucked another man Finally, I knew this day would come, Cause I see fear in your eyes You've been living out your life
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