(Roxoan - Thaddeus) ∆ Way too young to hurt so long.
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Roxoan F. Wilde
renard chapardeur

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☾☾ Miroir :
I am an ocean, I am the sea, there is a world inside of me...
☾☾ Particularité :
Métamorphose en Renard noir et argent
☾☾ Bizarrerie :
Collectionne de petits objets sans liens les uns avec les autres, au fil de ses vols.
☾☾ Années :
28 en apparence, 104 en totalité.
☾☾ Occupation :
Voleur, chapardeur, cambrioleur, appelez ça comme vous voulez, et gardez vos poches sous surveillance.
☾☾ Myocarde :
Je me glisse dans le lit de ta mère pour te faire un petit frère, puis dans celui de ton père pour qu'il oublie son cœur brisé.
L'amour ? Jamais.
☾☾ Missives :
29
☾☾ Trogne & crédit :
Andy Biersack - crédit à moi-même


MessageSujet: (Roxoan - Thaddeus) ∆ Way too young to hurt so long.   Jeu 11 Jan - 18:11

Way too young to hurt so long

Maybe I'm bad natured, or maybe I'm young

C'était une de ces nuits qui n'étaient supportables que parce qu'elles ressemblaient à tant d'autres, mais aussi une de celles, rares, que Roxoan passait dans le Manoir. Dehors, d'abord, il avait été surpris par des ténèbres qu'il connaissait pourtant par cœur, sa pauvre peau et sa vieille carcasse s'en étaient trouvées transies, non de froid mais d'effroi, d'une stupeur qu'il retrouvait alors qu'il aurait préféré l'oublier, la laisser derrière lui dans une vieille maison depuis longtemps abandonnée, ou peut-être revendue, rachetée. Fuyant, comme souvent, il avait cherché un peu de chaleur et d'humanité, et sans surprise, il s'était retrouvé dans cette antre des particuliers dont il avait pourtant préféré se tenir éloigné pendant longtemps. D'où les voyages, les autres boucles, les expériences, un petit goût de l'aventure qu'un renardeau de dix-huit ans avait voulue plus que tout, au point de fuir trop loin de ceux qui l'aimaient, de ceux qu'il aimait. Pas seulement, bien sûr, car lorsqu'il était parti vraiment loin, ça avait été pour fuir les bombes, ces mêmes bombes qui volaient sans fin au-dessus de la boucle dans laquelle il vivait désormais, pour l'éternité, il l'espérait, et même peut-être un peu plus longtemps que ça. Le monde, au dehors, avait repris son cours tranquille, aussi tranquille que possible, mais à l'intérieur, dans cette boule à neige hors de temps et de la réalité contre les parois de laquelle il faisait parfois cogner ses ailes, ses souvenirs venaient parfois se précipiter, entraînés dans le sillage d'un missile, dans le sifflement narquois d'une arme à feu, dans la quiétude transie après la tempête de flammes, de chair et de fer. C'était une de ces nuits, où les fantômes du passé le hantaient plus que de raison, une de celles qui le poussaient parfois à se tapir dans un terrier, en rond sur sa besace, pour fuir la réalité humaine et attendre une averse qui ne venait pas. Pour qu'il soit soulagé, encore aurait-il fallu qu'il soit capable de s'ouvrir, de laisser les vannes, petit à petit, se desserrer, puis complètement laisser échapper le flot de manque qui l'étouffait, avec cette certitude noire et visqueuse qu'il ne pourrait jamais être ce qu'il aurait dû être. Non pas courageux, non pas intelligent, changer du tout au tout n'était jamais une option, mais au moins un être décent, un dont sa mère aurait pu être fière, un qui aurait gagné le respect des hommes de sa vie, même de ceux qui n'étaient depuis le début que des fantômes, un nom en bas d'un formulaire, vite caché derrière un autre. Et puis, qui d'autre ? Ah oui, un amant, au sens d'un homme qui aime. Des petits enfants, en aurait-elle eu ? En avait-elle, quelque-part, disparus dans une autre boucle, jamais connus ou reconnus ? Au fil de sa vie et de ses aventures opiacées, alcoolisées, enfumée, s'était-il transformé à son tour en père absentéiste, en père inexistant, une volute de fumée dans un ciel embrasé ? Une part de lui espérait évidemment que non, cette même part, minuscule, qui n'avait pas quinze ans encore. Un enfant, innocent, qui avait vu la mort, dans la glace, dans ses propres yeux, coulant le long de ses mèches noires, jusqu'aux douces boucles blondes, un enfant que Roxoan, vingt-huit ou cent-quatre ans, croyait mort depuis bien longtemps, et qui pourtant en cet instant avait refait surface.

Dansant d'un pied sur l'autre, Roxoan crispa les doigts sur les trois livres chapardés la fois précédente lors d'une visite à Thaddeus. L'homme était une des rares personnes qui trouvaient grâce à ses yeux, il lui semblait qu'ils comprenaient d'une certaine façon ce dont l'autre avaient besoin et se l'apportaient mutuellement sans même s'en apercevoir, peut-être sans que ce soit tout à fait intentionnel. Thaddeus était un des rares auprès de qui il ne se sentait pas seul, un des rares dont il appréciait la compagnie – rares, oui, car le seul autre à sa connaissance se trouvait être Darren, à peine quelques portes plus loin. Il avait d'ailleurs hésité entre ses deux compagnons, se trouvant une fois de plus seul, sans domicile, sans endroit où cacher sa misère, et si son choix s'était porté sur Thaddeus, c'était à cause de (ou grâce à ?) ce côté un peu paternel, presque trop sérieux et trop responsable, qu'il avait toujours. Et Roxoan le charriait en lui disant qu'il fallait qu'il se laisse un peu aller, comme il charriait gentiment Darren également, en espérant toujours ne rien dire qui pourrait les blesser : si habituellement il ne prenait pas de pincettes, depuis qu'il était coincé en 1941 il essayait de se mettre un peu moins de gens à dos. Il y avait moins d'endroits où fuir si l'on vous courait derrière, désormais, du moins s'il voulait rester en vie. Un détour trop prolongé par la réalité linéaire pourrait sans aucun doute lui être fatal, à plus de cent ans avec une vie si dissolue, s'il n'avait pas été figé, il se disait qu'il ressemblerait sans doute au portrait de Dorian Gray. C'était là un autre nom de famille qu'il aimait emprunter, d'ailleurs, moins connu que son Emile Fawkes favori qui commençait à courir parfois sur les lèvres. Quelques Syndrigastis l'avaient repéré et avaient compris que cet Emile dont il était question était une mauvaise personne, alors aux inconnus, il devenait souvent Richard Gray. Thaddeus était un des derniers qui le connaissaient sous le prénom d'Emile.
Il frappa doucement à la porte, eut un sourire lorsqu'il entendit le doux glissement des pieds d'une chaise sur le sol de la pièce, et prit soin de cacher son visage derrière la couverture des livres précédemment volés alors que le battant s'écartait. « Devine qui c'est. » Lança-t-il de sa belle voix de basse, tout en sachant pertinemment que l'autre n'hésiterait même pas un instant sur l'identité de son visiteur. Il écarta donc les tomes et fit une moue qui se voulait repentante mais qui, surtout, trahissait son amusement. « Toutes mes excuses, c'était trop tentant... » Dit-il quand-même, presque tendrement. « Me laisseras-tu entrer malgré tout ? » Ce 'tout' englobait essentiellement son incapacité à empêcher ses longs doigts fins de fourrer des objets aussi divers que variés dans sa sacoche de toile démodée et rapiécée, puis d'essayer de les refourguer à des inconnus inconscients dans une rue mal famée. Cependant, avec les livres, il n'avait pu s'y résoudre. Après les avoir volés, pour la première fois de sa vie, il s'était vu pris de remords et avait pris la décision de les ramener. Peu de temps s'était donc écoulé entre sa précédente visite et celle-ci, lui qui ne revoyait jamais la même personne deux fois était surpris de sa propre audace. Il n'aurait plus manqué qu'il finisse par demander une chambre et se prenne de passion pour un habitant du Manoir, et toutes ses règles se seraient trouvées violées. Il ne devait pourtant laisser personne le connaître, le voile d'armure qu'il avait lentement tissé autour de lui n'était qu'un cache-poussière destiné à le protéger, il garantissait sa sécurité. S'il s'attachait, s'il s'éprenait, même dans un monde où le temps ne savait plus passer, il risquait d'être meurtri, encore. L'abandon, la mort, les ténèbres, il ne pouvait plus s'y risquer, plus d'après-midi entières à larmoyer entre deux arbres tremblotants, plus de combats contre ses murs de chambre, plus de cauchemars, plus de maladies. Juste une longue, très longue nuit d'un noir d'encre, lui qui marchait seul, les autres qui le frôlaient sans jamais le toucher, et pourtant... s'il n'y prenait pas garde, il pourrait laisser Thaddeus entrer. Roxoan n'avait jamais eu de père. Fairfax n'en était pas un, et il n'était de toute façon pas resté assez longtemps, c'est-à-dire qu'il les avait trop vite abandonnés, ne laissant derrière lui que peine et que mort. Quant à Francis Wilde, il avait été victime de son propre courage, de sa propre grandeur d'âme. Deux qualités qu'il avait oublié de léguer à son fils, et qu'il n'avait jamais eu le temps de lui enseigner. Renommé Emile, Roxoan sentait bien que Thaddeus pourrait voir à travers le voile, que tout ce qu'il manquait c'était du temps. Et il était terrifié, mais ce soir-là, la peur du dehors et de ses propres démons s'était faite plus forte que celle d'une seule fois devenir vulnérable...




Have fun.
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Thaddeus Gentilis
Autour amnésique

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☾☾ Particularité :
Métarmophose en Autour des Palombes (Accipiter Gentilis) - Le rapace qui devient le gardien. Le chasseur qui se fait protecteur.
☾☾ Bizarrerie :
Accumule livres anciens et carnets
☾☾ Années :
30 ans, mais en réalité, c'est une énigme pour lui.
☾☾ Occupation :
Perdu dans les méandres de ses pensées, à regarder le monde tourner sans vouloir totalement y prendre part.
☾☾ Myocarde :
Difficile à cerner et à saisir
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☾☾ Trogne & crédit :
Sebastian Stan


MessageSujet: Re: (Roxoan - Thaddeus) ∆ Way too young to hurt so long.   Ven 12 Jan - 15:30

Way too young to hurt so long
Roxoan & Thaddeus
I like you a lot. Putting on my music while I'm watching the boys. So I do what you want. Singing soft grunge just to soak up the noise

Les mots ne viennent pas. Comme le sourire qui ne monte plus jusqu'à mon regard, les phrases, sentences et paragraphes ne sont que des illusions, des rêves candides que fait l'être fatigué que je suis, des arabesques de désirs et d'envies encore plus volatile et éphémère que le sont celles de ma cigarette, qui dans le cendrier à mes côtés, se consume et se fait cendres au fil des secondes, des minutes même, qui passent et s'égrènent, se faisant le parfait témoin de ce temps qui passe malgré cette époque qui reste et qui cristallise dans un instant trop peu parfait l'essence même des pauvres âmes que nous sommes, voyageurs immobiles qui refusent de se plier aux règles de la temporalité. Assis dans le fauteuil le plus proche de la fenêtre légèrement entrouverte, un carnet sur les genoux et un stylo plume dans l'autre, je laisse l'encre se faire tache, puis lac sur la page fine de ce carnet entamé il y a des années maintenant, celui qui à une époque reposait contre mon coeur et contenait toute la vérité de cet être nouveau qui avait émergé d'entre les bras et doigts d'une femme aux intentions louables et au regard emplit d'un amour étrange qu'aujourd'hui je questionne toujours et pour lequel je n'éprouve plus qu'un profond regret, une amertume que l'on n'acquiert qu'avec l'âge, quand on réalise que l'on a laissé filé d'entre ses doigts la promesse peut-être d'un baiser et d'une étreinte qui aurait réveillé les souvenirs d'une vie passée. Perdu dans la contemplation de cette petite mare d'encre aussi sombre que la nuit qui enveloppe déjà le ciel de son manteau étoilé, je pince les lèvres et observe le vide qui me fait face, me désolant en silence et en solitaire de ses mots qui ne viennent pas et qui comme les souvenirs que je n'ai plus, se font distants et taquins, venant par moments souffler à mon oreille qu'ils sont là pour mieux disparaitre l'instant suivant, me laissant ainsi seul avec une envie que je ne parviens pas à combler. Car en cette soirée, malgré la lassitude que je ressens à encore exister, je pensais combattre cauchemars et démons nocturne en couchant sur le papier l'étrange douleur qui me déchire à chaque battements de coeur, transformant ainsi l'innommable en un récit que je pourrais enfermer au creux de pages qu'il me sera aisé de raturer ou de déchirer quand à nouveau je serais furieux contre moi-même et contre ceux qui ont détruit ce qui fut un jour ma maison. Avec la candeur d'un enfant, je me pensais capable d'exprimer tout ça, mais rien ne vient. Ni les mots, ni l'inspiration, ni ce flot presque fiévreux qui était le mien et qui à une époque me poussait à ignorer ma raison pour mieux me perdre dans un déluge, une régurgitation de mots et de sensations qui ne prenaient vit qu'au travers de ma plume et qui au lieu de rester au sein de mon être, devenaient des récits qu'aux yeux de tous je cachais. De tout ça, il ne reste rien, et en cet instant qui ne semble prendre fin, je me désespère de ce que je suis devenu. Entouré des ouvrages qui se font les enfants que je ne peux couver du regard et dont je ne peux prendre soin, je hais l'homme insipide que cet endroit a fait de moi. Je le hais au point de ne pas être capable de croiser son regard dans le reflet de la glace. Je le hais au point de lui refuser le tabac qu'il veut tant fumer et ce verre de whisky qu'il s'est servi afin de calmer ses nerfs. Je hais cet homme au point d'avoir l'envie de cesser de respirer pour qu'il meurt et s'étouffe enfin. Je le hais tant que j'ai envie de me glisser à nouveau sous le plumage du rapace et de ne jamais redevenir humain. Je le hais comme je n'ai jamais méprisé quelqu'un, à tel point qu'après un soupir qui m'est presque douloureux, j'envoie voler au loin ce carnet que j'ai un jour considéré comme précieux, le laissant lourdement trouver le mur, abimant de ce fait sa reliure déjà malmenée par mes doigts tremblants et par les flocons, qui plus d'une fois ont réussi à se déposer sur l'encre qui pour leurs baisers eu bavée.

J'inspire, expire et remarque alors au sol, au milieu des pages dérangées et des mots qui semblent désormais s'éparpiller sur le plancher, un rappel de ce qui a un jour été, une minuscule plume rouge qui pareille à une tache de sang, me fait l'effet d'une larme versée par mon passé, et si durant un instant, je regrette cette colère qui fut la mienne, c'est finalement avec une pointe de remords que je finis par saisir la petite plume entre mes doigts, la faisant jouer contre la pulpe de ceux-ci avant d'être capable d'esquisser un sourire, redevenant de ce fait, le temps d'une seconde presque bénie, cet homme doux qu'était un jour Thaddeus.

"Je suis désolé."

C'est tout ce que je suis capable d'expirer et de susurrer à cet enfant sauvage qui n'est plus et que j'ai abandonné. J'aurais aimé l'emmener avec moi, le garder sous la courbe de mon aile et m'assurer que rien ne lui arrive mais comme pour tout, j'ai été décevant, faible et inapte. Pour lui, je n'ai pas été là et aujourd'hui, il ne reste rien de sa personne, à part un souvenir fugace que je partage avec Darren, parfois, et une habitude que personne ne comprend, un automatisme teinté d'une nostalgie doucereuse, qui me fait chaque jours, émietter un sablé sur le rebord de ma fenêtre, comme si j'espérais un jour y voir quelqu'un se percher pour délicatement picorer. De cette époque qui fut un jour mon quotidien, il ne reste plus grand chose, voir presque à rien, à part mes regrets et cette peine qui me fait me retrancher un peu plus ce lieu que je vois désormais comme une cage de laquelle je ne peux sortir, et si durant un instant, un battement de coeur vacillant, je me demande si il ne serait pas mieux pour moi de devenir autour et de profiter de la nuit pour mieux disparaître et ne plus être, voilà que le bruit de phalanges contre ma porte me fait bien vite oublier cette idée, me poussant plutôt à aller ouvrir celle-ci pour mieux découvrir sur le pas de ma chambre, Roxoan, dont le visage encore juvénile est si bien caché derrière quelques ouvrages chapardés dans ma collection qui n'est rien de plus au final qu'une accumulation de mes propres larcins. Pour lui, dont la silhouette fine et fragile esquisse un semblant de remord qui ne colle pas tout à fait avec le petit sourire mutin qu'il tente de ravaler, je n'ai qu'un soupir amusé, une expiration qu'ont tout les parents quand l'enfant qu'ils aiment tant se décide à rentrer à la maison après une bêtises pour laquelle ils ne sont même pas fâchés.

"Serait-ce le grand méchant renard de cette boucle ?"

J'esquisse un simple début de sourire, une ébauche bien mal croquée par mon être avant de m'effacer dans l'encadrement de la porte, lui faisant ainsi signe d'entrer si c'est ce qu'il désire réellement.

"Je n'ai pas de thé ce soir, juste du whisky et un peu de tabac. Prends le lit pour t'assoir, il est frais de ce matin."

Dos à lui, je m'enfonce un peu plus dans les méandres de cette pièce qui n'a rien d'une chambre que l'on attribuerait à un adulte, mais plus à un jeune enfant qui n'a point de gouvernante pour lui dire de ne pas laisser ses affaires joncher le sol, laissant ainsi le plaisir à mon invité nocturne de fermer la porte et de nous donner ainsi l'intimité qu'il vient visiblement chercher en ma personne. Du bout des doigts, je récupère ma cigarette et la glisse entre mes lèvres, arrachant une volute de fumée au tabac presque entièrement consumé pour me donner le courage nécessaire de faire de nouveau entendre ma voix chaude et légèrement éraillée.

"J'ai quelque chose pour toi d'ailleurs."

A nouveau, un prémisse de sourire illumine mon visage pourtant enlaidis par des angoisses certaines et un manque de sommeil évident, comme le suggère mes draps qui n'ont été changés uniquement parce que les précédents puaient la sueur et les larmes. Sur le sommet d'une pile de livres, j'attrape ce qui semble être un recueil pour enfant sur la couverture duquel se trouve un renard drapé comme un gentilhomme d'une autre époque. Du bout des doigts et avec un éclat de gêne évident dans la prunelle, je lui tends l'ouvrage, un sourire aux lèvres.

"Je sais que ce n'est pas grand chose mais… Je l'ai trouvé dans un coin de la bibliothèque… Il prenait la poussière et en le voyant, je n'ai pu penser qu'à toi." Un semblant de rire un peu maladroit m'échappe. "Je me doute que ça ne sera pas aussi plaisant que de me voler mes autres livres mais je me dis que celui pourrait te faire plaisir et que ça te donnerait même une excuse pour revenir me voir une fois que tu l'aura lu."

De sa nature j'ai conscience et pourtant, en un geste paternel et pourtant étrangement familier, je me sens presque obligé de bousculer celle-ci, l'empêchant de voler quelque chose qui pourrait attirer son oeil pour le lui offrir à la place, lui faisant ainsi sentir, je l'espère, qu'il mérite ce qu'il semble considérer trop bien pour lui, à savoir l'attention de quelqu'un et l'amour sincère d'un être, certes brisé et inutile à ce monde qui tourne sans lui, qui ne demande qu'à le rattraper si un jour il se sent glisser.

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